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  • Pour citer cet article : SRLF et al. Stratgies de rduction de l'utilisation des antibiotiques vise curative en ranimation (adulte etpdiatrique). Anesth Reanim. (2015), http://dx.doi.org/10.1016/j.anrea.2015.06.001

    d'exp

    erts

    Anesth Reanim. 2015; //: ///

    en ligne sur / on line onwww.em-consulte.com/revue/anreawww.sciencedirect.com

    SRLF et Lavoisier SAS 2014. Cet article, repret des ditions Lavoisier, a fait l'objet d'une pution : Stratgies de rduction de l'utilisationranimation (adulte et pdiatrique). Ranima

    Disponible sur internet le :

    tome xx > n8x > xx 2015http://dx.doi.org/10.1016/j.anrea.2015.06.001 2015 Socit franaise d'anesthsie et de rani

    sform

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    Stratgies de rduction de l'utilisation desantibiotiques vise curative enranimation (adulte et pdiatrique)

    ecomman

    dation

    Socit de ranimation de langue franaise (SRLF) 1, Socit franaise d'anesthsie-ranimation (Sfar) 2,Cdric Bretonnire 3, avec la participation du Groupe francophone de ranimation et urgence pdiatriques(GFRUP), de la Socit franaise de microbiologie (SFM), de la Socit de pathologie infectieuse de languefranaise (SPILF) et de la Socit franaise d'hygine hospitalire (SF2H)

    R

    1. 48, avenue Claude-Vellefaux, 75010 Paris, France2. 74, rue Raynouard, 75016 Paris, France3. CHU de Nantes, ranimation mdicale, 44093 Nantes, France

    Correspondance :Cdric Bretonnire, CHU de Nantes, ranimation mdicale, 44093 Nantes, France.cedric.bretonniere@reanantes.com

    Strategies to reduce curative antibiotics use in the intensive care units(adult and pediatric) Guidelines and expert panel report

    Groupe d'expertsBernard Allaouchiche (Lyon), Laurence Armand-Lefvre (Paris),Olivier Baldesi (Aix), Lila Bouadma (Paris), Dominique Decr(Paris), Samy Figueiredo (Le Kremlin-Bictre), Rmy Gauzit(Paris), Benoit Guery (Lille), Nicolas Joram (Nantes), Boris Jung(Montpellier), Sigismond Lasocki (Angers), Alain Lepape (Lyon),Fabrice Lesage (Paris), Olivier Pajot (Argenteuil), Franois Philip-part (Paris), Bertrand Souweine (Clermont-Ferrand), Pierre Tatte-vin (Rennes), Jean-Franois Timsit (Paris), Jean-Ralph Zahar(Angers).

    oduit avec l'aimable autorisation de la SRLFblication originale dans la revue Ranima-des antibiotiques vise curative en

    tion 2014;23:55882.

    mation (Sfar). Publi par Elsevier Masson SAS. Tou

    OrganisateursCdric Bretonnire (Nantes), Marc Leone (Marseille), ChristopheMilsi (Montpellier), Benot Misset (Paris).

    IntroductionL'mergence de rsistances aux antibiotiques ne cesse de crotre[15]. En parallle, trs peu de nouvelles molcules voient lejour [69]. La prise de conscience du danger de cette situationest mondiale [1013].Ce sont principalement les patients hospitaliss qui sont lesvictimes de ces bactries multirsistantes. Parmi eux, ceuxqui sont admis en ranimation sont tout particulirement risque [1418] ; parfois par des souches rsistantes quasi-ment tous les antibiotiques. . .L'urgence de la situation et la conviction que les pratiquespeuvent tre changes (grce aux nouvelles donnes cliniques,grce aux progrs techniques) ont conduit la Socit de

    ANREA-73

    s droits rservs.

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    mailto:cedric.bretonniere@reanantes.comhttp://dx.doi.org/10.1016/j.anrea.2015.06.001http://dx.doi.org/10.1016/j.anrea.2015.06.001

  • SRLF, Sfar, C. Bretonnire

    Pour citer cet article : SRLF et al. Stratgies de rduction de l'utilisation des antibiotiques vise curative en ranimation (adulte etpdiatrique). Anesth Reanim. (2015), http://dx.doi.org/10.1016/j.anrea.2015.06.001

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    ranimation de langue franaise (SRLF) et la Socit franaised'anesthsie-ranimation (Sfar) proposer la constitution d'ungroupe pluriprofessionnel d'experts. Celui-ci s'est runi pour lapremire fois fin 2012 puis rgulirement pour produire, selonl'exigeante mthodologie dcrite ci-aprs, les recommanda-tions formalises suivantes.Ces recommandations s'adressent aux praticiens qui prennenten charge des patients en ranimation adultes mais galementpdiatrique. Pour ces derniers, la littrature est comme sou-vent en pdiatrie moins riche que chez les adultes. Aussi, lesintituls de recommandations doivent-ils se comprendrecomme formuls pour l'adulte. S'ils sont valables pour lesenfants, cette prcision est donne.

    MthodologieCes recommandations sont le rsultat du travail d'un grouped'experts runis par la SRLF et la Sfar. Les diffrentes disciplinesdans la prescription des antibiotiques dans les units de ranima-tion (ranimation, microbiologie, infectiologie, hygine hospita-lire, pdiatrie) taient reprsentes. Dans un premier temps, lecomit d'organisation a dfini, avec le coordonnateur d'experts,les questions traiter et a dsign les experts en charge dechacune d'entre elles. L'analyse de la littrature et la formulationdes recommandations ont ensuite t conduites avec la mtho-dologie Grade of Recommendation Assessment, Developmentand Evaluation (GRADE) [19,20]. Un niveau de preuve devait tredfini pour chacune des rfrences bibliographiques en fonctiondu type de l'tude. Ce niveau de preuve pouvait tre rvalu entenant compte de la qualit mthodologique de l'tude. Lesrfrences bibliographiques communes chaque critre de juge-ment taient alors regroupes. Un niveau global de preuve taitdtermin pour chaque critre de jugement en tenant comptedes niveaux de preuve de chacune des rfrences bibliographi-ques, de la cohrence des rsultats entre les diffrentes tudes,du caractre direct ou non des preuves, de l'analyse de cot. . . Unniveau global de preuve fort permettait de formuler unerecommandation forte (il faut faire, ne pas faire. . .). Unniveau global de preuve modr, faible ou trs faible aboutissait l'criture d'une recommandation optionnelle (il faut pro-bablement faire ou probablement ne pas faire. . .). Les proposi-tions de recommandations taient prsentes et discutes une une. Le but n'tait pas d'aboutir obligatoirement un avisunique et convergent des experts sur l'ensemble des proposi-tions, mais de dgager les points de concordance et les points dediscorde ou d'indcision. Chaque recommandation tait alorsvalue par chacun des experts et soumise leurs cotationsindividuelles l'aide d'une chelle allant de 1 (dsaccordcomplet) 9 (accord complet). La cotation collective tait tablieselon une mthodologie drive de la RAND/UCLA [21] : aprslimination des valeurs extrmes (experts dviants), la mdianeet l'intervalle de confiance (IC) des cotations individuelles taientcalculs. La mdiane dfinissait un accord entre les experts

    lorsqu'elle tait comprise entre 1 et 3, un dsaccord entre 7 et9 et une indcision entre 4 et 6. L'accord, le dsaccord ou l'ind-cision taient dits forts si l'IC tait situ l'intrieur d'une destrois zones : (13), (46) ou (79) et faibles si l'IC empitait surdeux zones. En l'absence d'accord fort, les recommandationstaient reformules et, de nouveau, soumises cotation dansl'objectif d'obtenir unmeilleur consensus. Deux tours de cotationsont ainsi t raliss permettant de produire les 54 recomman-dations prsentes ci-aprs et reprises dans l'annexe. Certainesde ces recommandations ont t scindes en diffrents items(n = 74). Le degr d'accord (fort ou faible) est ainsi prcis pourchaque item lorsque la recommandation a t soumise au votedes experts sous forme de plusieurs items.

    Q1. Il existe un lien entre la rsistance desbactries et l'utilisation des antibiotiquesen ranimation1. Il existe de nombreux arguments directs et indirects quidmontrent la relation entre consommation d'antibiotiques etrsistance bactrienne (Accord fort).La pression de slection antibiotique est un dterminant impor-tant de l'mergence et de la diffusion de la rsistance auxantibiotiques [22]. De plus, elle est parmi les rares facteurs(avec l'hygine des mains) influenable ou modifiable par lespratiques. Il existe une corrlation l'chelon europen entre laconsommation de pnicilline et la prvalence des souches deStreptococcus pneumoniae de sensibilit diminue aux pnicil-lines. De mme, Neuhauser et al. [23] mettent en vidence, l'chelon national aux tats-Unis, une corrlation entreconsommation de fluoroquinolones et l'apparition de la rsis-tance chez les bactries Gram ngatif. En ranimation, il s'agitsurtout d'tudes avec un design de type avantaprs , dontl'objectif principal n'est pas toujours la rsistance bactrienne[24,25]. Une revue systmatique (13 tudes) de Kaki et al. [26]confirme amplement cette tendance. On peut conclure quel'cologie bactriologique en ranimation est (partiellement)dpendante de la politique antibiotique d'une unit donne. Denombreuses tudes cas-tmoins, comparant des patients infec-ts ou coloniss bactrie multirsistante, mettent en videncele rle de la prescription pralable d'antibiotiques [27,28].2. Il faut utiliser des donnes franaises d'pidmiologiebactriennes globales et locales (Accord fort).Il faut que les socits savantes diffusent (revues et/ou sites)les donnes existantes d'pidmiologie bactrienne desinfections acquises en ranimation colliges par les rseauxde surveillance, en particulier REA-Raisin (Accord fort).Il faut disposer de donnes pidmiologiques locales (auniveau de l'unit de ranimation et de l'tablissement desant) qui prcisent la frquence des espces bactriennesisoles par type d'infection et la frquence des rsistances parespce (Accord fort).

    tome xx > n8x > xx 2015

    http://dx.doi.org/10.1016/j.anrea.2015.06.001

  • Stratgies de rduction de l'utilisation des antibiotiques vise curative en ranimation (adulte et pdiatrique)

    Pour citer cet article : SRLF et al. Stratgies de rduction de l'utilisation des antibiotiques vise curative en ranimation (adulte etpdiatrique). Anesth Reanim. (2015), http://dx.doi.org/10.1016/j.anrea.2015.06.001

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    Il faut souligner l'importance d'utiliser des