Mysteria juin 1913

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Mysteria. Revue mensuelle illustrée d'études initiatiques

Text of Mysteria juin 1913

  • y ~ERIAlmVne Mensuelle lllustree

    d'tndes InitiatinnesPUBLIB sous LA DmBCTION

    DU

    Docte~r PAPUS

    SOMMAIRE nu N t) (JUIN 1913)PARTIE pmLOSOPHIQUE

    fHni#ation dans l'Antique gypte (page 193)....... Papus.L'Occultismescientijique (p. 199).......... G. Durville.CtlUserie initiatique (page 20fi).................... O. de Bezobrazow.L'embaumementet la cuirasse magique ( suivre, p. 2'10) C. B.Le Spiritualisme et la religion catholique (page 240). G. Wilfrid.Le Triomphe de la V/'itt! {page 219) '" .. Karl NissaNoU'uelles Transmutations de .lfatieres (page 253).... A. TroUer.Premiers lments de langue Hbraque (mite, p. 1::59). Papus.La France chr6tienne (page 273). . . . . . . . . . . . . . . . . . . mile le Laboureur.

    PARTIE LITTERAIRE: Ordre martiniste. - Referendum - La Revanchedes Btes. - Bibliographie. - 2" CongrS spirite universel il Genve.

    RDACTION, A\IINISTRATIO " ABONNEMENTS

    ocite civile de Publication et de Confrences Les Amis de aint- Yvest5, Rue Sguier, Paris (VIe). - Tlphone 8t6-09

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    Il ilES Aft'IS de SAINT..YVES"f.5, rue Sguier, f.5

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    D.rREC~EUR

    PAPUS

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    Sem'tait'e de la Rdaction

    OOMBES Lon

    l';/anusc1'its. - Les manuscrits doivent tre adresss la Rdaction. Ceux qui ne pourront tre insrs neseront pas rendus, moins d'avis spcial. Un numrode la Revue est toujours compos d'avance: les manus-crits reus ne peuvent donc passer au plus tt que lemois suivant.

    Prire d'adresser tous les changes: 15, rue Sguier,Paris.

    MYSTERIA est, en France, l'organe officiel des

    formations suivantes:ORDRE MARTINISTE, Dlgus et Loge5 dans toutes les

    parties du monde.ORDRE KABBALISTIQUE DE LA ROSE ~ CROIX, rserv aux

    anciens Martinistes.COLE SUPRIEURE LIBRE DES SCIENCES HERMTIQUES.UNION IDALISTE UNIVERSELLE.RITE ANCIEN ET PRIMITIF DE LA FRANC-MAON ERIE (Cha-

    pitre et Temple INRI).RITE NATIONAL ESPAGNOL (Loge symb. Humanidad).GLISE GNOSTIQU\ UNIVERSELLE (sige central, Lyon).ACADEMIA SYMBOLICA (Paris).ORIENq'AL TEMPLAR ORDER (o. T. o.) (Londres et Berlin).COLE SUPRIEURE LIBRE DES SCIENCES MDICALES APPLI-

    QUES (PARIS).

  • _~~~PARTIE PKfLOSOPHIQUE ET SCIENTIFIQUE

    Cette parl-ie e!t OU'l1e1'te aux crivat'n! de toute! coles san!aucune dtu;tt"on, et chacun d'eux con!e1''lJe la 1'e!pon!abiJitiexclusive de ses idees.

    h'Initiation dans l'Antique Egypte

    AP~s une assez longue marche. le couloir fait uncoude brusque et le jeune homme se trouve tout coup devant une masse de feu, Il lui semble qu'unemort horrible est la seule solution de sa tentative;au lieu de 'l'ombre, c'est maintenant la vive clartdes flammes et, pour la premire fois peut-tre, lecur se serre, angoiss par la peur. Mais cette h-sitation est de peu de dure; l'aspirant a fait le sa-crifice de sa vie, et, s'il doit mourir, que sa mortsoit celle d'un brave. Rsolument, il serre contrelui sa tunique de son mieux, il tient fortement Salampe qui lui sera peut-tre utile pour plus tard etil se lance dans la fournaise.

    Bientt, il constate que le sol est peine chaud;il est form de granit sur lequel court une mincecouche d'eau et les flammes sont causes par l'em-brasement de bois rsineux, disposs n arceaux;si bien qu'en allant vite, et droit devant soi, on n'aque peu de chose redouter. Mais pour se rendre

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  • ......

    i94 MYSTERIA.

    compte de cette disposition, il r~t tre au milieudes flammes; de loin, l'illusion est complte et nesont sauvs que ceux qui n'ont p oS eu peur de lamort. C'est le but de toutes les preuves physiqueset l'aspirant s'en rend bien compte maintenant.

    Aprs une course rapide travers ces flammes,la lumire cesse peu il peu et l'aspirant se trouve de-vant un abme dans lequel roule un torrent imp-tueux. Sans hsiter, Lucius fait un paquet de ses v-tements, qu'il roule et qu'il tient, en mme tempsque sa lampe, d'une m'lin. Il se jette dans le tor-rent, lutte de son mieux contre le courant, qui est,ma foi, assez rapide. Aprs la sensation de chaleurassez forte provoque par le passi'lge sous les ar-ceaux enflamms, la fracheur de l'eau est une sur-prise agrable. Excellent nageur, grce ses ori-gines maritimes, Lucius a vite fait de traverser letorrent.

    Q!Jelques marches lui permettent de regagner fa-cilement la terre ferme et il se rhabille lentement la lueur de sa lampe.

    Devant lui. se trouve une sorte de planche, mon-tant brusquement vers deux anneaux d'ivoire. Le fu-tur initi tudie de son mieux ce qui l'entoure etyoit que la galerie s'arrte brusquement contre lemur o se trouvent ces deux anneaux.

    Avec precaution, Lucius gravit la planche et sedirige en montant vers ce mur. Mais, brusquement,un bruit plus intense encore que celui du torrent sefait entendre et le jeune homme sent le sol se dro-

  • - MYSTERIA

    ber sous lui; sans perdre son sang-froid, il lche lalanpe et reste suspendu aux anneaux d'ivoire. Unsouffle d'air formidable l'agite comme un pauvrearbre secou par b. tempte. l'obscurit compltes'est faite autour de lui, mais il ne lche pas priseet se mair~ient,nergiquement, suspendu aux deuxanneaux.

    Q!lelques 1.,inutes se passent, puis une musiquegrave se fait entendre. Le mur s'ouvre. silencieuse-ment, et Lucius, toujours suspendu, voit appa-raitre une salle magnifiquement claire, dans la-queUe se tiennent plusieurs prtres. On pose sousses pieds une sorte de plate-forme, termine par desmarches, et c'est avec plaisir que Lucius voit s'a-

    vancer vers lui le Jeune scribe, tout heureux de son

    succs.Au fond de la salle, le grand-prtre. l'iav du

    temple, se lve et dit: Ulli que tu sois, d'o queto viennes, ton courag a fait de toi un nouvelhomme. Ds maintenant, tu es libre de tout ce quite retenait la socit profane et tu es digne departiciper nos mystres. Oue celui de notre bonnedesse a choisi pour tre ton guide, que le jeunescribe qui a plaid devant nous ta cause, devienneton instructeur; il sera responsable de tes progrs,comme de tes fautes. Son ascension dans les mys-tres sera rapide s'il lve ton me, mais sa chutedans notre ordre sera aussi rapide si tu trahis dequelque manire notre confiance.

    Lucius, tout mu par ce discours, traverse rapi-

  • 198 MYSTERIA

    dement la salle et vient se jeter aux pieds du grandprtre. dont il embrasse, avet: effusion, la robe. Cepersonnage, la puissance redoutable, qu'on nevoyait apparatre que bien rarement est malgr sasrenit, mu de cette lan spontan et relve dou-cement Lucius, en lui disant: Va, mon enfant,ton cur a parl plus vite que ta raison; une lu-mire est sur toi. ~ Puis s'adrl)ssant au scribe: Qp'il soit reu parmi nos novices, et qu'il con-naisse les mystres extrieurs du temple, jusqu' lasalle des colonnes; c'est l son travail des trois pre-miers jours.

    Lucius salue, les deux mains tendues en avant. legrand Collge des prtres et il suit le jeune scribe,qui l'entrane vers un escalier en spirale, par le-quel ils remontent la lumire du jour, dans unepetite salle contigu la salle hyposty:e. De l, lesdeux jeunes gens gagnent les jardins du Temple.

    PAPUS.

  • L'oeeu-ltisme seientifiquePar le docteur Gaston Durville

    Les occultistes d'autrefois eurent de belles etjustes conceptions de l'homme et de ses fluides .Ils conurent que rhomme est en petit au point devue des nergies qu'il dgage ce qu'est en grand lesoleil; c'est la thorie du \icrocosme et du Macro-cosme de l'immortel Paracelse. - Aujourd'hui,nous nous dfendons des thories a priori, et nousavons raison; nous voulons des faiLs d'abord, desfaits nets, prcis, scientifiquement contrls. Il estpourtant assez curieux de constater que les rsultatsexprimentaux que nous constatons ne vont nulle-ment l'encontre des affirmations des anciens occul-tistes. Comme eux, nous en arrivons dire quel'homme est un puissant gnrateur d'nergiesinconnues, et le transformateur trangement com-plexe d'un dynamisme qu'il emprunte la grandenature.

    C'est l'tude mthodique de ce rayonnementhumain que je me suis livr, avec toute la rigueurqu'exige notre poque de scepticisme. J'ai expri-ment sans ides prconues, sans parti pris; j'aieu Je bonheur de russir.

    La grande presse a bien voulu rserver mes

  • LES FORCES INCONNUES

    Les microbes tus par le mAgntisme

    MYSTERIA200

    C'EST DU MOINS CE QUI RSULTE DES EXPRIENCES TEN-

    TES DEPUIS UN MOIS PAR LE DOCTEUR GASTON

    DU~VILLE f.T SON AIDE, Mme RAYNAUD.

    Lors du dernier congrs de psychologie expri-mentale qui se tint Paris sous la prsidence d'hon-neur de M. Emile Boirac, recteur de l'Acadmie deDijon, un jeune mdecin, le docteur Gaston Dur-ville, prsenta aux membres du congrs une mainhumaine momifie, sans intervention d~agent calo'rique ou chimique, par le seul moyen des passesmagntiques.

    L'exprience,contrle par huit mdecins, futcepen-dant conteste parce que le docteur Gaston Dur-ville ne pouvait prsenter qu'une main momifie.de cette manire.

    - Si vous nous prsentiez deux mains, lui dit-

    expriences l'accueille plus sympathique et les vul-gariser dans tous les milieux. J'ai particulirement remercier Le Matin, la Petite Rpublique, l'Intran-sigeant, le journal, le Petit journal, La Libert, LesDbats, Le Temps qui ont t trs aimables pourmoi. Le Petit Parisien voulut bien suivre une-de mes dernires exprimentations, et en a publiun compte rendu fidle dans son numro du 16 mai.Je lui laisse la parole.

  • FOIES DE COBAYES ET CULTURE SUR GLATINE

    Plein de son projet, il rsolut de donner sonexprience toute l'ampleur ncessaire. Deux cobayes.furent sacrifis, le J8