DIRECTIVE 2014/65/UE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU ?· DIRECTIVE 2014/65/UE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET…

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  • DIRECTIVE 2014/65/UE DU PARLEMENT EUROPEN ET DU CONSEIL

    du 15 mai 2014

    concernant les marchs dinstruments financiers et modifiant la directive 2002/92/CE et la directive 2011/61/UE

    (refonte)

    (Texte prsentant de l'intrt pour l'EEE)

    LE PARLEMENT EUROPEN ET LE CONSEIL DE LUNION EUROPENNE,

    vu le trait sur le fonctionnement de lUnion europenne, et notamment son article 53, paragraphe 1,

    vu la proposition de la Commission europenne,

    aprs transmission du projet dacte lgislatif aux parlements nationaux,

    vu lavis de la Banque centrale europenne ( 1 ),

    vu lavis du Comit conomique et social europen ( 2 ),

    statuant conformment la procdure lgislative ordinaire ( 3 ),

    considrant ce qui suit:

    (1) La directive 2004/39/CE du Parlement europen et du Conseil ( 4 ) a t modifie plusieurs reprises de faon substantielle ( 5 ). loccasion de nouvelles modifications, il convient, dans un souci de clart, de procder la refonte de ladite directive.

    (2) La directive 93/22/CEE du Conseil ( 6 ) visait crer un environnement dans lequel des entreprises dinvestissement et des banques agres pourraient, sur la base de lagrment dlivr et de la surveillance exerce par leur tat membre dorigine, fournir des services dtermins ou tablir des succursales dans dautres tats membres. cette fin, ladite directive sefforait dharmoniser les conditions initiales dagrment et dexercice applicables aux entreprises dinvestissement, y compris les rgles de conduite. Elle prvoyait aussi lharmonisation de certaines conditions rgissant le fonctionnement des marchs rglements.

    (3) Depuis quelques annes, les investisseurs font davantage appel aux marchs financiers, o ils trouvent un ventail largi de services et dinstruments, dont la complexit va toujours croissant. Cette volution justifie une extension du cadre juridique de lUnion, qui devrait englober toutes les activits offertes aux investisseurs. cette fin, il convient datteindre le degr dharmonisation ncessaire pour offrir aux investisseurs un niveau lev de protection et pour permettre aux entreprises dinvestissement de fournir leurs services dans toute lUnion, qui constitue un march intrieur, sur la base de la surveillance exerce dans ltat membre dorigine. La directive 93/22/CEE a donc t remplace par la directive 2004/39/CE.

    (4) La crise financire a rvl des faiblesses en termes de fonctionnement et de transparence des marchs financiers. Lvolution des marchs financiers a mis en lumire la ncessit de renforcer le cadre prvu pour la rglementation des marchs dinstruments financiers, notamment lorsque les transactions effectues sur ces marchs ont lieu de gr gr, afin daccrotre la transparence, de mieux protger les investisseurs, daffermir la confiance, de sattaquer aux domaines non rglements et de faire en sorte que les autorits de surveillance soient dotes de pouvoirs adquats pour remplir leur mission.

    FR 12.6.2014 Journal officiel de lUnion europenne L 173/349

    ( 1 ) JO C 161 du 7.6.2012, p. 3. ( 2 ) JO C 191 du 29.6.2012, p. 80. ( 3 ) Position du Parlement europen du 15 avril 2014 (non encore parue au Journal officiel) et dcision du Conseil du 13 mai 2014. ( 4 ) Directive 2004/39/CE du Parlement europen et du Conseil du 21 avril 2004 concernant les marchs dinstruments financiers,

    modifiant les directives 85/611/CEE et 93/6/CEE du Conseil et la directive 2000/12/CE du Parlement europen et du Conseil et abrogeant la directive 93/22/CEE du Conseil (JO L 145 du 30.4.2004, p. 1).

    ( 5 ) Voir annexe III, partie A. ( 6 ) Directive 93/22/CEE du Conseil du 10 mai 1993 concernant les services dinvestissement dans le domaine des valeurs mobilires (JO

    L 141 du 11.6.1993, p. 27).

  • (5) Les organismes de rgulation au niveau international saccordent reconnatre que les failles de la gouvernance dentreprise dans plusieurs tablissements financiers, y compris labsence de contrles et de contrepoids effectifs en leur sein, ont contribu la crise financire. Une prise de risque excessive et imprudente peut conduire la faillite dtablissements financiers individuels et des problmes systmiques dans les tats membres et lchelle mondiale. Un comportement fautif des entreprises qui fournissent des services aux clients peut porter prjudice aux investisseurs et aboutir une perte de confiance de leur part. Pour prvenir les rpercussions potentiellement ngatives des failles existant dans les systmes de gouvernance dentreprise, la directive 2004/39/CE devrait tre complte par des principes plus dtaills et des normes minimales. Ces principes et ces normes devraient tre appliqus en tenant compte de la nature, de lchelle et de la complexit des activits des entreprises dinvestissement.

    (6) Le groupe dexperts de haut niveau sur la surveillance financire dans lUnion europenne a invit lUnion mettre au point un ensemble vritablement harmonis de rgles applicables au secteur financier. Dans la perspective de la mise en place du futur cadre europen de surveillance, le Conseil europen des 18 et 19 juin 2009 a galement insist sur la ncessit dlaborer un rglement uniforme applicable tous les tablissements financiers exerant des activits dans le march intrieur.

    (7) La directive 2004/39/CE devrait donc faire lobjet dune refonte partielle dans la prsente directive et tre partiellement remplace par le rglement (UE) n o 600/2014 du Parlement europen et du Conseil ( 1 ). Ensemble, ces deux instruments juridiques devraient constituer le cadre juridique dfinissant les exigences applicables aux entreprises dinvestissement, aux marchs rglements, aux prestataires de services de communication de donnes et aux entreprises de pays tiers fournissant des services dinvestissement ou exerant des activits dinvestissement dans lUnion. La prsente directive devrait donc tre lue conjointement avec ledit rglement. Elle devrait contenir les dispositions rgissant lagrment, lacquisition de participations qualifies, lexercice des liberts dtablissement et de prestation de services, les conditions dexercice applicables aux entreprises dinvestissement, les comptences des autorits de surveillance des tats membres dorigine et daccueil et le rgime de sanctions. Le principal objectif et objet de la prsente directive tant dharmoniser les dispositions nationales concernant les domaines viss, elle devrait tre fonde sur larticle 53, paragraphe 1, du trait sur le fonctionnement de lUnion europenne. Il est appropri dadopter ces dispositions sous la forme dune directive, afin de permettre ladaptation, le cas chant, des mesures dexcution dans les domaines rgis par la prsente directive aux spcificits des marchs et des systmes juridiques propres chaque tat membre.

    (8) Il convient dinclure sur la liste des instruments financiers les contrats drivs sur matires premires et dautres constitus et ngocis dune manire telle quelle appelle une approche rglementaire comparable celle applicable aux instruments financiers classiques.

    (9) Lventail des instruments financiers comprendra les contrats nergtiques rgls par livraison physique ngocis sur un systme organis de ngociation (organised trading facility ou OTF), lexception de ceux qui sont dj encadrs par le rglement (UE) n o 1227/2011 du Parlement europen et du Conseil ( 2 ). Plusieurs mesures ont t prises pour attnuer limpact de cette inclusion sur les entreprises qui ngocient de tels produits. Ces entreprises sont aujourdhui exemptes des exigences de fonds propres au titre du rglement (UE) n o 575/2013 du Parlement europen et du Conseil ( 3 ) et cette exemption sera rexamine au titre de larticle 493, paragraphe 1, dudit rglement avant son expiration au plus tard la fin de lanne 2017. Ces contrats tant des instruments financiers, les exigences du droit des marchs financiers sappliqueraient demble, ce qui signifie que les exigences en matire de limites de position, de dclaration des transactions et dabus de march sappliqueraient ds la date dentre en application de la prsente directive et du rglement (UE) n o 600/2014. Cependant, une phase dapplication progressive de 42 mois est prvue pour lobligation de compensation et les exigences de march nonces dans le rglement (UE) n o 648/2012 du Parlement europen et du Conseil ( 4 ).

    (10) La restriction du champ dapplication concernant les instruments drivs sur matires premires ngocis sur un OTF et rgls par livraison physique devrait tre limite pour viter une faille qui peut aboutir un arbitrage rglementaire. Il est ds lors ncessaire de prvoir un acte dlgu pour prciser la signification de lexpression doivent tre rgls par livraison physique en tenant compte au minimum de la cration dune obligation excutoire et contraignante de livraison physique, qui ne peut tre dnoue et qui ne peut donner lieu un rglement en espces ou une opration de compensation, sauf en cas de force majeure, de dfaillance ou dune autre incapacit authentique dexcution.

    FR L 173/350 Journal officiel de lUnion europenne 12.6.2014

    ( 1 ) Rglement (UE) n o 600/2014 du Parlement europen et du Conseil du 15 mai 2014 concernant les marchs dinstruments financiers et modifiant le rglement (UE) n o 648/2012 (Voir page 84 du prsent Journal officiel).

    ( 2 ) Rglement (UE) n o 1227/2011 du Parlement europen et du Conseil du 25 octobre 2011 concernant lintgrit et la transparence du march de gros de lnergie (JO L 326 du 8.12.2011, p. 1).

    ( 3 ) Rglement (UE) n o 575/2013 du Parlement europen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux tablissements de crdit et aux entreprises dinvestissement et modifiant le rglement (UE) n o 648/2012 (JO L 176 du 27.6.2013, p. 1).

    ( 4 ) Rglement (UE) n o 648/2012 du Parlement europen et du Conseil du 4 juillet 2012 sur les produits drivs de gr gr, les contreparties centrales et les rfrentiels centraux (JO L 201 du 27.7.2012, p. 1).

  • (11) Une srie