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LE DIRECTEUR GÉNÉRAL 23, avenue du Général de Gaulle BP 19, 94701 Maisons-Alfort cedex Tel 01 49 77 13 50 Fax 01 49 77 90 05 ww.afssa.fr REPUBLIQUE FRANÇAISE Maisons-Alfort, le Afssa – Saisine n° 2008-SA- 0091 1 / 14 Maisons-Alfort, le 5 février 2009 Avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments concernant les conditions sanitaires relatives à la tuberculose et à la brucellose s’appliquant aux mouvements de certains ruminants. Rappel de la saisine L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a été saisie par la Direction générale de l’alimentation (DGAl), le 7 avril 2008, d’une demande d’avis concernant les conditions sanitaires relatives à la tuberculose et à la brucellose s’appliquant aux mouvements de certains ruminants. Cette saisine porte sur des questions relatives aux garanties sanitaires en matière de tuberculose et de brucellose pour les mouvements sur le territoire national des ruminants autres que les bovins, ovins et caprins, c’est-à-dire les cervidés, camélidés et autres ruminants tels que giraffidés, antilopes, antilocapridés, etc. La réglementation actuelle s’appuie sur la Directive 92/65/CEE du 13 juillet 1992 et les Arrêtés du 13 mars 1995 et du 11 février 1998 qui déterminent les règles sanitaires à respecter lors d’échanges intracommunautaires ou de mouvements sur le territoire national de ces espèces de ruminants autres que les bovins, ovins et caprins. Ces règles prévoient que les animaux doivent provenir d’un cheptel officiellement indemne de tuberculose et de brucellose, ou provenir d’une exploitation dans laquelle aucun cas de tuberculose et de brucellose n’a été constaté depuis 42 jours au moins et être soumis à des tests individuels vis-à-vis de la tuberculose et de la brucellose moins de 30 jours avant l’expédition. Par ailleurs, des difficultés pratiques de réalisation des tests ont été rencontrées sur le terrain, notamment chez les lamas, les alpagas et les cervidés. Les questions posées par la DGAl sont les suivantes : 1. Quels types de tests de dépistage de la tuberculose et de la brucellose semblent les plus adaptés : pour les camélidés (en particulier les lamas et les alpagas) ? Pour les cervidés ? Pour les autres espèces de ruminants (autres que bovinés, ovins et caprins) ? 2. Quelle est la fiabilité de ces tests de dépistage de la tuberculose et de la brucellose : pour les camélidés (en particulier les lamas et les alpagas) ? Pour les autres espèces de ruminants (autres que bovinés, ovins et caprins) ? 3. Pour les mouvements effectués sur le territoire national : quelle est la pertinence du maintien de l’obligation de ces tests ? Pourrait-on augmenter le délai de validité des tests (de 30 jours à 100 jours par exemple), notamment pour limiter leur fréquence ou permettre leur réalisation au moment le plus favorable (par exemple au moment où les cerfs ont perdu leurs bois) ? Dans quelles conditions l’obligation de ces tests pourrait-elle être abandonnée ? 4. Pour les cervidés, les lamas et les alpagas : si un dispositif de qualification officiellement indemne en tuberculose et brucellose des cheptels devait être mise en place, quels éléments pourraient permettre d’attribuer un statut officiellement indemne à un cheptel : contrôles d’introduction, prophylaxies, investigation des avortements, inspections post-mortem ? 27-31, avenue d u Général Leclerc 94701 Maisons-Alfort cedex Tel 01 49 77 13 50 Fax 01 49 77 26 13 www.afssa.fr REPUBLIQUE FRANÇAISE LA DIRECTRICE GÉNÉRALE

Avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments

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    2 3 , a v e n u e d u Gnra l de Gau l le B P 1 9 , 9 4 7 0 1 Maisons-Alfort cedex Tel 01 49 77 13 50 Fax 01 49 77 90 05 w w . a f s s a . f r R E P U B L I Q U E F R A N A I S E

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    Maisons-Alfort, le 5 fvrier 2009

    Avis

    de lAgence franaise de scurit sanitaire des aliments concernant les conditions sanitaires relatives la tuberculose et la

    brucellose sappliquant aux mouvements de certains ruminants.

    Rappel de la saisine LAgence franaise de scurit sanitaire des aliments (Afssa) a t saisie par la Direction gnrale de lalimentation (DGAl), le 7 avril 2008, dune demande davis concernant les conditions sanitaires relatives la tuberculose et la brucellose sappliquant aux mouvements de certains ruminants. Cette saisine porte sur des questions relatives aux garanties sanitaires en matire de tuberculose et de brucellose pour les mouvements sur le territoire national des ruminants autres que les bovins, ovins et caprins, cest--dire les cervids, camlids et autres ruminants tels que giraffids, antilopes, antilocaprids, etc. La rglementation actuelle sappuie sur la Directive 92/65/CEE du 13 juillet 1992 et les Arrts du 13 mars 1995 et du 11 fvrier 1998 qui dterminent les rgles sanitaires respecter lors dchanges intracommunautaires ou de mouvements sur le territoire national de ces espces de ruminants autres que les bovins, ovins et caprins. Ces rgles prvoient que les animaux doivent provenir dun cheptel officiellement indemne de tuberculose et de brucellose, ou provenir dune exploitation dans laquelle aucun cas de tuberculose et de brucellose na t constat depuis 42 jours au moins et tre soumis des tests individuels vis--vis de la tuberculose et de la brucellose moins de 30 jours avant lexpdition. Par ailleurs, des difficults pratiques de ralisation des tests ont t rencontres sur le terrain, notamment chez les lamas, les alpagas et les cervids. Les questions poses par la DGAl sont les suivantes :

    1. Quels types de tests de dpistage de la tuberculose et de la brucellose semblent les plus adapts : pour les camlids (en particulier les lamas et les alpagas) ? Pour les cervids ? Pour les autres espces de ruminants (autres que bovins, ovins et caprins) ?

    2. Quelle est la fiabilit de ces tests de dpistage de la tuberculose et de la brucellose : pour les camlids (en particulier les lamas et les alpagas) ? Pour les autres espces de ruminants (autres que bovins, ovins et caprins) ?

    3. Pour les mouvements effectus sur le territoire national : quelle est la pertinence du maintien de lobligation de ces tests ? Pourrait-on augmenter le dlai de validit des tests (de 30 jours 100 jours par exemple), notamment pour limiter leur frquence ou permettre leur ralisation au moment le plus favorable (par exemple au moment o les cerfs ont perdu leurs bois) ? Dans quelles conditions lobligation de ces tests pourrait-elle tre abandonne ?

    4. Pour les cervids, les lamas et les alpagas : si un dispositif de qualification officiellement indemne en tuberculose et brucellose des cheptels devait tre mise en place, quels lments pourraient permettre dattribuer un statut officiellement indemne un cheptel : contrles dintroduction, prophylaxies, investigation des avortements, inspections post-mortem ?

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    9 4 7 0 1 Maisons-Alfort cedex Tel 01 49 77 13 50 Fax 01 49 77 26 13 w w w . a f s s a . f r

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    Avis du Comit dexperts spcialis Sant animale Le Comit dexperts spcialis Sant animale (CES SA), runi le 10 dcembre 2008, formule lavis suivant : Contexte et tat des lieux 1. Effectifs de cervids, camlids et autres ruminants captifs en France

    Cervids

    Le Cerf rouge ou Cerf laphe (Cervus elaphus) et le Daim (Dama dama) sont les deux principales espces de cervids maintenues en captivit au sein :

    - dlevages professionnels dont lobjectif principal est la production de venaison (de jeunes cerfs ou jeunes daims) pour la consommation humaine. Cest dans les annes 1980-90 que ces levages viande ont t les plus nombreux et, depuis, leur nombre a fortement diminu face la concurrence de viandes dimportation. La grande majorit des carcasses produites font lobjet dune inspection sanitaire en bonne et due forme labattoir, sachant quen moyenne un tiers des cerfs de llevage sont abattus chaque anne. La viande reprsente toujours 90 95 % de la destination des cerfs levs mais, en dbouch secondaire, ces levages fournissent chaque anne des animaux adultes (voire gs) reproducteurs, porteurs des plus beaux trophes pour les mles, des parcs de chasse (grands enclos de chasse) dans lesquels ils sont lchs pour le tir en battues. Le lcher de cerfs dans la nature nest normalement pas pratiqu, mais aucun contrle ntant possible, on ne peut laffirmer avec certitude. Certains levages professionnels peuvent hberger un millier de cervids. A noter que certains levages du Sud de la France abritent galement des mouflons qui sont vendus des parcs de chasse ;

    - dlevages amateurs abritant de plus petits effectifs danimaux dont la destination est soit la viande sur des circuits courts, chappant ainsi aux inspections sanitaires, soit la vente des plus beaux adultes des parcs de chasse. Nombre de ces levages amateurs disparaissent rgulirement (pour les mmes raisons que celles cites plus haut), le lot danimaux tant alors vendu intgralement des parcs de chasse. On peut associer ces levages amateurs des levages dagrment tenus par des particuliers qui maintiennent dans leurs proprits quelques cervids, des daims le plus souvent ;

    - des parcs animaliers ou parcs de vision qui sont sans doute assez nombreux en France et peuvent abriter des effectifs non ngligeables de daims, de cerfs mais aussi de chevreuils.

    Aucune statistique fiable ne permet aujourdhui de connatre les effectifs dlevages et de parcs et le nombre danimaux dtenus. Les informations recueillies permettent seulement destimer le nombre dlevages professionnels de cerfs quelques dizaines dlevages (une trentaine selon le prsident du Syndicat national des leveurs de cervids et certainement bien moins de 100 units) et dlevages professionnels de daims une quinzaine, sachant que le nombre dlevages amateurs et de parcs de vision est totalement inconnu.

    Camlids

    Cette famille regroupe trois genres et sept espces : - les grands camlids : dromadaire (Camelus dromediarus), chameau de Bactriane

    (Camelus bactrianus) et chameau sauvage de Tartarie (Camelus ferus) ; - les petits camlids : lama (Lama glama), guanaco (Lama guanicoe), alpaga ou

    alpaca (Lama pacos) et vigogne (Vicugna vicugna).

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    Les chameaux, dromadaires, lamas et alpagas sont considrs comme des espces domestiques potentiellement soumises la rglementation applique aux levages tandis que les vigognes, guanacos et chameaux sauvages sont des espces sauvages soumises la rglementation de la protection de la nature (obligation dun certificat de capacit pour les dtenir). En termes deffectifs, aucune statistique fiable nexiste. Toutefois, les deux associations cites dans cet avis (cf. mthode dexpertise) rassemblent environ 150 adhrents diffrents qui lvent entre 3 et 200 lamas et/ou alpagas chacun. On distinguera les animaux destins la prsentation au public (zoos, cirque et parcs animaliers) et les autres animaux servant une exploitation commerciale, de type promenade par exemple.

    Autres ruminants

    Ces animaux (giraffids, gazelles et antilopes notamment) sont principalement prsents dans les parcs zoologiques et dans les cirques. Les informations disponibles sont extrmement limites tant en ce qui concerne les effectifs en France que leur situation sanitaire ou lefficacit des tests classiques de dpistage pour ces espces. Les experts du CES SA ont limit leurs rponses aux cervids et aux camlids. Ces rponses porteront exclusivement sur les animaux dexploitation dont la finalit est llevage, la viande, le lait ou la promenade touristique, lexclusion des animaux prsents au public (zoos, parcs animaliers et cirques). 2. Situation sanitaire en France La brucellose et la tuberculose sont deux maladies communes de trs nombreuses espces animales. Ainsi, toutes les espces de ruminants, dont les bovins, petits ruminants et cervids, comme les camlids sont rceptives et sensibles ces deux maladies. En ce qui concerne les petits camlids, les cas dinfection brucellique et tuberculeuse semblent tre peu frquents dans leur habitat naturel (Amrique du Sud), mais plusieurs cas de tuberculose ont t rapports en Nouvelle Zlande, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne (http://www.defra.gov.uk/animalh/tb/abouttb/otherspecies.htm#cam). Les cas rapports dans la littrature de brucellose des cervids dlevage et des petits camlids (hors de leur habitat naturel) sont exceptionnels.

    Situation sanitaire des ruminants domestiques

    Grce aux efforts dradication entrepris depuis plus de 40 ans, la situation sanitaire de la France en termes de brucellose et de tuberculose dans les espces domestiques est excellente. Aucun cas de brucellose bovine, ovine et caprine na t rapport sur le territoire national depuis 2003. La France a t dclare officiellement indemne de brucellose bovine en 2005 (Dcision 2005/764/CE) et devrait ltre pour la brucellose ovine et caprine en 2010 (3 ans aprs larrt de la vaccination en juin 2007). La France est galement indemne de tuberculose bovine au sens de la rglementation europenne (c'est--dire que la prvalence de cheptels infects est infrieure 0,1 % en France, avec nanmoins, 88, 102 et 63 foyers bovins dclars respectivement en 2005, 2006 et 2007). La rglementation sanitaire en relation avec cette situation sanitaire est particulirement drastique. Elle impose notamment un abattage total dans tous les levages reconnus infects.

    Situation sanitaire des cervids

    - Cervids dlevage

    Le seul foyer connu de brucellose chez des cervids dlevage (Brucella melitensis) date de 1994 (donnes LNR). On peut difficilement imaginer que linfection puisse exister dans ces levages sans qu un moment ou un autre elle nait t identifie, ne serait-ce quau travers de lidentification de foyers secondaires chez les ruminants domestiques souvent

    http://www.defra.gov.uk/animalh/tb/abouttb/otherspecies.htm#cam

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    levs au contact ou proximit des levages de cervids ou au travers de cas humains relis. En matire de tuberculose, aucune donne prcise nest disponible pour les cervids dlevage, mais on sait avec certitude souches de Mycobacterium bovis isoles et identifies que des foyers dus M. bovis en levage de cervids ont t identifis plusieurs reprises dans le pass (six foyers entre 1990 et 1996 : source DGAl) et jusque trs rcemment en France [deux foyers dpists labattoir dans des exploitations du Morbihan en 2008, dont lune fournit de la viande de cerf en restauration directe la ferme et comprend un cheptel bovin galement contamin (source DGAl et donnes LNR)].

    - Cervids et sangliers sauvages

    La brucellose na jamais t identifie chez les cervids sauvages depuis prs de 25 ans (donnes LNR et ONCFS) et ceci, malgr de nombreuses enqutes (ex : Drme, Hautes-Alpes, Hautes-Pyrnes, Lozre, Savoie), y compris dans des zones de forte prvalence de linfection chez les ruminants domestiques et o la transhumance de ces derniers constituait une pratique importante de llevage local. Celle-ci a par contre aisment t identifie chez le chamois sauvage, lorsque celui-ci tait expos linfection de ruminants domestiques en zone de transhumance et a disparu naturellement aprs lradication du foyer domestique. Par ailleurs, depuis plusieurs annes en France, comme dans dautres pays dEurope, les populations de sangliers sauvages connaissent une enzootie Brucella suis biovar 2. En France continentale, la sroprvalence moyenne est estime 46-50 % dans la classe des animaux gs de plus dun an (Garin-Bastuji et Hars, 2001, Hars et al., 2007). Linfection semble absente en Corse. Cette enzootie semble tre la source principale des foyers de brucellose observs sporadiquement en France depuis les annes 90 dans les levages de porcs en plein air (1-7 foyers/an depuis 1993). En matire de tuberculose, un rservoir sauvage de tuberculose bovine (M. bovis) a t mis en vidence dans la fort de Brotonne-Mauny (Seine-Maritime et Eure) en 2001. Les prvalences dinfection trs leves (14% chez le cerf laphe et 28% chez le sanglier) ont amen les directions des services vtrinaires concernes mettre en uvre ds 2002 un plan de lutte fond sur lengagement dun processus de rduction des densits donguls sauvages, la destruction des viscres des animaux tus la chasse, linterdiction de lagrainage poste fixe, linspection des venaisons, etc. Malgr cela, la surveillance pidmiologique a rvl une aggravation de la situation (en 2006 : prvalence chez le cerf = 23% et prvalence chez le sanglier = 30%). Face cette situation et lmergence de foyers bovins en lisire de fort dans lesquels la souche sauvage de M. bovis a t isole, avant la saison de chasse 2006-2007, il a t dcid dentamer un programme dradication du cerf laphe de la fort de Brotonne mener terme en 2008, tablant sur le fait que cette espce particulirement sensible constitue le rservoir primaire de la maladie, et de rduire drastiquement la population de sangliers, esprant quelle ne constitue quun rservoir secondaire. En 2007-2008, la prvalence dinfection chez les derniers cerfs abattus slve toujours 21%, tandis que chez le sanglier, elle est tombe 19%, ce qui pourrait reflter les premiers effets bnfiques de la trs forte diminution du rservoir primaire, effets qui devront tre confirms lors des prochaines campagnes de surveillance. Depuis 2003, la tuberculose a t dtecte chez le cerf et le sanglier en Cte-dOr o, bien que les prvalences observes soient beaucoup plus faibles quen fort de Brotonne, la responsabilit des espces sauvages dans lapparition de certains foyers bovins est mise en cause par le monde agricole. Tout cela confirme la sensibilit du cerf laphe la tuberculose, la capacit quil a de dvelopper la maladie dans la nature et de la transmettre dautres espces sauvages et domestiques, et les graves consquences que pourrait avoir le lcher dans le milieu naturel dindividus issus dlevages infects.

    Situation sanitaire des camlids

    Aucun cas de brucellose na t identifi depuis plus de 30 ans en France sur des camlids, malgr la proximit de certains effectifs de camlids de foyers bovins, ovins ou caprins tant Brucella abortus qu B. melitensis. Aucun cas de brucellose des ruminants domestiques

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    ou humaine na pu, par ailleurs, tre rapport, en France, une contamination partir de camlids (donnes LNR). De mme que chez les cervids, on peut difficilement envisager que linfection puisse exister dans ces levages sans qu un aucun moment elle nait t identifie, ne serait-ce quau travers de lidentification de foyers secondaires chez les ruminants domestiques, souvent levs au contact ou proximit des levages de camlids ou au travers de cas humains relis. Un cas de tuberculose chez un lama est connu du LNR, mais il tait d M. microti, et non M. bovis, lagent principal de la tuberculose des ruminants domestiques. Seuls deux cas sur des camlids sont rpertoris en France (souche de mycobactrie responsable non prcise ; B. Giudicelli, communication personnelle), alors que, comme pour la brucellose, des effectifs de camlids ont pu, par le pass, tre exposs des foyers domestiques de tuberculose. Enfin, aucun foyer de tuberculose bovine ou caprine na pu, ce jour, tre rapport une contamination partir de camlids (donnes LNR). 3. Gestion sanitaire actuelle des levages de cervids et des camlids en France Les levages de cervids ne sont soumis aucune obligation de prophylaxie collective concernant la tuberculose ou la brucellose, mais sont soumis lobligation de dpistage lors de mouvements (cf. textes annexs la saisine). Certains leveurs professionnels effectuent toutefois des contrles volontaires en accord avec la DDSV locale et le LVD. Un prlvement de sang pour un test de dpistage de la brucellose est ralis lors de labattage des animaux, soit environ 1/3 du cheptel chaque anne, ainsi que sur un chantillon danimaux lors de la grande opration de capture et contention annuelle qui a lieu entre janvier et mars (la meilleure priode tant mars car les mles ne possdent plus de bois et il ny a pas encore de risque davortement li au stress). Lors de cette capture, les animaux sont recenss, identifis avec des boucles auriculaires portant un numro dlevage et un N dordre (pose de puce possible). Cette identification nest ni obligatoire ni rglemente. Les animaux sont aussi dparasits et les petits sont spars et allots afin dtre dirigs soit vers la boucherie, soit vers la reproduction. Par ailleurs, il faut signaler quune proportion importante des levages professionnels ou amateurs ne sont pas ou sont mal quips en systmes de contention, ce qui ne facilite pas la ralisation des mesures de contrle (prlvements ou tests intradermiques). Ainsi, la tuberculination est trs difficile raliser. La peau des cervids est galement si fine que linjection est dlicate. Enfin, la contention des animaux pendant trois jours, risquant den tuer un pourcentage lev, la lecture de lintradermo-tuberculination est en pratique rarement faite. Pour les camlids, aucun contrle nest pratiqu de manire systmatique actuellement en France. Mthode dexpertise Lexpertise collective a t ralise sur la base dun rapport initial rdig par trois rapporteurs qui a t prsent, discut en sance et valid par le Comit dexperts spcialis Sant animale , runi le 10 dcembre 2008. Elle a t conduite sur la base des documents suivants :

    - la lettre du demandeur en date du 7 avril 2008 ; - la directive 92/65/CEE du Conseil du 13 juillet 1992 dfinissant les conditions de

    police sanitaire rgissant les changes et les importations dans la Communaut danimaux, de spermes, dovules et dembryons non soumis, en ce qui concerne les conditions de police sanitaires, aux rglementation communautaires spcifiques vises lannexe A section I de la directive 90/425/CEE ;

    - larrt du 13 mars 1995 relatif aux conditions sanitaires requises pour les changes intracommunautaires de certains ruminants ;

    - larrt du 11 fvrier 1998 fixant les conditions sanitaires relatives la dtention, la mise en circulation et la commercialisation de certains ruminants ;

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    - la bibliographie cite en fin davis ; - la consultation du bureau Sant Animale SDSPA de la DGAl ; - les contacts tlphoniques avec :

    o le secrtaire gnral de la Fdration nationale des leveurs de sangliers ;

    o le prsident du Syndicat national des leveurs de cervids ; o un leveur de lamas et fondateur de deux associations Alpagas et

    lamas de France et Association franaise des petits camlids ; o la DDSV du Morbihan (foyers de tuberculose de cervids dlevage en

    cours) ; - La discussions entre les experts du CES SA et les rapporteurs.

    Argumentaire 1. Revue critique des tests disponibles Dune faon gnrale, la littrature est extrmement pauvre sur la qualit des diffrents tests disponibles pour les deux maladies, chez les camlids notamment.

    Brucellose Il nexiste aucune recommandation prcise concernant les tests srologiques les plus adquats tant chez les Cervids que chez les Camlids. Le Manuel des tests de diagnostic et des vaccins pour les animaux terrestres de l'OIE (dition 2008) ne prconise, en loccurrence, aucun test en particulier.

    - Camlids

    Bien que les anticorps aient, chez les camlids, une structure sensiblement diffrente de celle connue chez les autres mammifres (certains anticorps chanes lourdes uniquement), ils apparaissent gnralement dtects avec efficacit par les preuves srologiques classiquement utilises pour le diagnostic de la brucellose des ruminants et des suids domestiques. Une revue rcente (Abbas & Agab, 2002) rapporte une douzaine dtudes de sroprvalence au Proche et au Moyen-Orient ainsi quen Afrique, dans des pays population cameline importante. Toutes ces tudes ont fait appel aux tests reconnus pour les bovins (EAT principalement, mais aussi SAW et FC) et la plupart des auteurs considrent que les valeurs intrinsques des tests, values chez les bovins, se retrouvent pour les camlids. Une tude exprimentale rcente dimmunisation avec une souche inactive de B. abortus chez 7 lamas, associe ltude de 229 srums de lamas et 2 075 srums dalpacas soumis pour diagnostic, a montr des spcificits lgrement infrieures celles observes pour les bovins (89,6-100 % pour les lamas et 94,8 % pour les alpacas) (Nielsen et al., 2007). Cet article mentionne un fort taux de srums anti-complmentaires ininterprtables en FC (31 %) et une spcificit de lELISA sur les srums interprtables en FC de 96 %. Une autre tude faisant appel une infection exprimentale de lamas (souche sauvage 2308 de B. abortus), confirme cette tendance aux srums anti-complmentaires (50 % ici) (Gilsdorf et al., 2001). La SAW semble plus difficile lire dans cette espce, mais EAT, SAW et FC donnent 100 % de rsultats positifs 84 jours aprs preuve infectante (hormis rsultats anti-complmentaires). Une tude rassemblant des donnes internationales portant sur 2 546 contrles srologiques raliss sur lamas ou alpagas (EAT, SAW et/ou FC) lors dimportations, exportations ou prsentations au public entre 1994 et 2004, montre que prs de 1 % de ractions non spcifiques ont pu tre observes (Gunsser et al., 2006). Enfin, les exigences rglementaires pour les mouvements de la plupart des pays dvelopps incluent un contrle srologique pour les petits camlids :

    - Exportation de Nouvelle-Zlande vers les Etats-Unis : EAT, FC et SAW dans les 30 jours prcdant lexportation (+ zone indemne) ; Importation en Australie partir des Etats-Unis (ou inverse) : 1 FC (ou 2 FC 30 jours dintervalle, la

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    seconde survenant dans les 21 jours prcdant lexportation) + zone indemne ou classe A respectivement et aucun cas depuis 5 ans ;

    - Importation au Canada : 1 test srologique aprs 30 jours de quarantaine ; - Exposition au public aux Etats-Unis : srologie dans les 30 jours (intra-Etat) ou

    150 jours (inter-Etats) avant le show (recommandations USDA-APHIS) ; - Importation dans lUE partir de pays tiers ou changes intra-communautaires :

    les animaux doivent provenir de cheptels officiellement indemnes au sens des directives 64/432 CEE ou 91/68/CEE ou nayant pas connu de cas de brucellose dans les 42 jours prcdant le chargement des animaux et avoir t soumis avec rsultat ngatif un test srologique officiel dans les 30 jours prcdant lexpdition (ceci sapplique galement aux cervids).

    - Cervids

    La littrature relative la valeur des tests srologiques chez les cervids dlevage est particulirement pauvre (Godfroid, 2002). Les principales tudes publies concernent le rservoir de cervids aux USA et les auteurs utilisent trs largement les tests srologiques recommands pour les ruminants domestiques.

    Tuberculose

    - Camlids

    Tests dintradermo-tuberculination : La peau des petits camlids mesure 1 cm dpaisseur et ne se prte pas facilement la tuberculination, laquelle donne des rsultats variables selon les tudes. Le site dinjection le plus souvent recommand est la zone axillaire, plus pratique que la zone cervicale, la zone caudale donnant les moins bons rsultats. Selon les auteurs, la lecture seffectue 48 h, 72 h, voire cinq jours. De nombreuses ractions positives ou ngatives par excs sont rgulirement rapportes dans la littrature tant chez les petits (Fowler ME, 1998) que les grands camlids (voir revue de Wernery et al., 2007). Une tude portant sur 24 animaux, en Argentine, avec un seuil 5 mm, a montr une sensibilit et une spcificit de prs de 100 %. Cousins et al. (2005) rapportent lexprience de Ricardo de la Rua rvlant chez lalpaca, pour lIDS des sensibilit et spcificit de 100 % et pour lIDC respectivement de 76 et 100 %, ainsi que lexprience de Fiona Stuart rvlant chez le lama pour lIDC des sensibilit et spcificit de 87 % et 100 %. A noter que les tuberculines aviaires et bovines commercialises en France ne disposent pas dAMM pour une utilisation sur les camlids ou les cervids.

    Plusieurs tests srologiques ont t proposs dans ces espces :

    - CamelidTB Stat-Pak : il sagit dun test individuel de type lateral flow. Les fournisseurs voquent une sensibilit et une spcificit leves (87-100 % et 97-100 % respectivement) sans quaucune tude large chelle nait t entreprise pour confirmer ces donnes. Les anticorps dtects sont ceux produits contre les mycobactries appartenant au groupe tuberculosis et le test ne permet pas de distinguer lespce de mycobactrie responsable (linfection M. microti est frquente chez les petits camlids).

    - MAPIA (Multi-antigen Print Immunoassay) : ce test reprsente une amlioration par rapport aux tests ELISA prcdents et est principalement utilis chez les animaux de zoos, lphants et primates particulirement.

    Dans une tude portant sur un effectif naturellement infect de 58 dromadaires, les trois animaux confirms comme infects (lsions et isolement de M. bovis) ont t retrouvs positifs en Mapia comme dans le test stat-pak sans que des ractions non-spcifiques soient rapportes. Les tests intradermiques raliss (IDS et IDC) ont quant eux identifi, en plus de ces trois animaux lsions, quatre animaux suspects et deux positifs en IDS et un animal positif en IDC (Wernery et al., 2007). NB : le test de dosage de linterfron gamma (IFN) na pas fait lobjet dtudes spcifiques chez les camlids, la connaissance des rapporteurs.

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    Les exigences pour les mouvements de la plupart des pays dvelopps incluent pour les petits camlids, outre une identification individuelle, un contrle tuberculinique :

    - exportation de Nouvelle-Zlande vers les Etats-Unis : IDS dans les 15 premiers jours de la priode de quarantaine pr-export (60 jours) ;

    - importation en Australie partir des Etats-Unis (ou inverse) : IDS en zone axillaire (seuil 2 mm) 14 jours au moins prcdant la pr-quarantaine lexportation (+ zone indemne) ;

    - importation au Canada : IDS aprs 30 jours de quarantaine ; - exposition au public aux Etats-Unis : IDS dans les 60 jours avant le show

    (recommandations USDA-APHIS) ; - importation dans lUE partir de pays tiers ou changes intra-communautaires :

    les animaux doivent provenir de cheptels officiellement indemnes au sens des directives 64/432 CEE ou 91/68/CEE ou nayant pas connu de cas de tuberculose dans les 42 jours prcdant le chargement des animaux et avoir t soumis avec rsultat ngatif une IDS dans les 30 jours prcdant lexpdition (ceci sapplique galement aux cervids).

    - Cervids :

    Les principaux tests utilisables chez le cerf dlevage sont identiques ceux dcrits plus haut pour les camlids (IDS, IDC, IFN, tests srologiques ELISA, Stat-Pak et Mapia notamment). LAESA a rcemment valu quatorze tests de diagnostic pour leurs performances (sensibilit, spcificit) rptabilit, reproductibilit et praticabilit dans le dpistage de la tuberculose des cervids dlevage. La sensibilit et la spcificit de ces tests diagnostiques ont fait lobjet dune valuation quantitative utilisant deux sources dinformations : avis dexperts et revue systmatique de la littrature. Ces donnes ont t combines par le biais dune mta-analyse, et des modles de rgression logistique bayesienne ont servi estimer la sensibilit et la spcificit du diagnostic. Dans son avis rendu le 30 janvier 2008, lEFSA considre notamment que :

    - Les deux tests intradermiques la tuberculine (IDS et IDC) sont actuellement les seuls tests convenant pour un dpistage grande chelle chez les animaux vivants. Ces tests sont principalement destins la dtection de la tuberculose lchelle du troupeau .

    - Une fois standardiss pour une utilisation chez le cerf, le test IFN et la technique ELISA, combins aux tests IDC et IDS, permettent de maximiser la dtection des animaux infects1. Une interfrence (immunosuppression) avec une IDS/IDC prcdente a t rapporte 60 jours, mais pas 120 jours. Par consquent, il est recommand dappliquer un intervalle minimum de 120 jours entre les tests chez le cerf.

    - Linspection des carcasses est actuellement la seule mthode approprie pour un dpistage grande chelle chez les animaux aprs abattage et la confirmation de linfection nest apporte que par lidentification du complexe M. tuberculosis, par culture aprs ncropsie et gnralement en combinaison avec une histologie.

    - La validation des tests diagnostiques chez le cerf est similaire la validation des tests de dpistage de la tuberculose dans dautres espces. Des estimations ralistes de la sensibilit et de la spcificit des tests ne peuvent tre calcules que si des donnes issues dtudes de surveillance ralises sur le terrain sont disponibles.

    - Il est recommand de dfinir le statut indemne de tuberculose comme une prvalence de linfection infrieure la prvalence escompte, sous rserve quune surveillance adquate et continue, ainsi que des mesures de contrle, soient mises en place. Les recommandations sont faites pour des degrs dabsence de tuberculose appliquer aux niveaux de lanimal, de lexploitation et du pays; ainsi, un animal officiellement indemne de tuberculose est un animal provenant dune exploitation officiellement indemne de tuberculose.

    1 Daprs les informations recueillies par les experts du CES SA, le test IFN CERVIGAM est indisponible en France depuis plus dun an.

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    - Une approche de modlisation a t utilise pour valuer la capacit dune gamme de stratgies de dpistage tablir, conserver et retrouver la preuve recommande dabsence de tuberculose chez le cerf, ds lors quelles sont appliques diffrents scnarios avec diverses probabilits dintroduction dune nouvelle infection. Un intervalle dun an entre les tests est propos.

    - Le risque dintroduction dune infection tuberculeuse dans de nouvelles exploitations par le biais de mouvements de cerfs infects joue un rle important dans la dtermination de lampleur du dpistage ncessaire pour parvenir la probabilit requise dabsence de tuberculose. Deux voies distinctes dinfection sont examines : premirement, le contact avec des animaux sauvages (p. ex. blaireaux et cerfs sauvages) ou des espces animales dlevage autres que le cerf (p. ex. bovins) en dehors de la clture et, deuximement, partir danimaux amens lintrieur de la clture, par lintroduction de cerfs infects. Le risque dintroduction partir despces animales dlevage autres que le cerf est vraisemblablement proportionnel la prvalence de la tuberculose de la rgion, de la zone ou de ltat membre de lexploitation. Il est recommand que chaque tat membre clarifie le risque que prsentent les espces sauvages. Pour une exploitation correctement clture, le risque provenant des animaux sauvages et des espces animales dlevage autres que des cerfs est estim rduit de 90%. La dmonstration de labsence de tuberculose laide des tests disponibles nest possible que si la probabilit dintroduction est relativement faible (approximativement < 10%). Sur la base du modle appliqu, des exemples de divers schmas de dpistage sont prsents dans lavis.

    - Pour le mouvement danimaux entre des exploitations non indemnes de tuberculose, il est recommand dappliquer une approche simplifie, fonde sur un systme de classification des exploitations. Les animaux ne peuvent tre dplacs quentre des exploitations de mme statut ( lexception des exploitations soumises restrictions, partir desquelles aucun mouvement nest autoris) ou partir dexploitations de statut suprieur vers des exploitations de statut infrieur. Aucun dpistage ne doit tre exig pour aucun de ces mouvements, sauf pour les mouvements entre des cheptels non dpists. Chaque animal dplac doit tre dpist laide de lun des deux tests intradermiques (IDS ou IDC), ou laide du test ELISA ou IFN une fois standardiss.

    - Des installations de dpistage appropries sont requises pour assurer que le bien-tre des animaux nest pas compromis.

    2. Rponses aux questions poses En pralable, les experts du CES SA considrent que, quelle que soit la stratgie retenue pour sassurer du statut des camlids et cervids dlevage en France au regard de la brucellose et de la tuberculose, il est impratif que la France procde sur une base rglementaire et dans les meilleurs dlais :

    - un recensement prcis des effectifs de ces espces en levage ou en enclos grce une enqute exhaustive conduite dans chaque dpartement par les DDSV et DDAF o seront diffrencis les levages professionnels, les levages amateurs, les parcs de vision et les enclos de chasse ;

    - une identification prcise des cheptels ; - une identification individuelle et prenne de lensemble des espces concernes

    par cette saisine. 2.1 Question 1 : Quels types de tests de dpistage de la tuberculose et de la

    brucellose semblent les plus adapts : pour les camlids (en particulier les lamas et les alpagas) ? Pour les cervids ? Pour les autres espces de ruminants (autres que bovins, ovins et caprins) ?

    Lanalyse de la littrature montre que, bien que les tudes dvaluation des tests disponibles dans ces espces soient peu nombreuses, les tests officiellement utiliss chez les bovins

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    (IDS/IDC en tuberculose, EAT et FC en brucellose) sont tout fait utilisables, quelques nuances prs, pour le dpistage de ces infections chez les cervids et les camlids et la mise en place de statuts sanitaires au regard de ces deux maladies. Ces tests restent toujours ceux privilgier au regard de la non validation actuelle des nouveaux tests dans ces espces (en particulier les tests sanguins srologiques et IFN pour le diagnostic de la tuberculose). LIDC et lIDS notamment, doivent, chez les camlids, tre pratiqus en zone axillaire plutt qu lencolure pour de meilleurs rsultats. Dans ces espces, la dclaration des avortements comme linspection sanitaire labattoir constituent comme chez les bovins, ovins, caprins et porcins des outils essentiels la dtection respective des foyers de brucellose et de tuberculose. 2.2 Question 2 : Quelle est la fiabilit de ces tests de dpistage de la tuberculose et

    de la brucellose : pour les camlids (en particulier les lamas et les alpagas) ? Pour les autres espces de ruminants (autres que bovins, ovins et caprins) ?

    Voir 2.1 2.3 Question 3 : Pour les mouvements effectus sur le territoire national : quelle est

    la pertinence du maintien de lobligation de ces tests ? Pourrait-on augmenter le dlai de validit des tests (de 30 jours 100 jours par exemple), notamment pour limiter leur frquence ou permettre leur ralisation au moment le plus favorable (par exemple au moment o les cerfs ont perdu leurs bois) ? Dans quelles conditions lobligation de ces tests pourrait-elle tre abandonne ?

    Les experts du CES SA considrent que, compte tenu des dfauts tant de sensibilit que de spcificit des tests cits plus haut, aussi, sinon plus importants que chez les ruminants domestiques, les tests effectus dans le cadre de mouvements danimaux dlevage tant en matire de brucellose que de tuberculose nont de valeur prdictive tant ngative que positive que ds lors que le statut sanitaire du cheptel dorigine au regard de chacune de ces infections est garanti. Il est donc propos dengager un processus de qualification des levages de cervids et de camlids.

    Concernant la brucellose, compte tenu : - de la situation dabsence de brucellose bovine, ovine et caprine en France

    depuis 2003, - de labsence historique de brucellose chez les camlids en France, - du fait que le seul foyer de brucellose des cervids dlevage identifi en France

    historiquement trouvait son origine dans un foyer bovin et que ce foyer a t entirement radiqu sans avoir pu diffuser dautres levages de cervids,

    il semble plus logique et plus ais, comme le prvoit la directive europenne, de prconiser la mise en place dun statut officiellement indemne de brucellose pour les levages de camlids et de cervids en France et de saffranchir par la suite de tout contrle des mouvements entre cheptels franais officiellement indemnes.

    Concernant la tuberculose : Chez les camlids, en labsence de tout cas rapport de tuberculose M. bovis en France dans ces espces, et du fait du risque quasi nul que constituent pour ces espces les foyers bovins survenant encore sur le territoire, la mise en place dun statut officiellement indemne devrait se fonder sur lhistorique et donc tre assez simple et rapide en seffectuant par un sondage dans chaque levage. En revanche, chez les cervids, lexistence de foyers rguliers de tuberculose dans les levages, ncessitera certainement la mise en place parallle de statuts de cheptels et, dans lattente dune radication totale de linfection, dune scurisation des mouvements par contrles individuels complmentaires. La dure de validit des tests pour les contrles individuels de la tuberculose sus-cits pourrait aussi, et sans risque apparent, tre porte de 30 jours 100 jours.

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    2.4 Question 4 : Pour les cervids, les lamas et les alpagas : si un dispositif de qualification officiellement indemne en tuberculose et brucellose des cheptels devait tre mise en place, quels lments pourraient-ils permettre dattribuer un statut officiellement indemne un cheptel : contrles dintroduction, prophylaxies, investigation des avortements, inspections post mortem ?

    - Camlids

    Labsence historique tant de brucellose que de tuberculose dans ces espces en France permet vraisemblablement denvisager lattribution rapide du statut officiellement indemne lensemble des cheptels existants pour autant que ce statut soit vrifi par le contrle dun chantillon reprsentatif de la population (individus et cheptels) ;

    - en srologie EAT, pour la brucellose (compte tenu des nombreux srums anti-complmentaires rapports dans ces espces),

    - en IDS (prfre lIDC pour des raisons pratiques) et/ou par une surveillance systmatique des carcasses danimaux morts ou abattus, pour la tuberculose.

    Etant entendu quaucune surveillance systmatique na t mise en uvre dans le pass chez les camlids, il est hautement probable quun foyer de brucellose ou de tuberculose comprendrait en son sein un pourcentage relativement lev danimaux infects (plus de 10% certainement). En consquence :

    - Une qualification officiellement indemne de brucellose pourrait tre attribue aux levages de camlids dans lesquels des rsultats ngatifs seraient obtenus un contrle EAT sur un nombre dchantillons sanguins permettant de mettre en vidence une prvalence intra troupeau de 10% dinfection. Lentretien de cette qualification serait conditionn par le respect de lintroduction exclusive danimaux partir de cheptels qualifis ;

    - Une qualification officiellement indemne de tuberculose pourrait tre attribue aux levages de camlids dans lesquels des rsultats ngatifs seraient obtenus soit un contrle en IDS sur un chantillon permettant de mettre en vidence une prvalence intra-troupeau de 10% dinfection, soit une surveillance systmatique par inspection des carcasses des animaux morts ou abattus dans llevage. Lentretien de cette qualification serait conditionn par le respect de lintroduction exclusive danimaux partir de cheptels qualifis et par linspection sanitaire des carcasses de tous les animaux abattus (lobservation de toute lsion vocatrice devant conduire des prlvements pour recherche de tuberculose). Toute suspicion dinfection brucellique ou tuberculeuse dtecte au cours du processus de qualification ou lors davortements (brucellose) ou de dcouvertes de lsions labattoir (tuberculose) devrait faire lobjet dune confirmation avec identification de la souche. Si linfection tait confirme, un abattage total subventionn du troupeau devrait tre engag.

    - Cervids

    Labsence historique de brucellose doit permettre denvisager une stratgie similaire celle dcrite pour les camlids. En revanche, concernant la tuberculose, lapplication intgrale du dispositif de lutte et de surveillance applicable aux cheptels bovins semble recommandable, de manire identifier les effectifs infects, les assainir et nautoriser les mouvements danimaux quentre cheptels officiellement indemnes. La difficult pratique de ralisation des IDS, sur certains animaux adultes notamment (problmes lis la contention, risques pour les animaux et les manipulateurs), ncessite sans doute denvisager de limiter la surveillance certaines tranches dge ou catgories danimaux : privilgier dans lchantillon les biches et jeunes et rserver le contrle des mles la priode fvrier-mars o ils nont plus de bois. Par ailleurs, cela imposera aux leveurs de finir dquiper leurs levages de systmes de contention efficaces. Leffet ngatif sur la sensibilit du dpistage induit par cette limitation devra nanmoins tre pris en compte.

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    Dans les levages professionnels, environ un tiers des cerfs est abattu chaque anne et est cens tre inspect labattoir, ce qui, associ la qualification par IDS, devrait permettre dassainir correctement le cheptel de cervids franais. Enfin, tant pour les cervids que pour les camlids, il conviendrait :

    - que ces espces soient intgres dans les espces dites sensibles et quelles fassent systmatiquement lobjet dinvestigations lors de foyer chez les ruminants domestiques et lorsque des effectifs de cervids ou de camlids sont en lien pidmiologique avec ces foyers ;

    - quelles fassent lobjet dune inspection sanitaire systmatique lors dabattage ou de mort naturelle ou accidentelle ;

    - quelles soient soumises lobligation de la dclaration davortement ; - quelles soient soumises lintgralit des mesures prvues pour les bovins lors

    de suspicion ou de constatation dinfection brucellique ou tuberculeuse ; - de nautoriser lintroduction de camlids ou cervids qu partir de territoires, de

    compartiments ou dlevages officiellement indemnes ; - dimposer un contrle individuel systmatique pour tout animal import (UE ou

    pays tiers), comme prvu par la directive 92/65. Conclusion et recommandations Considrant que la France est officiellement indemne de brucellose et de tuberculose bovines et que linfection brucellique na pas t rapporte en France chez les petits ruminants domestiques depuis 2003 ; Considrant que les cervids et camlids dlevage atteints dinfection brucellique ou tuberculeuse reprsentent un risque important pour la sant publique et peuvent constituer un rservoir pour linfection du btail et des animaux sauvages ; Considrant que le cerf laphe est une espce trs sensible la tuberculose et que deux foyers en levage ont t observs en 2008 ; Considrant labsence dinventaire des levages et labsence didentification individuelle des camlids et des cervids dlevage en France ; Considrant lavis de lAfssa sur le projet de dcret relatif la lutte contre la tuberculose des bovids et des cervids du 23 janvier 2001 (Saisine n2000-SA-0128) dans lequel lAfssa recommandait notamment dlargir le spectre zoologique des espces animales vises jusqu proposer toutes les autres espces animales sensibles la tuberculose (sangliers, carnivores domestiques, camlids, notamment) ; Considrant lavis de lAESA adopt le 30 janvier 2008 et relatif au dpistage de la tuberculose chez le cerf (EFSA-Q-2006-179) ; Considrant que les tests de dpistage officiel de la brucellose et de la tuberculose recommands pour les bovins sont efficaces pour le dpistage de ces maladies chez les camlids et les cervids ; Considrant que lpreuve dintradermo-tuberculination est plus performante chez les camlids lorsquelle est pratique en zone axillaire plutt quen zone cervicale ; Considrant le risque que peut reprsenter tant pour les manipulateurs que pour les animaux eux-mmes, la contention et la manipulation de certains cervids adultes ;

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    Les experts du CES SA recommandent :

    - le recensement prcis de lensemble des effectifs de camlids et cervids dlevage (y compris levages amateurs, parcs de vision et parcs de chasse) en France ;

    - la mise en place dun systme obligatoire et gnralis didentification prenne des camlids et des cervids dlevage en France ;

    - la mise en place dun programme de qualification des levages de camlids et de cervids en France au regard de la brucellose et de la tuberculose ;

    - lapplication intgrale des textes rglementaires concernant la tuberculose en vigueur pour les bovins aux cervids dlevage, tout en prenant en compte la difficult et le risque de ralisation des tests sur certaines catgories danimaux ;

    - lobligation de dclaration des avortements dans ces espces ; - lobligation de linspection sanitaire des animaux de ces espces, abattus ou

    morts ; - lobligation de contrle des mouvements, et notamment la vrification que ces

    contrles ne soprent quentre cheptels indemnes ou partir de pays (ou rgions) trangers indemnes ;

    - de considrer camlids et cervids comme des espces officiellement sensibles la brucellose et la tuberculose, en les intgrant systmatiquement aux investigations menes autour des foyers ou suspicions de foyers de brucellose ou de tuberculose des ruminants domestiques, telles que prvues par la rglementation en vigueur.

    Les experts du CES SA considrent galement que :

    - compte tenu de la situation sanitaire particulirement favorable des camlids dlevage au regard de la brucellose et de la tuberculose en France, il est possible de vrifier le statut indemne de llevage franais de camlids par un sondage sur une fraction reprsentative de chaque levage, au moyen dun seul contrle par EAT, en brucellose, et par IDS (ralise en zone axillaire) ou inspection systmatique des carcasses danimaux morts, en tuberculose, des rsultats entirement favorables devant permettre de qualifier ces levages officiellement indemnes ;

    - compte tenu de la situation sanitaire particulirement favorable des cervids dlevage au regard de la brucellose en France, il est possible de vrifier le statut indemne de llevage franais de cervids par un sondage sur une fraction reprsentative de chaque levage, des rsultats entirement favorables devant permettre de qualifier ces levages officiellement indemnes.

    Principales rfrences bibliographiques : 1. Abbas B, Agab H, 2002. A review of camel brucellosis. Prev. Vet. Med., 55:47-56. 2. Afssa. Avis de lAgence franaise de scurit sanitaire des aliments sur le projet de

    dcret relatif la lutte contre la tuberculose des bovids et cervids. Saisine n 2000-SA-0128. 23 janvier 2001.

    3. Cousins DV, Florisson N, 2005. A review of tests available for use in the diagnosis of tuberculosis in non-bovine species. Rev. Sci. Tech. Off. Int. Epiz., 24:1039-1059.

    4. EFSA: Scientific Opinion of the Panel on Animal Health and Animal Welfare on a request from the European Commission on Tuberculosis testing in deer, Adopted on 30th of January 2008, The EFSA journal (2008), 645: 1-34.

    5. Fowler ME, 1998. Medicine and Surgery of South American Camelids (Llama, Alpaca, Vicuna, Guanaco), 2nd Ed., Blackwell, USA, pp. 169-171 & 175-176.

    6. Gilsdorf MJ, Thoen CO, Temple RMS, Gidlewski T, Ewalt D, Martin B, Henneger SB, 2001. Experimental exposure of llamas (Lama glama) to Brucella abortus: humoral antibody response. Vet. Microbiol., 81:85-91.

    7. Giudicelli B., 2008. Petits Camlids en France, quelle prophylaxie pour la brucellose et la tuberculose?, Communication personnelle, 9 pp.

    8. Godfroid J, 2002. Brucellosis in wildlife. Rev. Sci. Tech. Off. Int. Epiz., 21:277-286.

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    ons-Alfort, le Mais

    Afssa Saisine n 2008-SA- 0091

    9. Gunsser I, Aigner A, Kiesling C, 2006. Evaluation of laboratory results of camelids, made for import, export or participation in shows, Proceedings of the 4th European Symposium on South American Camelids and DECAMA European Seminar, October 7-9, 2004, Gttingen, Germany, South American camelids research Volume 1, M. Gerken & C. Renieri (Ed), Wageningen Academic Publishers, 145-150. http://books.google.com/books?id=Jq6deKJq0CMC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_summary_r&cad=0#PPA150,M1 (accs le 10/11/2008).

    10. Hars J, Boschiroli M-L, Duvauchelle A, Garin-Bastuji B, 2006. La tuberculose Mycobacterium bovis chez le cerf et le sanglier en France : mergence et risque pour l'levage bovin. Bull. Acad. Vt. de France, 159:393-401.

    11. Hars J, Boschiroli ML, Duvauchelle A, Zanella G, Garin-Bastuji B, 2007. Emergence de la tuberculose bovine chez le cerf et le sanglier en France. Risque pour l'levage bovin, Bull. GTV, 40:27-31.

    12. Hars J. : Bilan intermdiaire au 15 juin 2008 du programme de surveillance de la tuberculose sur les animaux sauvages de la fort de Brotonne (dpartements de la Seine-Maritime et de lEure). 2 pages.

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    Mots cls : tuberculose, brucellose, camlids, cervids, mouvements de ruminants, conditions sanitaires.

    Avis de lAgence franaise de scurit sanitaire des aliments Tels sont les lments danalyse que lAfssa est en mesure de fournir en rponse la saisine de la Direction gnrale de lalimentation concernant les conditions sanitaires relatives la tuberculose et la brucellose sappliquant aux mouvements de certains ruminants.

    La Directrice gnrale de lAgence franaise de scurit sanitaire des aliments

    Pascale BRIAND

    14 / 14 DERNS/Enr.22/Ind.H

    http://www.decama.net/http://books.google.com/books?id=Jq6deKJq0CMC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_summary_r&cad=0#PPA150,M1http://books.google.com/books?id=Jq6deKJq0CMC&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_summary_r&cad=0#PPA150,M1

    Avis de lAgence franaise de scurit sanitaire des aliments

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