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  • 3 - La voix et larticulation

    Lmission vocale suppose un chauffement progressif des cordes vocales pour prserver

    lappareil phonatoire. Cet chauffement est une occasion indispensable pour :

    - Dvelopper lacuit auditive pour reproduire vocalement un son entendu (hauteur,

    dure, timbre, intensit).

    - Etendre la tessiture de sa voix vers le grave ou laigu.

    - Adapter et contrler sa respiration (inspiration, expiration) en fonction de la production

    vocale recherche.

    - Percevoir de plus en plus prcisment les carts entre deux ou plusieurs hauteurs (notes)

    successives et tre capable de les reproduire avec justesse.

    - Placer sa voix en fonction de la hauteur (de la voix de gorge dans les notes graves la

    voix de tte dans les notes aigues en utilisant judicieusement ses rsonateurs (thorax,

    gorge, bouche, nez, crne).

    La rptition, voire la ritualisation de ces moments ncessairement courts lors de sances

    de chants valent mieux que de longs discours explicatifs. Laction des lves par

    imitation, essais-erreurs toujours valoriss ou ddramatiss doivent permettre de ressentir

    ces lments plutt que de tenter de les expliquer. Bien entendu, la matrise de la

    respiration et de lcoute conditionne largement la qualit et la justesse de la production

    vocale.

    Exemples de situations :

    Pour travailler larticulation et la prononciation : - Ouvrir et fermer la bouche comme si on mchait un caramel mou qui colle aux dents

    sans mettre de son puis en mettant des sons.

    - Dire en chuchotant, sans production vocale, juste avec le son du souffle une comptine

    parle ou chante en variant la vitesse (importance de la pulsation pour obtenir un effet

    collectif). Pour cet exercice, il est important dinciter les lves exagrer les

    mouvements de leur mchoire.

    - Dire une comptine ou une petite chanson connue en remplaant toutes les voyelles par

    une seule voyelle ou un seul son sans consonne : ana saras varta qua cara da larba ou

    ini siris virti qui kiri di lirbi sur la chanson une souris verte , par exemple.

    - Dire des comptines parles ou chantes qui privilgient ce genre de dextrit langagire

    (les virelangues) : Pourquoi Ppita, Les chaussettes de larchi-duchesse , Buvons

    un coup ma serpette est perdue .

    - Faire des vocalises sur les voyelles en variant les consonnes : da d di do du, ma m mi

    mo mu, ra r ri ro ru sur une note ou sur un morceau de gamme en variant les hauteurs

    de dpart

  • Pour jouer avec sa voix : Ds son plus jeune ge lenfant utilise limitation comme procd dappropriation de sa

    voix. Limitation des bruits ou des voix entendues dans les histoires, que ce soit dans

    leur timbre ou dans les intonations ou loccasion dcoute denregistrements sont autant

    doccasion dexplorer par le jeu ses possibilits vocales. De la mme manire

    lapprentissage de comptines parles ou chantes passent par ces jeux dimitation

    permettant de dcouvrir et dtendre la richesse de la modulation vocale. Quand

    lenseignant suscite ces explorations, les valorise et sait lui-mme mettre en scne sa

    voix dans la lecture des histoires ou loccasion de lapprentissage dune comptine, il

    fournit aux lves autant dexemples permettant de dvelopper la plasticit de leurs voix.

    Parmi les situations proposes, on peut relever :

    - Rpter une portion de comptine ou la formulette dun conte en variant le

    timbre de sa voix : avec une petite voix, avec une grosse voix, avec une voix

    nasillarde

    - Rpter une portion de comptine ou la formulette dun conte en jouant sur

    des sentiments : comme si on tait en colre, comme si ctait triste ou gai, comme si

    ctait grave, comme si ctait un secret, comme si on tait timide ou surpris, en riant, en

    sanglotant

    - Rpter une comptine en combinant ou en alternant ces diffrentes variantes.

    - Rpter une comptine avec un mme timbre en variant les intonations : voix

    montante, voix descendante, puis en combinant ces diffrents procds.

    Le fait de ralentir ou dacclrer la diction en jouant sur ces intonations permet

    daccentuer les effets produits. Quand cest possible, lenregistrement des lves dans ces

    explorations libres ou induites par une consigne constitue un moyen fabuleux de prise de

    conscience des possibilits vocales et peut contribuer prvenir quelques inhibitions

    chez les lves les plus rservs.

    - Glissando, sirne :

    - Produire un son continu ascendant (du grave laigu) ou descendant (de laigu au

    grave) sans contrainte de dpart et darrive. Attention ce que les enfants ne forcent

    pas, notamment quand ils cherchent atteindre des notes aigues. Un exercice difficile

    (car contre nature) mais trs intressant consiste leur demander de chanter moins fort

    (piano) quand ils montent leur voix dans laigu. Il faut aussi veiller ce que les

    mouvements de tte deviennent indpendants de la production vocale. Ainsi pour

    atteindre une note grave, contrairement aux premiers rflexes il est important de lever la

    tte (lgrement) pour grandir le cou et inversement pour les notes aigues.

    - Produire un son continu ascendant ou descendant en partant dune note dtermine

    puis en ajoutant une note dtermine aussi pour larrive.

    - Produire un son continu ascendant et descendant en suivant la direction de

    lenseignant.