of 12 /12
© Norbert Braun / fotograf-bern.ch Dans le domaine  de la santé, il y a  urgence. Aujourd’hui  déjà, il manque près  de 5000 diplômé-e- s. Les besoins sont  évidents: quelque  25 % de personnel  supplémentaire d’ici  2020.  Page 8 En refusant d’entrer  dans le jeu de l’UDC,  le Conseil national  a ouvert la voie à la consultation de la population sur  l’initiative Minder  comme l’exige   depuis longtemps   le PS.  Page 5 Relancé récemment  par la municipalité  de Lausanne,   le débat autour de la  formation post-obli- gatoire des jeunes  dépourvus d’auto- risation de séjour  prend un caractère  national.  Page 9 PéNURIE SANS-PAPIERS SALAIRES EXCESSIFS Raz de marée ! Voilà longtemps que la gauche et les syndicats n’avaient pas aussi sèchement renvoyé les apôtres du démantèlement social dans les cordes. Plus de 72 % de NON à la baisse des rentes LPP : un score réjouissant et un succès d’envergure qui en appelle d’autres. Pour le PS, bien sûr, mais aussi pour l’avenir de nos assurances sociales. socialistes.ch Journal du PS Suisse 44 Mars 2010 AZB 3001 Berne

Socialiste 44 web

Embed Size (px)

DESCRIPTION

 

Text of Socialiste 44 web

  • N

    orbe

    rtB

    raun

    /fo

    togr

    af-b

    ern.

    ch

    Dansledomainedelasant,ilyaurgence.Aujourdhuidj,ilmanqueprsde5000diplm-e-s.Lesbesoinssontvidents:quelque25%depersonnelsupplmentairedici2020. Page 8

    EnrefusantdentrerdanslejeudelUDC,leConseilnationalaouvertlavoielaconsultationdelapopulationsurlinitiativeMindercommelexigedepuislongtempslePS. Page 5

    RelancrcemmentparlamunicipalitdeLausanne,ledbatautourdelaformationpost-obli-gatoiredesjeunesdpourvusdauto-risationdesjourprenduncaractrenational. Page 9

    Pnurie SanS-PaPierSSalaireS exceSSifS

    raz de mare !Voil longtemps que la gauche et les syndicats navaient pas aussi schement renvoy les aptres du dmantlement social dans les cordes. Plus de 72 % de nOn la baisse des rentes lPP : un score rjouissant et un succs denvergure qui en appelle dautres. Pour le PS, bien sr, mais aussi pour lavenir de nos assurances sociales.

    socialistes.chJournal du PS Suisse44 Mars 2010 AZB 3001 Berne

  • Oui, je souhaite rejoindre le club rfrendaire du PSJe dsire plus dinformations sur ce clubJe dsire plus dinformations sur le PSContactez-moi par courriel

    Parti socialiste Suisse, Campagnes & communication

    case postale 7876, 3001 Berne

    tl. 031 329 69 69, fax 031 329 69 70

    [email protected]

    Rejoins le club rfrendaire du PS !

    Les membres du club rfrendaire sengagent rcolter au moins 10 signatures en faveur dune initiative ou dun

    rfrendum lanc par le PS Suisse. Chaque anne, ils sont invits rencontrer des personnalits socialistes dans

    le cadre dune manifestation exclusive.

    Veux-tu faire bOuger leS chOSeS ?

    www.clubreferendaire.ch

    Nom / prnom :

    Adresse :

    Courriel :

    Tlphone fixe ou mobile :

    Langue de correspondance :FranaisItalianoDeutsch

  • 3socialistes.ch44/Mars2010 3 VOtatiOnS

    le braquage des rentes a chouPlus de 72 % de nOn : cest un camouflet sans quivoque que le peuple a adress, le 7 mars, aux partisans du dmantlement social. il veut pouvoir compter sur un systme solide et fiable. le PS se rjouit de constater quune large majorit de la population partage ses convictions et puise, dans cette belle victoire, la dtermina-tion ncessaire assainir, dans tous les sens du terme, la prvoyance professionnelle.

    dexes depuis longtemps en fonction du ren-chrissement ne sont pas les seules avoir per-du de leur valeur ces dernires annes. Depuis lintroduction de lindice mixte dans les annes 80, les rentes AVS ont ainsi pris un retard de 6 % sur lvolution conomique.

    Le scrutin du 7 mars marque, ds lors, une coupure dans la politique en matire de pr-voyance vieillesse. Pour la premire fois, la population sest prononce directement et concrtement sur le montant des rentes de vieillesse de la grande majorit des personnes exerant une activit lucrative. Le rsultat confirme de manire impressionnante les ob-jectifs constitutionnels de la prvoyance. Sur la base des ralits actuelles, ceux-ci doivent donc tre concrtement reformuls et raliss. Cest pourquoi, aprs quinze annes perdues pour cause de nolibralisme, il faut prendre un nouveau dpart et se donner des objectifs sociaux, comme ce fut le cas en 1948, avec la cration de lAVS, et en 1972, avec linstaura-tion du principe des trois piliers.

    Enfin, le rejet massif de la baisse des rentes LPP rsonne ainsi galement comme un aver-tissement la droite dans la perspective des nouvelles attaques quelle prpare contre nos assurances sociales. Le PS se rjouit de contri-buer prochainement faire chouer de nou-velles coupes sombres dans lassurance ch-mage et lAVS.

    Cest que ce rsultat est lexpression dune vri-table crise de confiance lgard des grants de fortune et des assureurs vie qui ont dtourn, leur profit, largent de notre 2me pilier. Pour le PS, il sagit de rtablir de vritables priorits : Plus de transparence : les assureurs ont

    us des caisses de pension comme de gi-gantesques self-services. Ce dysfonctionne-ment doit tre corrig.

    Des dispositions plus strictes en matire de placements : il faut interdire les placements hauts risques dans le hedge-funds et les produits structurs et inciter les caisses de pension investir dans les biens immobi-liers et le logement.

    une limitation des frais administratifs et des bnfices : les profits des assureurs vie doivent tre limits et il est impratif que les frais administratifs soient ramens un ni-veau dcent.

    une autorit de surveillance indpendante : il faut absolument introduire une sparation entre activits lgislatives et de contrle.

    Politiquement, ce rsultat signifie galement que la population ne veut pas entendre par-ler dune rduction des rentes du 2me pilier comme de celles de lAVS. Cela signifie aussi que lorsque les buts fixs aux prestations ne sont pas atteints, les rentes doivent nouveau tre amliores. Car celles qui ne sont plus in-

    editorial

    la stratgie de lautruchePour qui sintresse encore un tant soit peu lactualit politique, le phnomne ici comme ailleurs est en train de prendre des proportions assez ahurissantes. Confronte la dfaite, la profonde remise en ques-

    tion de ses prceptes, la vindicte populaire, la droite se rfugie dans lenfouis-sage, dans la ngation du rel. Les exemples se mul-tiplient, notamment de-puis lclatement de la crise conomique et financire,

    mais certains prennent un relief tout par-ticulier quand ils font suite au verdict des urnes. Ainsi, voil deux dimanches de suite que jai t saisi dune furieuse envie dagi-ter violemment ma tlvision, dans le vain espoir que ces secousses se transmettent ceux qui causaient dans le poste et leur des-sillent les yeux une bonne fois pour toutes. Didier Burkhalter, tout dabord, pour sa pre-mire raction de conseiller fdral au soir dun scrutin qui a vu prs de trois quarts des votant-e-s atomiser son projet de baisse des rentes LPP et qui ingnument ne pense pas que lon puisse parler de gifle et consi-dre mme cette droute comme un encou-ragement adress au Conseil fdral pour rgler ensemble et en quipe lavenir des as-surances sociales . A ce niveau, la mauvaise foi est tout bonnement confondante. La se-conde pousse dadrnaline dominicale est intervenue une semaine plus tard lorsquin-crdule, jai assist un hallucinant bal de faux-culs sur les chanes franaises. Bouche en cur, la garde rapproche de Sarkozy sest livre un festival de langue de bois pour soutenir que la dculotte historique que les lectrices et lecteurs venaient de leur in-fliger nen tait pas une. A ce stade dauto- intoxication, la science est impuissante. Ce nest pas le cas, en revanche, des popula-tions que ces histrions prennent pour autant dimbciles. Nul doute que, dans un ave-nir plus ou moins proche selon les cas, elles sauront encore les rappeler aux principes de la ralit.

    Jean-Yves Gentil

    iMPreSSuM

    editeurPSSuisseetundVereinSP-InfoSpitalgasse34,3001Berne,Tl.0313296969,Fax0313296970,[email protected]

    rdactionJean-YvesGentil

    ProductionAtelierKurtBluer,Bern

    Clindoeillapropagandedeconomiesuisse,syndicatsetpartisdegauchesesontpaysunetranchedecakepourclbrerlavictoire.

    N

    orbe

    rtB

    raun

    /fo

    togr

    af-b

    ern.

    ch

  • 4 socialistes.ch44/Mars2010chMage

    la droite prise en flagrant dnifinalement, la claque du 7 mars naura eu quune influence limite sur les chambres fdrales saisies de la rvi-sion de lassurance-chmage. les re-touches tardives au bnfice des jeunes et des chmeurs de longue dure doivent plus la crainte dune nouvelle dfaite cuisante en votation qu une vritable prise en compte de la gravit de la situation. comme pour le deu-xime pilier, cest donc la population quil reviendra de leur faire entendre raison.

    Quil sagisse de la session extraordinaire consa-cre au chmage ou de la rvision de la LACI, les partis de droite se rvlent dcidment to-talement hermtiques aux consquences de la crise conomique et refusent pratiquement toutes les mesures susceptibles den attnuer la rigueur pour les personnes sans emploi. Pour eux, les chmeuses et les chmeurs sont tous des fainants, qui ne trouvent pas demploi parce quils ne cherchent pas suffisamment, parce quils ne sont pas assez flexibles, parce quils font la fine bouche. Il suffit donc de bran-dir le bton, de supprimer les prestations de lassurance-chmage, pour rgler le problme. Le PS condamne vigoureusement leur obstina-tion condamner les premires victimes de la rcession une double peine.

    Pour sa part, il revendique une assurance-chmage digne de ce nom ainsi quun filet de scurit sociale que tout salari est en droit dattendre de son Etat. Mais la majorit par-lementaire de droite ne partage pas ce point

    de vue et se contrefiche du sort des quelque 170 000 chmeurs que compte actuellement notre pays. Les mesures de dmantlement dcides par le Parlement frapperont de plein fouet les jeunes en recherche demploi et les chmeurs de longue dure et les cantons ne pourront plus allonger la dure maximum doctroi des indemnits journalires de 400 520 jours en cas de chmage lev.

    Ce dmantlement des prestations ne gn-rera quune faible augmentation des recettes, alors que les cotisations ont dj nettement baiss. Pourtant, le rle dune assurance-ch-mage, a fortiori en priode de crise, est juste-ment dtre fiable et performante. La situation actuelle dmontre quen cas de rcession et contrairement lidologie de dmantlement prne par la droite, la dure des indemnits journalires doit tre incontestablement aug-mente. Si ce nest pas le cas, cest laide so-ciale qui doit prendre le relais. Avec des cons-quences nfastes sur la rintgration des de-mandeurs demploi sur le march de lemploi comme sur les finances cantonales et commu-nales.

    Pour le PS, une assurance-chmage solide peut tre finance sans problme par une hausse modre des cotisations salariales et une lvation du plafond de cotisation compa-rable celle qui a cours pour lAVS. Cela per-mettrait, en outre, dponger plus rapidement le dficit de lAC. Ce projet de rvision dtruit donc lquilibre entre flexibilit et protection sociale. En pleine crise, elle sanctionne les chmeurs qui ne sont ni la cause, ni les res-ponsables de cette dbcle. Il est inadmissible que les salaris soient les seuls payer les pots casss de la crise, aprs que lEtat a renflou les

    poches des responsables de la banqueroute coups de milliards.

    Nul doute que la majorit de la population peroit bien, elle, une menace sur son niveau de vie, sur la scurit de lemploi. Elle sait la ncessit de maintenir un filet social solide, de fixer des rgles sans quivoque pour garan-tir chacun une place dans la socit. Ce que les partis de droite prsentent comme des sa-crifices pour lavenir ont tout dune politique cynique et irresponsable. Pour faire obstacle cette rvision si injuste de lassurance-ch-mage, le PS va donc recourir au referendum, afin que ce soit le peuple qui ait le dernier mot. La rcolte de signatures va dbuter tout prochainement et nous vous appelons y par-ticiper. Le scrutin devrait vraisemblablement encore se tenir cette anne.

    Justice fiscaleNendplaiselamajoritduParlementquilapromptementbalaye,linitiativesocia-listepourdesimptsquitablesdemeureunoutilprimordialpourmettrefinauxabusdelaconcurrencefiscaleentrecantons.Rsultatdecettecomptitionabsurde:cesontlespersonnesquinedisposentquederevenusmodestesoumoyensquisontprtrites,puisquecetteconcurrencefaitperdredimportantesrecettesauxcantonsquinepeuventsaligner.Ceseradonc,endfinitive,lapopulationdeseprononcersuruntextequiinterditlestaxationsdgressivesetfixeuntauxdimpositionminimalpourlesplushautrevenusetlesplusgrandesfortunes.Sansdoutedicilafindelanne.

    M

    edie

    nbr

    oS

    elez

    ione

    /v

    ince

    ntva

    nsuy

    t

  • 5socialistes.ch44/Mars2010 chaMbreS

    Salaires excessifs : voter au plus vite en refusant dentrer dans le jeu de luDc, le conseil national a ouvert la voie une rapide consultation de la population sur les rmunrations abu-sives comme lexige depuis longtemps le PS. le dtour par la rvision du droit des actionnaires aurait en faisant limpasse sur une votation populaire incontestablement ralenti ce processus tout en attnuant la porte du dispo-sitif. Carlo Sommaruga

    Les bonus, parachutes dors et autres rmun-rations sont lexpression et les instruments de ce que le prix Nobel dconomie Joseph Stiglitz qualifie de rgne de la cupidit. Pire en fait, ce sont les instruments de la rapacit institution-nalis. Une rapacit rige en normalit par les milieux conomiques, financiers et leurs valets politiques. Elle est lorigine de la crise et du chmage qui touche notre pays, mais aussi de la colre populaire. Colre justifie. Colre que partage le PS.

    Comment, en effet, ne pas sindigner de lin-justice sociale criante gnre par cette pompe fric des dirigeants dentreprises ? A lexemple de Daniel Vasella et ses 42 millions de francs annuels. Ces salari-e-s qui, jamais de leur vie, ne gagneront ce que certains patrons gagnent en une anne ont raison. Car lorsquils se trom-pent dune unit sur un dcompte dheures de travail ils sont accuss dabus, alors que ceux qui encaissent des dizaines de millions sans relle contre-prestation sont promus comme les nouvelles stars de la socit par les mdias qui leur sont acquis. Ces salari-e-s nen peu-vent plus de voir leur outil de travail brad en faveur de la captation de boni mirobolants par les dirigeants dentreprises.

    Cette colre, cest aussi celle des contri-buables qui voient la Confdration aligner 66 milliards de francs pour sauver lUBS alors que les responsables de cet tablissement se sont gobergs sans tre inquits ni par la justice, ni par la banque elle-mme. Les contribuables sont aussi coeurs de voir des milliards de francs verss sous forme de bonus alors que

    [email protected],conseillernational(GE)

    lUBS survit uniquement grce laide pu-blique et quelle prsente des dficits.

    Cette exaspration dune crasante majorit de la population est mprise par les milieux financiers et les manuvres de lUDC pour viter le vote populaire sur linitiative Minder. Cest tout de mme ahurissant de voir les pre-miers responsables de la crise conomique, ceux qui profitent de rmunrations abusives, renverser les responsabilits et affirmer p-remptoirement que cest la rglementation des bonus qui est abusive.

    Il est grand temps dagir. Non seulement pour rpondre cette colre, mais pour mettre concrtement de lordre dans un domaine qui menace la substance mme des entreprises et plus gnralement notre conomie.

    Agir rapidement et dmocratiquement pour des rgles fermes sur la transparence et sur les conditions de rmunrations des dirigeants dentreprises cotes en bourse a constamment t la ligne du PS. Les salaires excessifs, les parachutes dors, les bonus indcents et sans contrepartie doivent disparatre. Cest en sou-mettant immdiatement linitiative contre les rmunrations abusives en votation que nous russirons imposer ces nouvelles disposi-tions.

    Aujourdhui, la tactique de lUDC relve du pathtique. Le roi est nu. Ses contorsions ne peuvent plus cacher que, derrire son discours de champion des droits populaires, Blocher joue le sous-marin deconomiesuisse et des dirigeants des grandes entreprises, ses amis de longue date. Objectif : torpiller toute rglemen-tation efficace des bonus et parachutes dors. Et que penser de Monsieur Minder lui-mme qui jurait de son refus de retirer son initiative et de sa volont tout aussi inbranlable de voir le peuple se prononcer avant de retourner sa veste sous la pression de lUDC. Heureuse-ment, grce sa constance et sa dtermina-tion, la stratgie du PS a prvalu pour aboutir au seul choix cohrent : celui dune consulta-tion sur linitiative et un contre-projet direct.

    Reste quil ne sagit que dune premire tape pour plus de justice sociale dans les entreprises. La seconde passe par linitiative 1 : 12 de la Jeunesse socialiste. La rcolte de signatures bat actuellement son plein. Quatre mois aprs son lancement, linitiative dispose dj de plus dun tiers des paraphes nces-saires.

    B

    urki

    /2

    4he

    ures

    De VraiS gOretS

    DcidmentpasgneladirectiondelUBS.AlaveilledelapoursuitedudbatduConseilnatio-nalsurlinitiativeMinder,ellenapashsitpublierlevolumedesjuteuxbonusquepercevrontsesdirigeantspourleursprouessesde2009.Autotal,lasommedesrmunrationsdeladirection(prsde70millionsdefrancs)estainsimultiplieparseptparrapport2008,annedusauve-tagedelabanqueparlaConfdration.AlorsquelaprsidenceduConseildesEtatsseprendpourJohnWaynedansFortAlamo,onpeutsincrementsinterrogersurletempsquilfaudraen-corepourinstaurerenfinuneCommissiondenquteparlementairesurcetteaffaire.ToutindiquequelUBS,confitedanssonarrogance,serefusetoujourstirerlesleonsdesadbcleetre-noueaveclacultureduself-service.MmelesprincipauxresponsablesdesesdifficultslabridelajusticemalgrleseffortsduPSsontinvitslafte.Auxderniresnouvelles,ladcisionsurlaconstitutiondecettefameuseCEPninterviendrapasavantlasessiondt.Amplementletempssicenestdjfaitdepasserlesplusintressantsdocumentsaubroyeur.

  • 6

    energies renouvelables : le PS prend linitiativeValide par le congrs du PS Suisse en octobre dernier, linitiative socialiste De nouveaux emplois grce aux nergies renouvelables a pass les fourches caudines de la chancellerie fdrale et nattend dsormais plus que votre signature. en tablant sur la cration de postes trs qualifis, elle reprsente un investissement davenir pour lemploi tout en constituant une rponse particulire-ment approprie la crise conomique et financire.

    Si la Suisse se convertit massive-ment aux technologies propres solaire, vent, gothermie, bio-masse pour sa production dnergie, elle peut envisager la cration de 100 000 nouvelles places de travail en lespace dune vingtaine dannes. De multiples PME profiteront des investisse-ments consentis, en particulier dans les rgions priphriques o le potentiel des nergies renouve-lables est aussi considrable que peu exploit.

    La production nergtique du futur passe incontestablement par les nergies renouvelables comme par lexploitation ration-nelle et efficace de lnergie produite. Linitia-tive en fournit justement les conditions-cadre

    ncessaires. Dans lUE, la production dlectri-cit est dj assure de manire substantielle par les nergies renouvelables sur lesquelles se basent plus de 60 pour cent des installations nouvellement cres. Pour sa part, la Suisse bnficie dun avantage supplmentaire grce lnergie dorigine hydraulique. Cela signifie que, dans notre pays, le potentiel des ner-gies renouvelables est de loin suprieur la consommation. Et si nous parvenons exploi-ter plus intelligemment les sources dnergie indignes, nous prserverons lenvironnement tout en ralisant des conomies. Cest la raison pour laquelle linitiative exige notamment que la meilleure technologie disponible soit ap-plique aux nouveaux btiments, vhicules et appareils.

    Dans le domaine des nergies renouve-lables, les vocations se multiplient. A ce jour,

    [email protected]

    SP_Cleantech_Plakat_A0_RZ_DEF.indd 2 07.03.10 12:42

    6 initiatiVe

    pas moins de 5000 projets de pro-duction dnergie sont inscrits sur liste dattente auprs de lOffice fdral de lnergie dans lespoir dobtenir une subvention alors que les investissements privs se chiffrent en milliards de francs. Seulement voil, si en matire de recherche et dveloppement dans ce secteur la Suisse figure incon-testablement dans le peloton de tte sur le plan international, la taille de notre march intrieur souffre de la comparaison. Avec nos voisins par exemple. Ainsi, la plupart des producteurs euro-pens de cellules photovoltaques se situent en Allemagne bien que nombre de brevets soient hel-vtiques. Preuve sil en est que nous nexploitons pas assez notre savoir-faire, ni notre marge de manuvre financire. Do lint-rt primordial de linitiative socia-liste dont lobjectif est justement la mise en uvre des incitations ncessaires.

    Toutes les deux semaines, dans le monde entier, il se construit assez doliennes pour produire autant dnergie quune centrale nuclaire. Les cellules photo-voltaques deviennent toujours meilleur march. En une jour-ne, lAllemagne construit au-tant dinstallations solaires que la Suisse en une anne. Les princi-

    pales puissances conomiques, commencer par Berlin et Washington lont bien compris : pour jouer dans la cour des grands, il faut de-venir un acteur de premier plan dans le secteur des nergies renouvelables et de lefficacit nergtique, un march o les chiffres daffaire croissent de manire exponentielle. Si la Suisse entend sy profiler non seulement au niveau de la recherche mais aussi de la production, elle doit absolument se rveiller. Politiquement et conomiquement, nous en avons les moyens. Saisissons notre chance !

    VOS StylOS

    Il est possible, ds prsent, de rcolterdessignaturesenfaveurdenotre initiativepopulaireDenouveauxemploisgrceauxnergies renouvelables. Un site Internetspcial est votre disposition ladresse:www.initiative-cleantech.ch.Vousytrou-vereznotammentunargumentaireainsiquedautres informations relatives ce texte.Vouspouvezgalementypassercommandedaffiches,formulairesdercoltesetautresautocollants. Ce matriel est videmmentfournigratuitementparlePSSuisse.

    socialistes.ch44/Mars2010

  • 7socialistes.ch44/Mars2010 initiatiVe

    Du gchisLeredoutabletiming,unmoisdeslectionscantonalesbernoises,desrvlationssurlerenvoidevantlajusticeduconseillernationalricardo lumengopourprsomptionde

    fraudelectoralenaurapaschappauxobservateursavertis.Pasplusdailleursquelimpacttoutrelatifdecesventuellesmanipulationssurlissueduscrutin.Ilnendemeurepasmoinsquecetteerreurrecon-nueetregrettetombemalpourquelquunquiauraitdsavoirquilseraitperptuelle-mentsoumisauscannerdesesadversaires.Rudeexpriencequecelleducordonsanitairepourunnophytevaleurexemplaire.Avant,peut-tre,unemiseenquarantainedelapolitiquehelvtiquequesocialistes.chneluisouhaitepas,aucontraireducouragencessaireaffrontercettepreuve.

    Marche mondialeQuelque8000personnesontrpondu,le13marslappeldeplusde50organisationsfminines,partisetautresassociationspourparticiper,Berne,la3meMarchemondialedesfemmes.SurlaPlacefdrale,diversthmesonttabordscommelaviolencedomestique,ledmantlementsocial,lgalitdessexesdanslaprofessionetlducationouencorelesdroitsdesmigrant-e-s.Cettemanifestationfaisaitpartieintgrantedunecampagneinitiedansplusde50pays.Prochainmomentfort:lerendez-vouseuropendu30juinIstanbulenfaveurduneEuropeouverteetsolidaire.Enoctobre,desfemmesdumondeentierserencontrerontauSud-Kivu(Rpubliquedmocratiquedu

    Congo)afindedonnersurtoutelaplanteunevoixauxfemmesdecettergion,quisebattentpourunepaixdurable,ainsiquenmmoiredesmilliersdefemmesvictimesdesviolslesplusbrutauxlorsduconflitquiaensanglantcettergion.

    le conseil fdral lche les familles !alors que la Suisse manque de places daccueil pour enfants dans de trs nombreuses rgions, la confdra-tion ignore les besoins de nombreuses familles et remet en cause son pro-gramme dencouragement financier la cration de places daccueil. Mu par une fixation sur les coupes bud-gtaires qui rsultent essentiellement de cadeaux fiscaux aux contribuables les plus aiss, le conseil fdral coupe brutalement tout soutien aux crches et aux accueils extrascolaires et compte attendre prs dune anne avant de reprendre un programme sous forme de modle rduit. Jean-Franois Steiert

    Le programme dencouragement fdral per-mis la cration de places daccueil extra-fami-lial est un succs : plus de 25000 places cres en sept ans, ce qui a permis une augmenta-tion de loffre de plus de 50 pour cent. Malgr cela, la demande reste importante, et de nom-breuses communes connaissent encore de longues listes dattente. Pourtant, contrairement ce que prtendait encore le Conseil fdral il y a deux ans Pascal Couchepin sopposait alors un nouveau crdit pour le programme en prtendant quil y avait trop dargent et que la de-mande serait insuffisante - le pro-gramme fdral dencouragement a suscit progressivement une forte dynamique dans les communes. Cest ce moment que choisit le Conseil fdral pour annoncer dbut mars 2010 que le deuxime crdit de 120 millions de francs prvu jusquau 31 janvier 2011 est pui-s : les associations locales, les communes et les parents nont qu se dbrouiller

    Plus un sou pour les accueils extrascolaires !Paralllement, le Conseil fdral a publi un message pour un troisime crdit, pour les an-nes 2011 2015, que le Parlement la contraint dadopter sur la base dune motion dorigine socialiste. Alors que les 120 millions de lactuel crdit viennent de savrer insuffisants pour la priode de quatre ans en cours, le Conseil fd-ral poursuit nanmoins sa politique de coupes

    tous crins et rduit dun tiers le montant pour la priode suivante : avec ces 80 millions, il pr-voit de soutenir uniquement les crches et de couper toute subvention pour les accueils ex-trascolaires, prtextant les places daccueil prvues dans laccord HarmoS. Ce faisant, le Conseil fdral omet juste de prciser que les cantons ont t incits crer des places dac-cueil et inclure cet objectif dans laccord Har-moS suite une demande de la Confdration et une promesse de soutien financier ! Une telle attitude est contraire la bonne foi et jette inu-tilement de lhuile sur le feu allum par les ad-versaires de lharmonisation scolaire. Dans la mme approche de politique des caisses vides et de rduction systmatique de ses activits, le Conseil fdral prvoit dautre part de rduire la dure de soutien aux institutions daccueil de trois deux ans et de ne subventionner que les places cres par de nouvelles institutions. Cette dernire mesure punit les institutions existantes qui souhaiteraient augmenter leur nombre de places et incitera de manire ab-surde les communes multiplier le nombre dinstitutions.

    Avec le soutien dassociations de parents,

    de communes et des cantons, le PS a dpos des interventions parlementaires pour relan-cer un programme dencouragement de places daccueil digne de ce nom. Les prochaines semaines montreront si les partis qui se di-sent de la famille sauront surmonter leurs dogmes de politique financire pour soutenir llment essentiel de toute politique familiale que constituent les crches et les accueils ex-trascolaires.

    Pour le conseil fdral, les associations locales, les communes et les parents nont qu se dbrouiller

    [email protected],conseillernational(FR)

  • 8 socialistes.ch44/Mars2010Sant

    formation des professions de la sant : immenses dfis relever et vite !le colloque du PS Suisse sur la sant sest pench, en fvrier dernier, sur la pro-blmatique de la pnurie dans les professions de la sant, les mutations actuelles dans ces professions, les conditions de travail et les perspectives lhorizon 2020. le diagnostic est proccupant. Josiane Aubert

    Actuellement, le systme suisse de sant vit grce lapport dun pourcentage important de per-sonnel tranger dans tous les secteurs des soins. Il faut se rendre lvidence, la Suisse ne forme pas assez, et ceci dans toutes les catgories de personnel : les aides en soins (AF), les assistant-e-s en soins et sant communautaire (CFC), le personnel en soins infirmiers, les mdecins. Chaque anne, le dficit du personnel infirmier augmente de 2400 personnes, et autant pour les assistant-e-s en soins Chez les mdecins de famille ou de premier recours, la situation est aussi trs problmatique : dans les dix pro-chaines annes, la moiti dentre eux seront la retraite. Il faut 1000 nouveaux mdecins chaque anne pour assurer le renouvellement ; toutes ces dernires annes, seuls 600 700 reoivent leur diplme ! Ce phnomne explique larri-ve massive de mdecins trangers. La situation est grave : la Suisse, un des pays les plus riches de la plante, se permet dutiliser le potentiel de mdecins et dinfirmires/infirmiers forms dans les pays voisins, crant un appel dair qui est combl par un jeu de dominos extrmement malsain, dont les pays les plus pauvres font fina-lement les frais. Maintenir consciemment une telle situation est thiquement inacceptable.

    [email protected],conseillrenationale(VD)

    la mme sance a galement plan-ch sur le projet de caisse maladie unique. le point avec le conseiller

    national et vice-prsident du PS Stphane rossini.

    Nous prparons une alliance avec les milieux qui se sont op-poss en 2008 au contre-projet linitiative UDC pour la pri-vatisation du systme de sant. Cest--dire les diffrentes as-sociations des professionnels et acteurs de la sant, les consom-mateurs, les cantons et les partis de gauche. Il sagit de constituer un front large, qui ne soit pas

    seulement politique pour por-ter lensemble de ce processus.

    Quelles sont les pistes principales? Lide gnrale est de mettre sur pied une vritable caisse natio-nale publique dassurance-ma-ladie. Comme dans toutes les assurances sociales, il y aura des organes rgionaux qui procde-ront la gestion oprationnelle, savoir affilier la population, dterminer les cots, prlever les primes et payer les soins. Les primes seront strictement lies aux cots du canton. Lorga-nisme central dfinira les rgles gnrales sur la base de la LA-Mal, grera les rserves, ventuel-lement un futur pool de hauts

    risques, etc. Lambition de la d-marche doit sinscrire dans la perspective dune politique na-tionale de la sant et dune sim-plification du systme. Lavan-tage dune structure nationale est de dvelopper des pratiques uniformes partout en Suisse. Le PS abandonne la prime fixe en fonction du revenu ? La prime en proportion du re-venu reste un objectif essentiel. Nous travaillons sur ce thme au niveau de la loi. Si cela de-vait tre impossible raliser, il sagira de solliciter nouveau le Peuple par une initiative popu-laire. Pour lheure, il sagit surtout de tirer les leons de lchec de

    2007. Plusieurs milieux favorables une caisse unique le sont parce que lon traite de la structure. Les professionnels de la sant ou cer-tains lus bourgeois reconnais-sent les problmes des pratiques actuelles et les effets pervers et injustices qui en dcoulent. Ils ne seraient pas si ouverts sur la question du financement o les divergences seraient plus fortes. Quel calendrier se profile ? Il est prvu de finaliser dici fin juin une alliance constitue for-mellement en association et, si le front est fort et les moyens suf-fisants, de lancer la rcolte des signatures en octobre prochain, aprs lannonce des primes 2011.

    Les nouveaux systmes de tarification au forfait par cas (DRG), en phase dintroduction dans les hpitaux, auront pour effet que les sjours hospitaliers seront encore plus courts que maintenant, ncessitant une prise en charge professionnelle beaucoup plus lourde des patients au niveau des CMS et des EMS. Laugmentation des personnes ges et trs ges, et celle des patient-e-s avec polypatho-logies soigns par les CMS, contribuent aussi une mutation dans lorganisation des soins. Nous devons rflchir de nouveaux modes de rpartition des tches entre mdecins de pre-mier recours et personnel infirmier.

    La perte de personnel par abandon pr-coce de la profession doit aussi tre analyse: ces mtiers de la sant sont hautement fmi-niss; une pnibilit importante, des salaires peu attractifs et des horaires difficilement conciliables avec une vie de famille sont des facteurs ngatifs. Comment prenniser ce per-sonnel qualifi ou lui permettre de rintgrer la profession aprs une pause famille ? Les perspectives dvolution de carrire telles que celles proposes dans les HES avec lintroduc-tion du master, couples avec des amliora-tions substantielles des conditions de travail

    sont des pistes intressantes, mais qui ncessi-tent des moyens financiers adquats.

    Jusqu ce jour, les cots de formation nont pas t pris en compte systmatiquement et les places de stages ou dapprentissage man-quent. Une grande bataille autour des cots des formations se profile entre les institutions de soins, les hpitaux, les cantons, la Confd-ration. Un des symptmes de ce combat est le positionnement de la formation des infirmiers-infirmires : entirement en HES en Suisse ro-mande avec bachelor la cl et inscriptions records ces dernires annes ; essentiellement en Ecole Suprieure en Suisse almanique, ce qui vite la Confdration de mettre la main au porte-monnaie, mais rencontre un succs mitig auprs des jeunes.

    Aux politiques de trouver rapidement des solutions ces problmes complexes. Il est irresponsable de se cacher derrire le fdra-lisme, lautonomie des universits et des can-tons et la libert des entreprises de soins pour en rester au statu quo. Cest aujourdhui quil sagit de former les soignant-e-s qui soc-cuperont de nous dans une dcennie !

    caiSSe unique

  • 9socialistes.ch44/Mars2010 cantOnaleS

    Sans-Papiers : agir maintenant !Plus on avance, plus nous voyons des positions dtestables se profiler en rapport avec des gens acculs lexil, puis leurs descendants devenir des Sans-Papiers . Je commence ces deux mots par une majuscule puis les lie avec un trait dunion parce que dabord se cachent derrire ces mots des tres humains et quensuite un lien doit se crer entre eux et nous-mmes. Eric Voruz

    En effet, il est grand temps daller contre-courant dun populisme aussi dangereux quinutile et de dmontrer quune politique s-curitaire outrance tue la scurit sous toutes ses formes. Si lon ne sattaque pas aux rels problmes, rien ne sera rsolu et les lois scu-ritaires que la droite et son extrme nous im-posent ny changeront rien.

    Concernant laccs lapprentissage pour les jeunes Sans-Papiers, la dcision de la Muni-cipalit de Lausanne ouvre une sacre brche et avec raison. Comment peut-on laisser tom-ber des jeunes ayant effectu tout ou partie de leur scolarit obligatoire dans notre pays ? Comment pourrait-on leur reprocher dtre n-e-s en Suisse ou dtre arriv-e-s dans leur tout jeune ge parce que leurs parents taient contraints y demander asile ? La question des Sans-Papiers doit donc tre rgle au plus haut niveau. Et ce nest pas sans concidence que di-verses motions ce sujet aient pass la rampe une (faible) majorit du Conseil national lors de sa session extraordinaire consacre la mi-gration.

    Ce dbat remet met en quelque sorte lglise au milieu du village car ces diverses motions ont t dposes suite aux interven-tions incessantes des associations rgionales et cantonales pour les Sans-Papiers que relaye la Plateforme nationale que jai le plaisir de prsider. Au niveau national justement, jes-saie avec mon quipe de constituer une sorte de lobby au sein des Chambres fdrales, ce qui nest pas facile au vu de ltat desprit qui y rgne actuellement. Cependant, la veille du dbat sur la migration, jai organis une conf-rence de presse avec une dlgation de la Pla-teforme en y invitant les motionnaires. Cela a eu un fort cho dans la presse du lendemain ce qui a peut-tre permis davoir un dbat plus serein au Parlement.

    Jajoute encore quune dlgation de cette plateforme a t reue par la conseillre fd-rale Eveline Widmer-Schlumpf afin de lui sou-mettre les problmes poss par la situation des quelques cent mille Sans-Papiers rsidant en

    Suisse et souvent appels par lconomie, et voquer des cas bien prcis qui, notre sens, doivent tre solutionns rapidement. Je dois dire que lors de cet entretien, jai t du en bien car la conseillre fdrale sest rv-le rceptive et le temps qui nous a t consa-cr a mme t largement dpass. Na-t-elle pas par ailleurs dclar publiquement quelle ntait pas oppose laccs lapprentissage pour les jeunes Sans-Papiers ? Oh, ne soyons pas nafs ! Eveline Widmer-Schlumpf est bien assez dure sagissant de lapplication de la loi sur lasile et celle sur les trangers. Mais lorsquon peut entre-ouvrir une porte, il faut sy engouffrer !

    Ceci pos, cette victoire de la gauche et du centre (do sont venus motions et postulat), doit tre entretenue jusqu ce quelle soit d-finitive. Le chemin est encore long pour gagner cette bataille en vue de rgulariser les Sans-Pa-piers dans leur ensemble. Il en va aussi de la scurit des personnes concernes et dune attitude responsable de notre part.

    [email protected],conseillernational(VD)

    lauSanne : PiOnnire rOManDe

    LefaitquungrandnombredepersonnesviventenSuissesansautorisationdesjourestuneralitque lesautoritsdesvillesdoiventsavoirgrer.Lausanneafaitunetudeen2002pourcernercephnomneetapropos,en2005,desmesuresvisantpermettretoutunchacundebnficierdunaccsauxbesoinsfondamentaux, notamment en matire daccs aux soins et lalimentation, enconcertationaveclesdiffrentesassociationscaritatives.

    Elleagalementmisenplacelesmesurespermettantauxenfantsmineurssans-papiersdebn-ficierdesmmesprestationsquetouslesautresenfants,conformmentauxengagementsprisparlaSuisselorsdelasignaturedelaConventioninternationaledesdroitsdelenfant.Constatantquelesenfantsdsireuxdesengagerdansuneformationprofessionnellepouvaientlefairedanslecadredugymnaseetnonparlavoiedelapprentissage,quelespropositionsvi-santsupprimercettediscriminationtrouvaientpeudchos, laMunicipalitrose-rouge-verteaproposauConseilcommunaldouvrirdesplacesdapprentissageauxmineurssans-papiersayantterminlascolaritLausanne,ensengageantfairetoutsonpossiblepourmodifierlalgislationenvigueur.LavilledeGenveadciddadopterlammeattitude:resteesprerquedautressuivent. [email protected],municipal

    E

    x-P

    ress

  • 10 socialistes.ch44/Mars2010JeuneSSe

    Jeux vido : la censure contrela violence ?comment lutter contre la violence domestique ? au dbut du xxe sicle, aux etats-unis, les ligues de temprance proposaient dinterdire la vente et la consom-mation dalcool. le raisonnement tait simple, et apparemment de bon sens : les hommes qui battaient leurs femmes taient trs souvent ivres au moment des faits. quoi de plus consquent, alors, que de bannir simplement la bire, le vin et le whisky ? On connat la suite : 13 ans de prohibition, mais surtout de dveloppement de la contrebande, du crime organis et des rseaux de vente dalcool frelat. Sans diminution de la consommation, ni de la violence domestique. Benot Gaillard

    Diverses propositions mergent aujourdhui pour interdire les jeux vido violents, avec pour cible principale les First person shooters (FPS) dans lesquels le joueur incarne un hros arm. Elles prsentent malheureusement le mme dfaut de raisonnement que la conception de la violence domestique ayant conduit la Pro-hibition aux Etats-Unis, puisquelles se trom-pent la fois de cibles et de moyens pour agir.

    La volont dinterdire les jeux vido violents se fonde sur le lien suppos entre la consom-mation de tels jeux et le passage lacte de cer-tains jeunes. Il faut dune part rappeler que ces

    [email protected],JS-Vaud,secrtaireduPSlausannois

    E

    x-P

    ress

    jeunes nont pas tu leurs camarades avec des armes virtuelles. Cest loccasion de dnoncer lhypocrisie dune droite qui vote linterdiction des jeux vido violents mais refuse dagir srieu-sement pour contrler les armes en circulation. Il faut dire que les tireurs et fabricants darmes font, eux, du lobbysme avec de largent rel

    Quant leffet rel des jeux vido sur les passages lacte ou sur lagressivit, il est ncessaire de lenvisager dans notre propre cadre danalyse. Le fait de jouer un jeu vido contenant des reprsentations de violence nengendre pas plus automatiquement le com-portement violent que le fait dtre tranger nengendre le comportement criminel. Les tudes scientifiques ralises ce sujet laissent dailleurs planer un doute sur le sens de la cor-rlation : sont-ce les jeunes les plus agressifs qui jouent le plus aux jeux vido, ou linverse ? La rponse nest pas tranche. Une chose est sre, en revanche : lencadrement parental ou ducatif est un facteur plus dterminant que la violence du jeu lui-mme. Cest l-dessus que doivent porter les efforts.

    Il est dautant plus utile de rflchir sur les manires dencadrer les jeux vido violents quune interdiction aurait des consquences nulles, ou mme probablement nfastes, no-tamment en matire daccessibilit relle. Sous la prohibition, un rseau de distilleries il-lgales et de bars clandestins sest rapidement mis en place. Pour distribuer des jeux vido dclars illgaux, toute linfrastructure existe dj, avec une implantation trs large Au-tant dire quune interdiction aurait peu deffets concrets. Pire encore, si certains jeux devaient tre prohibs, lattrait de linterdit sajouterait celui de la gratuit, augmentant encore lint-rt qui serait ports ces jeux vido.

    Violence domestique et violence des jeunes sont deux phnomnes graves contre lesquels il faut lutter. Prvenir la premire par la prohi-bition de lalcool sest avr inefficace. Emp-cher la seconde par la censure des jeux vido relverait de la mme erreur. des interdic-tions lemporte-pice qui largissent le foss entre gnrations, il est temps de prfrer une approche globale de la violence dans les m-dias et dans la socit. La recherche de vraies solutions est ce prix.PetitiOn

    Au ct dautres formations et organisa-tions, la JS Suisse a lanc une ptitioncontrelinterdictiondesegoshootersetpouruneculturedesjeunesautonome.Ellepeuttresigneenligneladresse:www.pro-jugendkultur.ch

  • 11socialistes.ch44/Mars2010 agenDa

    PS Suisse www.pssuisse.ch Vendredi 28 mai : Casino , Frauen-feld : Confrence de coordination Samedi 29 mai : Casino, Frauen-feld : Assemble des dlgu-e-s 31 mai 18 juin : Session dt femmes Socialistes Suisses www.ps-femmes.ch Samedi 27 mars : Reitschule, 10 h 15 16 h, Berne : Coordination des Femmes (CoFa), en prsence de Silvia Schenker (conseillre nationale, BS), Pierre-Yves Maillard (chef du Dpartement de la sant et laction sociale, VD) et Beat Ringger. JS Suisse www.jss.ch Samedi 27 mars : 9 h 18 h : Jour-ne de rcolte nationale Initiative 1 : 12 Vendredi 2 avril, 13 h lundi 5 avril 12 h : Elm (GL), Easterschool Samedi 15 mai : 12 h 17 h 30 : Assemble des dlgu-e-s (lieu dterminer) genve www.ps-ge.ch Samedi 20 mars : Salle des Ftes

    du Lignon 9 h 30 19 h : Congrs du PSG (AG ordinaire) Dimanche 21 mars : Elections com-plmentaire Thnex Lundi 22 mars :Local du PSG, 12 h 30 : Commission judiciaire Lundi 22 mars : Local du PSG, 20 h : Comit directeur Mercredi 24 mars : Local du PSG, 18 h, AG JS genevoise Jeudi 25 mars : Local du PSG, 19 h : Socialiste pour linterdiction des licenciements Jeudi 22 avril : Local du PSG, 20 h 30 : Commission urbanisme Valais romand www.psvr.ch Mardi 23 mars : Salle communale, 20 h, Vouvry : le PS lcoute de la population valaisanne en prsence dEsther Waeber-Kalbermatten, St-phane Rossini et Jean-Henri Dumont. Thmes : intgration, politique so-ciale, transports publics et relations intercommunales. Mardi 13 avril : Maison socialiste, 19 h, Sion : Runion du bureau ex-cutif

    Jeudi 22 avril : Maison socialiste, 18 h 30, Sion : Runion du bureau excutif Jeudi 22 avril : Maison socialiste, 20 h, Sion : Runion du comit cantonal

    Vaud www.ps-vd.ch Samedi 17 avril : Salle aiglonne, 14 h, Aigle : Congrs ordinaire du PSV renouvellement du Comit directeur et des dlgu-e-s PSS Samedi 24 avril 2010 : Maison du Peuple, salle Jean-Villard Gilles, 9 h 16 h, Lausanne : Formation sur linitiative Cleantech et le dvelop-pement des nergies renouvelables dans les communes. Inscription obligatoire auprs du secrtariat du PSV

    neuchtel www.psn.ch Mardi 23 mars : Universit, Audito-rium de la Facult de Droit (Av. du 1er mars 14), 20 h, Neuchtel : Meeting contre la rvision de la loi sur le chmage avec Christian Levrat et Jacques-Andr Maire

    Mercredi 24 mars : Salle Unia, 20 h : AG du PSLN Lundi 29 mars : Secrtariat can-tonal, 20 h: Rencontre des Femmes socialistes neuchteloises Mardi 20 avril : Salle du CG, 20 h, Saint-Aubin-Sauges : Confrence de Jacques-Andr Maire, conseiller national : Quelle formation pro-fessionnelle pour notre jeunesse ? Systme dual ou en cole ? Jura bernois www.psjb.ch Dimanche 28 mars : lections cantonales Lundi 12 avril : Restaurant du Cerf, 20 h, Tramelan : AG & sance de fraction, Objets du Conseil Gnral du 19 avril 2010 Vendredi 21 mai : Restaurant du Cerf, 18 h 19 h, Tramelan : Soire remue-mninges Jura www.psju.ch Jeudi 25 mars: Caf du Soleil, 20 h, Saignelgier: Congrs ordi-naire du PSJ avec la participation de Pierres-Yves Maillard, conseiller dEtat PS/VD

    agenDa

    Marche de Pentecte contre lnergie nuclaire le PS Suisse soutient la marche de Pentecte contre lnergie nuclaire et vous invite y participer nombreuses et nombreux. cette action vise raffir-mer notre volont de sortir du nuclaire, dempcher la construction de nouvelles centrales et dencourager les nergies renouvelables.

    Droulement de la journe du 24 mai 2010 12 h 30 : dbut de la manifestation

    Mlidorf, prs de Gsgen 13 h 30 : dpart en direction dOlten 16 h 00 : arrive Olten 17 h 00 : trajet de retour

    le nuclaire nest pas seulement dangereux mais surtout coteuxLnergie nuclaire prsente des risques insup-portables. La prospection met en danger les populations qui vivent dans les rgions urani-fres. Les racteurs ne sont pas labri dinci-dents qui peuvent dgager de la radioactivit dont la prolifration peut se rvler catastro-phique. Quant aux problmes du stockage et du traitement des dchets, ils ne sont toujours pas rsolus.

    Si ces arguments ne suffisent pas, on peut aussi parler des cots : le constructeur de cen-trales franais AREVA chiffre la construction

    dun racteur EPR (dernire version en date) quelque 10 milliards de francs. La construc-tion de deux nouvelles centrales suisses co-terait donc 20 milliards de francs. Citibank, difficilement souponnable de faire partie du mouvement anti-nuclaire, a par ailleurs pu-bli une tude trs critique lgard du projet finlandais et arrive la conclusion suivante : si avec des montants dinvestissement aussi im-portants, un projet de construction capote, il peut galement srieusement mettre mal la capacit financire des plus grands fournis-seurs dnergie. La prtendue Renaissance de lnergie nuclaire se limite aux pays dans lesquels les oprateurs nationaux en suppor-tent le risque. Sans financement de lEtat, pas dnergie nuclaire. Aprs un accident, ce sont les contribuables qui payent sils survivent. Une tude chiffre le total des dommages po-tentiels en Suisse 4300 milliards de francs. Des alternatives lnergie nuclaire existent et le PS Suisse veut les encourager. Par le biais de linitiative De nouveaux emplois grce aux nergies renouvelables dont il est abondam-ment question en page 5 et qui a t lance le 16 mars. Lefficacit nergtique doit gale-ment augmenter de manire substantielle.

    E

    x-P

    ress

  • SP_Cleantech_Plakat_A0_RZ_DEF.indd 2 07.03.10 12:42