LE VALAIS EN LIESSE - core.ac.uk .teurs heureux d'oublier leurs soucis pour quel­ ... Nous sommes

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  • J.A. No 11 SION c '"r-r.o .,:, . , '-- E PRE' ,

    LE PREMIER JOURNAL ILLUSTRE DU VALAIS

    0 R GA N E 1 N D PEN DAN T

    ; ........................................................................................................................................................................................... ......................................................... --; .

    PARAISSANT CHAQUE MOIS

    . '

  • CARNAVAL

    La voiture officielle ouvre le cortge.

    La "Poutratze ;s., qui a t enterre le mardi-gras Martigny-Bourg.

    Un acrobate trs remarqu sur le parcours.

    Nous sommes heureux c1offrir . nos lecteurs lo prilneur de ce pome, qui vient tl"tre couronn nu x Jeux floraux du Languetloc, ct d't'n fliciter notre campa tri ote

    L'AMITI Si souvent j'ai voulu chanter de l'amiti Les e/ /ets merveilleux, aurols de gloire ; La. valeur m'en parut limite, illusoire: Ce qui me plut jadis, plus tard me fit piti!

    Je n'osais l'exalter! ... La bnir? ... Qu' moiti! Craignant un jour, hlas! d'un geste trop notoire De brler jamais mon chant dclamatoire Et d'encourir ainsi, de tous, l'inimiti!

    Aux jours d'isolement l'amiti n'est qu'un mythe, Le labeur quotidien s'accomplit comme un rite, Le cur banni, meurtri, voit-il un chaud regard? ...

    Quand tout semble crouler vers le plus noir abime, Quelqu'un peut-il sentir, comme nous par hasard? ... Nul ne pse le poids de notre peine intime! ...

    Rosa Binder.

    Une vocation amusante du nouveau tram, la . Est-il besoin de souligner la fidlit du personnage reprsent ? (Photo 13 Etoiltl)

  • La plaie des tlphriques . amusante allusion aux controverses soulc,cs par un projet relatif au Cervin.

    Les musiciens de J'Harmonie municipale de MartignyVille, mus en existentialistes. ...... II

    La fanfar de Bovernier enterre solennellement le goron :.>, clbre cru local.

    Le carrousel des tout petits.

    (Pholos 13 Eroileo)

    A NONIHIY

    x_

    Les dboires du tram de Martigny n'ont pas chapp l'humour montheysan. Dfil des Tanks de M. Kobelt :.>.

    Les aventures du roi Farouk et de ses photogaphcs Campione. La rnovation technique de l'Aigle-Ollon-Monthey-Champry. (Phoroo A. POr, Mootlt.-

  • LE CORTE GE DE SAINT -L-EONARD

    Un heureux hasard a voulu que les Carnava ls de chez

    nous f.ussent distribus de faon assez norm ale sur les divers points du canton. .

    Sans doute, chaque vil lage, bourg ou ville fait son petit cametran , comme on disait autrefois : joyeuses mascarades, libations quelque peu prolonges, dliciux menus o m atre cochon est roi ... Et tout a c'est bten charmant et fleure bon le terroir.

    Mais depuis bien des annes dj, on organise des

    Carnavals officiels - si l'on peut dire -. En remon

    tant le Rhne depuis le Lae, on trouve quatre centres du

    rire carnavalesque : Monthey, Martigny, St-Lonard et Brigue. ,

    C'est dire qu'il n'y a que l'embarras du choix. Autrefois, Sion s'tait spcialis dans l'organisation dl:'

    cortges pleins de grce et de fra-cheur. Ils taient en bonne partie l'uvre de Mlle Zingg, fondatrice et directrice de l a Pouponnire. Et ce sont les enfants qui y taient tout naturellement l'honneur, sans que fussent toutefois exclus les chars et groupes vocateurs de la vic locale ou cantonale, dans la meilleure veine du charriage .

    Je ne sais pas pourquoi le Carnaval sdunois est to mb, m ais c'est vraiment dommage qu'on l'ait l a iss mourir de sa belle mort.

    C'est St-Lona r d qui a recueilli la succession. Le cachet n'est videmment pas le mme. C'est le Carnaval tout fait campagnard, ce qui n'empche point qu'on s'y amuse gentiment.

    On l'a bien vu dimanche 24 et mardi 26 du m ois pass. Tout le Valais central tait accouru sur les bords de la Lienne. Les trains spciaux du dbut de l'aprs-midi dominical taient bonds tel point qu'il fallut refuser du monde, du moins la station de Granges-Lens. Et d}re que les C.F.F. ont de la peine tourner ! Allons donc !

    Et les cars a ffluants de tous cts n'taient pas moins surcomplets. On a valu prs de dix mille le nombre des spectateurs.

    Le reporter photographique de Treize Etoiles a croqu l'intention des lecteurs les principaux chars et groupes du cortge qui en comptait pas l oin d'une quarantaine, avec plusieurs fanfares eostumes:

    Nous n'al lons pas les numrer, mais nous dtrons que la plupart d'entre ces vocations attestaient un got sr et que leurs parrains mritent des eompliments.

    Egibilit fminine : une femme suisse atteint une haute fonction !

    A. D.

    Memento horrw quia pulvis es .. .

    CARfME C'est un peu de ton cur qui s'en va quand tu pches Et de ta dignit c'est l'avilissement ;

    Car ton corps, par la faute, la terre descen d, Tandis que l'me, par qui tu via, se dessche.

    0 toi qui peux penser, songe que c'est la bte Que tu rejoins chaque chute de ta chair ; Que dana tout pch c'est ta gran deur que tu perds, Et que de ta beaut le mal fait la conqute.

    Homme, souviens-toi d onc que l'Esprit a souffl Dans ton tre charnel. Elve ton visage Au-dessus de la terre ; et pense qu' l'image Du Seigneur, notre Dieu, un jour tu fus cr.

    Mars 1952. Fernand Mottier.

    S. M. Carnaval V traction hippomobile parcourt les rues animes de la bourgade en fte.

    Les difficults anglo-gyptiennes : Farouk et Churchill se balancent sur un chameau.

    Le microbe de la politique et ses divers degrs.

    (Photos 13 Etoileo)

    Une bonne action Rpondant l'appel de la Chaine du Bonheur :., l'orchestre sdunois The Seduny's:. s'est rendu au sanatorium valaisan pour y donner un concert aux malades. Souhaitons que cc geste de charit soit imit par

    d'autres groupements musicaux ou par des troupes thtrales.

    la Raspille C'est le nom d'un petit torrent qui tombe

    des Alpes dominant les vill ages de Mige et de Salquenen.

    Un torrent qui n'a l'air de rien et qui, comme tous ses congnres de la valle du Rhne, bondit d'un bloc de rocher l'autre, se perd, renat, cascade, s'tale puis reprend sa course bondissante vers la pl aine o il rejoint le fleuve.

    En un sens, il ressemble au Rhne lui. mme, ICI indompt. Au fleuve repouss contre le flanc nord de l a grande valle par l'immense cne de djections sur quoi s'est tendue la vaste pinde de Finges.

    Dlest de la plus grande partie de ses eaux qu'on a dvies au barrage de la Souste, le Rhne, entre Loche, et Sierre n'est, la p lus grande partie de !anne, qu'un triste torrent qui droule sa m onotonie parmi les gros galets du Rhonesand et au pied des hautes falaises qui portent le couvent de Gronde.

    Mais, revenons la Raspille qui, en ce moment de l'anne, coule silencieusement sous sa carapace de glace et va parcimonieusement mler ses flots ceux du fleuve.

    Elle surgit de la m ontagne, entoure de pyramides et de menhirs. Quelques-unes de ces pyramides sont surmontes d'une dalle l aquelle elles doivent probablement d'exister encore. C'est au reste le mme phno mne qui a valu aux clbres P yramide;; d'Enseigne leur tonnante conservation.

    Le site est on ne peut plus bucolique. Vignobles et vergers se m arient dans un dcor que l'on pourrait croire artifieiel et font au ruisseau tonn des grces de m agnifiques courtisans._. C'est le compliment de bienvenue.

    Une fois dans la plaine, la Raspille perd quelque peu de son charme idyl lique. Aussi, est-elle presse, parmi les aulnes et les saules, d'aller payer son tribut au fleuve solitaire.

    * *

    Cependant, s'il ne s'agissait que d'un sim pie torrent, l a Raspille n'aurait peut-tre pas retenu bien longtemps mon attention. Il y en a tant d'autres !

    Si je m'y suis arrt, c'est que ce cours d'eau est la limite naturelle de sparation de; langues en terre valaisanne. Il m arque en mme temps la dlimitation des districts de Loche et de Sierre.

    Cette dernire petite ville tait autrefois - comme celle de Sion - en m ajorit de langue a llemande. Je ne sais pas si, l'instar de ce qui se pratiquait au chef-lieu au commencement du sicle pass, on fessait les enfants qui osaient, dans la rue, parler le franais, mais ce que l'on peut constater aujourd'hui, c'est que la > du pays par l'entremise de gouverneurs. Nombre de ceux ci n'taient gure tendres pour l'habitant. et peu difficiles sur les moyens de s'enrichir bon compte ...

    C'est probablement ce qui a donn nais sance cette ex-pression un temps passable ment utilise : Raspillards et Raspills >> ... Ce qui revenait dire que la race pillarde provenait de l a rive gauche de la Raspille (Haut-Valais), et la pauvre race pille tait bel et bien celle de la rive .droite, en l'occu renee les Bas-Valaisans !

    II ne faut ds lors pas s'tonner si le Gros Bellet, de Val d'IIliez, a lev un beau jour, Monthey, l a mme mazze que les patriotes d'au-del de l a Raspille dressrent en son temps contre les tyrans d'alors !

    Et il y eut l'expulsion de Schiner, le dernier gouverneur du pays des de Montheolo, les soubresauts politiques et sociaux de la fin du XVIIIme sicle et finalement l'obten tion pour le Valais rom and de l'galit des droits civiques.

    La paisible Raspille est devenue sans le savoir le mince ruban de cristal qui dlimite les dom ai!les linguistiques du Viux-Pays En joignant ses flots ceux du Rhne, n'est el le pas un touchant symbole d'union entre ces deux parties du canton ?

    Les treize toiles tle l'cu val aisan jettent le mme clat d'entente mutuelle et de fra ternit. Puisse-t-il en tre ainsi toujours!

    C'est notre vu et celui, assurment, de Treize Etoiles >>.

    Alfred Delavy.

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