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ratahianaharimahefaRojoM_ENS_CPN_13ECOLE NORMALE SUPERIEUREECOLE NORMALE SUPERIEUREECOLE NORMALE SUPERIEUREECOLE NORMALE SUPERIEURE
DEPARTEMENT EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVEDEPARTEMENT EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVEDEPARTEMENT EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVEDEPARTEMENT EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE
CENTRE D’ETUDES ET DE RECHERCHE EN EDUCATION CENTRE D’ETUDES ET DE RECHERCHE EN EDUCATION CENTRE D’ETUDES ET DE RECHERCHE EN EDUCATION CENTRE D’ETUDES ET DE RECHERCHE EN EDUCATION
PHYSIQUE ET SPORTIVE PHYSIQUE ET SPORTIVE PHYSIQUE ET SPORTIVE PHYSIQUE ET SPORTIVE
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES EN VUE DE L’OBTENTION DU CERTIFICAT
D’APTITUDE PEDAGOGIQUE DE L’ECOLE NORMALE SUPERIEURE
D’ANTANANARIVO
PASSANT PAR L’APPUI TENDU RENVERSE EN GYMNASTIQUE AU SOL »
Présenté et soutenu publiquement le 23/ 12/ 2013
Par : RATAHIANAHARIMAHEFA Rojo Michel
Encadré par : Monsieur RAKOTOMANGA Jean Clément
Monsieur RAMPARANY Saraela
Année universitaire : 2012-2013
MEMBRES DE JURY
- Maître de Conférences à la Faculté de Médecine
- Chargé de cours de Physiologie de l’activité musculaire au département Education
Physique et Sportive de l’Ecole Normale Supérieure.
- Université d’Antananarivo.
- Enseignant Chercheur
- Assistant d’Enseignement Supérieur et de Recherches
- Chef de Centre d’Etude et de Recherche du Département Education Physique et
Sportive de l’Ecole Normale Supérieure.
- Université d’Antananarivo.
Rapporteur: Monsieur RAKOTOMANGA Jean Clément
- Enseignant Chercheur
- Assistant d’Enseignement Supérieur et de Recherches
- Chef du Département Education Physique et Sportive de l’Ecole Normale
Supérieure.
REMERCIEMENTS
Nous remercions DIEU TOUT PUISSANT qui nous manifeste son Amour et miséricorde,
nous Le glorifions de tout notre cœur et toute notre âme pour toutes les grâces qu’Il nous a
offertes tout au long de notre parcours.
Nous adressons également nos remerciements à l’endroit de :
- Notre Président du jury : Monsieur RAMAROJAONA Jacques
- Notre Juge : Monsieur RAJAONARISON Jean Prosper A.
- A notre Directeur de Mémoire : Monsieur RAKOTOMANGA Jean Clément
- A Monsieur RAMPARANY Saraela qui a assuré la codirection de la présente recherche.
Enfin, nos remerciements les plus chaleureux sont adressés :
- Aux membres de la grande famille de l’Ecole Normale Supérieure
- Monsieur RANDRIANARIMANANA JEAN CLAUDE OMER, Directeur de l’Ecole Normale
Supérieure.
- Monsieur RAKOTOMANGA Jean Clément, Chef de département Education Physique et
Sportive
- Monsieur RAJAONARISON Jean Prosper A., Chef du Centre d’Etude et de Recherche du
Département Education Physique et Sportive de l’Ecole Normale Supérieure.
- A tout le corps professoral de l’Ecole Normale Supérieure/ Education Physique et Sportive,
sans lequel, nous ne serions pas parvenus à finir correctement nos études.
- A tous les personnels administratifs et techniques de l’Ecole Normale Supérieure
/ Education Physique et Sportive
- A tous les étudiants en deuxième année du département Education Physique et Sportive
qui ont accepté de subir notre expérimentation.
- Aux membres de notre famille pour leur inoubliable soutien moral et matériel
- A tous nos amis, collègues, compagnons de joie et de peine, qui nous ont aidé dans
l’élaboration de ce mémoire, que notre amitié continue toujours.
- A tous ceux ou celles qui ont contribué de près et de loin à l’élaboration de ce travail,
NOUS VOUS ADRESSONS, A TOUS, NOS REMERCIEMENTS CHALEUREUX POUR
VOS INTERVENTIONS.
PASSANT PAR L’APPUI TENDU RENVERSE EN GYMNASTIQUE AU SOL »
Cette recherche a été effectuée dans le but de parer aux conséquences négatives du défaut
de matériels pédagogiques dans l’apprentissage de la gymnastique tel que l’on a pu
observer sur le terrain. Ainsi, on a proposé des méthodes d’apprentissage de la gymnastique
au sol dont le respect permettrait aux apprenants de maîtriser les techniques de réalisations
des éléments dynamiques passant par l’ATR en gymnastique au sol. Les méthodes dont il
est question sont l’utilisation du parcours gymnique et le recours à l’aide et parade. Le
parcours gymnique est une méthode qui permet aux apprenants de réaliser les exercices
préparatoires commençant par les échauffements passant aux exercices spécifiques qui
aident à mieux progresser vers la leçon proprement dite. Entre autres effets, il développe la
sensation de réussir la réalisation des éléments gymniques La notion d’aide et parade révèle
aussi son efficacité dans la mesure où au cours de l’apprentissage des éléments
acrobatiques en gymnastique au sol, savoir s’entraider améliore très vite l’habilité individuelle
de chaque pratiquant pour qu’il puisse mieux passer sur un autre élément. Le recours à
l’aide et parade facilite la réalisation des éléments dynamiques, et réduit aussi les risques
d’accidents que peuvent rencontrer les apprenants au cours de la pratique.
L’efficacité de ces méthodes a été vérifiée lors de l’expérimentation dans la mesure où elles
peuvent remplacer les rôles des matériels pédagogiques. Ces méthodes contribuent au
développement de l’assurance, de l’audace, du courage ainsi que du risque chez
l’apprenant. Par ailleurs, elles favorisent la réalisation dynamique des éléments gymniques
qui exprime l’esthétique et leurs techniques d’exécution en conformité avec la règle de l’art.
Mots clés : APPRENTISSAGE- ELEMENTS DYNAMIQUES- GYMNASTIQUE
Auteur : RATAHIANAHARIMAHEFA Rojo Michel
ENCADREURS: Monsieur RAKOTOMANGA Jean-Clément Monsieur RAMAPARANY Saraela Nombre de page : 56 pages
Nombre de tableau : 5
LISTE DES TABLEAUX
TABLEAU N°1 : Principales capacités nécessaires à la réussite dans neuf spécialités
TABLEAU N°2 : Programme de l’expérimentation
TABLEAU N°3 : Planning d’une séance d’expérimentation
TABLEAU N°4 : Effectif total des étudiants de la deuxième année du département
Education Physique et Sportive de l’Ecole Normale Supérieure.
TABLEAU N°5 : Table des valeurs de chi2 de Pearson aux différents seuils de signification
LISTE DES FIGURES
FIGURE N°3 : La roue au sol
FIGURE N° 4 : rondade au sol
FIGURE N°5 : Saut de mains
FIGURE N°6: Flic arrière
FIGURE N°7: Flic avant
FIGURE N°8 : La roue marocaine
FIGURE N°9 : Figures des étapes d’apprentissage de la prise d’élan
LISTE DES ABREVIATIONS
C : Coordination
E: Endurance
ENS : Ecole Normale Supérieure
SD : Souplesse Dynamique
1
INTRODUCTION
Dans le monde d’aujourd’hui, le domaine de l’enseignement et de l’apprentissage ne cesse
de se développer suivant l’évolution de la technologie. Ce développement est plus marqué
tant au niveau des matières d’enseignement qu’on fait acquérir aux apprenants qu’ au
niveau des moyens pédagogiques comme les matériels et infrastructures utilisés pour
faciliter l’acquisition par les apprenants des matières d’enseignement. Le présent sujet
concerne une matière de la discipline sportive qu’est la gymnastique, et plus exactement, la
gymnastique au sol et plus précisément encore, l’étude est axée aux éléments gymniques
passant par l’Appui Tendu Renversé.
Dans le cadre de l’enseignement de l’Education Physique et Sportive, la gymnastique1 est
un des champs d’application des activités d’expression corporelle dans laquelle les
apprenants apprennent et exécutent les mouvements gymniques d’expression corporelle et
à caractère artistique où l’on trouve de la force, de la souplesse, de l’équilibre du corps, et
de l’esthétique exprimant la beauté des mouvements, et les éléments dynamiques2 qui sont
des éléments que doivent réaliser ceux qui pratiquent cette discipline sportive. Ainsi, la
gymnastique ne fait que procurer aux praticiens des bienfaits. Elle est le champ
d’apprentissage de la maîtrise de l’équilibre, de la gestion des relations interpersonnelles en
initiant à la coopération, à la collaboration suivant un code de conduite, de la gestion des
risques et des émotions, et elle exerce à la concentration, à la mémorisation des actions et à
l’anticipation. C’est également une discipline source d’énergie car elle fortifie le corps etc.…
La pratique de la gymnastique se fait généralement avec des matériels pour révéler son
efficacité et ces bienfaits cités précédemment que ce soit dans le cadre de l’apprentissage
ou dans le cadre de la compétition. La gymnastique est un enchaînement d’actions soit aux
agrès soit au sol et l’on parle de la gymnastique au sol, objet du présent travail. Dans les
deux cas, il faut toujours utiliser des matériels. Ainsi, l’enseignant doit donc utiliser des
matériels pédagogiques dans son apprentissage afin que ceux qui l’apprennent puissent la
maitriser très vite car la réussite serait en partie dépendante de ces matériels. Le présent
travail consiste toutefois à rechercher des méthodes d’apprentissage efficaces et efficientes
de la gymnastique au sol sans l’utilisation de matériels. C’est pour cela que le thème est
intitulé « CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE L’APPRENTISSAGE DES ELEMENTS
DYNAMIQUES PASSANT PAR L’APPUI TENDU RENVERSE EN EXERCICES AU SOL ».
(GYMNASTIQUE SPORTIVE).
1 Selon l’ARRETE interministériel N°3176/84 du 23-07-84 fixant le contenu du programme d’enseignement de
l’EPS dans les établissements des niveaux I, II, et III à MADAGASCAR 2 Idem
2
Ce mémoire comprend deux parties. Dans la première partie, on va essayer de donner un
aperçu général de la recherche Dans la seconde partie du travail, il s’agit de la méthodologie
utilisée pour vérifier l’hypothèse préconisée pour valider ou pour justifier l’efficacité des
méthodes d’apprentissage proposées dans le travail de mémoire.
PREMIERE PARTIE :
APERCU GENERAL
4
CHAPITRE PREMIER : ETAT DES LIEUX ET PRESENTATION DE LA RECHERCHE Avant de présenter la recherche à laquelle est orienté le présent travail, c’est un préalable
nécessaire de porter un regard sur l’état des lieux même du sujet.
1. ETAT DES LIEUX
Présenter l’état des lieux du sujet conduit à vérifier l’état des lieux général et l’état des lieux
spécifique du sujet.
1.1. ETAT DES LIEUX GENERAL
L’état des lieux général consiste à présenter les différents mémoires sur la gymnastique,
présentés au niveau du département Education Physique et Sportive de l’Ecole Normale
Supérieure.
Les mémoires de gymnastique qui ont été étudiés et présentés au niveau du département
Education Physique et Sportive de l’Ecole Normale Supérieure ne restent pas isolés dans la
généralité sur la gymnastique mais s’étendent sur les différentes spécialités de la
gymnastique sportive. Il faut en effet rappeler que la gymnastique sportive recouvre toutes
les catégories d’épreuves de gymnastique. Ainsi, il y a des mémoires qui se rapportent à la
gymnastique rythmique ; certains traitent de la gymnastique artistique et des mémoires
s’orientent vers l’étude de la gymnastique acrobatique ; il y aussi des thèmes qui portent sur
la gymnastique aérobique et cette année, un mémoire sur la gymnastique aquatique sera
éventuellement présenté.
Si l’on parle des particularités respectives de ces différentes spécialités, la gymnastique
rythmique est caractérisée par l’utilisation d’accompagnement musical ainsi que l’utilisation
d’engins légers tels que le ballon, le cerceau, la corde massues, le ruban, et sa réalisation
suit ainsi le rythme de la musique d’accompagnement ; c’est une discipline exclusivement
féminine. S’agissant de la gymnastique artistique, c’est l’ensemble des épreuves sportives
comprenant des enchaînements d’exercices au sol et aux agrès telles que les barres fixe ou
asymétrique ou la barre parallèle sur laquelle porte également le présent travail. La
gymnastique acrobatique pour sa part est composée d’enchaînements acrobatiques
gymniques et chorégraphiques, présentés en groupe sur un fond musical. La gymnastique
aérobique ou l’aérobic qui est une forme de gymnastique effectuée en musique et qui a pour
rôle d’activer la respiration et l’oxygénation des tissus par des mouvements rapides; et enfin
la gymnastique aquatique qui est tout simplement la gymnastique pratiquée dans l’eau.
5
Ci- après sont ces thèmes déjà traités et présentés au niveau du département EPS/ENS,
selon qu’il s’agisse de la généralité sur la discipline ou des spécificités.
Les thèmes qui traitent de la généralité sur la discipline ou gymnastique sportive
Nombreux sont les thèmes qui traitent de la généralité sur la gymnastique.
RAKOTOARIMISA LOUIS : « La gymnastique sportive à l’éducation de base ».
RAMBINA CAROL « Essai d’explication de la diminution du nombre d’optionnaire en
gymnastique »
RABENJAMINA : « Etude de la perfection de l’espace dans l’appui renversé en gymnastique
sportive ».
RAMIANDRAMANANA R Rijanirina : « Mise en valeur de la gymnastique sportive en milieu
scolaire, exploitation des potentialités matérielles ».
RAKOTOMALALA Emilien : « Activité physique d’expression et les handicapés sur fauteuil
roulant ».
RAMPARANY SARAELA : Contribution des fondamentaux à l’amélioration de l’activité
gymnique pour l’implantation de la gymnastique à Madagascar ».
RAFANOMEZANTSOA Mampiandra Mirana : »Contribution à l’amélioration des
comportements psychomoteurs des enfants déficients auditifs par des activités physique à
caractère gymnique ».
RAZAFIMANDIMBY CHRISTIAN Jeannot : « Contribution à la multiplication de la pratique de
l’activité gymnique en milieu scolaire ».
RAMANAKOTO LANTONIAINA TONY : « contribution à l’amélioration de la pratique
gymnique par le biais de création d’une matérielle pédagogique à faible court pour la
vulgarisation de la gymnastique sportive à Madagascar ».
RAJOELINA HERIZO NANTENAINA : « Contribution à la création de la fédération de
gymnastique sportive Malagasy : Statut type de règlement intérieur ».
BABAKELY FLORE Sébastien « la sensation du gainage, clé d’une bonne exécution d’un
élément gymnique ».
rue vers la gymnastique sportive en milieu scolaire à Madagascar ».
6
RAVELONARIVO IANJANOMENA Marion : « Contribution à la revalorisation de la pratique
gymnique dans les établissements scolaires mise en place d’une stratégie pédagogique ».
Les thèmes qui portent sur les matières spécifiques de la gymnastique
Un thème porte sur la gymnastique rythmique :
RAZAFIARIVONY SOYA ANNIK : « clarification d’une méthode pédagogique pour
l’enseignement de la gymnastique rythmique sportive en vue de la préparation des
gymnastes aux compétitions ».
Les thèmes qui suivent traitent de la gymnastique acrobatique :
RANDRIANASOLO JONSHON DANIEL : « Essai de conception d’un type de milieu
aménagé pour l’apprentissage des mouvements acrobatiques ».
RATOVELOSOA Arisana A : « Contribution à la normalisation de la pratique aérobic à
Madagascar ».
RAVALISON LINO ERIC : « Contribution à l’amélioration d’un milieu aménagé pour
l’apprentissage des mouvements acrobatiques ».
Le thème qui suit concerne la gymnastique rythmique qui est une discipline réservée aux
femmes.
RAZAFIARIVONY Saholy Avelines : « Essai d’élaboration d’une approche pédagogique à
l’enseignement de la gymnastique rythmique sportive en milieu scolaire pour les enfants de
10 ans et plus ».
Il y a trois thèmes qui portent sur la gymnastique artistique qui sont les suivants :
RAVOAHANGY MANANTSOA Pierrot Vidoc : « Proposition des types d’échauffement
général en vue d’une amélioration de la pratique de la gymnastique artistique à
Madagascar ».
RAJOMA AVOTRA : « Contribution à la rentabilisation de l’échauffement spécifique pour
l’objectif de la leçon dans la pratique de la gymnastique artistique à Madagascar ».
RAKOTONDRANGORY Maromanisa Falihery : « contribution à l’amélioration de
l’enseignement de la gymnastique au sol ».
7
Tous ces mémoires de gymnastique ont été exploités pour devenir des outils
d’enseignement et ont été effectués dans le but d’intégrer profondément la gymnastique au
niveau de l’enseignement de l’Education Physique et Sportive à Madagascar, et enfin, de
montrer l’importance de la pratique et la valeur de la gymnastique c'est-à-dire leurs
fonctions sociales sur l’épanouissement des pratiquants dans la société.
1.2. ETAT DES LIEUX SPECIFIQUE SUR L’APPRENTISSAGE DE LA DISCIPLINE
L’apprentissage et la réalisation de la gymnastique, dont la gymnastique au sol, même au
niveau des compétitions internationales, requièrent l’utilisation de matériels. Les matériels
s’entendent des outils ou équipements pédagogiques nécessaires pour l’apprentissage de
la discipline. En matière de gymnastique au sol, outre le sol lui-même, l’apprentissage de la
gymnastique au sol nécessite l’utilisation de tapis de sol pédagogique, de mousse en forme
de grande éponge. Force est toutefois de constater que dans le contexte local Malgache,
c’est justement ces matériels qui font défaut. Il faut toutefois admettre que l’utilisation de ces
matériels présente des intérêts certains car non seulement, ils garantissent la sécurité des
apprenants dans la mesure où ils sont conçus pour assurer la protection des praticiens, mais
encore, ils facilitent l’apprentissage pour la raison que leur utilisation cultive chez les
apprenants l’audace et le courage dans la réalisation des éléments difficiles que pourraient
leur exposer l’apprentissage de la discipline, et ce, grâce toujours à cette protection que
procure ces matériels. Ainsi, il faut combler ce défaut de matériel par d’autres techniques qui
permettraient une réelle acquisition des techniques de réalisation de la discipline ; des
techniques qui se substitueraient au rôle même de ces matériels manquant. Il faut en effet
remarquer que l’absence de matériels affecte beaucoup l’apprentissage aussi bien au
niveau de la réalisation dynamique de la discipline, qu’au niveau des techniques. Une des
caractéristiques propres de la gymnastique et qui révèle son esthétique est le dynamisme
dans sa réalisation. Or on a pu constater à travers la pratique de la gymnastique le manque
de dynamisme et c’est sûrement dû à la peur de subir un accident quelconque. Tantôt, il y a
aussi ceux qui se veulent être dynamique en prenant un risque qui pourrait être fatale car
l’apprentissage a connu des failles. Dans ces deux cas, la défaillance au niveau des
matériels est en grande partie responsable. Ainsi, comme il venait d’être remarqué,
l’apprentissage de la gymnastique connaît des failles car les apprenants semblent manquer
cette audace et ce courage dans la réalisation d’éléments qui supposent assez de risque ;
l’apprentissage se réalise mal et même si les apprenants montre ce courage de réaliser des
éléments difficile, il manque les techniques, le matériel garantit la qualité, et de
l’apprentissage, et de la maîtrise des techniques de réalisation de la discipline. De telle faille
ne permet donc pas de parfaire l’apprentissage de la gymnastique pour révéler son
efficacité car elle entraîne une difficulté pour les apprenants. Les éléments gymniques vont
8
être exécutés de façon incorrecte. Les apprenants vont être mal formés et manquent de
motivation et même de la concentration. La situation est donc dans un état qui doit être
remédié.
Telles sont les raisons pour lesquelles on tente de proposer des méthodes d’apprentissage
adaptées à ce contexte local, pouvant ainsi combler les lacunes laissées par ce défaut de
matériels dans l’apprentissage de la gymnastique au sol. Ces méthodes sont les parcours
gymniques et la notion d’aide et parade. Il s’agit de pratiquer dans un parcours gymnique et
avec aide et parade, les exercices qui permettent de réaliser les éléments gymniques
passant par l’Appui Tendu Renversé et sans utiliser de matériels. Ce sont des méthodes
d’apprentissage qui permet aux apprenants de réussir la réalisation de ces éléments
dynamiques passant par l’Appui Tendu Renversé à l’aide de ce parcours ou circuit
gymnique et la notion d’aide et parade, pour faciliter l’apprentissage des éléments
gymniques, et de les motiver dans la pratique de la discipline sportive. Le présent sujet
veut affirmer que si les matériels font défaut, il fait partie des tâches de celui qui veut
apprendre de chercher des moyens nécessaires pour l’apprentissage des apprenants c'est-
à-dire que les enseignants doivent faire des recherches pour que les apprenants s’adaptent
bien à cette situation de défaut de matériels pédagogiques afin qu’ils avancent dans la
pratique et pour qu’ils puissent développer leur connaissance sur la gymnastique au sol.
2. PRESENTATION DE LA RECHERCHE
Présenter la recherche consiste à décrire l’objet de l’étude et à apporter la délimitation du
sujet.
2.1. OBJET DE L’ETUDE
Notre étude a pour objet de proposer des techniques d’amélioration de la gymnastique au
sol et plus particulièrement ceux des éléments dynamiques passant par l’Appui Tendu
Renversé en utilisant des procédés d’études qui s’adaptent au contexte local Malagasy.
Autrement dit, il s’agit de proposer des méthodes qui permettent d’apprendre la gymnastique
au sol efficacement même sans matériels. Ces méthodes visent surtout à améliorer
l’aptitude des apprenants dans la réalisation des éléments dynamiques passant par l’Appui
Tendu Renversé (ATR) dans les exercices au sol.
En somme, il s’agit donc de proposer des méthodes d’apprentissage. Il faut préciser que le
terme apprentissage laisse supposer que ces méthodes intéressent l’enseignement même
de la discipline ou plus exactement, s’apprennent au stade même de l’apprentissage et non
plus dans les phases des compétitions ou des examens. Ces phases là ne seraient que
l’occasion de vérifier leur acquisition.
9
2.2. DELIMITATION DU SUJET
Notre recherche est axée sur les exercices au sol en gymnastique artistique à l’exclusion
des autres sports. Il existe plusieurs éléments de gymnastiques dans les exercices au sol
mais comme il a déjà été énoncé plus haut, il s’agit ici de parler des éléments dynamiques
passant par l’Appui Tendu Renversé (ATR), nous avons choisi ces éléments car le
dynamisme est une caractéristique propre et essentiel de la gymnastique, c’est une exigence
dans la pratique des exercices au sol, sans dynamisme, il manque d’esthétique dans la
représentation du corps.
CHAPITRE 2 : CADRE D’ETUDE
Le cadre de l’étude incite à parler de l’approche historique et à définir les concepts.
2.1. APPROCHE HISTORIQUE
Le terme gymnastique vient du mot grec « GUMNOS » signifiant « NU ». A l ‘époque, les
gymnastes pratiquaient la discipline sportive avec le corps nu et enduit d’huile. Pendant
cette période, les pratiquants n’ont pas encore utilisé beaucoup de matériels, le but de la
pratique à l’époque est seulement de montrer celui qui avait le corps le plus musclé, qui
méritait la bonne forme physique pouvant exprimer la culture physique. Les premiers
professeurs grecs de culture physique inaugurèrent des programmes d’exercices destinés
aux athlètes et aux citoyens. Ces programmes, constitués de mouvements de gymnastique,
étaient considérés comme indispensables à l’éducation formelle des enfants. Les Grecs
pensaient en effet que l’harmonie entre le corps et l’esprit n’était possible que par la pratique
d’exercices physiques. Mais quand les époques s’évoluaient, la gymnastique sportive telle
que nous la concevons de nos jours n’est le résultat d’une évolution de pratiques antérieures
qu’à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, pendant laquelle les techniques récentes de
gymnastique ont été développées. Le premier professeur de gymnastique moderne fut
Johann Simon ; il enseignait à l’école de Basedow à Dessau en Allemagne, en 1776. Une
part très importante de cette évolution est attribuée à FRIEDRICH LUDWIG JAHN,
considéré comme le père de la gymnastique en Allemagne et qu’il a entre autres eu le
mérite d’inventer de nouveaux agrès. L’utilisation des matériels adéquats à la pratique de la
discipline se développait aussi. Après la première guerre mondiale, on avait commencé à
parler de la gymnastique artistique (laquelle est axé l’objet de notre recherche) dans laquelle
les gymnastes introduisent de plus en plus de l’acrobatie, des exercices d’agilité et de
souplesse du corps. Le terme gymnastique artistique est né au début de 19ème siècle. En
effet, les exercices aux engins déjà existants servaient essentiellement au développement
de la force mais sans réelle notion d’acrobatie.
C’est en 1896, date de la résurrection du mouvement olympique à Athènes. S’agissant de
la pratique des exercices au sol, cette épreuve de la gymnastique artistique a connu
l’utilisation des tapis qui mesurent douze mètres de coté et cela se pratique jusqu’à nos
jours.
11
2.2.1. La gymnastique
Dans un sens général, la gymnastique est l’ensemble des exercices physiques destinés à
assouplir et à fortifier le corps. Il est écrit dans un extrait du code3 de la Fédération
Internationale de la Gymnastique que si on situe la gymnastique sportive dans l’ensemble
des autres sports, on pourrait la définir comme un type de relations « INDIVIDU-
ENVIRONNEMENT »où le ou la gymnaste évolue dans des situations dynamiques
inhabituelles (appuis renversés, rotation du corps, principalement en avant ou en arrière) par
le moyen des agrès, pour être vu et jugé, entrainant une connaissance de plus en plus
affinée du corps ( positions dans l’espace, bon placement de la colonne vertébrale et des
segments, mobilisations des membres et des ceintures, coordination et rythme), l’individu
changeant dans un milieu stable. Ces éléments vus dans la définition sont l’image de tous
les mouvements naturels que réalise le bébé et leurs évolutions dans le temps et dans
l’espace afin qu’on puisse les transformer en une discipline sportive et les catégoriser en
plusieurs formes. La gymnastique met ainsi en jeu une activité de risque, de virtuosité,
d’originalité dans des situations où les déplacements sont de plus en plus aériens, à
prédominance manuelle, dans des positions du bassin au dessus de la tête.
La gymnastique a été depuis longtemps intégrée dans les disciplines sportives
pédagogiques. Le but de son enseignement doit être« la transmission des connaissances
accumulées et l’assimilation des savoir faire élaboré au cours de son évolution ». Mais la
gymnastique artistique est une particularité dans la généralité car elle peut être considérée
comme une spécialité dans la gymnastique en général. La gymnastique artistique est
l’ensemble d’épreuves sportives comprenant des enchainements au sol ou aux agrès. Ainsi,
cette spécialité peut être réalisée en deux méthodes (ou présente deux formes) : les
exercices au sol ou sol et les exercices aux agrès. Les exercices au sol ou sol
2.2.2. Exercices au sol en gymnastique
Le sol, ou exercices au sol, est une discipline de gymnastique artistique consistant en un
enchainement de mouvements et de sauts acrobatiques réalisés sur un praticable. Cela
correspond effectivement à notre recherche qui est axée sur les éléments dynamiques
passant par l’Appui Tendu Renversé. L’objectif est d’améliorer la capacité de réalisation de
ces éléments acrobatiques en gymnastiques au sol (gymnastique artistique).Or cela
nécessite de méthodes d’apprentissage efficace et peut s’adapter à toute catégorie
3 CODE DE LA FEDERATION INTERNATIONALE DE LA GYMNASTIQUE- 1970-1973 FIG.4
12
d’apprenants qu’ils soient enfant ou adolescent ou encore adulte, et aussi aux situations
d’apprentissage lesquelles ils se trouvent.
2.2.3. Eléments dynamiques en gymnastique au sol
Les éléments dynamiques en exercices au sol sont des éléments de gymnastique
artistique réalisés dynamiquement à base de l’Appui Tendu Renversé. C’est une petite
partie du corps qui est en contact avec le corps lors du passage à l’action et en brièveté
(Par exemple : LE SAUT DE MAINS qui consiste à courir, sautiller et rebondir en appui tendu
renversé pour se recevoir dorsalement à la station, LA RONDADE qui consiste à passer en
appui renversé en tournant longitudinalement un demi-tour et se redresser à la station, LA
ROUE qui consiste à passer latéralement en appui tendu renversé et se redresser à la
station , ou encore tourner latéralement sur soi même en s’appuyant successivement sur les
mains et sur les pieds).
2.3. INTERET DE LA RECHERCHE ET PROBLEMATIQUE
2.3.1. INTERET DE LA RECHERCHE
L’étude de ce sujet permet de vérifier si on peut substituer les matériels par des techniques
qui aideraient à retenir les caractéristiques propres de la gymnastique et particulièrement, de
l’exercice au sol. Notre recherche a pour intérêt de voir si les apprenants avancent ou ont
connu de progrès dans la réalisation des éléments dynamiques passant par l’ATR après
avoir subi les méthodes d’apprentissage qu’on leur a proposé de suivre pendant leurs
acquisition.
2.3.2. PROBLEMATIQUE
La nécessité de concilier l’exigence de la bonne maîtrise des techniques de réalisation de la
gymnastiques au sol et le défaut de matériels pédagogiques, qui est un problème qui se
prévaut encore à Madagascar, nous dicte la problématique suivante : Est-il possible pour les
apprenants de maitriser les éléments gymniques passant par l’appui tendu renversé si
l’apprentissage s’effectue dans le parcours gymnique sans matériels mais en utilisant la
notion d’aide et parade ?
2.3.3. HYPOTHESE
Le parcours gymnique et le recours à l’aide et parade peuvent remplacer les matériels dans
la gymnastique au sol grâce à leur aspect ludique et toutes les catégories d’âge peuvent les
utiliser sauf ceux qui sont entrés dans l’âge de la vieillesse. Le plus important est que les
apprenants arrivent à s’adapter à toutes les situations de l’espace de travail lorsqu’ils font
13
l’apprentissage et surtout lorsqu’il n’existe pas de matériels pédagogiques. Il s’agit ainsi de
faire en sorte à ce que le défaut de mat riels ne soit plus un facteur de blocage dans
l’apprentissage parfait de la gymnastique au sol. Ainsi, les apprenants vont maitriser ces
éléments gymniques passant par l’ATR dans un parcours gymnique sans matériels mais
en respectant les processus d’apprentissage quels que soient les exercices qu’on propose
et sans se contourner de l’étape du facile vers le plus complexe en partant à des exercices
réalisés progressivement de façon lent vers le plus dynamique possible tout d’abord en
commençant par l’apprentissage de cette base qui est l’ ATR ; la maitrise de la base
fondamentale de ces éléments acrobatiques dynamiques facilite leur réalisation et leur
déroulement.
14
CHAPITRE 3 : CADRE THEORIQUE
Parler du cadre théorique de l’étude renvoie à la présentation des différentes méthodes
d’apprentissage auxquelles tout enseignant peut recourir.
La méthode est l’ensemble des règles qui permettent l’apprentissage d’une technique, d’une
science4. C’est aussi l’ensemble de principes, de règles, ordonné de manière logique afin de
permettre de parvenir à un résultat. Parmi les méthodes d’apprentissage dont il faut
présenter, il y a celles qui sont générales et celles qui sont spécifiques à la recherche
3.1. METHODES D’APPRENTISSAGE GENERALES
Les méthodes d’apprentissage générales sont celles que l’on rencontre dans l’enseignement
en général et qui se retrouve ainsi dans la gymnastique. Il s’agit respectivement de la
méthode d’apprentissage globale, de la méthode analytique et de la méthode par
tâtonnement
3.1.1. Méthode d’apprentissage globale
Comme ce qualificatif l’indique, la méthode globale consiste à placer l’apprenant dans la
totalité de la situation, à avoir un aperçu général de la tâche à entreprendre dans
l’apprentissage d’une discipline et à porter son attention sur l’objectif final. Dans
l’apprentissage de la lecture par exemple, cette méthode prend en compte tout le texte car
elle est fondée sur l’idée que, chez l’enfant, la perception d’un ensemble est antérieure à
l’analyse des éléments de cet ensemble. C’est justement dans cet esprit qu’on la distingue
de la méthode analytique. La méthode globale est souvent considérée comme une méthode
d’initiation et de découverte surtout pour les enfants et les débutants. C’est un moyen déjà
préparé et élaboré qu’on va utiliser lorsqu’on va travailler sur quelque chose.
3.1.2. Méthode d’apprentissage analytique
A la différence de la méthode globale, la méthode analytique entre dans les détails de la
situation. Il s’agit de diviser la tâche en sous taches ou en segment. C’est l’’exemple de
l’apprentissage de la lecture par décomposition syllabique. C’est donc une analyse
approfondie de chaque élément qui compose la tâche à réaliser. C ’est une méthode
d’apprentissage qui procède par voie d’analyse, c'est-à-dire étude fait en vue de discerner
les différentes parties d’un tout, déterminer ou d’expliquer les rapports qu’elles entretiennent
les unes avec les autres(opération inverse de la synthèse). Il s’agit de voir comment les
4 LAROUSSE 2013
15
actions des segments du corps se dépendent les unes des autres. Cela importe d’étudier
par procédé d’analyse les actions de chaque membre par exemple s’il y a mauvaise position
des bras, cela ne permet pas au bassin de monter plus alors que l’objectif lors de la
réalisation d’un élément dynamique est de monter le bassin au dessus de la tête. Ainsi le
placement du dos ne va pas s’aligner face à cette mauvaise position des bras. C’est la
méthode d’apprentissage analytique qui nous permet de corriger puis de rassembler bien
ces actions.
3.1.3. Méthode d’apprentissage par tâtonnement
C’est une méthode qui consiste à proposer une démarche déjà préparée pour en obtenir un
résultat. Si le résultat obtenu n’est pas validé ou négatif, on change de démarche ou de
méthode à proposer. Les recherches personnelles des apprenants font parties de cette
méthode, mais au cours de l’apprentissage, on peut en intégrer la méthode analytique et la
méthode globale. Dans cette méthode, on parle beaucoup des activités des apprenants, ils
cherchent petit à petit ceux qui sont juste dans la pratique. C’est donc un travail personnel
des apprenants car dans leurs actions, ils ne se contentent pas sur un élément mais
désirent de se progresser dans l’acquisition d’autres éléments plus difficiles à réaliser. Ils ne
cessent de corriger en cherchant personnellement.
3.2. METHODES D’APPRENTISSAGE SPECIFIQUES CHOISIES PAR LA RECHERCHE
A côté de ces méthodes unanimes, d’autres méthodes sont proposées pour parfaire
l’apprentissage de la gymnastique.
3.2.1. Le parcours gymnique
Il est important en gymnastique au sol de parler du parcours gymnique car on peut l’utiliser
comme méthode d’apprentissage vraiment indispensable dans la pratique. C’est une
méthode qui permet de réaliser l’échauffement et les exercices spécifiques qui aident à
mieux progresser vers la leçon proprement dite. C’est dans ce parcours qu’on exerce les
bases techniques des éléments à réaliser, par exemple : le passage à l’Appui Tendu
Renversé. Il permet à l’enseignant de mieux harmoniser le déroulement de la séance. Et
pour les apprenants, il permet d’avoir la sensation de réussir plus vite les éléments qu’ils
apprennent. Il est nécessaire de remarquer que la sensation joue un rôle essentiel dans les
exercices au sol pour savoir si on progresse ou non dans la pratique. La sensation se définit
comme le phénomène qui traduit de façon interne, chez un individu, une stimulation de l’un
de ces organes récepteurs : sensation auditive, olfactive. C’est un état psychologique
découlant des impressions reçues et à prédominance affective ou physiologique. Il est donc
16
important que celui qui apprend avait la sensation de réussir ce qu’il a appris. Le parcours
est un élément très important pour cultiver et améliorer rapidement cette sensation.
Par ailleurs, on est sans savoir que le parcours est un élément important de la pédagogie
nouvelle en Education Physique et Sportive : Un des buts de l’Education Physique et
Sportive est de développer les possibilités d’action « dynamique » de l’individu5. Il faut
obtenir l’adaptation optimale au milieu de vie, à ses variations, en recherchant tout
particulièrement l’acquisition de la maitrise motrice dans les situations les plus difficiles.
Les parcours réalisés en espaces restreints aident à compenser les faiblesses des leçons
habituelles, et les complètent valablement. Ils permettent de réaliser en espace réduit avec
un matériel minimum un entrainement vivant, fonctionnel, répondant au désir
d’épanouissement des jeunes. Ils aident aussi à améliorer les facteurs de la conduite
motrice tels que : la perception des rapports temps et espace, la coordination motrice, la
résistance mesurée à la fatigue. Par ailleurs, ils permettent de travailler parallèlement «
valeur technique et valeur foncière », d’obtenir dans un procédé correspondant aux idées de
la pédagogie nouvelle, la synthèse de l’enseignement donné en Education Physique, de
préparer à la vie pratique, en se conformant aux lois de la nature, dominée par le principe
éternel de l’utilité.
Le parcours gymnique en gymnastique est un champ d’application qui justifie ces idées.
C’est une forme de travail collectif qui, au travers d’une disposition adéquate du matériel
gymnique, permet aux gymnastes d’évoluer successivement sur tous les agrès suivant un
trajet bien défini6.
L’avantage de l’utilisation du parcours gymnique est qu’il permet de réaliser les exercices
spécifiques qui font acquérir l’Appui Tendu Renversé pour mieux progresser vers les
éléments passant sur cet élément de base. Grâce à ce parcours, on arrive à contrôler les
accidents qui peuvent se passer au cours des exercices spécifiques. Pratiquement, si on
prend l’exemple du cas de l’apprenant au niveau du collège ou du lycée, en pratiquant les
exercices au sol, il ne deviendra jamais professionnel en la discipline que lorsqu’il s’entraine
5 Jean Louis DUPUY, Adrien RENAUD, Pierre BARRON : « LES PARCOURS EN EDUCATION PHYSIQUE »,
TOME PREMIER parcours en espace restreint, Education Physique, Sport et Métier, éditions Paris
1967, page21 (Fédération française de L’Education Physique).
6 Roland CARRASCO : « Gymnastique aux agrès ; Activité du débutant », éditions vigot 23 rue de l’école de
médecine -75006 Paris en 1979 page 15.
17
autrement hors du cours d’Education Physique et Sportive. Une séance d’Education
Physique et Sportive par semaine ne suffit pas à le rendre professionnel de la discipline.
Mais grâce à la maitrise des bases des éléments qu’il acquiert sur le parcours gymnique, il
aurait l’idée de ce que c’est que d’être professionnel.
L’apprentissage des exercices sur le parcours gymnique est valable pour toute catégorie
d’âge qu’il s’agit de l’enfant, des jeunes ou des adultes, sauf ceux qui ne peuvent plus
pratiquer du sport. Mais la réalisation des exercices se différencie et varie selon les niveaux
de pratique que ce soit débutant, moyen ou confirmé. S’il s’agit du niveau confirmé, on peut
ne pas passer aux étapes que doivent subir les débutants mais plutôt on peut sauter vers
des exercices plus complexes.
3.2.2. Le recours à l’aide et parade
Au cours de l’apprentissage des éléments acrobatiques en gymnastique au sol, travailler en
groupe facilite la réalisation des éléments gymniques et en particulier des éléments
dynamiques comme le flic arrière. Savoir s’entraider en groupe améliore très vite la capacité
d’exécution personnelle pour mieux passer sur un autre élément.
Ce sont des actions réalisées par deux partenaires. Celui qui aide se place et effectue ses
tâches selon la forme d’élément réalisé par le pareur (par exemple : un saut de mains après
un pas d’élan).
Si celui qui aide est droitier, alors sa main gauche se place au niveau de l’épaule gauche du
pareur et sa main droite au dessus du bassin.
Dans les exercices de gymnastique, la parade de celui qui réalise un élément doit être
soutenue par l’aide d’un autre pratiquant lors de la répétition de l’exercice. Les apprenants
peuvent s’entraider pour réussir ensemble tout en répétant plusieurs fois les exercices.
On peut faire les exercices personnellement mais cela n’empêche pas l’apprenant de
travailler avec un partenaire.
3 .3.1.L’importance de la biomécanique du mouvement
La biomécanique est la science qui étudie et cherche à comprendre les forces interne et
externe qui s’exercent sur un corps humain et les effets qu’elles produisent7. Les forces
7 Cours de BIOMECANIQUE dans le département EPS/ ENS,
18
internes sont les forces créées à l’intérieur du corps humain par l’action des muscles tirant
sur les os qu’on appelle « contraction musculaire ». Les forces externes sont celles qui
s’exercent à l’extérieur du corps telles que la pesanteur ou l’attraction de la terre, le
frottement, la résistance de l’air, la poussée d’Archimède.
Ces forces sont tirées soit de l’action de tirer, soit de l’action de pousser. Ce sont donc ces
forces qui produisent le mouvement. Le mouvement produit par ces forces se présente sous
3 types:
Mouvement linéaire lorsque le mouvement se fait le long d’une ligne droite.
Mouvement en rotation lorsque le mouvement se fait autour d’un axe.
Mouvement général, c’est la combinaison des deux types de mouvement.
La BIOMECANIQUE tient donc un rôle important dans la pratique des exercices au sol.
C’est un moyen qui permet de savoir unifier les techniques avec la force physique, grâce à
la recherche du meilleur mouvement qui consiste à bien réaliser les éléments ainsi que leur
suite logique.
Axe longitudinal Axe transversale Axe antéropostérieur Axe transversal Axe transversal axe transversal Axe longitudinal
C’est un travail personnel qui montre les axes de rotation du corps quel que soit l’élément
gymnique réalisé.
En principe, les fondamentaux de base de l’activité gymnique sont constitués par les
rotations avant, arrière, la rotation longitudinale et la rotation costale. Mais notre recherche
est axée plus particulièrement dans l’étude des axes de rotation du corps par rapport au
20
mouvement que ce corps exécute dans la réalisation des éléments dynamiques passant par
l’ATR des axes de la rotation. Les axes de rotation peuvent se présenter sous trois types en
fonction des mouvements qu’on réalise au cours d’une action. Le premier type c’est l’axe
transversal. Il traverse en quelque sorte le corps, de droite à gauche (exemple : le saut de
mains).Le second type est l’axe longitudinal. C’est un axe situé sur une droite qui
traverserait le corps sur sa longueur (exemple : la rondade). Le troisième, c’est l’axe
antéropostérieur. Il est situé d’avant en arrière (exemple : la roue au sol). On peut donc dire
que l’étude de ces axes de rotation dépend des éléments à réaliser.
L’axe de la rotation est la partie du corps qui reste immobile pendant la réalisation du
mouvement. Mais il n’y a pas de mouvement du corps sans parler du déplacement du centre
de gravité de ce corps. Le gymnaste peut exécuter le mouvement qu’il veut réaliser, à partir
de certaines recherches qu’il a faites, en s’habituant aux exercices pratiqués.
3.3.3. Etude du déplacement du centre de gravité
En science physique, « le centre de gravité est le point d’application de la résultante des
actions de la pesanteur sur toutes les parties d’un corps »8. C’est donc le point d’application
de la somme des actions des forces internes ou à l’intérieur du corps avec celle de la
pesanteur c’est à dire la force d’attraction de la terre.
En gymnastique au sol, l’utilisation de la force de la pesanteur est indispensable pour que le
corps puisse s’impulser, ou s’appuyer au le sol que ce soit avec les bras ou avec les jambes.
En biomécanique, la pesanteur est une force qui est toujours présente et s’exerce sur tout
objet se trouvant dans l’atmosphère. Sa direction est la verticale ; son sens de haut vers le
bas et son intensité est égale à 9,81Newton. Et le centre de gravité est un point imaginaire à
travers lequel la force de gravité agit.
S’agissant de la trajectoire du centre de gravité, tout athlète ou objet est projeté en l’air par la
force résultante (ou résultat de la somme des forces internes), et soumis à la force de la
pesanteur qui l’attire vers le sol. Cette force résultante va diriger la trajectoire du centre de
gravité au moment de la perte de contact. Ce qui signifie que le déplacement du centre de
gravité est en relation avec sa trajectoire. L’essentiel dans les exercices au sol est de savoir
utiliser et réunir les actions des forces internes avec celle de la pesanteur. Lorsqu’on est
capable d’utiliser ces forces en les réunissant, on arrive à bien déplacer le corps en réalisant
les mouvements gymniques passant par l’ATR. Ensuite, dans une direction bien déterminée,
8 LAROUSSE 2013
21
tant qu’on est capable de bien aligner la trajectoire du déplacement du centre de gravité au
cours de l’action, on progresse rapidement dans les exercices ou dans la pratique. Mais il
faut exécuter les mouvements en les contrôlant avec agilité et souplesse et pour garder la
beauté de l’action tout au long de la pratique. Dans la revue APS, année 1998 qui parle de
« couples antagonistes », DURAND MARC in l’optimisation de la performance a dit qu’on ne
peut pas être au maximum de vitesse et au maximum de précision, il faut en privilégier un.
Mais en gymnastique, il faut tenir compte de ces deux éléments qui sont la vitesse
d’exécution du mouvement dans une allure qui reste constante et la précision sur la
direction de l’action, c’est pourquoi la répétition est importante en gymnastique car plus on
recommence plusieurs fois un élément gymnique maitrisé, plus la vitesse et la précision
finiront par être améliorés ensemble au cours de la pratique.
22
4.1. LA CONCENTRATION
La pratique de la gymnastique nécessite de la concentration en tant qu’activité réalisée
dans des situations inhabituelle de l’homme. La définition pratique de la concentration
comporte deux parties dont sont la focalisation de l’attention sur les informations pertinentes
qui émanent de l’environnement et le maintien de cette focalisation.9
4.1.1. La focalisation de l’attention sur l’information pertinente :
Les psychologues sportifs ont démontré qu’une focalisation adéquate de l’attention
améliore la qualité de la performance. Focalisation sur les informations pertinentes de
l’environnement, une partie de la définition porte sur la focalisation sur les informations
pertinentes en provenance de l’environnement. Autrement dit, il faut éliminer ou ignorer les
informations inutiles et on doit attirer toute l’attention de l’apprenant aux seules informations
pertinentes c’est-à dire substantielles pour améliorer la performance.
4.1.2. Maintien de la focalisation de l’attention :
L’attention ne doit pas uniquement être focalisée aux informations essentielles mais il faut
également la maintenir. Ce maintien de l’attention durant toute la compétition fait partie de la
concentration. Nombreux sont les athlètes qui connaissent leur gloire, mais rares sont ceux
qui peuvent fournir, de façon soutenue, un niveau élevé de jeu durant toute la compétition.
Enfin en gymnastique, on essaie de ne pas réfléchir trop dans la pratique mais plutôt de
réaliser les exercices en contrôlant bien l’habilité du corps. Trop réfléchir peut devenir une
hésitation qui est une des causes de l’incapacité à passer aux actions gymniques. C’est la
raison pour laquelle on élimine toutes les informations disant inutiles pour améliorer la
concentration et afin qu’on puisse progresser dans la pratique.
La gymnastique est une discipline sportive assez dangereuse. On a souvent rencontré des
accidents, soit au niveau des muscles, soit au niveau des articulations. Le manque de
concentration et la négligence des consignes données par les professeurs sont unes des
principales causes de ces accidents. Ainsi pour gérer la sécurité, il est important de garder
9 Robert Stephen WEIMBERG« PSYCHOLOGIE DU SPORT ET DE L’ACTIVITE PHYSIQUE ET SPORTIVE »,
éditions Vigot, année 1997. P 20
23
ou de porter la concentration aux cours des exercices car plus l’apprenant est concentré,
plus, il avance de mieux en mieux dans la pratique.
4.2 .LA MOTIVATION
La motivation peut s’entendre des raisons qui pourraient pousser et encourager l’apprenant
à bien réaliser l’apprentissage, à avoir une passion sur la discipline, une passion qui se
cultive et augmente à travers la fréquence de l’exercice personnel que ferait l’apprenant.
Ainsi, il est nécessaire de se soucier de ces raisons qui peuvent motiver les apprenants.
C’est pour cela que la question est posée : Comment motiver les apprenants, comment les
initier à s’exercer fréquemment et de leur propre initiative sans attendre les séances de
travail communes à tout le monde?
La première raison qui serait à inculquer chez les apprenants, c’est les avantages mêmes
que procure la pratique de la discipline. Il faut rappeler que la gymnastique est une discipline
destinée à assouplir et à fortifier le corps et qui améliore beaucoup le fonctionnement
cardiovasculaire et respiratoire par l’utilisation de tous les segments du corps entier. Mais ce
que nous voulons aussi affirmer que la gymnastique est parmi les activités qui requièrent de
la motivation disant intrinsèque des pratiquants. BOUET avait cité dans une partition fine
qu’on a trouvé dans le livre qui s’intitule « LA REUSSITE SPORTIVE »10 : Ce sont : les
besoins moteurs c'est-à-dire la recherche des facteurs qui sert de base, et pouvant fournir
de l’énergie ; l’affirmation de soi (la gymnastique qui est une activité d’expression
corporelle représente l’idée de cette forme de motivation, c’est exprimer à l’aide des
mouvements inhabituels mais artistique); la recherche de compensation (lorsqu’on arrive à
maitriser certains éléments gymniques, il vaut mieux ne pas cesser de les répéter au moins
dix fois afin qu’ils puissent devenir automatique ou habituels en soi) ; les tendances
sociales qui expriment l’aspect affectif (une disposition particulière pour avoir un
comportement plus sociable et généreux dans les relations avec autrui) ; l’intérêt compétitif
(qui est un esprit que doit avoir tout sportif); le désir de gagner et l’aspiration à être
champion (cela signifie que lorsqu’on participe à une épreuve ou une compétition,
l’essentiel est de gagner mais non pas de participer) ; Il y a aussi l’agressivité et la
combativité qui sont parmi les éléments constituant l’esprit sportif pour éviter la faiblesse
psychologique pouvant causer des accident au cours d’une pratique sportive ;L’amour de
la nature ; le goût du risque ( la gymnastique qui met en jeu une activité de risque, de
virtuosité, d’originalité dans des situations où les déplacements sont à prédominances
manuelles dans tous les plans de l’espace en passant par des positions du bassin au dessus
10 RAYMOND THOMAS : « La REUSSITE SPORIVE »page 70, editions.Universitaire de France, 1975
24
de la tête) ; Et l’attrait de l’aventure qui cultive et améliore l’émotion car c’est cette émotion
qui permet d’agir et de réagir dans la pratique physique.
Ainsi, tel qu’il a déjà été précisé dans l’introduction, ce sont tout simplement les bienfaits de
la pratique de la discipline.
Le tableau ci-après étale les principales capacités nécessaires à la réussite dans neufs
spécialités11 dont la gymnastique:
Gymnastique C FE FA E SD MI
Halterophilie FE FA FA
Hockey FE C E FA MI SD
Lancer FE FEBE AS FS FA E
Sauts FE C E FS FD S
Volley-ball FE FEBE MI E SD FS
LEGENDE:
E: Endurance
C : Coordination
SD : Souplesse Dynamique
11 RAYMOND THOMAS : « LA REUSSITE SPORTIVE », editions Universitaire de France 1975, page 209
DEUXIEME PARTIE :
LA METHODOLOGIE
26
Cette partie sur la méthodologie définit dans son chapitre premier l’approche
méthodologique adoptée qu’est l’expérimentation, relate dans son chapitre II
l’expérimentation proprement dite et dans son chapitre III, on y rapporte le résultat de
l’expérimentation.
CHAPITRE 1 : APPROCHE METHODOLOGIQUE: LA METHODE EXPERIMENTALE
La méthode expérimentale a été la méthodologie à laquelle nous avons recourue dans le
présent travail. Il faut en effet préciser que c’est une procédure qui consiste à observer les
phénomènes, à en tirer des hypothèses et à vérifier les conséquences de ces hypothèses
par une expérimentation scientifique.12 C’est donc la méthode expérimentale qui nous
permet de vérifier concrètement ce que nous voulons justifier pendant les séances
d’expérimentation dans le but de valider l’hypothèse selon laquelle l’utilisation du parcours
gymnique et le recours à l’aide et parade permettent aux apprenants de maitriser les
éléments gymniques passant par l’ATR même sans utiliser de matériel pédagogique, et la
maitrise de la base fondamentale des éléments acrobatiques dynamiques qui est l’ATR
facilite leur réalisation et leur déroulement. C’est tout au long de l’expérimentation que se
réalise l’apprentissage. C’est pourquoi, il faut essayer de définir la théorie de l’apprentissage
en gymnastique au sol. Puis, on essaiera de donner un modèle d’apprentissage d’un
élément dynamique.
1.1. ESSAI DE DEFINITION D’UNE THEORIE D’APPRENTISSAGE EN GYMANSTIQUE
AU SOL
Pour définir une théorie de l’apprentissage d’une discipline donnée, on ne peut omettre de
relever les différentes théories d’apprentissage d’ordre universel. Toutefois, il est un
préalable de définir la notion même d’apprentissage pour dégager les personnes qui y sont
impliquées.
1.1.1. Définitions de l’apprentissage et les intervenants
Le mot apprentissage vient du verbe apprendre mais qu’est- ce qu’apprendre ?
Selon Larousse, apprendre prend deux sens. D’un côté, c’est le fait d’acquérir des
connaissances, une pratique, recevoir une information que l’on ignorait ; autrement dit,
apprendre c’est le fait de chercher et de recueillir des connaissances, des informations et
dans cette optique, apprendre serait l’œuvre de l’apprenant ou de l’étudiant ou du chercheur.
D’un autre côté, apprendre traduit le fait de faire acquérir des connaissances et le verbe est
12 LAROUSSE 2013
27
ici synonyme d’enseigner, d’informer ; ce qui ne peut être que le rôle de l’enseignant, de
l’éducateur, du formateur.
Pour élaborer une théorie sur l’apprentissage, a priori, l’on ne retient que la première
définition à l’exclusion de la seconde. En effet, l’apprentissage est un processus finalisé
visant à acquérir de nouvelles connaissances, d’habilités, ou à modifier les acquis antérieurs,
ce qui se traduit par un changement durable de comportements dont l’objectif est de
s’adapter à soi même et à son environnement.
Larousse définit l’apprentissage comme un processus d’acquisition, par un être humain, de
connaissances ou de comportements nouveaux, sous l’effet des interactions avec
l’environnement. C’est aussi la situation d’une personne qui acquiert de la connaissance afin
de la transformer en savoir et savoir faire. En didactique, lorsqu’on parle d’apprentissage, il
s’agit des activités de l’apprenant.
En somme, l’apprentissage traduit ainsi le rôle et les tâches de l’apprenant. Il faut toutefois
apporter la précision que telles que les définitions l’a confirmé, l’apprentissage n’intéresse
pas uniquement l’étudiant ou l’apprenant. Il implique également l’enseignant et c’est là qu’on
doit tenir compte de la seconde définition du verbe apprendre par Larousse. En effet, les
enseignants ont un grand rôle à jouer dans l’acquisition de connaissances par l’apprenant
car ces connaissances, ces informations, ce sont ces premiers qui les détiennent et les
diffusent. Ainsi, ce sont les enseignants qui livrent aux apprenants toutes les connaissances
et informations sur les conditions techniques de réalisation des éléments afin de leur
permettre de progresser et de réussir ce qu’on leur demande de réaliser. Par conséquent,
c’est dans la tâche des enseignants de créer des situations d’apprentissage dans lesquelles
figurent des exercices à travers lesquels ils vont diffuser les connaissances et des exercices
les informations aux apprenants. C’est l’action de l’apprenant d’acquérir des connaissances
pour les assimiler et les transformer en savoir est savoir faire d’une discipline.
1.1.2. Les théories universelles de l’apprentissage :
Comme il est déjà précisé plus haut, des théories universelles sur l’apprentissage ont été
élaborées par différents auteurs. Ces différentes théories expliquent chacune leurs points de
vue sur l’apprentissage et le mode d’acquisition des connaissances et des informations par
l’apprenant qu’elles estiment efficace. Il s’agit de la théorie béhavioriste, de la théorie
cognitiviste et du constructivisme.
La théorie béhavioriste :
C’est une théorie qui commence par l’observation dans une ’expérimentation. Il s’agit de la
capacité de donner une réponse par rapport à un stimuli ou signal. On agit par reflexe
28
(instinctif) comme disait une approche : l’apprentissage est une modification de
comportement provoquée par les stimuli venant de l’environnement. Un béhavioriste disait
un peu plus tard qu’on peut changer cette reflexe par une autre forme : du simple reflexe
vers une reflexe conditionnée. Cette reflexe béhavioriste et seulement un comportement
observable.
La théorie cognitiviste :
Cognitif se dit des processus par lesquels un être humain acquiert des informations sur son
environnement. C’est une théorie qui parle mieux de la capacité d’intelligence de l’individu
c’est à dire la capacité d’acquisition, et la faculté de rétention c'est-à-dire la capacité
d’enregistrer ou de se rappeler des informations venant de l’extérieur, des faits et des
gestes qui ont été passés et déjà vécus. Or on ne peut parler de l’apprentissage sans
évoquer le cerveau et son fonctionnement.13
Cet organe met en relation et structure notre perception du monde, stocke les informations,
commende les mouvements, effectue des opérations mentales. Il est le siège des
sensations, des pensées, des plaisirs, c’est lui qui permet d’agir et de réagir, de garder la
trace du souvenir sans lequel rien ne peut être créé ». Tout cela nous permet de dire que
lorsqu’on est arrivé au stade où on est capable de faire l’acquisition de quelque chose, nous
utilisons notre cerveau pour réfléchir avant de passer aux actions. La sensation en
gymnastique est vraiment un élément très important dans la pratique car c’est un
phénomène qui traduit de façon interne chez un individu, une stimulation de l’un de ses
organes récepteurs mais cela s’effectue par l’intermédiaire du cerveau humain car notre
cerveau est le siège de la faculté mentale pour commander les organes de sens d’agir ou
encore de réagir face à une situation.
Voici un schéma qui a été construit personnellement pour expliquer le parcours des
informations à l’intérieur du cerveau humains après avoir été assimilées par l’individu :
13 ROLAND CARRASCO : « GYMNASTIQUE des 3 à 7 ans »De l’initiation au perfectionnement, édiions Revue
EPS, 11avenu du Tremblay. Paris en décembre 1997, page 19.
29
Codage Plan effecteur réponse nombre de Consigne limitées en temps Mouvement Des muscles Stockage INFORMATION RECEPTEUR TRAVAIL MEMOIRE De à MEMOIRE ou LONG Mémoire à TERME Court terme 1memoire épisodique 2mémoire sémiotique
Vu ce schéma, le codage est l’environnement qui donne de l’information et de la réception
du récepteur (c'est-à-dire réceptionne en premier lieu)
Tant que les informations ne sont pas enregistrées dans le mémoire à long terme, elles ne
deviennent pas de connaissances acquises. Le mémoire à court terme ou travail de
mémoire recommence à traiter ces informations ou d’une autre forme de traitement afin que
le cerveau puisse les enregistrer en les transformant en savoir et savoir faire.
Le constructivisme :
JEAN PIAGET pense que l’individu lui-même peut développer sa capacité d’acquisition de
connaissance en fonction de l’environnement qui l’entoure. Il doit y avoir de relation étroite
entre les aptitudes cognitives, physiques que l’individu possède et l’environnement qu’il
acquiert les savoir et savoir faire. Une approche qui parle de des théories d’apprentissage a
expliqué que l’intelligence se construit grâce au processus d’équilibration des structures
cognitives, en réponse aux sollicitations et contraintes de l’environnement .Deux actions y
contribuent, l’assimilation et l’accommodation.
L’ASSIMILATION est l’action de l’environnement sur les objets qui l’entourent, en fonction de
des connaissances et aptitudes par le sujet (phénomène d’adaptation c’est à dire
transformer le milieu en fonction des connaissances).
Mais il y a inversement l’ACCOMODATION qui est la manière de s’adapter avec
l’environnement extérieur, action du milieu sur l’organisme. On appelle constructivisme, cette
approche basée sur l’interaction individu environnement.
30
1.1.3. La théorie d’apprentissage spécifique en gymnastique au sol
Les théories universelles que nous avons exposées plus haut sont identifiées dans
l’apprentissage de la gymnastique au sol. Mais ce qui particularise l’apprentissage de cette
discipline, c’est que la gymnastique au sol est une activité physique, sportive et artistique
qui possède une logique interne qui est jugé comme le noyau dur qui oriente l’action. La
logique interne est considérée comme la carte d’identité possédant les caractéristiques les
plus saillantes d’une activité physique et sportive.
La logique interne de la gymnastique sportive est définie comme la production
d’enchainement dans une situation codifiée (selon DELMAS et GIBERT, 2000). Cela signifie
que lorsqu’on maitrise petit à petit certains éléments en gymnastique au sol, on peut
construire des enchainements sur ces éléments dont la logique interne exige à tout
pratiquant. Mais dans notre recherche, il s’agit encore d’améliorer l’apprentissage de ces
éléments et particulièrement ceux des éléments dynamiques passant par l’Appui Tendu
Renversé (ATR). Cela ne nous empêche pas de dire que c’est la logique interne qui régit
donc les actions au cours de la réalisation d’un enchainement gymnique.
Si nous parlons un tout petit peu de l’enchainement sans sortir dans l’axe de notre étude, sa
création nécessite un minimum d’attention dans le choix des éléments et leur disposition
dans le temps et l’espace. L’essentiel est ne faire que ce que l’on maitrise réellement. Ainsi,
l’apprenant doit exécuter son enchainement progressivement du facile aux complexes c'est-
à-dire aller progressivement dans le niveau de difficulté, occuper judicieusement tout
l’espace, exécuter bien les éléments de liaison afin de donner une cohérence à l’ensemble.
Ceci exige à ce que l’apprenant connaisse bien son enchainement avant de le présenter, et il
ne faut pas négliger la sécurité.
1.2. MODELE D’APPRENTISSAGE D’UN ELEMENT DYNAMIQUE
1.2.1. La phase de départ
Etude de la réalisation de la prise d’élan
Les élans et les prises d’élan sont parmi les éléments qui conditionnent fondamentalement
tout le travail au sol. Exemples : Sursaut ROUE, sursaut RONDADE14,
Premièrement la course d’élan, elle précède le pré appel des jambes, elle doit être la plus
courte possible et qu’elle impose aux gymnastes un sursaut avec impulsion complète des
jambes pour créer un élan vers l’avant. En biomécanique, l’élan est la quantité de
mouvement qu’un corps possède. On dit qu’un élan est réalisé lorsqu’on multiplie la valeur
14 FEDERATION INTERNATIONALE DE LA GYNASTIQUE : « la progression masculine » (1970- 1973)
31
du poids du corps par sa vitesse d’exécution ou son allure sur la direction de l’action. Dans
le mouvement en rotation, il y a ce qu’on appelle élan angulaire qu’est la quantité de
mouvement en rotation. On obtient la valeur cet élan en multipliant le moment d’inertie par la
vitesse de rotation du corps .Et le moment d’inertie est égale au produit de la masse de
l’objet par la distance «d » .Ensuite s’il y a mauvais placement des segments, si la
coordination (coordination des mouvements) n’est pas bonne, si le rythme de l’exécution
n’est pas respecté, le ou la gymnaste ne peut pas progresser vers l’avant par manque de
vitesse c'est-à-dire d’élan (c’est la quantité de mouvement qu’un corps puisse posséder). On
doit réduire donc la distance de la course d’élan15en accélérant progressivement l’allure des
mouvements pour bien contrôler le déplacement du corps.
Le pré appel, c’est la deuxième étape de la phase de départ. On insiste son apprentissage
car il favorise la coordination des mouvements en commençant par le déplacement des
jambes. Pour ceux qui sont droitiers, le pré appel se réalise en déplaçant successivement les
pieds droit vers l’avant s’il s’agit des éléments gymniques passant vers l’avant, le placement
des pieds s’effectue par : droite droite gauche.
Pour ceux qui sont gauchers, il s’agit de placer dans un premier lieu le pied gauche et suivi
par ce même pied. Et dans un second lieu, on change l’appel par le pied droit afin que ceci
puisse devenir la jambe d’appui. Le placement des pieds s’effectue par :
Gauche gauche droite.
La troisième étape de la phase de départ est l’appel qui consiste à placer les mains
ouvertes vers l’avant et le plus loin possible. Cela dépend aussi de l’élément que l’apprenant
va réaliser. S’il s’agit par exemple du saut de mains, on place les deux mains ouvertes vers
l’avant après l’appui des jambes, et on essaie de ne pas fléchir trop les bras pour pouvoir
monter le bassin plus haut au dessus de la tête et afin qu’on puisse passer à ATR de façon
correcte et pour se redresser facilement.
15 FEDERATION INTERNATIONALE DE LA GYMNASTIQUE 1970-1973 ; « la progression masculine » Fig. 68
(1970- 1973)
1.2.2. La phase d’action
Cette phase nous permet de voir quels sont les exercices préparatoires à l’Appui Tendu
Renversé. Il s’agit d’insister sur le bon placement des segments et celui du dos qui sont
importants pour privilégier la sensation antérieur pour la réussite. Après avoir placé les
mains (paumes ouvertes) au sol, on ne fléchit pas les bras et cela favorise la montée du
bassin vers le haut car l’objectif de ces exercices est de monter le bassin au dessus de la
tête. Si l’apprenant arrive à réaliser ces mouvements, la suite logique de l’exercice est que le
dos va réussir son bon placement qui est plutôt aplati pour raison de l’équilibre du corps.
Par la suite, on garde les jambes tendues avec les pointes des pieds tirées pour rester
encore en équilibre car plus on fléchit les jambes au cours de l’action, plus, on peut ne pas
arriver à les supporter et cela décélère la vitesse ou le rythme d’exécution (ou le rythme) de
l’élément.
Enfin, on essaie de réaliser ces éléments dynamiques en les exécutant silencieusement.
Cela donne de l’esthétique laquelle exprime la beauté de l’action.
LES IMPULSIONS : En gymnastique, l’utilisation de la pesanteur est importante afin que le
corps puisse bien réagir au moment des impulsions qu’elle soit impulsion jambes ou
impulsion bras.
Impulsion jambes : on la subdivise en deux : premièrement l’impulsion jambe suite à une
course d’élan. Et deuxièmement l’impulsion par flexion extension qui se réalise sans course
d’élan mais s’il s’agit d’un enchainement gymnique, la réception de l’élément précédent est
considérée comme élan du second élément.
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Impulsion bras : qui consiste à élever les épaules, on la retrouve par exemple dans le saut
de mains. Les éléments dynamiques se réalisent suite à des impulsions. Au cours de
l’exécution des éléments, il ya des segments du corps qui sont libres mais qui ont aussi leurs
fonctions pour la réussite de l’élément.
1.2.3. La phase de terminaison
C’est la dernière étape de la réalisation d’un élément gymnique pendant laquelle le ou la
gymnaste doit rester bien stable à la réception sa