Droit Des Assurances-2

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Droit des AssurancesExamen oral : Sujet tir et qui est une question de cours et qui souvent va dboucher sur un cas pratique (plus ou moins 10 min). Droit au code des assurances loral.

IntroductionLe contrat dassurance et ses rgles sorganisent autour doprations individuelles (souscripteur assureur). 1 : La technique dassurance 1. Dfinition

Picard et Besson dfinissent le droit des assurances comme : Une opration par laquelle lassur se fait promettre moyennant une rmunration (la prime), une prestation par une autre partie (lassureur) en cas de ralisation dun risque. Cette opration se concrtise par la ralisation dun contrat (contrat dassurance) conclu entre un souscripteur et un assureur. Le souscripteur soblige payer la prime, lassureur de son ct sengage garantir un risque c'est-dire quil sengage, en cas de sinistre, fournir une prestation qui le plus souvent se traduit par le paiement dune indemnit. Ce contexte global dans lequel sinscrit le particulier sappelle la mutualit, forme par lensemble des assurs qui ont souscrit un contrat dassurance (sur un mme risque) avec le mme assureur. Il ne peut pas y avoir dassurance sans mutualit, car lassureur en concluant le plus grand nombre possible de contrats dassurance opre un regroupement des assurs qui sont exposs un mme risque (ex : risque incendie). Chaque souscripteur va contribuer, par la prime verse entre les mains de lassureur, au rglement des sinistres au profit de ceux qui au sein de la mutualit subiront effectivement un sinistre. Par le biais de lassureur et de la conclusion des contrats, les assurs vont mettre leurs risques en commun. 2. La mutualit

Lassurance est la compensation des effets du hasard par la mutualit organise suivant les lois de la statistique. Lassurance procde dune vertu de la prvoyance pour lassur. Cest le moyen de se prmunir contre les risques de lavenir. Les consquences dommageables du sinistre, sil survient, seront supportes non pas par lindividu seul aussi par la collectivit. Lide est de verser une somme modique par rapport la somme relle si le risque survient. Plus la mutualit est vaste, plus les risques seront dilus et plus la charge sera faible pour chaque souscripteur. On trouve la base de lassurance une ide de solidarit, car chaque membre contribue alors que seulement certains dentre eux vont en profiter, mais on ignore lesquels. Il y a donc lide dala. Lassurance est une technique de solidarit par la mutualit 3. Lassureur

Lentreprise dassurance est dote dun caractre scientifiquement organis, car ce sont les lois de la statistique qui permettent de dterminer lavance la cadence approximative des sinistres ainsi que leur cot moyen. Cest en calculant lavance le nombre et limportance des sinistres qui

seront la charge de lassureur que les compagnies fixent le montant des primes dont le paiement va tre rclam aux assurs cela afin dquilibrer lensemble. On sait quun vnement donn se produit avec une certaine rgularit et cette rgularit on peut lidentifier, la mettre jour en observant les cas passs. La prestation de lassureur est fournie postrieurement la conclusion du contrat et elle dpend dun vnement incertain. On dit que le cot exact de production nest connu qua posteriori alors quhabituellement le cot de production prcde la consommation. Cest ce quon appelle linversion du cycle de production et qui est une exclusivit de lassurance. Les assureurs sont donc soumis une contrainte scientifique (tudes statistiques) qui gouverne entirement leur activit, lassureur doit dterminer les risques quil va accepter de prendre en charge et en dterminer le prix. Pour quon puisse dgager une loi des grands nombres, on dit que les calculs doivent porter sur des risques disperss, homognes et suffisamment frquent : Des risques disperss : c'est--dire que le regroupement opr par lassureur doit porter sur des risques dont une minorit seulement se ralisera. Pour que le systme fonctionne, il faut une disproportion trs grande entre le nombre de risques assurs et le nombre de sinistres effectifs. Et dautre part, si une majorit dassurs venait tres frapps, lassureur ne pourrait pas compenser les risques ou lon demanderait une contribution beaucoup plus leve et donc le contrat dassurance deviendrait moins avantageux pour le souscripteur. Ainsi ni le risque de guerre ni les cataclysmes naturels, ni le dommage cologique ne sont assurables, car concernent un trop grand nombre de personnes Des risques homognes : Pour dterminer la frquence de ralisation et valuer le cot des sinistres, lassureur va devoir regrouper des faits semblables. Il existe ainsi des classifications et des sous-classifications. On ajoute une homognit dobjets, les risques doivent porter sur des choses semblables ou comparables (le risque-vol nest pas le mme selon que lon habite dans des zones gographiques diffrentes). Des risques suffisamment frquents : Lvaluation du risque nest possible que si la ralisation des vnements est assez frquente. Si le risque ne se ralise que trs rarement, son observation ne permet pas de dgager une loi de probabilit.

Cest sur cette base que lassureur va effectuer une slection des risques et ainsi ce quil va accepter de prendre en charge et refuser de prendre en charge. Un candidat lassurance va dclarer son risque lassureur de manire ce que lassureur puisse se forger une opinion du risque que prsente le candidat. Lassureur va examiner le risque prsent, il se fait une opinion et cela permettra de fixer le montant de la prime en fonction du risque prsent par le souscripteur. Le montant de la prime rclam au souscripteur va varier selon le niveau de garantie offert en contrepartie. La pratique a invent deux techniques qui permettent aux assureurs de faire face des sinistres qui excderaient leur capacit : La coassurance qui consiste diviser un gros risque entre plusieurs assureurs de sorte que plusieurs assureurs vont sengager pour une part dtermine du risque et vont sengager dans la limite du plein de souscription fix pour lentreprise. Au-del, il ne sera pas tenu. En ralit cest une technique qui permet de pallier les inconvnients lis la concurrence que se font les compagnies et dlargir la mutualit. En pratique les assurances rdigent une police unique (contrat dassurance). On recourt la coassurance pour des gros risques (maritime, industriel). La rassurance consiste pour une compagnie se faire assurer son tour pour tout ou parti dun risque quelle sest elle-mme engage garantir envers son assur.

Rgie par larticle L111-3 du code des assurances. On dit que lassureur cde une partie du risque un rassureur qui sengage le garantir. 2 : Lhistoire du droit des assurances Les premires traces de lide de sorganiser pour matriser les consquences du hasard se retrouvent chez les Babyloniens (2e millnaire avant J-C.) concernant le transport de marchandises. On a invent un systme de prt dont le remboursement tait subordonn larrive de la marchandise destination. On trouve le mme principe chez les Grecs et les Romains dans le domaine du commerce maritime ainsi que lanctre de lassurance vie. On a imagin le financement des expditions par des prts et quaucun remboursement ne serait d en cas de vol ou de perte. Les premires compagnies dassurances ont t cres en Angleterre au 17e sicle. Le premier grand assureur tait Lloyd (concernant lassurance maritime). Un vnement a fait natre les assurances terrestres : ctait le grand incendie de Londres en 1666. On a donc pens une assurance contre les incendies. Au 18e sicle apparat la tontine qui est la premire forme dassurance sur la vie en cas de vie (besoin matriel, baisse des revenus). Ctait une sorte de mnagement de ressources pour une personne en cas de dpassement dun certain ge. Elle apparat en France dans la mme priode que lassurance contre lincendie et progressivement on voit apparatre une sorte de crativit dassurance. Avant cela, le principe de lassurance tait limit, car considr comme immorale par lglise. Lindustrialisation et le dveloppement conomique ont permis le dveloppement des assurances, notamment en matire daccident. Les assurances sont souscrites par les personnes physiques ou par les personnes morales de droit priv ou de droit public. On dit souvent que ltat est son propre assureur, mais cette expression est impropre, car pour certains types dvnements, lorsquil sagit dindemniser des victimes, parfois les personnes publiques prvoient dans leur budget des ressources ncessaires. Cela est aussi vrai pour la RATP ou la SNCF, car ce ne serait pas avantageux de passer par un assureur. Dans les obligations dassurances, les personnes publiques peuvent se voir exonres de lobligation de prendre une assurance. Les assurances maritimes et fluviales, dune part, et les assurances terrestres et ariennes, dautre part, se sont toujours vues appliquer une rglementation diffrente. Trs vite, les assurances maritimes se sont vues rglementes partir dune ordonnance de 1681 auparavant la coutume rglementait cette pratique, cette rglementation a t intgre dans le code de commerce en 1807. Un dcret de 1976 a codifi les textes en matire dassurance et on les retrouve dans le code des assurances. Ces textes sappliquent aux transports ds lors que le transport seffectue au moins en partie sur leau. La rglementation terrestre et arienne est beaucoup plus tardive. On retrouvait seulement dans le Code civil un texte qui disait que le contrat dassurance tait un contrat alatoire et donc tait rgi par le principe de libert contractuelle. La grande loi apparat en 1930 sur le contrat dassurance. La codification a t faite par des textes de 1976 qui coupent le code en deux parties : une rglementaire et une lgislative. Le code est structur en fonction dune division qui reprend les diffrentes catgories dassurances. Larticle R321-1 reproduit la nomenclature du code. 3 : Les diffrentes branches du droit des assurances On a diffrentes sortes de classifications : Par les catgories de risques pris en