Poemes radins

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Pomes des fourmis radines~ 2010 ~

Ivresse

De ce jour je me souviens
Il faisait un temps de chien
J'errai en de vague rveries
Demain c'est sr je m'enfuis

Je pars loin de ses relents d'gouts
Qui me poursuivent, jusqu'au bout
De la nuit, et de mes songes
Qu'ai-je faire d'autre qui ne me ronge

Au dire du calendrier, le jour qui vient,
Jour de liesse, on se doit d'y tre serein
Moi ce sera du vin que je tirerai ma liesse
Que je ne puise qu'en ce sournois xrs

De kpis, oncs l'horizon,
m'interdire le divin poison.
Seuls mes remords me jaugent,
De leurs poids ils me jugent

Je bats le briquet, lentement
Du fond de mon ivresse
J'merge et me remets.
Qu'ai-je fait ma princesse?

bab L'air de rien Voil que ce fichu chien
Ce vieux roquet
Mon briquet a tiap.
Le voici aussi rogn
Qu'un vieux calendrier
Tranant dans la boue
Sur une grille d'gout.

Que me vaut ce malheur
Plus aucune lueur
Dans le noir je suis
Tel un crane sous un kpi.


Pattouf Roul en boule sur le sol sous un cyprs
Dans le chenil assourdissant le petit chien se tait
Les grand yeux curieux
Cest un briquet tout rond tout fris brun fonc
La bourre de ses long poils fait
Des amas gris sales terreux.
larrire de la voiture, il a si chaud
Qu'on sarrte au bord dun point deau
Au lieu de boire, il plonge, ravi
En sortant de leau il est efflanqu amaigri
Il semble sortir dun gout.
Il sbroue nous maculant de boue.
Cest ainsi qua dbut cette aventure
Le petit chien si calme sous son rsineux
Fut un compagnon trs enjou et factieux
Qui ne pensait qu vagabonder dans la nature
Qu courser le facteur en kpi
Venu nous apporter le calendrier

Groshibou

a devait tre un soir Ou peut tre une nuit
Sur mon vieux canap
Je me suis endormie
C'tait aprs une beuverie
J'ai cru voir d'une plaque d'gout
Sortir un vieux kpi
Le temps tait doux
Je me suis leve
Titubant dans le noir
J'ai pris mon briquet
Je voulais savoir
Lorsque j'ai allum
Les chiens de la nuit
Se sont mis aboyer
Et je me suis assoupie
Et derrire le calendrier
Ahurie j'ai cru voir
Les chiens enrags
Disparaitre dans le noir

Laurie Rappelle-toi, les champs de bl De notre enfance, de toi, j'ai gard
L'clat magique de notre amiti
Les cris des mouettes merveilles
Nos promenades dans les prs
Nos restaurants de fins d'annes Tout cela, dans mon cur je l'ai gard
Te souviens tu cher Amour Amiti
De ce clochard tant dsespr
Que nous invitions parfois manger
Pour avec lui, ensemble partager

BcassineMon jumeau

Javais un jumeau qui me ressemblait
Tant, qu tre lui je mamusais
Sans mme quil le sache
Je lui jouais des tours potaches

En me cachant, aux belles cyclistes
Je faisais le coup du pneu qui fait pschitt
Mon frre non-loin se faisait houspiller
tant du tournevis le malandrin dsign

Dun hamburger nous faisions paire
lui le pain, moi pt de chaire
Lui ctait le candide moi le vantard
Des deux qui sera le plus veinard?

laube de notre vie adulte
Spars nous tions comme lis
Ce que faisait lun lautre lavait pens
Dune simple pense nous faisions la culbute

Daucun nous traitaient en pot-de-colle
nous voir mme loin toujours si proche
Quel avenir eussions nous tir de nos poches
Que celui dtre toujours la mme cole

Gateuxrigolo mon gerien de tel quune promenade sur la plage la place du vent dans les couettes, je nentend que le chant des mouettes. Je ne suis plus une petite fille qui lon peut lire la belle et le clochard. Je suis de celles que lon invite au restaurant ou faire un tour dans les champs de bl
Mais je me plais rver en regardant mon reflet dans leau Quun jour mon prince viendra menlever

De z'hom
un clochard avait froid et faim
devant un restaurant il tendait la main
il rvait de champs de bl
mais il ne voyait que son reflet
dans le ciel il aperut une mouette
et il vit la mer dans sa tte
lui qui navait rien
rvait dun bout de pain


CarliMoi je fais des vers de mirliton. Jignore tout de la mtrique,
Suis nulle en arithmtique,
Prfre manger des bonbons
Que fatiguer mes neurones.
Je joue avec mon chien,
Fais des touts petits riens.
Vrai, je ne suis pas bonne
Aux choses srieuses.
Je bats le briquet
Quand fait frisquet.
Je prfre tre heureuse,
Me blottir au coin du feu
Loin des bruits, du dgot,
Loin des bouches dgout
Oublier ce quest affreux
Oublier le temps des calendriers.
Je grignote, je rvasse
Loin du temps qui passe
Loin des hommes en kpi, fous lier,
Suis bien chez moi,
Et chez moi, cest chez toi.

gateuxrigolo (celui de ma fille)

Je voudrais tant tre un ange pour arracher une toile Et l'accrocher dans ton cur pour que tu brilles de Mille feux.
Je voudrais tant tre une peluche pour te rassurer Et te protger des cauchemars.
Je voudrais tant tre la lune pour pouvoir te Regarder dormir paisiblement.
Je voudrais tant tre un chat pour te faire plein de Clins Et dormir dans tes bras.
Je voudrais tant te serrer dans mes bras Et te dire que tout va bien se passer.
Je voudrais tant m'enlever le cur Et le couper en morceaux pour t'en donner une part.
Je voudrais tant tout cela mais une paroi de verre M'en empche.
Je suis enferme et impuissante.
Je suis dsole..


Careli Jallais bicyclette
Chantant tue-tte
Les yeux dans les toiles,
Fallait bien que je mtale.
regarder les astres,
Russir un beau dsastre:
Les muscles jumeaux dchirs
Mon vlo: expir!
Mme le roi du tournevis
Ne pourra rcuprer toutes les vis.
Mme le plus grand pot de colle
Ne rparera mon paule.
Griffe, dpenaille, cheveux en ptard
Jallais dans un petit caf noir
Chercher un peu de rconfort Avais-je raison, ou tort?
Javalais aussi un hamburger
Qui me donna mal au cur.
Moralit: A regarder les toiles,
Je finis lhpital!

Groshibou Tout au fond de la nuit
La lune blafarde
Sans tat d'esprit
Froidement me regarde
Et, bien au chaud sous ma couette
Je pense aux temps enfuis
O, partant bicyclette
Je parcourrai la nuit
Avec pour tout bagage
Un tournevis, un hamburger
Continuant mon voyage
Et surmontant ma peur
Je sais bien, je suis un peu folle
Je travaille du chapeau
J'ai perdu mon pot de colle
Allez je repars au dodo
Et pour finir cette contine
J'ai oubli les jumeaux
Pardonne moi bcassine
Je travaille du chapeau

Restos

De restos
en cur
de rangs
en cage
j'enrage
de natre
en tre
de sang
en vains
efforts
de vivre
non ivre
un monde
qu'inonde
la rancur
et la peurCareli

Vieille dame indigne

Quand je serai bien vieille
Je veux tre une vieille dame indigne
Du genre qui senivre du jus de la treille.
Riant lombre de ma vigne
Je regarderai tous ces petits jeunes
Srieux, comme jamais je ne lai t
Comme des ermites en plein jene
Ne connaissant rien de la gaiet
Tout expliquer lenvie, gloser
Mexpliquer tout et rien.
Ignorant la beaut de la rose,
Et la folie dun jeune chien.
Et je me souviendrai de mes vingt ans
De la chaleur du printemps.
Comme on dit: Ctait le bon temps
Je nen regretterai pas un instant.

De Bcassine JojoCest un gentil jojo, tout le jourIl se prend pour le roi, le hrosDe la cit, du bitume, du caniveau.En deux temps il vous joue un tour

Jaime le voir faisant ses embrouilles.Un jour, lair de rien il dgotte en douceDes larousses comme sil en pousse Des dicos pourquoi? Ben, la tambouille!

Me dit-il, de son air de ne pas y toucherLa casstrole, et ben jsuis trop ptitLes la rousse, cest qujsuis trop rikiki Le flegme, il ne connait pas, juste corch

je le vis, une autre fois, arriverComme un drat, le feu quelque partCest sr, ou bien un train de retard.Atterrit, en un virage serr, sur le nez.

Chouinant vous en fendre lme,En chapelet se mit dgoiserUne suite de gros mots ossDevant les passants qui sexclament

Sur ses talons, les bleus, la marchausseViennent pour lui mettre les poussetsCest que notre hardi, plutt gonflDun plantigrade cest pris damiti.

La veille au soir, sans concertationPris la direction du parc zoologiquePrestement escalade, une gymnastique,Les grilles de cette vaste prison.

Et libre en un tour de main De leur Eden ours et oursonsQui senfuient tels dmonsSans mme penser demain

Nos amis pandores ne surentNi ne virent quoi, ni comment Le rus, bravement en se jouant, Faussa une compagnie dazur

careli

A la naissance que reoit-on en hritage ? Peut-tre la poursuite dun objectif, Parfois le got du partage Ou bien le got lger, furtif, Pour le bonheur, sentiment qui enivre Fait oublier le rire grinant De ces rleurs qui ne veulent vivre Que semblables au bruit de la craie, crissant, Sur le tableau de leurs dsirs rats, Passant leur triste vie cuver Leur vie amre et frelate. A eux je dis, videz vos verres, buvez, Et que la gaiet venue de la bonne chre Fasse de vous