Rapport antibiotiques 2012

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  • 1. Rapportvolution des consommations dantibiotiques en France entre2000 et2012an sm.s an te .f rJuin2013

2. Rapport coordonn par Philippe Cavali (Direction de la Surveillance), avec le concours dAlia Djeraba. Nous tenons tout particulirement remercier la CNAMTS qui a mis notre disposition ses donnes. 3. 3 Sommaire ditorial5 Synthse6 Quelques chiffres clsRemarques mthodologiques 1. La consommation dantibiotiques en France78 101.1 S ur le plan quantitatif, la consommation a diminu de 12,5% entre2000 et2012 mais une nouvelle tendance la hausse se dessine 101.2. M oins de nouveaux antibiotiques et plus de substances gnriques sont commercialiss en France 111.3. Rpartition de la consommation dantibiotiques entre le secteur de ville et lhpital en 2011122. volution de la consommation dantibiotiques dans le secteur de ville 13 2.1. L a baisse de consommation a surtout port sur le dbut de la dernire dcade132.2. La consommation dantibiotiques en ville a volu sur le plan qualitatif152.3. Analyse des prescriptions dantibiotiques en ville en 2011173. La consommation dantibiotiques lhpital233.1. volution de la consommation dantibiotiques au sein des tablissements hospitaliers 233.2. La consommation dantibiotiques lhpital volue sur le plan qualitatif 254. La consommation dantibiotiques en Europe 27Perspectives 30Annexe 1 31Les substances antibiotiques: bilan 2000-201131volution des consommations dantibiotiques en France entre 2000 et 2012 Juin 2013 4. 4 volution des consommations dantibiotiques en France entre 2000 et 2012 Juin 2013 5. 5 ditorial Depuis plus de dix ans, tant au niveau franais queuropen, de nombreuses actions ont t entreprises pour lutter contre le dveloppement des rsistances aux antibiotiques. En France, sous lgide du ministre des Affaires Sociales et de la Sant, un troisime plan pluriannuel a t mis en place pour la priode 2011-2016. Dans un contexte qui se caractrise par le dveloppement des situations dimpasse thrapeutique, ce nouveau plan vise une juste utilisation des antibiotiques, en sarticulant autour de trois axes stratgiques: 1. amliorer lefficacit de la prise en charge des patients; 2. prserver lefficacit des antibiotiques; 3. promouvoir la recherche. Cet objectif est dautant plus prioritaire que la consommation dantibiotiques en France est leve: elle se situe un niveau nettement suprieur la moyenne europenne. Pour valuer les rsultats dj obtenus, et mieux dfinir des axes de progrs, une connaissance prcise des caractristiques de la consommation dantibiotiques et de son volution est donc indispensable. Elle sinscrit, de surcrot, dans les proccupations du nouveau Plan Antibiotiques qui fixe dsormais un objectif chiffr en matire de rduction des consommations: - 25% dici 2016. Aussi, depuis deux ans, lANSM a-t-elle entrepris de runir et de publier chaque anne, sous une forme synthtique, les principales donnes dont elle dispose. Ce nouveau rapport prsente galement les principaux enseignements que lon peut dgager des premiers chiffres de lanne 2012. Ces donnes proviennent de deux sources. Les dclarations de ventes dont dispose lANSM ont, bien entendu, t utilises. Elles ont permis, en raison de leur caractre exhaustif, de mesurer la totalit de la consommation franaise. Des donnes complmentaires, portant sur la consommation en ville, traites par lANSM mais rsultant dune collaboration avec la Caisse Nationale dAssurance Maladie des Travailleurs Salaris, ont galement t utilises. Elles permettent de connatre et danalyser de faon plus dtaille les caractristiques de la consommation de la population affilie au rgime gnral. Dominique MARANINCHI Directeur gnral de lANSMvolution des consommations dantibiotiques en France entre 2000 et 2012 Juin 2013 6. 6 Synthse Au dbut des annes 2000, le dveloppement des rsistances bactriennes a conduit la France comme dautres pays europens - mettre en uvre des actions favorisant un moindre et un meilleur usage des antibiotiques afin den prserver lefficacit. Ces actions ont abouti faire diminuer la consommation dantibiotiques, tant en ville qu lhpital. Ce mouvement de baisse na cependant pas t continu. Depuis 2005, une tendance la reprise se dgage, que les premiers rsultats de lanne 2012 confirment. La progression observe en 2012 retiendra dautant plus lattention quelle ne peut pas tre uniquement explique par une forte incidence des pathologies hivernales. Pris dans leur ensemble, ces rsultats demeurent nanmoins positifs et dmontrent que les habitudes de prescription et les comportements peuvent tre inflchis. Mme si elle se situe toujours parmi les pays dont le niveau de consommation est lev, la France nest plus le premier consommateur dantibiotiques en Europe, comme ctait le cas au dbut des annes 2000. En 2010, elle se situait au quatrime rang. Une analyse dtaille des donnes fait apparatre que la consommation nest pas homogne: elle prsente des disparits importantes, en fonction de lge, du sexe, mais aussi du lieu de rsidence. Ainsi, les femmes consomment plus dantibiotiques que les hommes et la consommation progresse avec lge. Par ailleurs, le niveau de consommation est plus lev dans les rgions du nord de la France que dans les Pays de la Loire ou la rgion Rhne-Alpes. Dun dpartement lautre, ces carts peuvent tre encore plus importants. Sur un autre plan, il ressort que le nombre de substances actives antibiotiques dont disposent les prescripteurs diminue. Contrairement dautres classes thrapeutiques qui ont bnfici de lintroduction dinnovations importantes, trs peu de nouveaux mdicaments sont venus enrichir les diffrentes classes dantibiotiques.Faits marquants en chiffres E ntre 2002 et 2012, la consommation dantibiotiques a baiss de 9%, mais a augment de 3% ces 5dernires annes. Les antibiotiques reprsentent un chiffre daffaires, exprim en prix fabricant, de 780 M (640 M en ville et 140 M lhpital). En volume, 90% de la consommation dantibiotiques se fait dans le secteur de ville et 10% lhpital. En 2011, les gnriques dantibiotiques ont reprsent 78% de la consommation dantibiotiques en ville. Lexposition aux antibiotiques est leve lhpital o environ 4 patients hospitaliss sur 10 reoivent, un jour donn, une dose dantibiotique. En ville, 70% des prescriptions dantibiotiques sont ralises par un mdecin gnraliste, dont 11% ayant pour origine une prescription hospitalire (part qui augmente chaque anne). L es femmes reprsentent 57,3% des consommateurs dantibiotiques contre 42,7% pour les hommes. volution des consommations dantibiotiques en France entre 2000 et 2012 Juin 2013 7. 7 I l faut noter des diffrences rgionales avec un cart proche de 30% entre la rgion dont la consommation (de ville) est la plus leve et celle qui est la plus faible. L es antibiotiques les plus consomms sont: en ville, lamoxicilline (32% de la consommation totale). lhpital, lamoxicilline associ lacide clavulanique (33% de la consommation totale), un des antibiotiques les plus gnrateurs de rsistances. Il en est de mme de lexposition croissante aux cphalosporines de 3e gnration (en ville et lhpital) et aux carbapenems (dont la consommation a doubl en 10 ans lhpital). Le dveloppement de rsistances est dautant plus proccupant que le nombre de substances actives disponibles diminue (- 29 entre2000 et2012), que seulement 11 nouvelles substances actives ont t dveloppes. L a France reste un des plus gros consommateurs europens dantibiotiques avec une consommation moyenne suprieure de 30% la moyenne europenne, spcialement par rapport aux pays de lEurope du Nord.volution des consommations dantibiotiques en France entre 2000 et 2012 Juin 2013 8. 8 Remarques mthodologiques Toutes les donnes utilises pour ce recueil ont t converties en nombre de Doses Dfinies Journalires (DDJ). tablie sous lgide du Collaborating Centre for Drug Statistics Methodology de lOMS, la DDJ constitue une posologie de rfrence pour un adulte de soixante-dix kilos dans lindication principale de chaque molcule. Cette dose moyenne ne reflte pas ncessairement la posologie recommande par lAMM ni la posologie effective: elle constitue un talon de mesure. Chaque prsentation dun mdicament peut ainsi tre convertie en nombre de DDJ et, si lon connat le nombre total de botes vendues, la consommation au cours dune anne peut ensuite tre calcule, que ce soit par molcule ou par classe dantibiotiques. Lusage des DDJ limine ainsi les difficults de mesure lies lhtrognit des tailles de conditionnement et de dosage des mdicaments commercialiss. Pour tenir compte des diffrences de population dun pays lautre, le nombre de DDJ est divis par le nombre total dhabitants (enfants compris). Par convention, les rsultats sont prsents pour mille habitants et par jour (DDJ/1000H/J). Cet indicateur rend donc possible les comparaisons de consommations et permet de calculer, le cas chant, une consommation moyenne internationale. La consommation hospitalire a, de surcrot, t rapporte un second dnominateur - le nombre de journes dhospitalisation - afin de tenir compte des variations de lactivit des tablissements. En ce qui concerne les rsultats labors partir des donnes de la CNAMTS, la population retenue au dnominateur est constitue par le nombre total dassurs bnficiant des prestations du rgime gnral. La version de la classification ATC utilise est celle de janvier 2013. Lorsque le mdicament est compos de deux substances actives, ce sont les rgles de calcul fixes par lOMS pour les associations qui ont t retenues. Enfin, pour la forme parentrale de lamoxicilline associe un inhibiteur denzyme (J01CR02), la consommation de la srie entire a t calcule sur la base de la DDJ en vigueur depuis 2004 (soit 3 grammes par jour). Les mdicaments sont classs selon lorgane sur lequel ils agissent et/ou leurs caractristiques thrapeutiques et chimiques.La classification se dcline en cinq niveaux: Niveau 1:groupe anatomique: J- voies digestives et mtabolismeNiveau 2:groupe thrapeutique exemple: J01 Antibactriens usage systmiqueNiveau 3: