du curateur ou du tuteur familial - unaf.fr .Vous souhaitez des renseignements sur la loi encadrant

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  • Guide du curateur

    ou du tuteur familial

  • PREAMBULE

    La France compte aujourdhui plus de 700 000 personnes sous mesure de protection et ce nombre est en constante augmentation.Dans lOise, environ 10 000 personnes sont places sous mesure de protection.Lorsquune personne ne peut plus pourvoir ses intrts patrimoniaux ou personnels, en raison dune altration de ses facults mentales ou physiques, de nombreuses questions se posent quant lopportunit de lui venir en aide, des modalits de cette intervention, des dmarches entreprendre et de leurs consquences.Vous venez dtre dsign tuteur ou curateur dun proche ?Vous souhaitez le devenir ?Vous souhaitez des renseignements sur la loi encadrant les diffrents types de mesures de protection ?Ce livret a pour objet de vous prsenter de faon pratique une prsentation des diffrentes mesures de protection, leur fonctionnement ainsi que des renseignements pratiques. Brigitte BRUN-LALLEMAND, Prsidente du tribunal de grande instance de Beauvais, Prsidente du centre dpartemental daccs au droit de lOise

  • SOMMAIRE

    INTRODUCTION : 6La loi du 5 mars 2007, portant rforme de la protection Juridique des Majeurs, consacre les grands principes de : Ncessit. 6 Subsidiarit. 6 Proportionnalit. 6

    Ire PARTIE : LES DISPOSITIFS EN AMONT DES MESURES DE PROTECTION. 7 Lhabilitation reprsenter son conjoint. 7 Le devoir dassistance lentraide familiale. 7 Les mesures daccompagnement. 7 - La MASP 7 - La MAJ 8 Le mandat de protection future. 9

    IIme PARTIE : LOUVERTURE DUNE MESURE DE PROTECTION. 11 Les modalits de la saisine. 11 - Saisine du juge des tutelles. 11 - Saisine du procureur de la Rpublique. 11 Les lments constitutifs de la requte. 12 -Lecertificatmdicalcirconstanci. 12 - Lidentit de la personne protger. 13 - Les faits qui motivent la demande. 14 - Les autres lments, non requis peine dirrecevabilit. 14 Instruction du dossier et dcision du juge des tutelles 14 - Laudition par le juge des tutelles. 14 -Lanotificationdeladcision. 15 - La publicit des mesures de protection. 15 - Les recours. 16

    IIIme PARTIE : LES DIFERENTS REGIMES DE PROTECTION. 17 La sauvegarde de Justice. 17 Les rgles communes la curatelle et la tutelle. 18 La curatelle, une mesure dassistance. 19 La tutelle, une mesure de reprsentation. 20 La notion de protection de la personne 21 La pluralit des intervenants 22 - Tuteur curateur aux biens, la personne 22 - Conseil de famille subrog tuteur 22

  • IVme PARTIE : LEXERCICE DUNE MESURE DE PROTECTION. 23 La mise en place de la mesure. 23 - Information des organismes bancaires. 23 - Information des autres organismes. 24 - Information des partenaires. 24 La gestion de la mesure. 24 - Les actes dadministration. 25 - Les actes de disposition. 25 - Les actes personnels. 25 Les obligations du curateur tuteur. 26 - Le compte rendu annuel de gestion. 26 - Linventaire patrimonial. 26 - La souscription dune assurance. 27 - Pour la personne protge. 27 - Pour le tuteur ou curateur familial. 27

    Vme PARTIE : LA FIN DUNE MESURE DE PROTECTION. 28 La mainleve. 28 - A la demande de la personne protge. 28 - A la demande du tuteur curateur. 28 Le transfert. 28 Le dcs. 29 - Le notaire 29 - La promesse de porte-fort 29 - La saisine du TGI service des domaines 29

    ANNEXES 30Requte douverture 30Compte rendu de gestion 34Inventaire 39

  • INTRODUCTION

    Tout dabord, une loi

    Laloin2007-308du5mars2007dfinitledroitdesrgimesdeprotectionjuridique,enconfortant les principes fondamentaux de ncessit, de subsidiarit et de proportionnalit des mesures et met la personne vulnrable au cur du dispositif de protection. Lesdits prin-cipes sont au nombre de trois :

    Le principe de ncessit : Cest--dire quune mesure de protection na volont tre ordonne que dans les cas o lapreuvedelaltrationdesfacults(parcertificatmdical)etlebesoindeprotectionsontvrifis.

    Le principe de subsidiarit : Cest--direquelejugedoitvrifierquedautresdispositifsnepeuventtremisenplaceenamont, permettant dviter le prononc dune mesure. Dautres rgles peuvent sappliquer dans certaines situations vitant la mise en place dune tutelle ou dune curatelle.

    Le principe de proportionnalit : Cest--dire que la mesure de protection, tutelle ou curatelle, doit dpendre du degr daltration des facults mdicalement constat.

    Ces principes sont relays par larticle 425 du code civil.

    La loi du 5 mars 2007 permet aussi la cration dune protection conventionnelle avec le mandat de protection future par lequel la personne encadre elle-mme sa future vulnrabi-lit.Elleinstaureaussiundispositifdaccompagnementsocialafinderpondreunbesoinde protection qui ne ncessite pas une restriction des droits mais qui permet de rpondre aux besoins de personnes dmunies.

    Enoutre,parcequelaprotectiondespersonnesvulnrables,lorsquellenepeuttreconfieauxfamilles,doitreleverdepersonnesqualifies,comptentesetresponsables,laloiorga-nise et rglemente toute lactivit tutlaire.

    Mais avant cela, il existe des procdures pratiques, au quotidien, qui peuvent permettre de pallier la mise en place dune mesure de tutelle ou de curatelle.

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  • Ire PARTIE : LES DISPOSITIFS EN AMONT DE LA MESURE DE PROTECTION

    Lhabilitation reprsenter son conjoint :En labsence manifeste de ncessit, le procureur de la rpublique peut considrer, au vu des lments du signalement qui lui sont transmis ou des renseignements complmentaires obtenus, quune mesure de protection nest pas ncessaire ou que la personne vulnrable a, certes, besoin dtre protge, mais que dautres dispositifs de protection permettraient ou permettent dj dassurer cette protection.

    Ilenestainsilorsquedesprocurationssuffisantessontenplaceauprsdesprochesetfonc-tionnent dans de bonnes conditions ; il en est de mme, si la personne vulnrable est marie et que lautre poux a dj diligent une procdure en application des articles 217 ou 219 du codecivil(autorisationoubienhabilitationdunpoux).

    Le devoir dassistance lentraide familiale :Certaines familles, structures, aidantes, bienveillantes parviennent parfois par leur organi-sation(procuration,gestiondesdmarches...)accompagnerconvenablementetsuffisam-ment un proche dans la gestion courante.

    Mme si ce dernier relve potentiellement dune mesure de protection, celle-ci pourrait finalementnepastremiseenplacegrcecettepriseenchargefamiliale.

    Les mesures daccompagnement :Les lments du signalement peuvent conduire le procureur de la rpublique, le juge, ro-rienter la personne vulnrable ou lauteur de la saisine vers les services sociaux du conseil gnral,afinquesoitenvisagelamiseenplacedunemesuredaccompagnementsocialpersonnalis(MASP).

    Lesfaitspeuvent,enrevanche,justifierlinterventiondesservicesduconseilgnralafindemettre en uvre une mesure daccompagnement social personnalis, puis, en cas dchec avrdecelle-ci,leprononcdunemesuredaccompagnementjudicaire(MAJ)parlejugedes tutelles.

    La Mesure dAccompagnement Social Personnalis dite MASP :Leur mise en uvre relve du conseil gnral. Ainsi, chaque dpartement dveloppe sa propre politique daccompagnement social.

    Lamesure daccompagnement social a la particularit de ne sappliquer quaux bnfi-ciairesdeprestationssocialesetfamilialesuniquement.Sonexerciceestconfiunpro-fessionnel, travailleur social de formation, dans le but dexercer une action ducative et budgtaire dans le cadre dun accompagnement social personnalis.

    Ledit accompagnement repose sur un contrat ngoci entre la personne et le conseil gnral. Sa

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  • validit varie de 6 mois 2 ans, la dure tant renouvelable dans la limite dune priode de 4 ans.

    Dans le dpartement de lOise, le dispositif MASP prend la forme de trois mesures dis-tinctes en raison dune prise en charge gradue, selon les potentialits de la personne autour de trois degrs dintervention dits :

    MASP 1 dite sans gestion :Lebnficiaire continue percevoir seul sesprestations.En revanche, il bnficie, sademande,deconseilsetdaideleurgestion,adaptsauxdifficultsquelapersonneren-contre.

    MASP 2 dite avec gestion :En plus des lments de conseils ci-dessus dsigns, cette mesure comporte la gestion de toutoupartiedesprestationssocialesdubnficiaire, toujours sademande.Ellessontaffectes en priorit au rglement du loyer et des charges locatives.

    MASP 3 dite contraignante :Encasderefusdubnficiairedentrerdanslamesuredaccompagnementsocialperson-nalis, sous certaines conditions, cette dernire peut tre impose. Pour cela, le prsident duconseilgnralalapossibilitdesaisirlejugedinstanceafinquilsoitprocdauver-sement direct du loyer au bailleur dans la mesure o il existe plus de deux mois darrirs de loyers.

    La Mesure dAccompagnement Judiciaire dite MAJ :Elle est postrieure la MASP en cas dchec de celle-ci.

    Lexclusivit des demandes douverture de MAJ relve du procureur de la Rpublique. Lorsquelamesureadministrativedaccompagnementsocialpersonnalis(MASP),menepar les services sociaux du dpartement, a chou ou na pu tre mise en place, le prsident du conseil gnral peut saisir le procureur de la Rpublique dun rapport dvaluation, et ce,auxfinsdouverturedunemesuredaccompagnementjudiciaire(art.L.271-6ducodedelactionsocialeetdesfamilles).

    Le procureur de la Rpublique apprcie alors lopportunit de saisir le juge des tutelles dune mesure judiciaire mais caractre social, la mesure daccompagnement judiciaire .

    La mesure daccompagnement judiciaire porte sur les prestations sociales dsignes par lejuge(art.495-4ducodecivil).Elleestprononcepouruntempsdterminquinepeutexcder deux ans et peut tre renouvele de telle sorte que sa dure ne puisse au total dpas-serquatreans(art495-8ducodecivil).

    Dans le cadre de la MAJ, le juge dsigne un mandataire la protection des majeurs cest--dire un professionnel. Celui-ci doit percevo