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  • 1Association des maires de France et des prsidents dintercommunalit

    41, quai dOrsay / 75343 Paris cedex 07 / tl. 01.44.18.14.14 / Fax 01.44.18.14.15 / www.amf.asso.fr

    Paris, le 16 dcembre 2015

    Dpartement du Conseil JuridiqueN/Rf: AP/LD/SC Note n 31Dossier suivi par Annick PILLEVESSE

    Procdure administrative : le silence vaut acceptationIncidence pour les communes et EPCI

    I Mise en uvre du principe : le silence vaut acceptation pour les collectivits

    territoriales compter du 12 novembre 2015.

    La loi n 2013-1005 du 12 novembre 2013 habilitant le gouvernement simplifier les

    relations entre ladministration et les citoyens pose le principe selon lequel le silence gard

    par ladministration sur une demande vaut accord. Auparavant le silence de ladministration

    une demande devait tre considr comme un refus.

    A titre informatif, un tableau des procdures pour lesquelles le silence gard par les

    collectivits territoriales sur une demande vaut accord est disponible sur lgifrance, toutefois,

    cette liste nest pas exhaustive puisquelle ne recense que les procdures qui nentrent

    dans aucune des exceptions prvues par la loi ou par les dcrets qui prvoient, dans les

    conditions fixes par la loi, des drogations au principe du silence vaut accord

    www.legifrance.gouv/Droit-francais/Silence-vaut-accord-SVA/Silence-vaut-SVR-rejet).

    Certaines dcisions, par leur nature, chappent au principe du silence vaut acceptation etdautres peuvent faire lobjet de dcrets permettant de droger au principe du silence vautacceptation.

    1) LES DECISIONS QUI PAR LEUR NATURE NE SONT PAS SOUMISES AU

    PRINCIPE

    Il sagit des demandes suivantes :

    demande qui ne tend pas ladoption dune dcision individuelle : la rforme porte

    sur les dcisions rendues par ladministration, et non titre dexemple les renseignements

    et informations quelle peut transmettre et qui ne tendent pas ladoption dune dcision.

    Ainsi, les dclarations dutilit publique ou larrt autorisant la constitution dune

    association foncire urbaine, ne rentrent pas dans le champ dapplication de la rforme

    car ntant ni gnrale, ni individuelle, elles ne constituent pas des dcisions individuelles

    mme si elles peuvent tre prises la demande dune personne.

    http://www.legifrance.gouv/Droit-francais/Silence-vaut-accord-SVA/Silence-vaut-SVR-rejet

  • 2Association des maires de France et des prsidents dintercommunalit

    41, quai dOrsay / 75343 Paris cedex 07 / tl. 01.44.18.14.14 / Fax 01.44.18.14.15 / www.amf.asso.fr

    demande qui ne sinscrit pas dans une procdure prvue par une loi ou un

    rglement : lobjectif principal du lgislateur est dviter la cration de dcisions implicites

    dacceptation sur des demandes fantaisistes ou de pur confort. Le principe silence vaut

    acceptation ne peut valoir que pour autant quun texte prvoit cette demande et

    lautorit comptente par exemple, la demande dun administr tendant ce que la

    commune prenne en charge le goudronnage de sa voie priv.

    rclamations ou les recours administratifs : le seul silence gard par ladministration

    sur les recours administratifs (recours gracieux, recours hirarchiques et recours

    administratifs pralables obligatoires) ne pourra transformer en dcision favorable une

    premire dcision qui, par essence, ne laura pas t. Le lgislateur y a adjoint les

    rclamations des administrs contre les dcisions individuelles qui leur sont dfavorables.

    demande qui prsente un caractre financier : cette demande tend directement faire

    natre une dette, ou une crance, pour lautorit administrative ou modifier leur montant

    : indemnisation pour prjudice, allongement dun dlai de paiement, remise de dette,

    dlivrance dune aide ou dune subvention.

    demande qui sinscrit dans le cadre des relations entre ladministration et ses

    agents : le champ de cette exception vise strictement les relations entre un agent et son

    administration demploi. Les procdures de recrutement ne rentrent pas dans le champ de

    lexception (comme ladmission se prsenter un concours). Ce point est pris en

    compte dans le cadre des dcrets portant drogation au principe du silence vaut

    acceptation.

    2) Les dcisions non soumises au principe ncessitant la publication dun dcret

    Des dcrets publis au JO du 1er novembre 2014 listent un certain nombre dexceptions

    lapplication de ce principe (liste dexceptions disponible sur : www.legifrance.gouv/Droit-

    francais/Silence-vaut-accord-SVA/Silence-vaut-SVR-rejet).

    Concernant plus particulirement les collectivits territoriales, trois dcrets fixant les

    exceptions au principe "silence vaut acceptation" pour les procdures ont t publis

    au Journal officiel du 11 novembre 2015.

    - Le dcret n 2015-1459 du 10 novembre 2015 prcise la liste des procdures,

    relevant des collectivits territoriales et de leurs tablissements publics, pour

    lesquelles une acceptation implicite ne serait pas compatible avec le respect des

    engagements internationaux et europens de la France, la protection de la scurit

    nationale, la protection des liberts et des principes valeur constitutionnelle et la

    sauvegarde de lordre public et que la loi exclut, pour ce motif, du champ

    dapplication du principe silence vaut acceptation : on y trouve par exemple,

    lautorisation dutilisation des locaux par les associations, syndicats ou partis

    politiques; la demande dinhumation dans un cimetire ; la crmation ; la demande

    dexhumation la demande du plus proche parent ; la demande dutilisation des

    locaux scolaires par la commune ou par dautres personnes physiques ou morales la

    demande dautorisation de stationnement dlivre par le maire aux taxis, la demande

    dautorisation doccupation du domaine public routier etc

    http://www.legifrance.gouv/Droit-francais/Silence-vaut-accord-SVA/Silence-vaut-SVR-rejethttp://www.legifrance.gouv/Droit-francais/Silence-vaut-accord-SVA/Silence-vaut-SVR-rejethttp://www.legifrance.gouv/Droit-francais/Silence-vaut-accord-SVA/Silence-vaut-SVR-rejethttp://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031463463&dateTexte=&categorieLien=id

  • 3Association des maires de France et des prsidents dintercommunalit

    41, quai dOrsay / 75343 Paris cedex 07 / tl. 01.44.18.14.14 / Fax 01.44.18.14.15 / www.amf.asso.fr

    - Le dcret n 2015-1460 du 10 novembre 2015 prcise la liste des procdures,

    relavant des collectivits territoriales et de leurs tablissements publics, pour

    lesquelles une acceptation implicite de ladministration est acquise dans un dlai

    diffrent de celui de deux mois : y figurent notamment, linscription dun enfant la

    cantine scolaire ou laccueil priscolaire organis par la commune (3 mois) ;

    linscription dun enfant dge prscolaire en cole maternelle( 3 mois) ; la demande

    dautorisation de cession de petites parcelles dans un primtre concern par une

    opration damnagement foncier etc

    - Le dcret n 2015-1461 du 10 novembre 2015 fixe la liste des procdures relevant

    des collectivits territoriales et leurs tablissements publics dans lesquelles le silence

    de ladministration continuera de valoir dcision de rejet : branchement au rseau

    deau, demande dencarts ou de parution sur les supports de communication, petites

    annonces (journal municipal, site internet) ; autorisations drogatoires temporaires

    linterdiction de vente consommer sur place dans les lieux sportifs ;etc

    3) Le cas particulier des dcisions relevant du pouvoir rglementaire des

    collectivits locales

    Les diffrents ministres ont t chargs de recenser toutes les procdures existantes dans

    les collectivits susceptibles de donner lieu une dcision. Ce recensement dure depuis 2

    ans et lAMF a t sollicite par lEtat pour participer celui-ci. En effet, toutes les dcisions

    qui ne seraient pas listes parmi les exceptions au principe du silence vaut accord seront

    automatiquement soumises ce principe.

    Or, lister toutes les dcisions prises dans une commune ou un EPCI est impossible dans la

    mesure o beaucoup dentre elles relvent de rglements propres aux collectivits, adoptes

    en assemble dlibrante (ex : inscription dans les activits sportives, dans les

    conservatoires rayonnement communal, attribution de logement, etc).

    Aussi, lAMF a uvr pour que le pouvoir rglementaire des collectivits soit exclu du

    principe du silence vaut accord , les consquences organisationnelles et financires tant

    non ngligeables pour les communes et EPCI.

    Toutefois, sil nest pas question dexclure lensemble des dcisions qui relvent du pouvoir

    rglementaire des collectivits territoriales du principe silence vaut accord, une rflexion est

    mene actuellement en collaboration avec la DGCL pour lister un certain nombre

    dexceptions destines figurer dans un futur dcret.

    En dautres termes, jusqu la publication de ce dcret, les collectivits locales vontse trouver dans un rgime dautorisation tacite pour toutes les dcisions relevant deleur pouvoir rglementaire, et il est recommand de rpondre par dcision expresse

    aux demandes formules dans ce cadre.

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031463501&dateTexte=&categorieLien=idhttp://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031463521&dateTexte=&categorieLien=id

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    II Modalits pratiques de mise en uvre du nouveau principe

    La rgle sapplique aux collectivit