e ETLE DIABLE - media.theatre-la- 2014-15... · ment sur le territoire gapençais. Et le diable vint…

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  • renseigneMents i rservations

    04 92 52 52 52

    VEN 13 FV20:30

    ET LE DIABLEVINT DANS MON CUR...

    Cie Vol PlanMise en scne Alexis Moati

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  • Mise en scne et dramaturgie Alexis Moati

    textes et jeu Fanny avram, CaroleCostantini, Lna Chambouleyron,sophie Delage, Pierre Laneyrie, ChloMartinon et Charles-ric PetitUnivers sonore Josef amerveilCration lumire ivan Mathisscnographie thibault vancraenenbroeckCostumes aude-Claire amdo

    Production dlgue : espace des arts,

    scne nationale Chalon-sur-sane

    Production : Compagnie vol Plan ; espace

    des arts, scne nationale Chalon-sur-sane

    Coproduction : La gare Franche - Cosmos

    Kolej, Marseille ; La passerelle, scne

    nationale de gap et des alpes du sud ;

    thtre du gymnase, Marseille ; thtre

    d'arles, scne conventionne pour les

    critures d'aujourd'hui

    avec la participation du festival des nuits de

    l'enclave, valras

    A voir en famille ds 15 ans

    Le spectacle

    Quest-ce que ladolescence ? Une phase instable, passionnante et transitoireentre lenfance et le monde adulte ? Une vritable priode de cration, deconstitution de soi ? Fascin par cet ge fondateur, Alexis Moati a dcid denexplorer les mandres. En faisant appel ses souvenirs, ceux de ses acteurs,mais aussi en travaillant auprs dadolescents lors dateliers, mens notam-ment sur le territoire gapenais. Et le diable vint dans mon cur... articulera donc des bribes dhistoires, de tra-jectoires et de mmoires, des tranches de vie individuelles et collectives pourdresser le portait dun ge loin dtre tendre, o tout est affaire de passions, deconvictions et donc de potentielles dceptions. Tour tour adolescents,adultes, parents, professeurs ou conseillers dorientation, sept acteurs de 26 46 ans composeront cette fable sur la transformation et tenteront de resti-tuer le regard que ladolescent porte sur lui-mme, sur les autres, mais aussisur le monde qui lentoure. Dis, quas-tu fait, toi que voil, de ta jeunesse ? , sinterrogeait au soir de sa viele pote Verlaine. Alexis Moati pose son tour la question, au prsent et aupluriel. lheure o la socit a parfois tendance faire peser la responsabi-lit de ses souffrances sur les frles paules de sa jeunesse, il raffirme quelpoint justement la socit en a besoin, de cette jeunesse, et du miroir quellelui tend. Un miroir intransigeant, qui loblige se souvenir de ses utopies et deses engagements.

    Extraits vido

    http://www.dailymotion.com/video/x2fbc6y

    Vendredi 13 fvrier20:30

    Dossier de presse i et le diable vint dans mon coeur...

  • Dossier de presse i et le diable vint dans mon coeur...

    Le projet

    Et le diable vint dans mon coeur... est le dernier volet dune trilogie axe sur la recherche dune criture originale surla fin de lenfance : limpossibilit de grandir pour Peter Pan, la qute dabsolu pour la Petite Sirne, louverture surtous les possibles et la perte de linnocence pour les adolescents.Tout a commenc par le cri de Peter Pan, Je ne veux pas grandir . La fin de la pice renvoyant la question : Quandfinit lenfance ? . Au thtre lenfance ne finit jamais...

    La question quAlexis Moati pose au travers de cette trilogie est celle de la transformation, celle des tres mais ausside celle dune poque qui a du mal finir pour que naisse quelque chose de nouveau.

    Il est bien entendu question de dsirs, naissants et imprieux.Il sera aussi, forcment, question de thtre.

    Priode instable et passionnante o tout se transforme tout le temps, ladolescence est une priode de cration...de soi, o lon sessaye, se projette, sinvente. On sobserve, se reprsente, en cela on est thtral.

    Afin de mettre en uvre une criture qui naisse du plateau et dans le but den rcolter la matire premire, desateliers de recherche et de cration avec des adolescents de tous bords ont compltement t intgrs au proces-sus de cration. Il ne sagit pas ici de faire du thtre documentaire et de dresser le portrait de la jeunesse, aucuneconclusion nen sera tire. Lentre nest ni gnrale ni sociologique.Le propos est de samuser avec ce dsir de comprendre les jeunes qui envahit notre socit et de le mettre en scnesous la forme dune enqute confrence djante sur les adolescents. Partant dune forme qui recompose la conven-tion avec les spectateurs, la fiction sera fabrique vue, brouillant les pistes entre lillusion du thtre et la ralitde ce qui se droule au plateau. Le spectacle parlera dun tat personnel intime fragile et transitoire travers diff-rents portraits de jeunes.Dans ce dialogue entre les adolescents que lon a t et les adolescents daujourdhui, lenjeu est bien dcrire unefiction et de restituer toute la posie de cette priode initiatique de la vie.

    Sept acteurs (entre 26 et 46 ans) tour tour adolescents, enfants, adultes, professeurs, parents... vont composercette fable endiable sur la transformation. Placs dans un dispositif qui met le corps en jeu (et non un dcor), ils sontles constructeurs des univers successifs quils traversent, et restituent une vrit loin de toute psychologie. Commedes enfants qui jouent, ils font voluer lespace autour deux au gr de leur imaginaire.

    Il est besoin dun miroir pour se souvenir de notre capacit jouer, nous crer, pour nous souvenir de nos utopies.Si ladolescence est notre miroir, nous devons sans doute tre le sien

  • Dossier de presse i et le diable vint dans mon coeur...

    Inspirations

    Si les jeunes sont cons, cest notre faute. In France Culture, Sur les docks, Les jeunes sont des cons

    tre possd par une ide fixe : connaissez-vous ce tourment ?Non, votre esprit est trop calme, votre sens trop froid et rassis, vous ne souponnez pas cette torture. Et bien jai dix-huit ans,lme ardente, vierge de toute jouissance excessive, le corps surabondant de vie, et tout nerf, une ide fixe me domine : trelibre. Voil mon matre, mon tyran, mon bourreau qui chaque jour me tenaille sans jamais lcher prise. Je suis dans sa main,sous son fouet, il me faut vivre, agir et penser comme lui. Lautramont

    Il y a des gens qui oublient ce que c'est d'avoir 16 ans quand ils en ont 17.Je sais que tout a sera des histoires un jour.Et que nos photos deviendront de vieilles photos et que nous deviendrons tous le papa ou la maman dequelqu'un, mais pour l'instant ces histoires ne sont pas des histoires, c'est en train d'arriver, je suis ici.Et je la regarde. Elle est tellement belle.Je peux le voir, ce moment o vous savez que vous tes vivant.Et vous vous levez et vous voyez les lumires sur les btiments et tout ce qui vous fait vous questionner.Et vous coutez cette chanson sur cette route avec les gens que vous aimez le plus au monde.Et ce moment je jure nous n'avons pas de limites, nous sommes infinis... (...)Quand on est entrs sous le tunnel, jai pas lev les bras pour faire comme si je menvolais.Jai juste laiss le vent se jeter sur mon visage.Et je me suis mis pleurer et rire en mme temps. (...)Mais surtout, je pleurais parce que dun coup, jai vraiment ralis que ctait moi qui tais l, debout dans le tunnel avecle vent partout sur mon visage.Sans me soucier de savoir si je voyais le centre-ville. Sans mme y penser. Parce que jtais debout dans le tunnel.Et que jy tais pour de vrai.Et a suffisait pour que je me sente ternel. In Le Monde de Charly (The Perks Of Being A Wallflower ) de Stephen Chbosky, Ed/ Roman Sarbacane

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    Extraits du texte

    PORTRAIT FICTION E.

    Moi jarrive pas me projter du tout. Jarrive pas mvoir quand jaurai trente ans comment jvais tre. inspir Si jaurais unappartement une maison si jaurais une voiture euh inspir si jsrrais vivant si a si a si a si a. Inspir En ayant un but depuistout-ptit puisque depuis tout-ptit cest inspir depuis qujai 5 ans cest larm larm larm. Mais jarrive pas -mprojterapne 2s. Vraiment pas. Inspir Cest pareil pour les copines si jdois avoir une copine cest sans plus lamour a mintresse pasparce que comme mon projet cest daller larm partir en opration ltranger inspir donc euh mattacher a-srait passuper pour ma vie/ pour ma vie professionnelle. De toute faon Lamour cest une grosse erreur rires. Inspir Cest comme rvera sert rien drver. C/ Cest pas une vie fin a mne rien dans la vie.

    PORTRAIT FICTION S.

    quinze ans j'ai compris que je ne pourrai pas aider ma mre vivre !C'tait l'aprs midi, je rentrais du lyce, comme tous les aprs-midis.Seule comme d'habitude car ma meilleure amie avait d dmnager. Donc je rentrais comme d'habitude dans mon grandappartement plutt sombre. Je fermais la porte double tour et alors commenait le petit rituel de l'aprs-midi : de la mu-sique pour me couper du silence, souvent au casque, ou alors la tl mais pas trop. Puis je goutais, ce qu'il y avait dans le frigo ou un fruit, ou du chocolat si y en avait, et aprs je me mettais mes devoirs. Par-fois je pouvais rester assise des heures regarder dehors, sans me souvenir aprs quoi je pouvais bien penser. Parfois j'ar-rtais mes devoirs en me jetant sur un livre, n'importe lequel pourvu que a me fasse partir : je lisais tout ce qui me tombaitsous la main : des romans l'eau de rose, des BD, des romans historiques, des biographies, des contes, des rcits de voyagesbref la totale.Bon donc un rituel de fin de journe habituel, le regard riv sur le dehors, un ciel bleu et la chaleur lourde d'un dbut d't,des habitations bien ranges, le RER en bas, et le parapet, le fameux parapet qui est l'origine de tout. l'origine de la fin d'unevie et du dbut d'une autre.Bref, je lisais donc ou je rvassais comme d'hab. Et puis soudain...Un bruit glaant, assourdissant qui est venu percer toutes les oreilles, s'infiltrer dans tous les murs des maisons, un cri hu-main qui n'avait rien d'humain et puis plus rien, le silence...Elle tait tout en bas