MARCIAC 35ème SOUVENIRS 2012

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  • souvenirs 2012Marciac 35Me

  • PhotographiesFrancis VERNHETIsabelle LABAT-CASTAING

  • rente-cinq ans de Jazz in Marciac. Sept lustres de dveloppement ininterrompu, de croissance quasi exponentielle. On aurait pu penser que, sa vitesse de

    croisire atteinte, JIM allait dsormais se contenter de vivre sur son acquis. Il nen a rien t, et cette nouvelle dition le prouve. Lesprit dinnovation, la conqute de nouveaux publics, llargissement de la programmation ont, plus que jamais, t, cette anne, lordre du jour. Avec, au bout du compte, une indniable russite.

    Innovation, dabord, dans la dure. Entam ds le 27 juillet, le festival sest achev la date habituelle du 15 aot sans que la frquentation ait t le moins du monde affecte par cette extension nouvelle. Encore faudrait-il ajouter que le chapiteau avait accueilli, le 26 juillet, les Victoires du jazz. Que la nouvelle salle de lAstrada a, tout du long, fonctionn plein, en concomitance avec le chapiteau. Que le festival Bis a drain sur la place de lHtel-de-Ville un public aussi copieux qu laccoutume.

    Quant au programme, il se caractrisait par son clectisme. La voix, dans tous ses tats, tait mise lhonneur, sorte de fi l rouge courant en fi ligrane dun bout lautre de la manifestation. La soire inaugurale donnait le ton, avec une Melody Gardot la sophistication extrme et un Bobby McFerrin impressionnant daisance et dinventivit, en complicit avec les Yellowjackets dont le saxophoniste Bob Mintzer lui donne une rplique exemplaire.

    Autres styles vocaux, celui de Youn Sun Nah, mouvante (sa version dAvec le temps soulve denthousiasme le chapiteau). Celui de Dianne Reeves qui lOrchestre National Bordeaux Aquitaine offre un crin de cordes capiteux. De Stacey Kent, interprte sensible de Tom Jobim et du Jardin dhiver popularis par Henri Salvador. Sans oublier Esperanza Spalding, mi-chemin entre pop et groove, par ailleurs bassiste des plus honorables, Anglique Kidjo, inspire par son modle Miriam Makeba, ou encore Avishai Cohen qui ressuscite les vieilles mlodies arabo-andalouses, et les crooners Harry Connick Jr. et Kurt Elling. Gregory Porter, enfi n, rvlation de lanne, dont la poignante version de Work Song met en valeur le timbre de baryton.

    Le blues, remarquablement servi sous ses diverses espces par Eric Bibb et son complice africain Habib Koite, par Keith B. Brown et par Keb Mo, tait aussi de la partie avec Lucky

    JaZZ iN Marciac

    DAns LA ForCe De L

    Ge

    T

  • Pour cette dition, lOrchestre du Conservatoire Rayonnement Rgional de Toulouse, dirig par Jean-Pierre Peyrebelle, donne la rplique au quartette du trompettiste Nicolas Folmer, lequel a compos la musique et les arrangements. Une prestation tout fait digne dintrt qui prcdait celle du mme Folmer avec Daniel Humair. Quant Wynton Marsalis, compositeur et interprte dune clbre Marciac Suite, il avait, lors du premier de ses deux concerts, confi au Jazz at Lincoln Center Orchestra et lOrchestre National du Capitole de Toulouse, sous la direction de Wayne Marshall, la partition de son ambitieuse Swing Symphony.

    John Zorn, qui est en passe de devenir une plaque tournante de JIM, tait venu prsenter son Book Of Angel la tte de trois formations successives. Lui-mme a peu jou de saxophone, sinon lors des rappels, au regret de ses fans. Le quartette runi par Manu Katch, vritable All Stars, a tenu, pour sa part, toutes ses promesses. Comme Joshua Redman, associ The Bad Plus. Comme Marcus Miller, aptre de la fusion, et, dans un genre trs diffrent, un autre contrebassiste plus consensuel, Kyle Eastwood, dj plbiscit ici.

    Sil fallait, dans cette profusion, ne retenir quun concert, ce serait sans doute celui dun jeune homme de quatre-vingt-deux ans, Sonny Rollins, tonnant de verdeur et de vigueur en dpit de lusure de lge. Explorant avec une ardeur juvnile ses succs prouvs, Saint Thomas ou Dont Stop The Carnival. Galvanisant ses partenaires. Dun bout lautre, une intensit laquelle le chapiteau plein craquer a rserv une ovation amplement mrite.

    Jacques ABOUCAYA

    Peterson qui ressuscita, en compagnie du quintette de Wynton Marsalis, les vieux classiques de La Nouvelle-Orlans. Quant la musique cubaine et la salsa, qui compte Marciac des adeptes chaleureux, Omara Portuondo les reprsentait avec lOrquesta Buena Vista Social Club, ainsi que Rubn Blades, accompagn par lorchestre du panamen Roberto Delgado. Les amateurs du genre avaient pu aussi apprcier Eddie Palmieri, ses claviers, son cigare et ses solistes, le tromboniste Conrad Herwig et le trompettiste Brian Lynch, lun et lautre auteurs dinterventions tranchantes.

    Le piano fut aussi lhonneur, et dabord avec Roberto Fonseca venu prsenter son dernier album Yo. Dcouvert ici du temps dIbrahim Ferrer, il jouit dune cote damour que sa prestation, brillante, vint encore renforcer. Lune des rvlations du festival fut le trio du jeune Tamir Hendelman, dont la matrise instrumentale fait dj merveille et qui se situe dans la grande tradition des pianistes historiques. Mais les sommets furent atteints avec lhommage Thelonious Monk concoct par quatre musiciens talentueux, les anciens Kenny Barron et Mulgrew Miller, associs ou confronts aux modernes Gerald Clayton et Eric Reed. Toutes les formules possibles, du solo au quartet en passant par le duo, toutes les permutations envisageables furent utilises pour mettre en valeur linventivit des uns et des autres. Ces joutes amicales, gnratrices de prouesses harmoniques et de swing, poussant chacun se surpasser, culminrent dans un somptueux Blue Monk qui restera dans les mmoires.

    Depuis quelques annes, JIM saventure, avec la complicit de musiciens classiques, sur la voie du Troisime Courant, ce Third Stream qui a tent toutes les poques les musiciens de jazz.

    Visite Marciac de Monsieur Franois Hollande, Prsident de la Rpublique Franaise, le samedi 28 juillet 2012.

  • Marciac est un exemple pour la France. Marciac exprime un message d

    e confi ance dans la ruralit.

    Nous avons un territoire rural qui nest pas un territoire de plaintes et de c

    omplaintes mais un territoire davenir.

    Franois Hollande

    Prsident de la Rpublique Franaise

    Visite Marciac de Monsieur Franois Hollande, Prsident de la Rpublique Franaise, le samedi 28 juillet 2012.

    Inauguration du 35me festival par Madame Aurlie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication, le vendredi 27 juillet 2012.

  • En 2012, Jazz in Marciac a ft ses 35 ans. Et les Victoires du Jazz, leurs 10 ans.

    Ces deux-l taient faits pour se rencontrer.La crmonie de jazz tlvise que mme

    les Amricains nous envient a pos ses camras Marciac, le village des irrductibles mordus de jazz.

    LeS VicTOireS DU JaZZ MArCiAC

    Bojan Z, Artiste de lanne

    Sandra Nkake, Rvlation de lanne (Prix Frank Tnot)

  • VeNDreDi27 JuiLLeT

    Melody Gardot

    VeNDreDi

    La sophistication extrme de Mlody Gardot, lextraordinaire virtuosit de Bobby McFerrin soutenu par les Yellowjackets. Une soire ddie la voix, envotante, surprenante. Porteuse dmotion et de moments dintensit.

    Bojan Z, Artiste de lanneBobby McFerrin

  • SaMeDi28 JuiLLeT

    Esperanza Spalding

    The Bad Plus et Joshua Redman

    Deux ans aprs son premier passage Marciac, Esperanza Spalding,

    dsormais star accomplie, fait tanguer daise le chapiteau avec son Radio Music

    Society. Prlude au triomphe de Joshua Redman et de The Bad Plus, au mieux

    de leur forme.

  • Tous les superlatifs ont dj t utiliss pour qualifi er Sonny Rollins, fi gure emblmatique du saxophone tnor. A quatre-vingt-deux ans, anim dune fougue juvnile, il offre au public de Marciac un concert danthologie.

    DiMaNcHe29 JuiLLeT

    Sonny Rollins

  • LUNDi30 JuiLLeT

    Le blues dans tous ses tats, du Delta du Mississippi lunivers

    urbain de Chicago, de lAfrique aux incursions dans le folk

    et la soul. Eric Bibb, Keith B. Brown et Keb Mo donnent des couleursnouvelles un idiome ancestral.

    Eric Bibb

    Keith B. Brown

    Keb Mo

  • La grce sensuelle et fragile de Youn Sun Nah simpose demble un public nombreux qui

    lui fait un triomphe, avant que Wynton Marsalis ne tente un rapprochement ambitieux et

    imposant entre jazz et musique classique.LAstrada accueillait le guitariste argentin Luis

    Salinas, au carrefour du jazz et de la salsa.

    MarDi31 JuiLLeT

    La grce sensuelle et fragile de Youn Sun Nah simpose demble un public nombreux qui

    lui fait un triomphe, avant que Wynton Marsalis ne tente un rapprochement ambitieux et

    imposant entre jazz et musique classique.LAstrada accueillait le guitariste argentin Luis

    Salinas, au carrefour du jazz et de la salsa.

    Youn Sun NahWynton Marsalis

    Luis Salinas

  • MercreDi1er AoT

    Gregory Porter

    Considr par tous comme une rvlation, Grgory Porter, impressionnant dans tous les registres de

    la Great Black Music, assure avec brio la premire partie du concert de Dianne Reeves, diva au charisme

    toujours clatant. Pendant ce temps, le jeune pianiste et chanteur anglais Anthony Strong

    enchante le public de lAstrada.

    Dianne Reeves

    Anthony Strong

  • JeUDi2 AoT

    Omara Portuondo et Roberto Fonseca

    Omara Portuondo

    Claudia Solal

    Venu prsenter les succs de son dernier album, Yo, Roberto Fonseca impose sans peine son talent de pianiste, ouvrant la voie la grande Omara Portuondo et au Buena Vista Social Club pour une prestation magistrale et attendue. Lambiance de lAstrada convient Claudia Solal qui donne,avec son Spoonbox, un concert captivant.

  • VeNDreDi3 AoT

    Le cross over de Nicolas Folmer avec lorchestre

    du Conservatoire de Toulouse s