Le cas des mathématiques à l’école primaire Un défi à .Maître de conférences en didactique

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  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 1

    Enseigner en Education prioritairedifficults des lves ?

    difficults pour les professeurs ?Le cas des mathmatiques

    lcole primaire

    Un dfi relever

    Marie-Lise PELTIER-BARBIERMatre de confrences en didactique des mathmatiques

    LDAR Universit Denis Diderot Paris 7

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 2

    Des questions souvent poses

    Quest-ce qui diffrencie les lves en difficulten mathmatiques et ceux qui ne le sont pas ?

    En quoi peut-on considrer que les lves deRAR sont davantage exposs aux difficults ?

    Quels sont les piges viter pour lesprofesseurs ?

    Quelles peuvent tre les pistes de travail les plusfructueuses pour amliorer vraiment la russiteen maths ?

    .

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 3

    Cadre thorique La double approche didactico-ergonomique(Robert, Rogalsky)Deux points de vue :- les apprentissages mathmatiques effectifs etpotentiels des lves (les scnarios, les formes detravail, les changes) didactique des mathmatiques- le mtier denseignant entre contraintes etinvestissement singulier (selon 5 composantesinstitutionnelle, sociale, mdiative, cognitive etpersonnelle) approche drive de lergonomie cognitive

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 4

    I. Difficults en mathmatiquesQuelques remarques prliminaires

    - question complexe- sans solution miracle !

    Des clarifications ncessaires

    Manifestation ? Cause ?

    un exemple: le manque de motivation?

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 5

    Manifestations des difficults

    Ncessit de diffrencier- ce qui relve des rsultats- ce qui relve du comportement

    Ncessit de rflchir aux rapports entredifficult ( facilit), erreur ( vrit),chec ( russite)

    Diffrents types dchecs - chec ponctuel/tat dchec

    - chec passager/durable- chec lectif/ global

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 6

    Un exemple :en PS : construire une tour avec des cubes

    chec pour llve interprtable en termederreur par le professeur

    But atteindre au cours de lapprentissage :Conduire les lves interprter leurs checsen termes derreurs en dveloppant leurcapacit revenir sur ce qui sest pass,lanalyser, en tenir compte pour les tentativesultrieures

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 7

    Les causes souvent imbriques- du ct de llve- du ct des familles- du ct des choix pdagogiques- du ct des mathmatiques

    Ncessit dinterroger le systme didactique

    lve

    mathmatiques

    professeur

    La socit

    Lcole

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 8

    Comment caractriser un lve en difficult enmathmatiques

    Perrin (1993), Butlen, Pzard (1993, 2003), Butlen (2004)

    Aspect quantitatif

    chec des items russis 80% par la classe dgeen gnral items de niveau n-2 pour une classe de niveau n

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 9

    Aspect qualitatif

    - difficult capitaliser le savoir- manque de confiance dans ses propresconnaissances- problme dexpression et de lecture- manque de mthode- difficult changer de point de vue

    attrait pour les manipulations attrait pour les tches techniques lassitude rapide recherche permanente du nouveau

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 10

    En rsum,Les lves en difficult

    - nidentifient pas les enjeux des situationsproposes- restent au niveau de laction- nidentifient pas le lien entre laction et lesavoir institutionnalis- se construisent une image dvalorise deuxmmes, ce qui peut avoir une rpercussionsur leur comportement en classe

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 11

    Ce qui est accentu en RAR

    A priori mmes capacits potentielles des lvessur le plan intellectuel et cognitif

    Mmes difficults dapprentissage desmathmatiques quailleurs, mais souvent accrues, se dtacher des phases daction capitaliser les connaissances

    Mais certains facteurs viennent complexifier laquestion de lapprentissage Un certain rapport aux choses scolaires nonidoine aux attentes de lcole

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 12

    - Un dcalage culturel entre lcole et certaines familles- La logique de lcole est transparente pour de nombreux professeurs et

    certains lves opaque pour dautres lves et leurs familles

    les enjeux dapprentissage des situations proposes les attentes de lcole en terme de travailla posture intellectuelle de dcontextualisationlinterprtation les rsultats des lors des valuations

    Une htrognit plus grande quailleurs

    Des effets de cumul de malentendus conduisant lchec

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 13

    Do une ncessaire prise de conscience

    du fait que lcole est pour certains lves leseul lieu o ils peuvent construire une posturedlves

    du rle important du professeur et des quipespdagogiques dans le dveloppement de cetteposture

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 14

    Moyens mis en uvre pour lutter contrelchec

    des moyens institutionnels

    - Structures diffrencies- Effectifs des classes- Pdagogie diffrencie- Individualisation des parcours, PPRE- Actions de remdiation cognitive- Aide aux devoirs

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 15

    des choix didactiques

    - dvelopper le sens des connaissances- prendre en compte les obstacles lis lacquisition de certains savoirs- remettre en cause une conception delapprentissage allant du simple au complexe- repenser le rle du concret et desmanipulations dans lapprentissage delabstraction

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 16

    Nos hypothses

    A lcole, tout nest pas jou!Cest le moment premier pour :

    - construire lenvironnement culturel sur lequelsappuie lcole- apporter aux lves ce qui est ncessaire pourpouvoir se construire en tant qulves- permettre aux lves et leur familles decomprendre les enjeux de lcole et delapprentissage des mathmatiques

    Les mathmatiques : discipline privilgie

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 17

    II. Quelques rsultats de recherches surles pratiques des professeurs entre tensions et bonnes intensions

    Une certaine diversit dans les pratiques Mais cependant des manires denseigner

    - partages par de nombreux enseignants- qui se transmettent facilement aux dbutants- cohrentes et stables pour agir au quotidien sanstout rinventer

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 18

    - solides et de sortir progressivement de la spirale decertaines manires denseigner les mathmatiqueslcole lmentaire peuvent, linsu des enseignantset contre leur volont, accentuer les diffrencesinitiales, voire mme hypothquer partiellement leschances dapprentissage pour certains

    - dautres permettent potentiellement aux lves deconstruire des connaissances lchec

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 19

    1.Contraintes et injonctionsinstitutionnelles et sociales

    (parfois sous forme de slogans)- souvent ressenties comme paradoxales - ayant une incidence sur les pratiques- gnrant des tensions voire des contradictionsentre diffrentes logiques

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 20

    Une contradiction entre une logique desapprentissages et

    une logique de socialisationune logique de la russite immdiateune logique de projet

    Une contradiction entre le temps de la classe et letemps d'apprentissage

    Une contradiction entre des modes de gestionindividuelle, publique et collective

    Ces contradictions ne psent pas de la mmemanire sur les pratiques des enseignantsElles peuvent tre hirarchises

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 21

    Contradiction fondamentale entre socialisation et apprentissage

    Contradiction entre russite immdiate et apprentissage

    Contradiction entre le temps de la classe et

    le temps de lapprentissage

    Contradiction entre individuel public

    et collectif

    Contradiction Entre projet et apprentissage

    D1

    D2

    D3

    D4

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 22

    Injonction constructiviste :

    Llve acteur de ses apprentissages enconstruisant lui-mme ses savoirs

    risque deconfusion

    Activit pragmatique activit cognitivemanipulation construction de

    connaissances

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 23

    Injonction : diffrencier les apprentissages rduire les diffrences initiales entre les lvesDiffrencier Simplification des tches

    Recours lostensionAide constante

    risque majeur

    Perte de lenjeu dapprentissageBaisse sensible des exigences

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 24

    Injonction : individualiser les parcours

    individualisation tches techniques diffrencies sur fiches de niveau n n-2centration sur les algorithmes

    risque majeur

    Absence de mutualisation entre lvesAbsence dinstitutionnalisation

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 25

    Injonction actuelle : accentuer lacquisitiondautomatismes et de mcanismes

    risque majeur

    entrave lentre dans le sens de lactivit mathmatique

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 26

    Tension entre

    une logique une logique de socialisation dapprentissage

    Antriorit ou simultanit?Sparation ou imbrication?

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 27

    Tension entrelogiques denseignement

    visant

    la russiteimmdiate lapprentissage

    moyen et long terme

    la mise en rseau desconnaissances

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 28

    Tension lie aux diffrents temps

    temps de classe temps de travail

    temps dapprentissage temps didactique

    temps du matretemps des lves

    Le temps parat la foisbeaucoup trop long beaucoup trop court

  • M-L PELTIER. Caen Mars 2011 29

    2. De bonnes intentions

    correspondant

    - des reprsentations souvent non questionnes du public, du mtier

    - des conceptions sponta