VALORISATION DES DONNÉES TECHNICO ÉCONOMIQUES Elevage... · VALORISATION DES DONNÉES TECHNICO-ÉCONOMIQUES…

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  • BOVINSL A I T

    VALORISATION DES DONNES TECHNICO-CONOMIQUES DES EXPLOITATIONSLAITIRES BIOLOGIQUES SUIVIES DANSLES RSEAUX DLEVAGEVOLUTIONS DUN CHANTILLON CONSTANT SUR 7 CAMPAGNES

    (2000-2006)

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    RSULTATSNATIONAUX

  • INTRODUCTION

    CADRE DE LTUDE 2

    LES EXPLOITATIONS LAITIRES BIOLOGIQUES 3

    Localisation de lchantillon tudi 3 Structure des exploitations 4 Fonctionnement de latelier laitier 5- Troupeau 5- Production laitire 6- Les ventes danimaux issues de latelier laitier 10- Gestion de la reproduction 11- Gestion sanitaire 13 La gestion du systme fourrager et des concentrs 14- Place de lherbe 14- Bilan fourrage 16- Une complmentation parfois difficile 20- Recours aux concentrs 21

    Analyse des rsultats conomiques 23- Produit brut 23- Charges oprationnelles 24- Charges de structure 26- Efficacit technico-conomique 28- Capital dexploitation, capacit de reprise et rentabilit 30- Capacit de reprise 31

    CONCLUSIONLEXIQUECARNET DADRESSESPOUR ALLER PLUS LOINREMERCIEMENTS

    Sommaire

    Ont contribu ce dossier

    Rdaction :Jrme Pavie, Odile Lafeuille

    Avec la collaboration de :Loc Madeline, Frdric Becherel

    Maquette :Annette Castres

  • LES EXPLOITATIONS LAITIERES BIOLOGIQUES

    IntroductionLagriculture biologique est largement mise en avant, enparticulier depuis le Grenelle de lEnvironnement quisest tenu en septembre 2007. Le constat concernantlagriculture biologique en France est simple : desproduits dont la consommation est en hausse, uneproduction qui a tendance stagner et qui ne reprsenteque 2 % de la surface agricole nationale, do un recoursmassif aux importations pour satisfaire la demandecroissante. Face ces lments, un plan dedveloppement a t mis en place avec lobjectif detripler les surfaces dici 2013 et de les porter 20 % en2020.

    LInstitut de l'levage anime depuis plus de 20 ans undispositif national dacquisition de rfrences enexploitations : les Rseaux dlevage pour le Conseil et laProspective. Ces rseaux sont prsents dans la quasi-totalit des rgions franaises, et reposent sur des suivispluriannuels dexploitations dherbivores.

    Les Rseaux d'levage ont pour but de mettre au pointdes rfrences technico-conomiques lchelle dusystme dexploitation, transfrables aux leveurs etintervenants du milieu agricole. Ce dispositif s'appuie surenviron 2 000 exploitations rparties dans toutes leszones d'levages franaises. Il couvre une grandevariabilit de systmes de productions et de situationsgo-climatiques et socio-conomiques existantes.Ce programme associe lInstitut de llevage, matreduvre qui assure la coordination ainsi quelencadrement national et rgional, et les ChambresDpartementales dAgriculture, charges de la ralisationdes suivis des exploitations agricoles participant audispositif.

    Parmi les systmes tudis, les levages biologiques(environ 150 actuellement) font l'objet de publicationsrgulires depuis une dizaine dannes. L'antriorit dusuivi de ces systmes permet dsormais d'observerl'volution de ces exploitations sur des priodes longues.La ralisation de synthses pluriannuelles est une formergulire de valorisation des donnes issues des suivisdes Rseaux dlevage. La priode tudie, de 2000 2006, couvre sept campagnes au cours desquelles, lesfacteurs prix et climat ont impact lesperformances des exploitations.

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  • 1/Cadre de ltude

    LES EXPLOITATIONS LAITIERES BIOLOGIQUES

    Lobjectif des Rseaux d'levage estdidentifier, danalyser, de dcrire etde faire connatre des systmesdexploitation efficaces et viables dupoint de vue des rsultats technico-conomiques, supportables enterme de charge de travail, et dedcrire avec prcision les itinrairestechniques. C'est un outil dont lafinalit est de servir pour le conseil,la prospective et la rechercheapplique.

    Le principe des Rseaux d'levageest le suivi pluriannueld'exploitations choisies sur la basedune typologie des systmesdlevage et des systmesdexploitation, ainsi qu'en fonctiondes besoins de rfrences locales.Ainsi, dans les diffrentes rgions,les choix d'exploitations peuventvarier selon le souhait du comitde pilotage rgional qui peutdcider librement des thmatiques travailler et donc, des levages intgrer au dispositif. De ce fait, lesrsultats obtenus ne doivent pastre perus comme reprsentatifsde lensemble des exploitationsbiologiques franaises mais pluttcomme les rsultats dunchantillon prospectif dont lesrsultats sont forcment affectspar des choix locaux.

    Au niveau national, le dispositifrepose sur environ 2 000exploitations commercialesrparties dans toutes les grandesrgions dlevage franaises etreprsentatives de la grandediversit existante en terme desystmes dexploitation et deconditions de production.

    lexception de quelques rgions qui avaient fait le choixde cette thmatique au sein de leur comit de pilotage(Basse-Normandie, Pays de Loire), l'agriculture biologiquen'a pas constitu un axe de recherche spcifique desrseaux avant 1996.

    Cette situation a beaucoup volu partir de 1996. Lesbesoins de rfrences se faisant sentir dans toutes lesrgions, le nombre dexploitations biologiques intgres audispositif a fortement augment pour dpasser 200exploitations biologiques en 2003.

    Aujourd'hui environ 150 exploitations biologiques sontsuivies par les Rseaux d'levage. Lactivit de lUnit deProgramme "Agriculture Biologique" mise en place en1998, est oriente sur plusieurs axes de travail dont : la connaissance technico-conomique des systmesdlevage et laide la conversion, lvaluation des contributions environnementales et de ladurabilit socio-conomique des structures biologiques, la qualit des produits et les modes de valorisation.

    Les Rseaux d'levage mettent rgulirement dispositiondes acteurs de lagriculture biologique des tudes,publications et rfrences sous diverses formes.

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  • Localisation delchantillon tudiUn groupe de vingt exploitationslaitires en production biologique afait lobjet dun suivi pluriannuelentre 2000 et 2006. Relativementhomognes et constantes durant lapriode dtude, les exploitationsont t choisies dans les grandesrgions franaises dlevage(figure 1).Sur le plan national, en terme de

    LES EXPLOITATIONS LAITIERES BIOLOGIQUES

    2/Les exploitations laitiresbiologiques

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    rpartition des exploitations biologiques, la Basse-Normandie et la rgion Rhne-Alpes sont largementreprsentes ainsi que les Pays de la Loire. En revanche, laBretagne et la Franche-Comt ne figurent pas danslchantillon. La prdominance de la Basse-Normandiesexplique par la prise en compte prcoce de cettethmatique au sein du comit de pilotage. Il en est demme pour les Pays de la Loire. Ces deux rgionsreprsentent 55 % des exploitations de lchantillon etinfluencent probablement les rsultats de cette tude.60 % des exploitations suivies se situent en zones nondfavorises contre 20 % en zone dfavorises simples et20 % en zone de montagne.

    > Figure 1 : Rpartition gographique des exploitations de lchantillon constant par rapport aux exploitations laitiresbiologiques suivies en 2006 par les Rseaux dlevage

  • LES EXPLOITATIONS LAITIERES BIOLOGIQUES

    Les exploitations laitiresbiologiques suivies se sontprogressivement agrandies sur lapriode considre avec un gainde lordre de 2 ha par an, passantainsi de 79 ha en 2000 97 ha en2006 (tableau 1).

    Cette augmentation de surfacesest accompagne dunaccroissement du troupeau de 10 UGB en 7 ans. Mme si legroupe nest pas compltementreprsentatif, en 2006, lesexploitations laitires biologiquesapparaissent plus grandes que lamoyenne des exploitations laitiresfranaises dont la SAU est de70 ha et les effectifs de 80 UGB(RICA, 2006). La main-duvre,quelle soit familiale ou salarie,

    reste stable avec 1,8 UMO dont 0,3 dUMO salarie. Bienque plus faible, la main-duvre moyenne des exploitationslaitires franaises (1,70 UTA en 2006) (RICA, 2008) restestable galement.Le groupe tudi est expriment. Lanne moyennedinstallation est 1983 avec une conversion en agriculturebiologique en 1995 et une certification en 1997. La moitides exploitants a plus de 50 ans. Cependant, les structurescontinuent dvoluer avec un agrandissement et unrenouvellement des associs.

    Les formes socitaires ont augment de plus de 10 %depuis 2000, au dtriment des exploitations individuelles(figure 2). En 2006, elles concernaient 70 % desexploitations et comptaient en moyenne deux associs.Cette socitarisation des structures sobservegalement au niveau national (toutes exploitationsconfondues) mais le phnomne est moins rapide : en2005, les exploitations individuelles reprsentaient encore62 % des exploitations (Agreste, 2008) contre 30 % pournotre chantillon, alors que les EARL taient de 19 %seulement contre 35 % pour le groupe tudi.Lagrandissement des structures peut expliquer en partie laprogression des formes socitaires.

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    2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

    79SAU (ha) 81 85 91 93 93 97

    81UGB totale 82 87 89 92 92 91

    2,0Main-duvre totale (UMO) 2,0 2,1 2,2 2,1 2,1 2,1

    1,8- MO familiale (UMO) 1,8 1,8 1,9 1,9 1,9 1,8

    0,25 - MO salarie (UMO) 0,26 0,26 0,28 0,25 0,28 0,27

    > Tableau 1 : lments de structure des exploitations laitires biologiques

    Structure desexploitations

    > Figure 2 : volution du statut juridique des exploitations

  • LES EXPLOITATIONS LAITIERES BIOLOGIQUES

    TroupeauLe cheptel moyen est compos de91 UGB en 2006 dont 98 %correspondent aux UGB Bovins Laitce qui traduit une forte spcialisationdu troupeau (tableau 2). La part debovins destins la viande est faibledans ces exploitations et napratiquement pas vari sur lapriode de suivi ( 2