Prog DANSE AMATEUR D-finitif

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5E RENCONTRE NATIONALE

DANSE EN AMATEUR ET RpERTOIRE4 5 jUIN& 2011

Lespal, thtre et scne conventionne danse / Le Mans

5 E RENCONTRE NATIONALE

DANSE EN AMATEUR ET RpERTOIRE4 & 5 jUIN 2011Lespal, thtre et scne conventionne danse / Le Mans

linitiative du ministre de la Culture et de la Communication, en collaboration avec le Centre national de la danse

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Construire ensemble nest pas un simple slogan, mais bien le mot dordre de la saison 10-11 de Lespal, thtre et scne conventionne danse contemporaine du Mans. Un principe phare qui guide la rflexion au quotidien, nos engagements, et influence concrtement nos orientations artistiques. La Rencontre nationale Danse en amateur et rpertoire, action initie par le ministre de la Culture et de la Communication, en collaboration avec le Centre national de la danse, est une loquente illustration dune forme possible de construire ensemble . Dcloisonner le territoire chorgraphique, fdrer les passions lors dun vnement commun, rendre les liens entre professionnels et praticiens amateurs permables, contribuer maintenir le rpertoire vivace, sont autant de pierres ldifice dune pense multiple, et non dogmatique.

Lespal est donc fier daccueillir la 5e dition de cette manifestation les 4 et 5 juin 2011 et remercie le ministre de la Culture et de la Communication, ainsi que le Centre national de la danse, de la confiance quils nous tmoignent en nous en confiant laccueil et lorganisation. Nous remercions aussi chaleureusement Franoise Michel qui signe la cration lumire de lensemble de la manifestation. Le foisonnement des tendances chorgraphiques reprsentes est un indicateur enthousiasmant de la richesse de lexpression chorgraphique aujourdhui. Quelle se veuille radicalement contemporaine, moderne, postmoderne,jazz,afro-contemporaine,classique,thtrale, quelle sinscrive dans un mouvement historique identifiable ou quelle mane dune tradition ancestrale, elle reste rsolument actuelle, ds lors quelle transite par

le corps vivant. Transmission et interprtation sont donc intimement lies, tout comme cration et patrimoine se font cho par la rsurgence de luvre sur scne. Durant ces deux journes exceptionnelles,treize groupes amateurs, accompagns par un intervenant professionnel ; chorgraphe, interprte ou notateur de la pice choisie, se succderont sur le plateau de Lespal pour rveiller, redonner vie, souffle et corps une uvre emblmatique de lhistoire de lart chorgraphique. Un travail de longue haleine pour les groupes dpositaires de luvre, comme pour les passeurs duvres , dont nous saluons ici lendurance et lengagement. En cho, Brigitte Asselineau et Raphal Soleilhavoup, artistes associs Lespal, prsenteront le travail men avec des danseurs amateurs. Jean-Marc Leveratto, professeur mrite lUniversit

de Metz en sociologie de la culture, nous invitera quant lui, un moment de rflexion et dchange sur les questions lies la transmission, la figure de lamateur et au rle du corps dans la rception de luvre dart. Nous souhaitons un week-end festif, instructif et convivial lensemble des participants et spectateurs qui le construiront ensemble ; tous amateurs, cest-dire amoureux, de la danse.Harry Rosenow, Directeur de Lespal

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SOMMAIREConfrenCe

LArt comme exprience, par Jean-Marc Leveratto groupe G2rC groupe Buc Danse groupe Saut L groupe MJC Cavaillon groupe Atelier du dimanche groupe Semezanges groupe Wama groupe Atmosphre groupe CrD de Saint-nazaire groupe Mli Mlo Drom groupe Sillages groupe Spirale groupe Cie Champagne Crations de Brigitte Asselineau et raphal Soleilhavoup Lespal, Le Mans infos pratiques

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SAMeDI 4 JuIn 17h05 ConfrenCe De JeAn-MArC LeverAtto

LART COMME EXpERIENCELEXpRIENCE, LA TEChNIqUE ET LE CORpS : LA TRANSMISSION DE LA CULTURE ARTISTIqUE6 Repartir de la rflexion de Marcel Mauss sur les techniques du corps , et la distinguer de linterprtation sociologique souvent rductrice qui en est faite, permet de prciser lintrt de lapproche anthropologique du spectacle artistique. En nous obligeant apprhender lart comme exprience (John Dewey), elle constitue un outil de sensibilisation la dimension vitale de la technique artistique et un moyen dobservation des enjeux pratiques de la culture, au sens de laction de cultiver, du plaisir artistique. Les instruments de transmission que constituent les grandes uvres ne sont pas sparables de lapprciation, du geste dprouver sur soi-mme et de prendre plaisir, de leur valeur pour soi et pour autrui. Prciser les enjeux techniques, mais aussi thiques et esthtiques, de lexprience pratique dun art nous permet dentrevoir ce qui confre aux techniques du corps la valeur de techniques de soi (Michel Foucault) autorisant une ralisation personnelle. Bref, de mieux cerner lintrt et la qualit de la pratique dune activit artistique en amateur et de la transmission des uvres. Jean-Marc Leveratto est professeur des universits. Il enseigne la sociologie de la culture lUniversit de Metz et dirige le Master Arts et industries culturelles. Il a publi notamment La mesure de lart. Une sociologie de la qualit artistique, Paris, La dispute, 2000, et Introduction lanthropologie du spectacle, Paris, La dispute, 2006. Il sintresse particulirement la question de la transmission de la technique artistique (cf. Marcel Mauss et les techniques du corps , numro spcial de la revue Le Portique, n 14, 2006) et de lvaluation (cf. Lexprience du spectateur , numro spcial de la revue Degrs, n 142, t 2010). Il a ralis de nombreuses observations sur la pratique dactivit artistique en amateur (cf. par exemple, Le travail thtral avec des amateurs et la question de la qualit , in Voyage thtral avec des jeunes, enjeux politiques et ducatifs en Europe, Paul Biot (dir.), Cuesmes, ditions du Cerisier, 2004 ou La culture du thtre damateurs en Lorraine , avec Sverine Wutke, Questions de Communication, srie actes 6, 2008).

SAMEDI 4 jUIN 2011

14h45 15h00 15h15 15h25 15h45 16h05 16h25 17h05 19h00 20h30

Discours de bienvenue et accueil du public extrait de Get Higher, de Wayne Barbaste, par le groupe G2rC extrait de Farruca, par le groupe Buc Danse extrait de Parloir, de Denis Plassard, par le groupe Saut L extrait de Sorrow Love Song, de frank Micheletti, par le groupe MJC Cavaillon extrait de La Rue, de Jean-Claude Gallotta, par le groupe Atelier du dimanche extrait de Rcration primitive, de Merlin nyakam, par le groupe Semezanges Confrence LArt comme exprience, par Jean-Marc Leveratto pause repas ICI : Peaux plurielles nice, Nous Dijon, Lignes blanches Le Mans, crations diriges par Brigitte Asselineau 7

Get higher1986 Wayne Barbaste MuSIque Bob Telson StyLe Modern Jazz Dure 10 minDAte CrAtIon ChorGrAPhe

ChORGRAphEOriginaire de Trinidad et Tobago, Wayne Barbaste dbute sa carrire de danseur en 1977 en Afrique et aux Carabes pour la poursuivre notamment aux Etats-Unis. Paralllement, il dveloppe une carrire internationale dans lenseignement. Il sinstalle en France en 1985 et dirige depuis 1992 lcole municipale de danse de Cesson-Svign ainsi que le Festival International de Danse et le Forum des jeunes interprtes. En 2000, il fonde et dirige lassociation Calabash, actuelle Cie Wayne Barbaste, consacre lenseignement et la diffusion de lart chorgraphique. Il engage alors un travail de recherche sur la danse jazz, soucieux de consolider le lien entre ses origines chorgraphiques et son ancrage dans une esthtique rsolument contemporaine. Lnergie nest plus une expression qui se donne voir, elle est intrinsquement respire par le danseur et vhicule par ses sensations. Wayne Barbaste sinscrit dans la ligne de ces danseurschorgraphes pour qui la transmission fait de la danse cet art vivant, ancr dans notre temps et riche de ses racines. Dans cette optique, il mne rgulirement, paralllement au travail de cration, des stages et contribue llaboration de formations continues ou de supports artistiques avec divers A.D.D.M. Enfin, il dirige le magazine Jazzpulsions.

INTERVENANTEGraldine Armstrong quitte lle de la Grenade o elle voit le jour pour tudier la danse Londres puis Paris. En 1998, elle co-fonde avec Wayne Barbaste lArmstrong Jazz Ballet qui porte aujourdhui le nom de Black Source Dance Theater. Graldine Armstrong est fidle au style dAlvin Ailey, qui allie danse classique et danse traditionnelle noire et sintresse aux musiques les plus diverses, par le rapport spcifique quelles entretiennent avec le mouvement. Chorgraphe, danseuse et professeur internationale, Graldine Armstrong danse tous les combats, ainsi que la mmoire du peuple noir amricain.

pICE / ENjEUX Le jazz est une faon dexprimer la joie et le malheur dans son environnement. Il y a dans cette culture un travail particulier sur limpulsion, la dynamique, lexcution du mouvement, quelque chose de trs spectaculaire et en mme temps un tat dtre, une imprgnation de corps et de peau qui va bien au-del de lexcution de figures. Dans ce contexte dune danse jazz constamment contemporaine, saffirment la prise en compte de linterprte, mais aussi des notions de conscience politique et culturelle. En questionnant la danse jazz, je modifie les paramtres de la relation danse-musique par un travail de composition et dcriture chorgraphique qui intgre la thtralisation du corps, lexpression et la manire dorganiser une partition musicale. Cette gestuelle consacre lmergence dune danse jazz emprunte la fois dinnovation et dhritage. Une dynamique qui nest pas remploye mais rintgre par le corps, presque ringre . Il sagit de lintrioriser pour la rendre plus organique. Lnergie nest plus une expression qui se donne voir : elle est la respiration du danseur, lmanation de ses sensations.... Wayne Barbaste partage l son souci de savoir do lon vient pour comprendr