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AUTOMNE 2006 www.cci.asso.fr Trimestriel 3,50 BIBLIO-CYCLE 100 livres de récits de voyage BIBLIO-CYCLE 100 livres de récits de voyage REVUE L’histoire de sa création FESTIVAL Le programme du 22 e festival REVUE L’histoire de sa création FESTIVAL Le programme du 22 e festival

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  • AUTOMNE 2006

    w w w . c c i . a s s o . f rT r i m e s t r i e l 3 ,50

    BIBLIO-CYCLE100 livres de rcitsde voyage

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    REVUELhistoire de sa cration

    FESTIVALLe programme du

    22e festival

    REVUELhistoire de sa cration

    FESTIVALLe programme du

    22e festival

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    ditoe dbut de CCI fut une runion o on

    dcida sans appel de ne pas crer d'asso-ciation mais seulement une revue queChristophe s'occuperait de fabriquer.

    En effet, nous pensions qu'une asso-ciation tait bien trop complique grer :des statuts, des assembles gnrales, unprsident taient obligatoires.

    Donc Christophe se mit confectionnerla revue n1, ce qu'il raconte dans ce n100.

    Aprs l'envoi de ce premier numro,nous nous apercevons que la majorit desfrais est dans le timbrage. Aprs consulta-tion de La Poste, on apprend que le routagedes priodiques est rserv aux entrepriseset aux associations d'o la cration de CCI !

    Ce n'est qu'aprs qu'on s'est aperu dela simplicit et de l'intrt d'une associationcar en crant la revue le but tait, quandmme, de regrouper les passionns devoyage vlo et Association est synonymede Regroupement.

    Philippe [email protected]

    POUR LES PROCHAINES REVUES : Les textes et les photos des-tins au n 101 (hiver 2006) doivent tre parvenus avant mi-novembre et ceux pour le n 102 (printemps 2007) avant lami-mars Sylvie DARGNIES ([email protected]).

    DATES DE PARUTION DE LA REVUE : mi-janvier, mi-avril,mi-juin, mi-octobre.

    SPCIAL N 1004 Petite histoire de la revue

    La rencontre de Ph. Roche et C. GuittonComment sest faite la premire revue ?Christophe Guitton

    Retour aux sources6 Zapping sur 24 ans de revue

    10 Dix jours de rve au SaharaChristophe Guitton

    13 Cent livres de rcitsde voyageurs vloPhilippe Orgebin

    17 Programme du prochainFestival du voyage vlo

    18 Philippe Rochedans la Cordillre des AndesPhilippe Roche

    VIE DE LASSOCIATION22 Souvenir des quinzaines de cet t

    Entre deux mers - Sylvie DargniesEn toute libert sur les routes - Serge FichantQuinzaine Corbires-Cahors - Martine Le LaneSemaine Famille dans les Vosges - Cathy Marchal

    25 CCI tait ChteaurouxArthur Cochelin

    27 Rsultat du concours photo

    Philippe Roche, en 1981, dans la Cordillredes Andes (le rcit de son voyage est lirepage 18).

    N 1 0 0 - A u t o m n e 2 0 0 6

    1 Christophe Guitton au Cap Nord en 1984.Il est avec Philippe Roche le cofondateurde lassociation et de la revue.

    2 Frdrick Ferchaux au Maroc.Grand voyageur devant lternel,Frdrick fut pendant de nombreuses annesrdacteur en chef et metteur en page de la revue.

    3 Marie-Hlne Cornet en Alaska.Marie-Hlne nous a longtemps rgal dunerubrique culinaire et crit de nombreux articles. Ellefut aussi la seule prsidente de lassociation.

    4 Bernard Magnouloux au Prou.Bernard a longtemps tenu une rubrique nous informantsur les livres de voyages vlo.Ses rcits de voyage et diffrents critsont rgulirement t publi dans la revue.

    5 Jean-Luc Marchal au cours dune quinzaine CCIen Roumanie.Ses dessins animent les pages de notre publicationdepuis des annes.

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    uelques uns de ceuxqui ont fait la revue depuis sa crationQ

  • Retour aux sources

    dito du n1 - mars 1982(...) Ce bulletin, d'aspect trs simple, a

    t cr dans le but de vous runir. Dansce premier numro, une dfinition et uneprcision s'imposent. Qu'est-ce que lecyclo-camping pour nous et qui estconcern par le CCI ? Une ide naturelleparat premire vue que le cyclo-cam-peur est celui qui fait du vlo et quicampe. Et bien pas exactement monavis ! En effet cette dfinition inclut lapossibilit de faire transporter sa tentedans une voiture suiveuse. De plus elleexclut d'autres modes d'hbergementstout aussi intressants savoir, par exemple,chez l'habitant, labelle toile Cesremarques nous am-nent donner une dfi-nition plus adapte :

    Le cyclo-camping consiste voyager vlosans aide extrieure motorise. La caractris-tique principale du cyclo-campeur est doncl'autonomie.

    (...) A dix kilomtres de chez vous, Il y apeut-tre un gars ou une fille qui prpare unvoyage et il serait dommage que vous nevous rencontriez pas. Il serait regrettable dene pas partager votre exprience des paysque vous avez dj visits, avec les cyclosqui veulent y aller.

    Cyclo-camping international sera le lienentre nous. Ce bulletin n'a pas l'ambitiond'tre une revue de qualit parfaite avec debelles photos, il veut tre un journal dontvous ne serez pas des lecteurs passifs. Cesera votre bulletin, les articles publisseront crits par vous.

    (...)C'est en juin 1981 que l'ide nous est

    venue de rassembler les cyclo-campeurs. Onavait vaguement parl de faire quelque chosecomme un club. En automne, on tait dcid agir et en janvier ce fut la premire runionau sommet, affals sur un lit, aprs un bonrepas. Il n'y aura pas de club mais un bulletinde liaison, ce qui nous vitait toutes les tra-casseries administratives (pas de prsident,pas de secrtaire, pas de statuts, pas desige social, pas d'assemble gnrale obli-

    gatoire tous les ans). Fauted'une imagination dbor-dante, ce bulletin est appelCyclo-Camping Internatio-nal, le CCI pour les intimes.

    Pour l'instant, il esthasardeux d'esprer plus

    d'une cinquantaine de membres. S'il est bienbeau de vouloir runir tous les cyclo-cam-peurs, encore faut-il les connatre. Dans cettetche nous avons tous un rle jouer. Chacundoit ameuter un peu de monde : ses copainsde route, les cyclos que vous rencontrerezpendant vos voyages. Car notre intrt estd'augmenter le nombre des adhrents, ce quifera notre force. Quand vous voyagerez, pen-sez emmener des copies du tract de lance-ment ou simplement notre adresse que vouscommuniquerez aux cyclos chargs de baga-ges que vous croiserez. C'est ainsi que notremouvement fera boule de neige.

    dito du n2 - juin 1982Au vu du courrier reu deux pro-

    blmes semblent vous proccuper.Premirement le CCI n'a pas de struc-

    ture juridique rigoureuse. Cette lacune vatre comble. Nous allons fonder une asso-ciation. Ne vous tonnez pas si nous affir-mions le contraire dans le prcdent bulle-tin. Nous sommes en pleine gestation et lesneuf mois ne sont pas couls ! Cependantune donne demeure ferme et dfinitive etle demeurera toujours : le but du CCI est deregrouper et d'informer les cyclo-campeurs.

    (...)Deuximement, le premier numro

    contenait une majorit de rcits lointains etexotiques. Cela a un peu troubl certains,semble til. Mais il va de soi que le CCIconcerne tous les voyageurs bicyclette etpas seulement les "globes-trotters" et il estaussi passionnant de voyager en France.Mais il est peut-tre plus facile de faire unrcit de voyage lointain qu'un rcit debalade dans son pays qui ncessite plus de"verve littraire".

    Tous les rcits et les informations sontdonc les bienvenus et nous attendons lesvtres. Pourvu qu'ils concernent le voyage bicyclette, il entre dans le cadre du bulletin.

    (...) vos plumes et bientt.

    Voici des extraits des 2 premiersditos dans lesquels sontexprimes les motivationsqui ont donn naissance la revue et l'association.

    Spcial n100

    Le but de CCIest de regrouper

    et dinformer les cyclo-campeurs

    4

    Spcial n100

    En 1981, Christophe et Philippe,qui ne se connaissaient pas, taienttous deux laurats de la FondationMotobcane. Cette fondation dufabricant de deux roues aujourdhuidisparu, offrait une bourse quelques candidats pour les aider concrtiser des projets de voyages vlo ou cyclomoteur.

    Ils se rencontrent pour la premirefois Paris, lors de la remise des bour-ses. Christophe rvait de dsert etvoulait aller en Afrique du Nord, auSahara. Philippe, lui, prfrait la monta-gne et projetait de partir en Amrique.Ils se revoient quelques mois aprs leurvoyage respectif, au tout dbut de lan-ne 1982, avec lenvie de faire quelquechose pour permettre ceux qui voyagent vlo de se rencontrer, de partager...(C. Guitton).

    Au dbut, on dcide de ne pas fon-der dassociation (...) mais on cre unjournal ! (Ph. Roche). Le nom quilslui attribuent Cyclo-campingInternational les laisse aujourdhuiencore totalement insatisfaits. Mais onna jamais trouv mieux (Ph. Roche).Le premier numro fut tap sur sten-cil. Il fut envoy une grosse cin-quantaine de personnes. Et miracle !On a eu un pourcentage faramineux derponses, de lordre de 70 % ! (Ph. Roche).

    Le deuxime numro met enrelief les problmes. 90 % des dpen-ses passaient dans laffranchisse-ment. Pour bnficier des tarifs avan-tageux de La Poste, il fallait unnumro dISSN, ce qui ncessitait decrer une association.

    Pour des histoires de sous(Ph. Roche), on a conserv le mmenom pour le journal et pour lassocia-tion. Ce qui est dplorer car lasso-ciation laisse le priodique sans nom.Au point que, lorsque nous en parlons,nous lappelons la revue pour vitertoute confusion. Ce qui nest pas sonnom, ni un nom... G. B.

    La rencontre dePhilippe Roche

    et Christophe Guitton

    Comment s'est faite la premire revue?Je me retrouve plonger dans mes archiveset exhumer de la cave ma collectionde Cyclo-Camping International qui dormaitdepuis longtemps dans un carton darchives.

    Petite histoire de la revue

    'abord il y eu la collecte des arti-cles. Les auteurs appartenaient aucercle des amis : Philippe Roche,Alain Claisse, Franois Rieu etmoi-mme, plus les courriers de

    copains. Pour ce qui est de la mise en page,j'tais rod sur le sujet. Depuis trois ans jem'occupais de la revue des CyclotouristesGrenoblois (CTG). Bien sr l'poque pasd'ordinateur ni de traitement de texte, c'estsur stencil que furent taps les articles. Lafaute de frappe tait sanctionne par unefaute d'orthographe irrmdiablementinscrite sur le stencil puisduplique surtous les exemplai-res. Le CTG avaitune Gestetner(machine repro-duire des stencils)dans un petit local Grenoble, sous lestoits d'une annexe duPalais de justice.

    La fabricationAvec Bruno Blaise, AlainClaisse et mes frres,Philippe et Yves, nousmontions le(s) stencil(s)sur la machine et enappuyant sur le bouton, laGestetner se mettait tour-ner et dbiter les pages,jusqu'au premier bourragequi intervenait irrmdiablement dans laminute suivante ! Il fallait alors dmonter lamachine en faisant gaffe de ne pas dchirer lestencil, puis nettoyer et repartir. Cest ainsique, bon an mal an, la revue fut imprime.Aprs, je faisais des tas, j'agrafais et ctaitprt tre envoy. Il fut diffus une listede copains et de clbrits. Pour les copainsctait facile : une trentaine pour Philippe,une dizaine pour Franois Rieu, unedizaine pour moi. Pour les clbrits nousavions repr Alain Guigny dont le livre

    tait frais. l'poque les livres sur des toursdu monde vlo n'taient pas lgion.

    Les numros suivantsPour obtenir un numro ISSN qui donne

    droit un tarif postal prfrentiel il fallait unminimum de cinq tirages par an. Juin 82vit donc la publication du numro deux quieut la particularit d'tre photocopi. Quelprogrs ! De nouveaux auteurs taientapparus : Michel Bayeul et Olivier Jouve (etsa grimpe du Mont Blanc avec un vlo).

    Le troisime numro enseptembre 82 permit larevue de dcoller. Le nouvelauteur tait le chambrienGrard Tessier dont le rcitde l'Alaska Vancouverfut publi alors que sonvoyage tait en cours.Le CCI avait atteint sonbut : relier les cyclosvoyageurs en direct.Le mail avant l'heure.Grard, je te remercieencore pour ta colla-boration de si nom-breux numros. Leretour au stencilagrmenta cenumro. Mais lapremire page fut

    imprime avec unstencil spcial qui permettait un

    dessin de couverture.

    Porter le flambeauLa machine tait lance. Bruno Blaise,

    Alain Claisse et la famille Guitton ont ainsiport la revue jusqu'au numro 22, je crois,avant de refiler le bb Sylvie Dargniesme semble-t-il.

    L'exprience fut enrichissante et je medois de remercier tous ceux qui ont continu porter le flambeau jusqu' aujourd'hui.

    Christophe [email protected]

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    Spcial n100

    Invitationaux quinzainesLes quinzaines enchantesou profession de foi d'un CCIste.

    Ceux d'entre vous qui taient pr-sents la premire quinzaine CCIs'en souviennent peut-tre, Philippe,notre premier prsident, srement.Ds le premier jour dans le col de laCroix de Nodon, une bagatelle situeen Ardche, je m'tais tran au pointde ne pas savoir si je serais capabled'atteindre l'tape du soir. C'taitmon premier contact avec le voyage vlo.

    Douze ans plus tard, je peux mesu-rer le temps vcu ; je ne saurais plusaujourd'hui imaginer la vie sans l'agr-ment de multiples voyages vlo effec-tus seul, avec Dominique ou avec CCIdans le cadre des quinzaines.

    Au total, l'important n'est pas quej'aie dcouvert vingt-trois pays diff-rents ou franchi prs de mille cols. Sije pouvais vous convaincre d'uneseule chose, ce serait celle-ci : toutesles motions que j'ai gagnes aucours de ces voyages, leur densit,c'est CCI et aux quinzaines que jeles dois. Sans aucun doute, ils et ellesm'ont mtamorphos. J'y ai appris voyager confiant et serein. Je m'y suisfait quelques vrais amis pour long-temps. Jusqu' mon regard qui estdevenu diffrent et mes exigences quise sont affines. Si la vie nousfaonne, le voyage vlo sans aucundoute acclre le processus. Resteque parmi ceux qui font pleinementleurs ces mots de Shakespeare : " Ishall be gone and life or stay and die",certains n'ont besoin de personne,d'autres ressentent le besoin d'uncoup de pouce, d'une aide, de stabili-sateurs. Pour ceux-l existe une bellecole, les quinzaines CCI. ()

    Herv LOBRYdito du n 65 - Printemps 1997

    Aprs le succs des moto-crottes, la mairiede Paris envisage la cration dune voituresemeuse de bouts de verre, agrafes et vieuxclous afin de gagner du temps sur le semagemanuel qui a encore lieu aujourdhui. Ces

    semeuses passeront spcialement dans lescouloirs de bus, afin que les cyclos puissentprofiter au tout premier chef de ce progrs.

    Article sign Frre Cdrix KHUFAC,Revue n47- Dc. 92

    Bandes cyclables ? Des clous !

    Bande dessinePubli avec laimable autorisation de Perpere et de Cyclotourisme, revue de la FFCT.

    A U T O - D R I S I O N

    N O U V E L L E S

    Photo : Olivier PEIX

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    La Cyclote et la fourmiLa cyclote, ayant roulSans forcer,Trouva sans difficultUn bel endroit pour camper :Un replat dans un coteauJuste auprs d'un frais ruisseau.Elle prpara sa cuisineEt se but une bonne chopine.Elle tait peine coucheQu'elle se sentit chatouille"Cest effroyable !" hurla-t-elle.Je suis pique aux aisselles,A la colonne vertbraleJe sens bien, a fait mal.Des fourmis envahisseuses :Plongeons vite dans le ruisseau.J'allais dormir bien au chaud !Se lamenta-t-elle furieuse.Je dois partir et pourtantC'tait si beau ces mlzesMais quelle fourmilire de braise ! "Elle fila en se grattant :Eh bien ! dansez maintenant.

    Nathalie GERGOIS/Philippe BRASSEURRevue n 88 - automne 2003

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    Spcial n100

    ZappingNous avons feuillet les revues depuis son origine.

    Un survol de 24 ans de publication dont nous prsentons quelques unsde nos coups de coeur. Une slection qui ne se veut pas exhaustive,

    mais qui, on lespre, vous amusera autant que les rdacteurs.

    Galette de rizSi vous n'avez pas de riz tournez la

    page. Sinon prendre un verre de riz (com-plet de prfrence), et le faire cuire toutsimplement. Vous avez un magnifique platde riz, vous avez gagn un merv Ah non!J'oubliais ! Dans un rcipient annexe, bat-tre les ufs (viter les ufs durs) puis ver-ser un verre de lait (dans un rci-pient si possible) et ajouter ceque vous voulez. Par exem-ple : des rondelles de sau-cisse, du lard, du jambon enpetits morceaux, dugruyre rp et du sel.D'un autre ct, talez

    le riz dans un plat pouvant aller au four,arrosez le tout du contenu du rcipient etmlangez. Puis aplatir la galette pour la ren-dre compacte avec une palette, un marteau,une enclume, un rouleau compresseur, ouune mtorite bien sentie Et abandonnezle tout dans votre four pendant un quartd'heure.

    Deux coups de palette sur le fond duplat et la galette se dmoulera: une fois

    froide, il ne reste plus qu' laloger dans la sacochede guidon la placedu sandwich.

    tonnant, non ?

    Revue n4 nov. 82

    les CCIstes ne pensent qu a !Ces lignes reprennent une recette de la rubrique la plus ancienne de la revue, "Le

    coin des estomacs". Car, comme chacun sait, les CCIstes ne pensent qu' la bouffe !

    P O S I E B O U F F E

    Dans Newsweek du 8 avril, je lis unenouvelle dvastratrice : en Ouganda, on tuetout spcialement les cyclistes!

    Dans notre monde l'agressivit motori-se, existe-t-il une attitude plus non-violenteque de se dplacer vlo et de se glisser aumilieu des carrosseries meurtrires en faisantconfiance leurs pilotes? Eh bien des fana-tiques religieux ougandais n'ont rien compris cela. Leurs cibles favorites sont les cyclisteset les propritaires de cochons et devolaille. Quel rapport entre les deux, vousdemandez-vous? Aucun, sauf qu'ils sont hon-nis par un certain Joseph Kony, prophteauto- proclam (c'est un plonasme) dont les

    disciples mettent le nord du pays feu et sang. Pour Kony, un cycliste est forcment unespion du gouvernement, tandis que cochonset poulets sont forcment des rincarnationsd'esprits malsains. Donc on tue les premierset on massacre les propritaires des seconds.

    la rflexion, nous avons bien en Franceune sorte de secte assassine qui s'en prendaux cyclistes, de nuit, par tratrise, en rasecampagne, sans donner une chance de s'entirer, une sorte de secte qui mrite toutautant notre dgot que celle de Kony, cesont les automobilistes saouls.

    AGALATINERevue n 62 - t 96

    De la sauvegarde du vlo ougandaisH U M E U R

  • Questions-rponses propos dun voyageQuels furent les moments les plusdurs supporter ?R : Les fins de matine, lorsque lon sedemandait combien de kilomtres onallait encore parcourir avant de manger.galement le passage de la frontireentre le Tibet et le Npal, sous la pluieet les boulements avec un pneu mau-dit. J'ajouterais les trajets en bus oj'ai eu l'impression de perdre monindpendance de voyageur.

    Votre vision la plus laide du voyage?R : Les dcharges en pleine ville, otranent ple-mle vaches, cochons,chvres, gamins et chiffonniers. Ainsique les villes chinoises construitesau Tibet, longs alignements sans mede btiments carrels qui dfigurent demagnifiques valles.

    Et votre vision la plus belle ?R : Hummm entre les Argentines, lesThalandaises et les Vietnamiennes,notre cur balance Sinon, notrerveil surprise (car nous y sommesarrivs la nuit) devant la chane del'Everest, dresse au bout d'une vasteplaine craquele. ()

    Navez-vous pas peur des effetssecondaires du vlo ?R : En effet ! Au Maroc nous avons vuun reportage sur la strilit chez lescoureurs cyclistes, cause de laselle : effrayant ! quoi a sert de faire le tour dumonde si on ne peut mme pas leraconter ses petits enfants ? Depuis,nous avons achet de magnifiquescouvre-selles pakistanais, bien kitch ettrs doux.Ca y est, maintenant vous saveztout !

    VAL et SEBRevue CCI n 89, hiver 2003-2004

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    Spcial n100

    Hondu - ras la casquetteCe matin, il faut passer la douane, ce

    n'est qu'une formalit. Gratuite. La veille ausoir, en passant du Nicaragua au Honduras,des gosses me sont sauts dessus, dsireuxde louer leurs services de guides car il y asuccessivement cinq contrles passer ! Jesais lire et estime ne pas avoir besoin d'euxpour franchir ce ddale de tout juste 20 mde faade. Pour emporter ladcision et me convaincre,les gosses minventent une his-toire de douane ferme ds 16 h.Allons donc ! Et pourquoi pas unefrontire ouverte seulement les29 fvrier des annes non bis-sextiles ? J'aborde doncconfiant les cinq diffrents gui-chets, passeport et visa.

    MIGRACION : C'est 7 lem-piras (8FF). Ah bon ? .Jallonge. Timbre d'entre, sansdoute.

    TRANSITO : C'est 5 lempiras.Encore ! Vous me donnez unreu ! . Et le type me donne, commeau service des migraciones, un bout depapier format timbre-poste latino amricain(ce qui fait tout de mme une bonne taille),avec tampon de service et la somme porte la main. Gnial, comme reu ! AuNicaragua, il y avait plein d'extras payer ,mais les reus, en double, taient numro-ts, limitant les possibilits de magouillage.

    OIRSA (keskesksa ?) : C'est 2 lempiras.Jaurais bien voulu vous viter cela, maissachez que pour moi, la situation ntait pas

    bonne et que ce service l'empira... (faitesl'air de celui qui n'a pas entendu, je com-prends votre gne).

    CUARENTENA : gratuit. Ah bon ?! Jem'attendais un sonore : C'est juste50 lempiras ou on vous place en quaran-taine . a n'allait pas tarder

    ADUANA : aprs ce remarquable parcoursdu combattant, jaborde enfin ce dernier

    guichet 16 h 05. change de regardsgns entre les douanires :Ben voyons ! Et une sacocheen prime ! Bon, il passerademain . La frontire fermait

    bel et bien 16 heures ! Aucunpanneau ne l'indiquait et per-

    sonne, part les gosses (lavrit sort toujours de la bou-che des enfants) n'avait jugbon de m'en informer. Ici, toutle monde est cens connatre laloi ! part les douanires quivoulaient monnayer ces insup-portables 5 mn supplmentairesde travail harassant.

    Pas plus mal au fond car jai putrouv un refuge pour la nuit lorsquil sestmis tomber des trombes d'eau. Ce fut doncle lendemain 8 h que lon vint contrlermes sacoches, la recherche d'armes ou delectures subversives. Faut bien conserver uneraison d'exister une arme puissante, non ?Le Costa Rica, exempt darme depuis 1949,n'est pas prs de faire cole. Cela laisse plusd'argent pour lducation ()

    Frdrick FERCHAUXRevue n53 - Printemps 94

    Un peu dhumour dans un monde de brutes !Parmi les rcits de voyage celui-ci a retenu notre attention pour son humour particulier...

    D R L E D H I S T O I R E

    C O U R R I E R

    Cher CCIAprs avoir reu, sur simple demande,

    votre documentation et aprs avoir discutavec d'autres membres du CCI, j'ai puentrapercevoir l'ambiance qui rgnechez vous. J'ai aussi appris que l'onpouvait s'inscrire par quelquesexploits tels que monter leGalibier avec des cailloux dans lessacoches, rouler en janvier auGroenland ou en aot au Sahara.

    Aussi, aprs avoirdcouvert qu'il existeen France une socit

    extraordinaire appele "La Poste", quiemporte l o je le souhaite et en untemps record (plus ou moins) les papiersque je lui confie, je n'ai donc pas besoin

    d'enfourcher ma bicyclette pour por-ter mon chque dans la capitale.

    Alors, la bote aux lettres tant si proche,plus rien ne me retient et j'adhre CCI.Finalement o est le vlo dans l'histoire et

    pourquoi m'inscris-je ? J'espre ne pas avoir regretter cette inscription. bientt, au

    week-end de la Toussaint !

    Herv COUDIRERevue n55 - Automne 94

    Le coin des cyclos pistoliersCertains courriers de CCI ont t retranscrits dans la revue...

    Dessin : J. L. MARCHAL

    8

    Les risques du voyageLes Marco-Paulettes (Laurence Legriset Pascale Lepetit) ont sillonn l'ExtrmeOrient. Extrme, on ne peut plus,puisqu'elles ont parcouru les Philippines,une destination peu couruedes cyclo-voyageurs

    () les Philippines avec ses belles plagessous les cocotiers, son climat chaud ethumide (trop humide notre got), saterre riche (la moindre graine tombe terre prend racine, quelle que soit la sai-son), pourraient tre un paradis.Mais il y a aussi les calamits.

    Pendant notre bref sjour, nous avons eule temps de sentir la terre vibrer une nuito nous campions sur la plage.Le lendemain, l'embarcadre, nousapprenons que l'le o nous voulons nousrendre a t ravage par le sisme.

    Plus tard, un typhon nous obligea nousclotrer deux jours dans un petit htel !

    Ne nous plaignons pas ! Nous n'avonsconnu ni ruption volcanique,ni raz-de-mare, ni accidents maritimesqui sont pourtant monnaie courante...

    Laurence LEGRIS et Pascale LEPETITRevue n 57 - printemps 95

    Spcial n100

    Horizontalement1. Sanibroyeur zzyant. Anciensecrtaire de CCI. 2. Dort soustoile. Capitale du Barn. Le plusfort la bataille, le plus faible autarot. 3. Pome. Ancien trsorierde CCI. 4. Ustensile de cyclo-cam-peur. Il combattit les Normands.5. Area le long des autoroutesamricaines. Dans la Somme.6. Cours d'eau dans l'Atlas.Commune du Bas-Rhin. 7. Gare,pour un cheminot. Partitif anglais.Bryllium. Alcool anglais propre vous chavirer. 8. Armature mtal-lique sur un vlo de cyclo-camping.9. Adverbe de lieu. Magnifiquemonastre tout en bois, enBulgarie. Adverbe. 10. Accessoirede bicyclette. Quartier de lune.11. Vous en aurez besoin d'un, sivous voulez retirer la roue libre.Article. Accessoire de golfeur

    VerticalementI. Type de guidon. Compagnieptrolire anglaise. Immatriculationdes vhicules du canton de Genve.II. Sans got. Fruit ou lgume ?III. Conduits. Fera travailler leszygomatiques. IV. Imbcile. Note.V. Pseudo invention franaise pourfaire croire que nous fmes lesinventeurs de la bicyclette (dixitBernard Magnouloux). VI. La Francede Ptain (Etat franais). Magazinefminin. VII. Certains combats lesont. Ours. VIII. Une quinzaine pour-rait se transformer en ce type dechasse dont on revient gnrale-ment bredouille. Identiques.IX. Rivire intermittente des rgionsdsertiques. X. Commune de laMoselle. XI. Proche-orientale.XII. Club parisien de foot. Si vousroulez dans l'un d'eux, gare ausable ! Largeur d'toffe.

    Autre risque du voyageEt revoici les vacances. Pour bon nombred'entre nous cest l'occasion de reprendreles vlos aprs une anne ronger son frein

    D'autres n'en sont jamais revenuset tournent encore, alors mfiez-vous!

    Heureusement certains sont encore l, fidlesau poste pour vous inciter rver et partir. ()

    Nicolas MERCATdito du n 74 - t 99N.B. : Brigitte et Nicolas Mercat ont fait la mise en pagede la revue pendant plusieurs annes.

    Mots croissUn exemple dune rubrique que des cyclo-voyageurs cruciverbistesnous ont concocte durant plusieurs numros. Publis dans la revue n 64 - hiver 96.

    C R U C I V E R B I S T E S

    L A V E N T U R E

    Solution page 25

    Photo : Paule et Arthur

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    10 km/h tout au plus. Vers trois heures,japerois enfin MRair au loin. Je nycroyais plus ! Malheureusement, auSahara, la platitude du relief modifie laperception des distances et il ne me fautpas moins dune heure pour y arriver.Aprs 110 km de route, je suis vann. Jepasse la nuit chez des gens donton ma communiqu ladresse.

    Le vent, ennemi du cyclisteLe lendemain, le vent est

    toujours l, bien dcid mac-compagner jusqu Touggourt,110 km plus au sud. Lentement,je pntre un peu plus dans leSahara o, peu peu, la steppelaisse place de petits champsde dunes. De loin en loin, unpneu clat de camion, mon-trant ses entrailles au soleil,ornemente le bord de la route.Plus rarement, une carcasse devoiture attend dtre use par lesable. Moi, cest le vent quimuse, il souffle sans jamais secalmer, mme pour me faireplaisir. 3 h, jarrive Touggourt. Enfinde lombre ! Je passe laprs-midi dans lapalmeraie et le soir je dors lhtel,invit par le rceptionniste.

    Je quitte ce havre de fracheur vers 6 hdu matin, lorsque le soleil se lve derrireles nuages (car il y a des nuages au Sahara,du moins ce moment-l). Aujourdhui,jai dcid de rejoindre Ouargla qui setrouve 161 km plus au sud. Quelques per-sonnes mayant assur que je trouverai deleau au 80e kilomtre, je nemporte que 4litres avec moi. La route file entre la lignelectrique et la ligne tlphonique, zigza-guant parfois pour contourner un reliefinsignifiant. Un car de touristes sest arrten apercevant une caravane de dromadai-res. A son passage, les appareils photo sedclenchent comme de la mitraille. Puis,je deviens bruquement, mon tour, lacible des botes images. Ai-je donc lairdun camlid ? Un peu plus loin, une deces btes a eu la fcheuse ide de traverserla route de nuit et gt les tripes lair. La504 qui la malheureusement heurte, agalement fini dans le foss.

    Aprs le point deau-gargote du80e km, la vgtation disparat et devantmoi stale un immense plateau, parfai-

    tement horizontal. Petit petit, le Sahararessemble lide que je me faisais delui. Cest devenu une immensit platesans un pet de vie avec du gravier lin-fini, une route droite et un thermomtrequi atteint les 40. Rgulirement uncamion sarrte pour me proposer de

    memmener et jen profite toujours pourrefaire mon plein deau. Je comprendsque cet approvisionnement ne sera plusun problme car ici lentraide sahariennenignore personne.

    Le champ ptrolierdHassi-Messaoud

    Plusieurs dizaines de kilomtres avantOuargla, japerois un sondage ptroliero je vais demander de leau. Finalement,je suis invit djeuner : du veau avec desspaghettis en plein Sahara ! Qui let cru ?Aprs la sieste, vers quatre heures, jereprends la route avec le vent dans le dos.Je pense peu me proccuper de macondition physique tellement ce paysageest extraordinaire. Pendant 40 km, je mergale dinfini, dimmensits oranges etde toute la beaut de ce pays. Le plateaucde maintenant la place des dunes iso-les et des rochers aux formes curieuses.Ouargla nest plus qu dix kilomtres etde petites herbes sur le sol annoncent loa-sis. En ville, je suis invit par de jeunesMozabites et la soire se passe discuter.

    Le lendemain matin, vers dix heures,je quitte la ville en direction dHassiMessaoud. La route qui y mne est

    construite en rebord du plateau, donnantde merveilleux points de vue sur le Sahara.De temps en temps, elle descend au fonddun oued sec et regrimpe sur le pla-teau, ce qui est prouvant avec la chaleurqui rgne. Au moment de me dpasser,des flics en voiture ralentissent pour me

    proposer de leau, pensant que lamienne est bouillante. Ils sortent,pour ce faire, une bouteille deleur Land Rover o il doit bienfaire une vingtaine de degrs deplus qu lextrieur. Je pique-nique au soleil, assis sur uneborne puis je reprends ma route.Le champ ptrolier dHassi-Messaoud stend sur 50 km et30 km avant la base, on com-mence voir des puits deptrole puis des raffineries. Cesont des kilomtres de tuyauxcourant sur le sol et des ligneslectriques dans tous les sens. Laville est faite de baraquementsindustriels sales, dateliers, degarages Je demande lhospita-lit la base Total o je trouve

    un petit air du pays plus de 1000 kmde chez moi. Les ingnieurs franais dela base nont pas la mme vision desArabes que moi ; ils passent leur vie ici,mais ne les connaissent pas. Je suisarriv au point culminant de monvoyage, le point le plus au sud etdemain, jentamerai le retour.

    Retour vers le NordAujourdhui, cest une tape de

    190 km parcourir pour retourner Touggourt. Pouss par le vent du sud, leskilomtres dfilent rapidement. Tant queje suis sur la route, je nai pas vraiment deproblme de ravitaillement en eau car lescamions continuent de sarrter pourmen proposer. A travers ce plateau aride,avec une pdale lyrique qui tournepresque lenvole, je file droit. A troisheures de laprs-midi, jai dj parcouru120 km. Cest alors que le vent se met tourner brusquement et que moncalvaire commence. Pendant 5 h, jelutte contre ce mur dair, dans cettergion o il ny a rien pour larrter,Quand le soleil se couche, il me resteencore 15 km parcourir. Terrifiant !Jarrive Touggourt 1h30 plus tard,

    Le parcours de Ch. Guitton

    10

    prs 54 jours de route, je suisarriv Biskra, premire villedu dsert. Javais fait duSahara le point cl de monvoyage. Pour moi, lpoque,

    ce ntait que des images de grandestendues rocailleuses, de champs dedunes, de dromadaires, de ptrole, doa-sis verdoyantes avec un petit lac deau

    pure et frache ; ctait aussi la chaleurtorride, la solitude, le danger. En bref,tout ce qui fait un monde passionnant.

    Le 14 aot 1981, je quitte Biskra pourneuf jours de dsert. Pour devancer lesoleil, je pars 5 h du matin et il fait encorenuit. Chaque fois que mon imagination sa-gite dans ce genre de situation, elle inventedes choses horribles et me fait voir le futurproche comme un film catastrophe. Elleest en pleine forme et toutes sortent di-des sombres menvahissent : vais-je pou-voir rouler jusqu 10 h du matin ? Lespneus ne vont-ils pas clater ? Est-ce que jetrouverai de leau ? Heureusement, unechose me rassure, les mille kilomtres demon parcours sont goudronns.

    Direction TouggourtDans la nuit, charg comme un

    mulet, jai pris la direction du sud, versTouggourt. A sept heures, le soleil appa-

    rat lhorizon, dvoilant un paysage auxmultiples touffes dherbe, mi-cheminentre la prairie et le dsert. La route, par-faitement rectiligne, file sans jamaisdvier dun poil droite ou gauche.Elle monte, elle descend, elle remonteUn jeu pas trs folichon. Ce premiercontacte avec le dsert est un peu dce-vant. Pour moccuper, je compte lespoteaux lectriques, ce qui nest pas trspassionnant. Mais patient, jattends devoir un dsert plus vrai. Parfois, apparatun panneau que jajoute ma collectionet celui-ci demande de faire attention niaux vaches, ni aux chevreuils, mais auxdromadaires, cest plus local.

    Aprs 57 km, jarrive Chegga,petite oasis dote dune gargote pourunique maison. Jen profite pour faire leplein deau, cest toujours a de pris ! Ilest 10 h, le soleil va bientt taper srieu-sement et la prochaine tape est 22 kmdici. Je reprends la route qui du coupzigzag entre des collines environnespar cette espce de steppe. A Still, petitvillage avec une range de bistrots, jedbouche au-dessus des grands chottsalgriens. Le plateau se termine l et cin-quante mtres en dessous stalent cesfameuses dpressions, moins trenteneuf mtres. Au fur et mesure que laroute y descend, la temprature monteet, l, mon expdition se transforme enchemin de croix. Il fait maintenant 38et le vent dOuest qui souffle gaillarde-ment, balaie la route dun jet de sableininterrompu. A lombre du chapeau, ilne fait pas trop chaud ; mais ce vent !Ma vitesse moyenne ne dpasse pas

    Dix jours de rveau Sahara

    A

    Le dsert ne change pasou si peu.

    L'Algrie restant peu sre,peu de voyageurs vlo

    s'y aventurent.Raison de plus

    pour republier ce rcit.

    AFRIQUEDU NORD

    Christophe Guitton dans la montagne algrienne Photo : Christophe GUITTON

    Les deux rcitsqui suivent sont crits

    par les cofondateurs de CCI.Cest en prparant ces voyages,

    pour Christophe en Algrieet pour Philippe aux Amriques, quils

    se sont rencontrs.

    Sur la route

  • 13

    2005BAFFOU-DUBOURG Cathy et Thierry

    D'un voyage d'autres.d. Goutte de Sable.Un tour du monde vlo avec leurs deux enfants(2 et 4 ans) ; leur objectif : rencontrer des autocons-tructeurs, des architectes cologiques, des btisseursen tout genre pour la construction de leur maison.

    SIRAT JacquesCyclo-nomade - d. du Rouergue.Sept annes de priple, 80000 km, une cinquantainede pays traverss avec un vlo de 70 kg (avec lesbagages).

    LEBLAY JulienTour d'Europe vlo-moto - d. Gerbert.5433 km pour le don du sang. 11 pays europens, en seu-lement 43 jours.

    DELGORGUE Pauline et JacquesRouletandem - Auto-dit.Un tour du monde en 420 jours, 17500 km de tandem tra-vers 17 pays, nombreuses photos.

    BOURGUET Olivier et CatherineVlohorizons-Afrique - Auto-dit.Deux belges, deux bcanes, quelques bagages et un but :rejoindre Madagascar.

    CHALOIN YvesLe bord des routes - Auto-dit.Rcit d'un tour du monde ralis en 287 jours sur unedistance de 31424 km vlo. "Un tour du monde estune affaire personnelle, on s'y panouit en quittantson entourage et en profitant de l'hospitalit de ceuxqui ne sortent pas de leur pays. La rgle du jeu,emprunter ici un lit, l un peu d'eau, ailleurs un repas,mais le voyageur vlo ne donne rien, il est justecette personne que l'on envie au gr d'un passagephmre et qui s'en va ".

    GAY ricVoyager vitesse humaine - d. Cla, Dijon.70 mois vlo travers 70 pays.

    JACQ PhilippeChacun sa route - Auto-dit.Parti d'Alaska pour tenter de relier vlo Ushuaia.24 000 km.

    MARTINENT Jean-Ph. et SAUQUET Jean-BaptisteCycle oriental - Auto-dit.Rcit de voyage cycliste. Passage de l'Egypte au Ymen parle Soudan, l'Ethiopie et Djibouti.

    MAZATAUD Valrian et KERUEL SbastienSpectacles d'autres mondes - Auto-dit.Deux Clowns vlo autour du monde racontent dans cepetit livre un rcit qui runit tous les courriels dans leurchronologie.

    2004FISCHER Bertrand

    Pignon sur l'Asie - d. La Sarine, Suisse.Chroniques d'un journaliste cyclovoyageur. Parti deChteau-d'Oex , son village des Alpes suisses l'aventureprend fin Singapour, aprs 15 mois et 17 000 km de route.

    MERCAT NicolasPetit tour dans le vaste monde - Auto-dit.Un an vlo en famille.

    PIERARD OlivierDeux frangins pour un tour du monde vlo - Auto-dit.Les itinraires initialement prvus sont souvent modifissuite aux circonstances locales : instabilit politique ou par-cours trop risqu. Retourner en arrire, non jamais.

    2003AUBIN Anthony

    Mon tour du monde bicyclette -d. Thlyos ditions.18 mois18 000km Une Coupe du Monde de football23 pays visits.

    DAVID Arthur ROdysses africainesd. Artisans voyageurs ditions.Au Mali, ils suent sang et eau sur la piste reliant Kayes Bamako. En Pays Dogon, sur les traces de Leiris et Griaule,ils dcouvrent les villages accrochs la falaise deBandiagara. Au Burkina Faso, avec les enfants architectes,ils ftent Nol. Au Niger, ils approchent les dernires girafesen libert. La gopolitique, les vnements du 11 septem-bre 2001 ont modifi les rgles du voyage. Paule et Arthursont obligs de faire un trange dtour.

    LECLAIRE DenysD'un ocan l'autred. C. Rousseau, Qubec.La traverse du Canada en 1978, au moment o le Qubecest en pleine mutation politique. Notre cycliste solitaire relateles inquitudes d'un pays menac de sparation.

    ROM XavierMon plerinage Santiago Saint-Jacquesde Compostelle. Auto-dit.Paysan pote, autodidacte Dfenseur ardent des paysans, l'heure des quotas laitiers, crateur du muse de la paysan-nerie Baguer-Morvan, coureur cycliste durant prs detrente ans.

    SOULAT Sylvie et AlainAutour du monde avec Ulyssed. Stank, Qubec Une odysse familiale tandem. Quatre continents, 35 payset 65 000 km.

    TATTU ChristopheAu loin, l'Himalaya - Auto-dit.Sur les plus hauts cols du monde vlo. Christophe etVirginie Tattu, deux cousins qui partagent la passion de l'a-venture se sont associs le temps d'un voyage pour pnt-rer le cur de l'Himalaya vlo.

    2002ABRAHAM Patrick et FAIVRE Herv

    Un tandem autour du monde - Auto-dit.Deux ans de rencontres, de dcouvertes, de partage, denombreuses photos.

    BOURDIN-REVUZ Aymeric et GIROUD VincentLe Pari(s) Jrusalem - d. Salvato, Paris.3000 Kilomtres vers la Terre Sainte.

    DANNECKER Laurence et GillesCinq continents de vies - Auto-dit.Rcit d'un tour du monde vlo. Cinq continents parcouruspendant deux ans et 38 000km.

    ERNST ThierryMa traverse de l'Est - d. Bellier, Lyon.2 500 km de l'Isre Chisinau en Moldavie.

    JEGARD ZefPapy fait le tour du monde - Auto-dit. vlo, le long du 50e parallle et 66 ans.

    MARTHALER ClaudeLe chant des roues - d. Olizane Suisse.Tour du monde durant sept ans. Plus de 130 000 km par-courus, souvent en privilgiant les plus hautes pistes dumonde, les dserts et la rigueur de l'hiver ; cest aussiempreint d'humanit.

    RAIMBAULT Alexis et MickalJusqu'au nombril du monde - Auto-dit.15 000 km de Limoges en Australie.

    SOULHAC Gilles et BEAUGER AlainParis, Moscou, Pkin - Auto-dit.9 900 km bicyclette en 82 jours.

    100 livres de rcitsde voyageurs vlo

    Une anthologie

    dHerv Le Cahain

    et Philippe Orgebin

    compltement puis. Jirai meffon-drer sur le mme lit dhtel que troisjours plus tt. Je dcide de lzarder unejourne dans cette ville et au matin, jes-saye de rcuprer en dormant sous lespalmiers. Je manque de sommeil, je netiens plus debout. De temps autre, jevais faire trempette la pompe dirriga-tion. Je dois reprendre quelques forcescar demain je vais jusqu El-Oued.

    Dans la tourmentePour y aller, je quitte un dsert de

    petits cailloux pour entrer dans le granderg oriental. Ds la sortie de Touggourt,la route sengage dans le sable, sur lesdunes, entre les dunes ou sous les dunes,selon lhumeur du vent. La rgion estplus habite par ici et, prs des villages,les enfants tiennent, pendus par le cou,des fennecs quils esprent me vendrecomme un simple morceau de viande.Les dunes grandissent tel point que laroute est compltement ensevelie en plu-sieurs endroits. Les ponts et chaussesprviennent en installant des panneauxqui sont leur tour recouverts. Au milieude cette immensit de sable se trouve El-Oued qui sera mon tape pour la nuitavant de rejoindre Biskra en deux jours.

    Le Souf pass, je retrouve la steppe etsur les 110 km prvus aujourdhui, il ny apas le moindre point deau. Une fois deplus, je dpends des routiers pour map-provisionner. Ds le matin, je prendsmon mal en patience car le vent, cause detous les maux du Sahara, sest remis souffler dans le mauvais sens (comprenezquil ne va pas dans la mme directionque moi). Petits braquets, petites vitesseset gros efforts sont les seuls remdes.Tant bien que mal, javance mais cettejourne nest dcidment pas comme lesautres. Lair est brlant, le thermomtrechatouille les 44. Avec le vent dans levisage, mon protge-bouche sassche etma gorge se met me piquer. Laprs-midisannonce mal, sans un point dombre surle bord de cette route qui flne entre lestouffes dherbes. Tous les 10 km, un pan-neau me nargue dun plus que 60 km, plusque 50 km Le vent souffle de plus belle,du 42x21 je descends au 28x25 et maconsommation deau au cent est devenuephnomnale. a y est, je viens de passerle panneau des dix dernires bornes. Maisdevant moi quelque chose minquite. Alhorizon, japerois le ciel prendre unecouleur marron avec de grandes tranesnoires verticales. Il se prpare quelque

    chose que le vent pousse toute alluredans ma direction. La masse sombre, dunaspect jaune marron coup de tourbillonsnoirs, est maintenant toute proche. Levent souffle comme une furie. Dansquelques secondes je serai pris dans unetempte de sable. Le mur absorbe un dro-madaire 500 m, puis le buisson, l,devant moi et je disparais mon tour,dans ce brouillard de poussire. La visibi-lit nexcde pas 5 m et le vent fou projettedes particules dans tous les sens. Je pro-gresse pniblement, chauss dun petitbraquet de 28x30. Le village nest plusqu 2 km. Que dis-je ? Encore 2 km ! Jevais mettre deux heures couvrir la dis-tance, nez dans le guidon, chapeauenfonc jusquaux narines. Deux longuesheures survivre dans cette monstrueusemachine laver, secou, ballot, racl parla poussire. Enfin, 500 m avant le village,la tempte disparat comme elle avaitcommenc. Je maffale contre la mosqueen demandant de leau, dcid ne pasaller plus loin. Invit par linstituteur, jepasse une nuit rparatrice ct dun scor-pion venu sinstall dans la maison.

    Christophe [email protected] n1 - mars 1982

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    GIRARD Andr

    Au loin l'Himalayad. Taumassou Chantemerle, Suisse.L'Inde et le Pakistan vlo.

    NICOTERA Franco

    Cinq ans sur deux roues, pour un regardAuto-dit.Un tour du monde en 76 785 km, 346 crevaisons, 124 chu-tes, 5 accidents, travers 11 dserts et 66 pays. Bon nom-bre de fois, j'aurais pu troquer ma bicyclette contre un cha-meau ou un lphant. Pris pour un espion, un terroriste,demand en mariage...

    1991MASSON Daniel

    Les roues de l'aventure - d. Le cri, Belgique.Un tour du monde en 772 jours. Rencontre de personnagesremarquables comme Jamel Bali (courant pied autour dumonde), Heinz Stuck, ou Alain Saignol qui consacre sa vie des actions humanitaires en Afrique.

    SOULAT Sylvie et Alain

    L'aventure africaine - Auto-dit. tandem de France au Gabon.

    1990BRECHET velyne et ROLLAND Christian

    Roue libre, l'Amrique sans frontireAuto-dit.C'est 51 mois pour traverser bicyclette, 27 pays. C'estaussi 44 975 km de tnacit et d'insouciance.

    GRENIER Florian

    Ces silencieuses petites machinesAuto-dit.Rcit de plusieurs voyages vlo-rail au Canada.

    JACQ Philippe

    Un petit vlo dans la tte - Auto-dit.Tour du monde en 1003 jours. Nouvelle-Zlande, le dsertaustralien, la Polynsie, lInde sur les chemins deKatmandou

    1989BOJ Suzanne

    120 000 km autour de la terre - 2e partie.d. Imprimerie "Le paysan du Midi".Vnzuela-Terre de feu.

    DRIEUX Christiane

    Tashi Deleks ! - Auto-dit.Un carnet de bord, un guide pour ceux qui auraient envie dese lancer dans l'aventure de Kathmandu Lhassa.

    JACKSON Steve et SALVY Pierre

    Deux cyclo-randonneurs albigeoisAuto-dit.Sur un brin de fil de la Route de la soie, traversl'Himalaya.

    ROQUES Pierre

    Les cyclotouristes - Le vlo autrement.d. Fdration franaise de cyclotourisme.Rcits de randonnes en France et en Europe.

    ROUSSET Antoine et RICHE Rmi

    Marcel Blanc : cinq continents sur un vlod. De la Taillanderie.60 000 km, 51 pays. Aventure hors du commun depuis lesterres glaces de Laponie jusqu'au salar du Chili.

    1987ARM Jean-Philippe

    A vlo du Canada au Chilid. Mondo, Lausanne.25 000 km avec Marianne Kienholz et Andr Girard.

    GISSELAIRE Bernard

    Cyclotourisme en gypte, Sina, IsralAuto-dit.Voyage la rencontre des populations.

    MAGNOULOUX Bernard

    Les aventures de Rossinante - Auto-dit.5 ans sur les routes, il a visit 45 pays, pdal 76988 km,us 27 pneus et rpar 199 crevaisons. Sauvagementagress au Mexique.

    NAUD Jean

    Trois roues pour Tombouctou - d. Albin MichelAlger-Tombouctou, 3 200 km dont de 2 000 de piste et desable, trois mois de volont, d'audace et de courage.

    1986LOD Jol

    Les coureurs de dserts - d. Pac, Paris.Afrique, Amrique, Asie, Australie en tandem travers lesgrands dserts du monde avec Rina, sa jeune pouse sal-vadorienne.

    1984BOJ Suzanne

    120 000 km autour de la terre - 1re partied. Imprimerie "Le paysan du midi "La chevauche vers l'Ouest. Alaska-Mexique.

    GUIGNY Alain

    Deux vlos pour le bout du monded. Flammarion.Du nord au sud de l'Amrique latine ; des confins du MatoGrosso aux marais du Pantanal infest de camans et demoustiques et jusqu'en Terre de Feu, dans la neige.

    1979GUIGNY Alain

    La terre sur deux roues, 44 000 km vlod. Flammarion.Un tour du monde dans les annes 1975-1978 - 34 pays,740 nuits la belle toile. En Turquie, des chiens sauvagesl'ont attaqu, en Rhodsie, il s'est fait charger par un l-phant et mordre par une mygale en Guyane, en Amazonie ila failli prir sous l'assaut des fourmis.

    1978LOD Jol

    Le tour du monde bicyclette - d. Pac, Paris.Jol Lod n'a jamais fait de vlo quand il dcide de partireffectuer un tour du monde bicyclette.

    1977BERNIES Jean-Franois

    Pigeon volant - d. Robert Laffont.L'Afrique vue d'un vlo. Jamais le continent africain n'avaitt aussi prsent dans un livre que dans celui-ci.

    1973LEBLANC Albert

    Vlo monde - d. R. Ferron, Montral.60 000 km, 99 pays en 6 ans travers le monde.

    1967JARRIGE Alain

    Montceau - Tokyo vlo - d. Imprimerie Luttia.7 mois, 20 000 km dont 14 300 bicyclette en passant parl'Italie,Syrie, Irak, Afghanistan, Inde, Mlalaisie, Japon.

    1965VUILLOMENET Jean-Pierre

    La plante vlo - d. Perret Gentil, Suisse.28 pays, 32 mois, 45 000 km.

    1950BRANS Lionel

    Seul bicyclette de Paris Sagond. Amiot-Dumont, Paris.De Paris Calcutta de 1948 1949, 12 700 km.

    1947CHESAL Ren

    Le tour et le cur de la France bicyclette - d. Vigot Frres, Paris.

    LEININGER Nicole et Raymond

    La route sans borne - d. Susses, Paris.En campant de France aux Indes 1938-1939.

    1943SERGUEIEW Lily

    Routes, risque, rencontres - d. Susses, Paris.Journal de 2 voyages. Yougoslavie. Grce. Turquie. Syrie.

    1932MAERKY Paul

    Souvenirs de la grande routed. Du journal de Carouge, Suisse.Nombreux voyages bicyclette en France de 1901 1924.

    1928RUFFIER (Docteur)

    Voyage bicyclette - d. Physis, Paris.De Paris la Mditerrane par le Jura et les Alpes.

    1896BOUZIGUES Alcide

    Voyage fantastique en bicyclette de Paris Lannemezan - Auto-dit.

    DE PERRODIL douard

    travers les cactus, traverse de l'Algrie bicyclette - d. FlammarionDe l'ouest l'est.

    14

    2001BEJANIN Emmanuel et Batrice

    Routes des Amriques - Visions d'un tandem envoyage de noces. d. Transboral, Paris.D'Anchorage, en Alaska, Ushuaia, en Terre de Feu, ils ontlong sur 24 000 km la cte de l'Ocan Pacifique, traversles Rocheuses.

    FFCT

    Le guidon et la plumed. Fdration franaise de cyclotourisme.Dix rcits de voyages vlo : Franois RIEU - Marie-Thrseet Grard HAMON - Claire COPONET-LOUTY - PhilippeHENRY - Jean-Luc MARCHAL - Jean-Pierre KORNACKI -Jean-Pierre LAVIVILLE - Annette et Claude RAFFENNE -Jean PATRICK - Philippe GARCIA.

    FUCHS Michel

    C'est facile de pdaler quand il fait beaud. Pierron.Lauteur a parcouru, en 19 jours, 2 340 km vlo depuis sonAlsace natale jusqu' la ville de ses rves : Lisbonne.

    GAUTHIER Yves

    Le centaure de l'Arctique - d. Actes Sud.Gleb Travine, ouvrier sovitique, accomplit en 1927 sansassistance d'aucune sorte, un tour de l'URSS vlo.

    HEBRARD Sandrine

    Ailleurs et autrement - Auto-dit.Un tour d'Europe vlo pendant 365 jours, 22 pays traversen 24 000 km.

    LUCAS Steve

    Plus loin que l'horizon - d. Liv'ditions.De Boston Guatmala City-12000 kilomtres Vlo).

    VAYRON Isabelle et Xavier

    chos d'Orient - Visions de glaneurs de musiques.d. Transboral, Paris.Un rcit qui trouve son prolongement dans les deux CD-audio inclus, qui rassemblent 2h30 de mlodies et d'am-biances sonores. travers le dsert libyen, le plateaud'Anatolie, la valle du Gange, la steppe mongole ou la jun-gle malaise avec de nombreuses photos.

    2000COMBE Grard et Thrse

    Mes routes buissonnires - Arnol et Taco Bell. d.Dumas imprimeur, Saint tienne.Le tour du monde vlo en 13 mois.

    LAPRUN Arlette et Daniel

    Balades indiennes - Auto-dit.L'Himalaya et l'Inde. Cet ouvrage, vritable carnet de route,vous permettra, peut-tre, de trouver votre me d'aventurier.

    LERET Serge

    Les tribulations d'un pdaleur errantAuto-dit.Serge rencontre l'amour en Chine, se marie et choisit derevenir sur sa terre natale au terme de 4 annes de tribula-tions rocambolesques. 44 pays traverss.

    MEYNIER Christian

    Inuvik - d. Historic'one, Annecy.Un tour du monde vlo par les dserts et les montagnes,5 ans, 56 pays traverss et 87000 kilomtres parcourus surles 5 continents.

    VEROT Dominique et MIGNOT Damien

    L'chappe belle - d. Glnat.Treize mois sur les mers et sur les routes du monde -10 000 milles en voilier, des milliers de kilomtres pied et vlo, souvent clandestinement. De l'Atlantique au

    Pacifique, des sommets sacrs de l'Himalaya aux monast-res du Tibet interdit, du haut plateau Chinois l'Asie ter-nelle de Tamerlan).

    WARGNIER Jolle

    Deux vlos pour un rve - d. Ibis Rouge.Jolle et sa sur Katia ont parcouru 14 500 km de Paris Pkin vlo en 11 mois.

    1999ALEXANDER Mickal

    La rolls jaune - d. Centre de l'dition, Antibes.Voyage vlo en Malaisie.

    BIENVENUE Rgine et DEVAUX Pierre

    Le tour du Chili vlo - Auto-dit.10 000 km, 412 jours. Un regard qu'ils posent sur un payset sa population au travers d'une relation chaleureuse avecle peuple chilien.

    GAUTHIER Guy

    Go West - Auto-dit.Traverser les U.S.A. d'est en ouest, de New York Los Angeles, soit 5 500km. L'entreprise de Guy Gauthiermarque le cinquantime anniversaire de la fin de la SecondeGuerre mondiale.

    HARENGER Louis

    La plante des pauvres - d. De poche, J'ai lun 5 800.(Le tour du monde vlo des communauts Emmas).

    TREMBLAY Pierre-Yves

    A vlo jusqu'au ciel - d. JCL, Qubec.Parti de Chicoutimi en juillet 1994, il s'envolera d'abord pourl'Europe et montera son Devinci pour pdaler pendant 86jours autour de la terre en osant mme flirter avec les som-mets de l'Himalaya.

    VUILLOMENET Jean-Pierre

    Ailleurs autrement - d. Cabedita, Suisse.Pour ses 60 ans l'auteur repart vlo de France au Ymenpar la Sibrie et l'Iran.

    1998COCHELIN Yolande

    Paule et Arthur, carnet d'une route de lasoie - d. Artisans voyageurs ditions- Le couple d'artisans voyageurs a remont le temps au tra-vers d'une vingtaine des plus beaux sites archologiques dumonde. Tunisie, Libye, gypte, Jordanie, Isral, Syrie,Turquie, Iran, Pakistan, Chine,Tibet, et Npal, prs de 20 000km - dont 14 000 km de dserts.

    TIENNE Lucien

    En passant par Sarajevo - d. Scriba, L'Isle-sur-la-Sorgue.(6 500 km vlo dans les Balkans, en 1996 a la rencontrede cette rgion de l'Europe et notamment la Bosnie ovenait peine de se terminer "l'puration ethnique ").

    1997COCHELIN Yolande

    Rvances - d. Artisans voyageurs ditions.Voyage de 1990 1993, d'Angers Sydney par le Npal.

    VALCKE Louis

    Un plerin vlo - d. Triptyque, Montral.Rcit hybride d'un voyage Saint-Jacques-de-Compostelle.

    1996ARBIQUE Louise

    Par l'autre route - d. Stank, Qubec.Le tour du monde de Benot Havard en passant par la Russieavec sa chienne Misha. 25 000 km.

    POUSSIN Alexandre et TESSON Sylvain

    On a roul sur la terre - d. Robert Laffont.25 000 km autour du monde en un an.

    1995Calu Cline et Guillaume

    Voyage de noces vlo - Auto-dit.17 000 km autour du monde pendant 14 mois.

    HERV Franoise et Claude

    Le tour du monde vlod : Le cherche midi.150 000 km durant 14 ans avec leur fille Manon.

    JACQ Philippe

    L'inde par la route intrieure - Auto-dit.Seul vlo de Bombay Pondichry et l'tat du Tamil Nadu.

    PERAIRE Lucien

    A travers le monde vlo et en esprantoAuto-dit.(L'extraordinaire voyage de 1928 1932, de Moscou auJapon, par les rails du transsibrien).

    SOULAT Sylvie et Alain

    De l'Amazonie la Terre de FeuAuto-dit.(18 000 km tandem. Brsil, Cordillre des Andes,Patagonie).

    1994MAGNOULOUX Franoise et Bernard

    Tandem sur le rail - Auto-dit.De Montral, ils ont pdal jusqu'au nord du Labrador alorsque la piste ne dpasse pas Labrador City - Avec le guidecomplet du vlo-rail, en France et dans le monde.

    1993Franois Daniel

    Lentement, l'Amrique - Auto-dit.45694 km travers 2 dpartements d'outre-mer franais et15 pays trangers en l'espace de 4 ans et 3 mois.

    GIRARD Andr

    Les petits nes de fer - d. TaumassouChantemerle, Suisse.Voyage de plusieurs mois en Chine et au Tibet.

    1992BRUNIER Norbert

    La noce de la muette - Auto-dit.1990 Il part la recherche de l'me andine mais aussi larecherche de lui-mme. Traversant l'Argentine, la Bolivie, leProu et l'Equateur, le baladin va d'illusion en dsillusiondans le silence de l'immensit, la diversit des rencontres etla magie des Andes.

    Dimitri

    Afric'amour - Auto-dit.De l'Afrique Blanche l'Afrique Noire.

  • 16

    1895Briault

    Les Pyrnes et l'Auvergne en bicycletted I.I.C, Chartres. (Rdit par les d. Artisans-Voyageurs.Angers).De Chartres Gavarnie par Bordeaux, retour par Clermont.

    1894BERTOT Jean

    La France en bicyclette, tapes d'un tou-riste, de Paris Grenoble et Marseilled. May et Motteroy. (Rdit par les d. Artisans-Voyageurs. Angers. 2006).

    GUYOT (Lieutenant)De Montlimar Constantinople par mer etretour bicyclette - d. Plon, Paris.

    1893DE PERRODIL douard

    Vlo ! Toro ! de Paris Madrid bicycletted. Flammarion.

    1892W. Quick

    En bicyclette travers l'Engadine, laValteline, le Tyrol, l'Italie du NordImprimerie Tholier, Saint-tienne. (Rdit par les d.Artisans-Voyageurs. Angers. 2005).

    1887PENNELL lisabeth et Joseph

    L'Italie vlocipde en 1884 - (rdit par lesd. Desjonqure, Paris. 2004).En octobre 1884, Joseph et Elizabeth Pennell, jeunesAmricains rcemment maris, entreprennent, en tricycle,un voyage entre Florence et Rome.

    1890MARTIN Maurice

    Voyage de Bordeaux Paris par troisvlocipdistes - d. Vloce-sport, Bordeaux

    1883HORNUNG Antoine et GRAZ Alfred

    Au Saint-Bernard en tricycled. Imprimerie Annuaire du commerce, Suisse. (rdit parles d. la Carte, Suisse. 2000).Rencontres, aventures, dangers, tout y est ou presque !Avec en prime un humour qui les accompagne tout au longdu voyage. Une tranche historique sur la vie et les mursde l'poque.

    VIDAL du voyageurLe guide de sant indispensable pour voyagerConsultants : ric Pichard (professeur de Maladies Infectieuses et Tropicales), Jean-MichelSalord (mdecin hospitalier, service de mdecine interne), Jean-Marc Leder (pharmacien),Stphane Korsia-Meffre (responsable ducation patiets).

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    La Route des Cimes.(7 000 Km vlo de Pkin Calcutta)Par Christophe Tattu

    Christophe Tattu et Ludovic Lakire sont partis de Pkin le1er aot 2005 ; destination finale : Calcutta. En cours de route,leurs vlos disparatront dans un campement de yackiers en ter-ritoire Golok, avant d'tre miraculeusement retrouv par la policechinoise. Au cur du Tibet interdit, ils se feront arrter deuxreprises puis s'vaderont pour enfin atteindre Lhassa avant deconnatre, travers la splendeur de la haute immensit hima-layenne, la joie de caresser du regard le plus haut sommet de laTerre : l'verest. Aprs avoir franchi 23 cols entre 3000 et 5220mtres d'altitude. Au soir de leur 92e jour de voyage, ils aperce-vront dans le chaos indien de la capitale du Bengale Occidental,le pont d'Howrah qui clture 7 000 Km d'un parcours incroyable

    de difficults. Ils rendent ainsi hommage ce vieux proverbe tibtain : "Nul lieu n'est imp-ntrable pour quiconque est anim d'une foi sincre". P.O.

    2006 212 pages, 8 pages photos couleur. Autodit.Christophe Tattu - 14 chemin du Cordonnet - 70190 Boult.Tl./ Fax : 03.84.91.75.23 Courriel : [email protected] : 19,50 + 2,85 de frais de port.

    17

  • Sur la route

    seule difficult : une tempte de neige etun vent glacial au sommet. Un cycliste,qui sapprtait redescendre Lima envoiture, me permet de m'abriter pen-dant que je me change. Si vous avezenvie d'aller l, n'hsitez pas, c'estsuperbe. Poussez donc jusqu' Cuzcocar entre Huancayo et Cuzco, c'est fan-tastique. Par contre, la route est, pour-rait-on dire, "une ornire seme dequelques cailloux". En effet, Huancayo, fini le goudron et 1500 kmde piste m'attendent jusqu'au lacTiticaca. Les dix premiers kilomtressont terribles, la piste ressemble un litde rivire assche. Si a continueencore longtemps, j'y serai encore Nol et j'aurai un superbe entranementpour changer les rayons. Mais a s'am-liore : de la terre battue, des cailloux, dusable selon les cas. Les descentes sontdprimantes. On ne peut dpasser les 12ou 13 km/h au risque de tout casser. Jem'accroche aux freins pendant desdizaines de kilomtres.

    Hospitalit pruvienneIl n'est pas rare de se voir offrir le gte

    et le couvert. Plus le village est petit, plusl'hospitalit est grande et lorsqu'il nereste qu'une seule maison, c'est extraor-

    dinaire. Je me souviens particulirementd'une soire dans un restaurant compl-tement perdu 4 200 m d'altitude. J'ygote une spcialit du pays, un jus defruit assez spcial : quelques fruits (bana-nes, ananas, pommes) des ufs, de labire brune, de l'eau, le tout pass aumixer. C'est dlicieux et extrmementnergtique. Mais pour faire fonctionnerun mixer, me direz-vous, il faut de l'lec-tricit. Mais il y en a dans ce restaurantisol alors que les villages les plus pro-ches n'en ont pas. En voici la raison :juste au-dessus du restaurant, se dresseun relais de tlcommunication quincessite un raccordement. L'installationlectrique est originale. Pas besoin d'in-terrupteur, partir de 17 h tout estallum. Par contre 23 h, crac, plus rien !a vite de se poser des questions poursavoir quelle heure on se couche. Autresurprise de la soire, Radio Ayacucho, lastation locale, diffuse une heure dertrospective des Beatles.Dans un tel endroit, cela faitun drle d'effet. LesPruviens n'coutent jamaisou presque de musique desAndes. Les radios localesdiffusent des airs venus desUSA ou dEurope. Les seuls

    endroits o l'on entend de la musiquelocale sont les grandes villes o desgroupes de musiciens jouent pour lestouristes. Rien de tel dans la vie quoti-dienne des Pruviens.

    Une rencontreet quelques dsagrments

    Le 21 septembre, au fond d'une val-le, je croise deux Franais vlo gale-ment quips par Motobcane. Ils vien-nent de Rio-de-Janeiro et se rendent Lima. Je suis leur route jusqu' La Paz. Ladiscussion commence en plein soleil etnous sommes bientt assaillis par lesmoustiques. Je ne me couvre pas assezvite et mes jambes commencent enflerde manire inquitante, mes pieds ne ren-trent plus dans mes chaussures. On serfugie dans le bistrot du coin. Le patron,un dserteur de l'arme japonaise, rfugiau cur des Andes depuis de nombreu-ses annes, nous offre l'hospitalit.

    Restaurant Photo : Philippe ROCHE

    Photo : Philippe ROCHE

    18

    e 6 septembre 1981, lavion sepose Lima, 5 h du matin.Dans un premier temps, je mesoucis de remonter le vlo quej'ai d dmonter pour le trajet.

    Deux employs de l'aroport arrtentleur travail pour m'aider. Je leur proposeun pourboire qu'ils refusent. C'est la pre-mire ide reue qui est battue en br-che : en Amrique du Sud, les gens nes'intressent pas aux touristes que pourleur argent.

    Deux jours me permettent d'obtenirmon visa pour la Bolivie, de rparer unrayon cass dans le transport arien, d'al-ler chez le coiffeur et d'attraper un rhume cause du climat dtestable de cette ville.Brouillard, crachin se succdent tout au

    long de l'anne. La lgende raconte queles Incas, trs conscients du fait que c'-tait un des endroits les plus dsagrablesde la cte, avaient conseill auxEspagnols de construire ici la capitale.

    Le col AnticonaTrois jours aprs tre arriv dans ce

    pays, je pars en direction des Andes, j'enrve depuis plusieurs annes. J'ai long-temps attendu ce moment et aujour-d'hui je le vis. Je suis l, au pied des4 843 m du col Anticona, le plus hautcol goudronn du monde. Je monteprudemment car je me mfie des effetsde l'altitude. Mais je ne ressens aucundes symptmes dont on m'a parl avantmon dpart. Je ne rencontre qu'une

    Si Christophe Guitton tait fascin par le dsert,Philippe Roche tait attir par la montagne

    et recherchait des cols toujours plus levs franchir.En 1981, aprs avoir travers les Rocheuses aux tats-Unis,

    il senvole pour le Prou et la Cordillre des Andes.

    L

    Philippe dans les Andes

    AMRIQUEDU SUD

    Au prou, entre Cuzco et Puno, la rencontre avec un couple de Franais qui voyage cheval.Photo : Philippe ROCHE

    Cest en prparant ce voyageque Philippe a connu Christophe Guitton.

    Aprs leurs voyages respectifs,ils se sont retrouvs lanne suivante

    pour fonderCyclo-Camping International.

    Photo : Philippe ROCHE

    19

  • 21

    du cycliste) et, en plus, le risque de seperdre. Je dcide de prendre le train.

    Le dsert dAtacamaJe prends d'abord un tain normal de

    voyageurs, puis un train de marchandisesjusqu' la frontire chilienne. Mais l,c'est fini. Au Chili, on ne voyage pasdans les trains de marchandises et je doisattendre le train qui passera dans unesemaine. Je reste donc cinq jours 4000 m d'altitude au milieu d'un dsertdomin par quelques volcans en activitpour la plupart. Une odeur de souffreplane sur tout cela. De nombreux trainstransitent par la gare. Je me nourris denouilles, de sardines et de sucre en pou-dre, seules denres disponibles au"magasin" du coin. L'hospitalit d'unemploy de la gare m'assure un toit.Heureusement, deux jours avant le pas-sage du train, un convoi de camions mepermet de descendre Calama.

    Je suis quelques kilomtres duTropique du Capricorne, au cur dudsert d'Atacama, 1 200 km au nord deSantiago, 2 100 km au sud de Lima. Jecommence la longue remonte vers lenord. D'immenses tendues de sel, decailloux et de terre craquele par le soleil.Les Andes et la chane ctire arrtenttoute influence ocanique et, de mmoired'homme, il n'a jamais pl. Les pointsd'eau, crs par de petites rivires des-cendant des Andes, sont souvent distantsde 150 km mais la route est goudronneet on peut les relier en une journe. Laprincipale difficult est le vent qui balaiela rgion ds deux heures de l'aprs-midi.

    Les ChiliensCe sont des gens extraordinaires,

    accueillants et ouverts malgr loppres-sion du rgime qui les gouverne. Enpriv, ils en parlent quelquefois sansrserve et en termes peu logieux. Maissouvent, ils se rfugient derrire des"Vous savez, avant c'tait la pagaille".

    On s'intresse beaucoup laFrance. Elle est considre comme lepays de la libert, des rvolutionspopulaires, de la culture, des grandsphilosophes On me cite ple-mleVictor Hugo, mai 68, Rousseau,1789 On m'a mme demand si l'ar-me n'avait pas encore pris le pouvoir,

    si Mitterrand n'a pas subi lemme sort qu'Allende !

    Le 1er novembre je passedu Chili au Prou.L'Amrique latine cette par-ticularit bien pratique parrapport l'Europe quon nechange pas de langue tou-tes les frontires ! De plus,les gens font toujours uneffort pour se faire com-prendre, rptent, expliquent, donnentdes conseils. Cela a permis mon espa-gnol de passer de l'tat pr-embryonnaire(si, na, gratias) un peu mieux. Je com-prends et me fais comprendre sans pro-blme bien que mes phrases doivent tregrammaticalement monstrueuses.

    Le retour vers LimaAvec le Prou, le relief devient plus

    accident, le vent faiblit et les oasis sontplus proches les uns des autres. La routeatteint enfin les bords du Pacifique. Ilressemble singulirement son frre dunord, la cte aussi, sauf le peuplement,pour le moins diffus ici.

    Le 10 novembre, Nazca, je rencontreun Australien parti, depuis trois ans, pourun tour du monde vlo. On ira ensem-ble jusqu' Lima.

    Plus au nord, je fais un dtour Pracas pour aller admirer le chandelierdes Andes, immense fresque trace dansle sable depuis un millier d'annes envi-ron. On ne comprend pas son rle nipourquoi elle ne s'efface pas.

    Je suis de retour Lima, le 15 novem-bre. La boucle est boucle. Je vais cepen-dant faire un circuit d'un millier de kilo-mtres du ct d'Huaraz, au pied desmontagnes les plus hautes du Prou.

    Le 30 novembre, c'est le retour enavion de Lima Miami puis Londres. Jereprends mon vlo jusqu' Cusset viaParis aprs un intermde maritime entreSouthampton et Le Havre.

    Philippe ROCHE - [email protected]

    Revue n2 - juin 1982

    Cyclotourisme et voyage vloon principal souhait est que tout cela donne envie dautres cyclos dal-ler visiter ces rgions et bien dautres. Cest une exprience irremplaa-ble que le vlo permet de raliser dans des conditions idales, particuli-

    rement en ce qui concerne les possibilits de rencontres avec les habitantsdes rgions traverses. Les candidats ce genre daventuresont de deux catgories. Les uns partent dabord pour voya-ger et les autres ont pour but essentiel de rouler vlo (jefais partie de cette catgorie). Au retour, les premiers ontdcouvert le vlo, les autres, le voyage. Je pense que la syn-thse ralise est une des meilleures formes de cyclotou-risme. Celui-ci trouve ses origines dans le voyage bicy-clette et, mon avis, ne doit pas les renier sous pr-texte de toucher un plus grand nombre dadeptes.

    Ph. ROCHE

    Photo : Philippe ROCHE

    M

    20

    Le lendemain, je retrouve ma solitudeet la route me parat difficile car ltat demes jambes rend le pdalage pnible.Mais deux jours plus tard, tout est oubli.

    Le Machu-Picchu et le lac TiticacaJe me suis habitu rouler sur les pis-

    tes et je franchis quelques cols 4000 m.L'arrive Cuzco est marque par le seulsouvenir dsagrable que je garderai del'Amrique du Sud. Mon appareil photodisparat miraculeusement de mon sacde guidon. Je n'ai rien vu. Au cours de cevoyage, je suis dcidment fch avec lesgrandes villes.

    Il me reste heureusement un petitappareil photo et je vais visiter le

    Machu-Picchu. Le trajet, entrain local de 2e classe, pr-sente autant d'attraits quela visite du site lui mme.En effet, ce train permetaux Cuzceno d'aller dansla valle acheter des lgu-mes, des fruits et desanimaux. Tout aremonte dans le mme

    train et il est rempli surplusieurs couches par tou-

    tes ces marchandises.De nombreux mar-chands ambulants trou-vent encore le moyen decirculer dans les wagonspour vendre manger.

    De retour Cuzco, jercupre mon vlo et melance vers le lac Titicaca etla Bolivie. Des tapes de100 km par jour sur despistes caillouteuses m'a-mnent au sommet du der-nier col avant le lac. J'y

    retrouve un groupe de Suisses en cam-ping-cars dj rencontr il y a 15 jours.Ils m'expliquent leurs mthode pourviter les vols : ils gardent tour derle leurs vhicules, une barre de fer la main avec laquelle ils menacenttoute personne s'approchant tropprs. Ils ajoutent avoir t dus parl'accueil des Pruviens. Y aurait-il, parhasard, une corrlation ?

    La fin de la piste jusqu' Juliaca est par-ticulirement pnible, c'est de la tleondule. Une violente douleur dans lesctes (les miennes, pas celles de la route) chaque secousse rend ma progression dif-ficile. Je choisis finalement de rouler dansla pampa sur les traces des troupeaux.

    Aprs Puno, sur le bord du lacTiticaca, la route est goudronne et mondos va mieux. Je longe le lac toute la jour-ne. L'autre rive tant invisible, on n'a pasl'impression d'tre prs de 4000 m maisplutt au bord de la mer. Cependant,malgr un beau soleil, l'air frais et l'eauglace n'invitent pas la baignade.

    La Bolivie, lAltiplanoet le Salar dUyuni

    Je passe en Bolivie par le dtroit deTiquina (le lac a peine 200 m de large cette endroit), c'est l'Altiplano mono-tone puis de longs quartiers pauvres et,soudain, on arrive au bord d'un immensetrou : 500 m plus bas, La Paz. Le specta-cle est fantastique, mme pour moi quin'aime pas les grandes villes.

    De l, je me lance l'assaut du pointculminant de mon voyage : la station deski de Chacaltaya 5 230 m. La piste estcyclable jusqu' 5 100 m. Ensuite, je doispousser le vlo puis le porter cause dela boue et de la neige. Cette fois, je res-sens quelques effets de l'altitude : unlger mal de tte et de la difficult respirer aprs un violent effort. Mais riende bien srieux.

    La Paz, je rencontre un groupe dejeunes Franais enseignants au lycefranco-bolivien. Je loge chez eux unesemaine.

    Le 15 octobre, c'est reparti. Je retrouvel'Altiplano. Quelques jours plus tard,c'est le dbut du salar d'Uyuni et je roulesur 500 km de dsert de sel et de sableavant d'atteindre Calama au Chili. Au furet mesure que j'avance, les renseigne-ments qui me sont donns sur ce par-cours sont de plus en plus inquitants :pas de points d'eau, pas de village, traficquasi nul, piste sableuse (le pire ennemi

    La Paz - Bolivie - March aux sorcire.Photo : Andr COADOU

    Le Machu Picchu - Prou - alt. 2045m, 130 km au nord de Cuzco.

    Photo : Philippe ROCHE

  • epuis le week-end de l'Ascension Champanges, o j'avais plus oumoins promis Philippe Brasseur que

    je ferais tout pour partager quelques joursdans sa quinzaine, je me creusais le ciboulotpour participer dignement ce priple.

    J'avais longuement hsit entre le Tourde France qui passe prs de chez moi, uneproposition VTT sur le chemin deSantiago, un rassemblement AIT en Suisse,la semaine fdrale de la FFCT Chteauroux, et je ne pouvais me soustraire un voyage familial en aot dans lesRocheuses canadiennes.

    Dix mille cyclotouristes Chteaurouxce n'est pas mon truc, VTT et voitures nonplus, la grande boucle et son EPO, silenceon tourne on tourne la page. Il reste descopains et copines avec qui il est possiblede partager autre chose, ailleurs, dans laFrance profonde

    Mon choix vers la quinzaine CCI dejuillet donnait aussi l'occasion de parcourirle Canal du Midi. J'en rvais depuis long-temps. J'ai musard 4 jours sur ce site classpar l'Unesco, et j'encourage les CCIstes prendre du temps pour le parcourir.

    Le 5e jour j'arrive Saint-Martin-de-Londres, lieu du rendez-vous. Encore une fois,Philippe avait fait les choses avec une grandematrise. J'arrive sur le coup de midi au centredu village, accueilli par la Marseillaise. Mais

    ces notes festives clbrent le14 juillet, pas mon arrive.

    Je fais connaissance deMathilde, Martine, Jean, Charleset Pierre. Le soir l'tape nous retro-uvons Lise, Larry, Patrice et Franois, suivisde Nolle, Aude et Jol. Marcel, le rgional,n'ayant pu se soustraire une noce nousrejoindra le lundi.

    Et nous voguons dans la chaleur de l'tparfois plus de 45, sur des routes dser-tes et incroyablement belles. Chacun songr et suivant son inspiration plus ou moinsmatinale, cherchant du rconfort auprs desfontaines ou des ruisseaux. Haltes dans lesbois, au frais, ou cherchant un refuge contreles orages intempestifs.

    Avant d'atteindre Salers nous avonspartag d'agrables moments de pique-niques, campings sauvages ou pas, derveries utopiques sur un mondemeilleur, et des projets de dveloppe-ment durable.

    Je quitte regret le groupe, prsd'Aurillac. Les quinzaines : vous par-tez, vous arrivez comme vous voulez.C'tait ma premire quinzaine et proba-blement pas la dernire.

    Merci tous les participants, merci Philippe.

    Serge FICHANT Bons-en-Chablais - sept. 2006

    Vie de lassociation

    En toute libert sur les routesIl fallait d'abord vaincre toutes les tentations de l't, pour se retrou-ver dans l'enfer des rocailles des Cvennes et des Causses... Cettequinzaine du mois de juillet est passe par le Languedoc, le Cantalet lAveyron.

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    Photo : Philippe BRASSEUR Photo : Philippe BRASSEUR

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    'ai pu y faire une incursion l'occasiondu 14 juillet pour goter les charmes dela Bretagne au fil de l'eau douce, et

    prendre la temprature du groupe commede cet tcaniculaire.

    Ils taient trois ou quatre partir deSaint-Malo pour rejoindre le halage lelong de la Vilaine au bout d'une journe,dont un vlo couch. Les Barthel deRennes sont venus raconter leurs aventu-res orientales. Plus tard sont arrivs denouveaux adhrents " recruts " grce lafte du vlo de Nantes.

    J'ai rejoint au sud de Rennes au campingde Guipry situ au bord de l'eau avec uneherbe de rve pour les campeurs. Accueilliepar une soupe aux orties aux ufs - une

    recette d'Alain Jolys - , je me suis joint auplaisir de rouler sur des chemins de halagetoujours larges et bien tasss sur lesquelson peut atteindre une vitesse raisonnable.Rouler au bord de l'eau et sans voiture, c'estdj beaucoup. Avec en plus une bellenature -hrons cendrs en pagaille, martin-pcheurs dans des paysages changeants :cultures, roseaux, forts, falaises- et uneflotille varie, c'est encore mieux : des voya-geurs en barque qui nous rattrapaient tousles jours, des barques voile remontant deNantes Redon, des randonneurs en canoou encore ces bateaux moteur qui crentun large sillage et font bruisser les eauxdormantesEt par-dessus tout, il y avaitdes cyclos un peu partout : chaque camping

    avait son lot de cyclos trangers, de cliba-taires en vire, de scouts vlo ou defamilles avec des remorques bricoles. Bref,rouler sur les canaux bretons c'est tout ununivers. Une bonne faon de se dconnecterdes voitures et de la vie urbaine.

    Certains ont sans doute pens qu'AlainJolys avait prvu des tapes trop courtes.En ralit le kilomtrage rel tait sup-rieur, et la canicule nous incitait aux lon-gues siestes, c'tait donc un bon quili-bre. Par contre, le problme du vlo dansle train tait un rel handicap et expliquepeut-tre pourquoi les Bretons taient lar-gement majoritaires

    Sylvie DARGNIES

    Entre deux mersLa quinzaine estivale de juillet concocte par Alain Jolys n'a peut-tre pas rameut les foules mais

    elle ne manquait ni de charme ni d'intrt. Une vocation de la quinzaine qui sest droule le longdes canaux bretons, au mois de juillet, entre Saint-Malo et Chteauneuf-du-Faou.

    Souvenirsdes quinzainesLes quinzaines furent nombreuses et varies lt dernier.Voici les compte-rendus de plusieurs dentre elles.

    J

    Photo : Gilles CHENUEL

    Le Canal de Nantes Brest.

    Vie de lassociation

    23

  • a frquentation a t infrieure ce qu'elle est habituellement,9000 personnes contre 13000 en moyenne. Chteauroux man-quait d'attrait pour les amateurs de grimpette et de VTT (pas de

    programme pour cette discipline). l'analyse, le cyclotourisme aujourd'hui ne semble plus tout

    fait en adquation avec l'esprit qui l'animait ses dbuts.Aujourd'hui, donc, beaucoup de cyclos sont plus soucieux de "bouf-fer du kilomtre et de faire des moyennes" que de flner sur les che-mins vicinaux.

    CCI avait donc tout sa place sur la manifestation car l'associa-tion peut faire renouer certains membres de la FFCT avec l'objetinitial du cyclotourisme. Nous avons donc eu de nombreuxcontacts, de nombreux dbats autour des activits de CCI et la phi-losophie cyclotouristique. Des adhsions devraient suivre notre pr-sence Chteauroux. D'autres visiteurs nous ont donn les raisonspour lesquelles ils n'taient plus adhrents CCI. ARTHUR

    CCI tait ChteaurouxPhilippe Orgebin et Arthur ont tenu un stand CCI lors de la dernire Semaine fdrale de laFdration Franaise de Cyclotourisme Chteauroux.

    Vie de lassociation

    L

    La quinzaine Pui-Puy ou Corbires-CahorsLe parcours de cette quinzaine daot, devait tre assez facile.Il a long le pimont Sud et Sud-Ouest du Massif Central.

    e programme propos par PhillippeBrasseur tait rjouissant : monter, des-cendre, traverser des rivires, s'y arr-

    ter, s'y baigner, y dormir mais toujours enrepartir. Les cols se suivaient et ne se res-semblaient pas. Certains ont trouv a tropphysique, d'autres n'en disaient rien maispersonne ne rlait et souvent on rigolait.

    Le midi, le soir, en se retrouvant, on seracontait nos itinraires, nos rencontres,nos repos l'ombre ou encore on avaitdroit une lecture culturelle grce aux( la) spcialistes des offices du tourisme :"tout ce que vous devez savoir sur...." sansoublier les changes techniques sur les

    mrites de tel ou tel vlo,cou-ch ou non, de tel ou tel cyclo,de tel ou tel chargement. Aucamping on pouvait ajouter leschapitres tentes, changes derecettes, vin rouge, dgusta-tion des spcialits locales.Bref, nous tions un groupede cyclocampeurs bonsvivants.

    Alors, quelle ne fut pasnotre surprise quand, enmontant le Puy-Mary, quiplus est deux kilomtresdu haut donc un passage bien raide (isn't it)Charles et moi avons remarqu ce panneau(photo). Tous les jours on essayait derefaire le monde et on ne l'avait jamaisimagin comme cela ! Des vlos sanscyclistes ? Ce n'est pas nous. Partager laroute avec les voitures, nous le voulonsbien ! Mais en tant que cyclistes, avec unette, des jambes, un corps et des bras, dessues, des plaisirs et des fatigues.

    Parce que cette quinzaine c'tait biencela : en plus des paysages, du plaisir pourchacun de se balader en vlo, il y avait legroupe qui, en tant sympa, a permis cha-cun de faire de nouvelles connaissances, departager des expriences....et en plus, avecCCI, c'est un groupe sans chef. Oui, c'est pos-sible et a marche. Martine Le Lane

    L

    Solution des mots-croiss de la p.8

    Photo : Philippe ORGEBIN

    24

    inq familles taient prsentes cetteanne avec des enfants gs de7 mois 10 ans. Deux ados, Romain

    et Charlotte, ont apport leur soutien en pro-posant de prendre le relais pour tirer les troi-simes roues lors de montes harassantes.

    Cette anne, Jacques Marchal, originairede la rgion de Nancy, a propos le campinget prparer quelques itinraires intressants.Nous avons install nos tentes dans le cam-ping la ferme de la famille Miclo Vecoux, 10 km de la gare de Remiremont et 3 km dela voie verte. Cet endroit fut trs apprci partous. Les enfants sont alls la rencontre desvaches et de leurs veaux, des lapins, ducheval et des cochons. Lorsquil pleuvait,les adultes ont aim pouvoirsabriter dans la grandesalle o quatre tables ontpermis de prendre lesrepas tous runis et dor-ganiser des jeux de "tripo"en famille pour patien-ter au sec.

    C

    La semaine spciale famille sest droule dans les VosgesPour la quatrime anne, des famillesCCI se sont runies fin aot prs de Remiremontpour partager des journes vlo avec leurs enfants.

    LA SEMAINE CCI SPCIALE FAMILLECKOA ?

    Lide de est venue au dpart deBertrand Monthubert (de Toulouse)qui a propos Philippe Roche dechoisir une formule de semaine CCIplus adapte la prsence d'en-fants de tout ge. Le principe est

    de trouver un camping sympapour s'installer en camp fixe.

    Cela permet de rayonnerdans les environs avec nosvlos et de prvoir des itin-

    raires o adultes et enfantspeuvent pdaler ensemble.

    Julien et tienne ont tous les deux dcou-vert la troisime roue et sont devenus devrais moteurs pour leurs parents. Tanguy abattu tambour depuis sa remorque pourdonner le rythme aux tours de pdales. loi(3 ans) et Gaspard (7 mois), les plus jeunes,ont suivi le groupe sans problme. La routeles a souvent bercs et ils nous ont permisde faire des pauses goters lorsque l'heuredu ventre sonnait. Catherine MARCHAL

    P.-S. : Philippe Roche propose que, lan-ne prochaine, la semaine spciale famille setienne en Auvergne dans le village du Peyroux(prs du village de Tourzel) une quinzainede kilomtres louest dIssoire ...

    Les participants de la Semaine spciale famillePhoto : Jacques MARCHAL

    La relve de CCI est-elle l ?Photo : Jacques MARCHAL

    vlo, nous avons parcouru des dis-tances journalires de 40 50 km (saufcertains jours o la pluie ne nous a laissprendre la route que dans l'aprs-midialors que nous devions rentrer avant latombe de la nuit).

    Ds le premier jour, Jacques a initi legroupe en l'emmenant traverser le col deXiard, travers bois. Cette petite grimpettede 400 m de dnivel sur 3 km de cheminrocailleux a permis de tester jambes etbras. Aprs cela, les autres journes nousont sembl faciles ! Nous avons souventpris la voie verte en dbut de parcours pourensuite partir sur de petites dpartementa-les nous conduisant aux cascades, gorges,mille tangs et ponts de fes.

    Nicolas et Dorian ont vaillamment fran-chi certains cols vosgiens avec leur vloautonome. Ils taient srement inspirs desfables de La Fontaine dont ils nous ont faitle rcit tout au long de la route.

    meline a brillamment pouss samre, depuis sa troisime roue,dans une monte de 3 km oelle n'a pas arrt de pdaler.

    Photo : Jacques MARCHAL

    Vie de lassociation

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  • 25, rue Ramus - 75020 Paris Tl. : 01 47 97 62 18Site Internet : www.cci.asso.frCourriel : [email protected]

    Runion/permanence au localles 2e et 4e mardis de chaque moisentre 19h30 et 20h30,suivie dun resto.

    Photo de couverture : Philippe Rochetats-Unis - Valle de la mort

    Directeurde la publication : Joseph Jaunereau.

    Rdaction :SLECTION des TEXTESSylvie Dargnies, Philippe Orgebin,Gilles Baron.

    MAQUETTE et MISE EN PAGEGilles Baron

    Ont particip cette revue :Christophe Guitton,Philippe Roche,Philippe Orgebin, Serge Fichant,Catherine Marchal.

    Dpt lgal :Octobre 2006.

    Numro ISSN : 0755-0219.

    Commission paritaire :0910G87166

    Tirage : 800 exemplaires.

    Impression :Parenthses 76, av. du Bout-des-Landes44300 Nantes

    Prochaine parution :

    N 101: dbut janvier 2007

    Cyclo-Camping International (CCI) est entirement anime par ses adhrents,des bnvoles qui participent leur association et la font vivre.

    Cyclo-Camping Internationalassociation fonde en 1982, regroupe et informe

    ceux qui voyagent vlo sans aide motorise.

    CONSEIL DADMINISTRATION DE LASSOCIATIONPrsident : Joseph JAUNEREAUSecrtaire : Pierre ONASCH -Trsorier : Anne-Marie BARTHELAutres Membres : Jolle AYACHE, Alain BARTHEL,Daniel DOUCET, Michel FRANOIS, Robert LECOCHE,Philippe ORGEBIN, Mireille ORIA, Serge ROUSSEAU,Philippe ROCHE (Prsident d'honneur, co-fondateur de CCI).

    ADHSION SEULE lASSOCIATIONvalable par anne civile

    ( partir de septembre compte galement pour lanne suivante)

    Adh. individuelle Adh. couple Adh. de soutien

    1 an 12 18 15

    2 ans 23 35 30

    ABONNEMENT SEUL la REVUE

    Abonnement France Abonnement tranger

    1an (4 N) 17 19

    2ans (8 N) 32 36

    ANCIENS NUMROS DE LA REVUE : 3

    Labonnement se fait par anne civile. Tout nouvel abonn recevra les4 numros de lanne en cours y compris ceux qui sont dj parus.De septembre dcembre, tout nouvel abonn (qui sabonne de fait pour lan-ne suivante) recevra en plus les 2 derniers numros de lanne en cours.

    Lassociation publie une revue trimestrielle (celleque vous avez entre les mains) et organise le festivaldu voyage vlo chaque anne, au mois de janvier.

    Elle propose ses adhrents :

    Des Fascicules par pays qui comportent la fiche dupays, les coordonnes des adhrents qui ont parcourule pays et des rcits de voyage sur ce pays (disponiblescontre une enveloppe 21 x 29,7 cm, timbre 0,77 et portant le nom et ladresse du demandeur).

    Un centre de documentation ouvert aux adhrents, Paris (25, rue Ramus - 75020 Paris - Mtro : Gambetta)les deuximes et quatrimes mardis de chaque mois.

    Cyclo-accueille-cyclo, un rseau dadhrents quihbergent les cyclo-voyageurs de passage, en Franceet ltranger.

    Des sorties vlo, notamment des quinzaines lt.

    Une lettre dinformation trimestrielle est envoye tous les adhrents.

    ADHSION ET ABONNEMENT SIMULTANS

    Individuels Couple tranger ou soutien

    1 an 25 31 28

    2 ans 47 59 54

    TARIFS ADHSION ET ABONNEMENT 2007

    BULLETIN ADHSION - ABONNEMENT

    Bulletin dcouper ou photocopier et retourner Cyclo-Camping International - 25, rue Ramus - 75020 Paris, accompagn dun chque lordre de Cyclo-Camping International.

    JE PRENDS LADHSION SEULE CCI : pour 1 an pour 2 ans adhsion couple adhsion avec soutien

    JE PRENDS LABONNEMENT SEUL la revue Cyclo-Camping International : pour 1an pour 2 ans abonnement tranger

    JE PRENDS LADHSION ET LABONNEMENT SIMULTANMENT : pour 1 an pour 2 ans adhsion couple tranger ou soutien

    NOM : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prnom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    Code postal : Ville :. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . tes vous membre FFCT ? OUI -- NON

    Courriel : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tl. : Anne de