cours Droit bancaire

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Droit bancaireEdition du CMF : jour de la loi du 15 juillet 2009.

Introduction :

Le CMF : 3 domaines dans le CMF : Les questions relatives la monnaie Le droit financier Le droit bancaire

Le CMF ne consacre pas une partie spcifique chacun de ces domaines, le lgislateur a adopt une approche transversale donc des subdivisions transversales. 6 livres dans le CMF : 1 La monnaie : tant fiduciaire (cad mise par une banque centrale telle que les pices et billets) que scripturale (qui rsulte dcritures en compte, des moyens bancaires de paiement tel le chque). 2 Les produits : livre consacr aux placements tels que les placements financiers (instruments financiers) et que placements bancaires (produits dpargne, placement de capitalisation) 3 Les services : ce sont les activits elles-mmes, tant les activits bancaires que les activits financires. 4 Les marchs : les marchs financiers et marchs boursiers. 5 Les prestataires de service : cd les acteurs tant dans le domaine bancaire que financier. Il sagit dune part des Ets du secteur bancaire et dautre part les prestataires de services financiers notamment les prestataires de services dinvestissement. 6 Les institutions en matire bancaire et financire : ce sont les autorits de contrle en matire bancaire et financire. 1 Le droit montaire : Les rgles dusage de la monnaie : L 112-1 et suivants du CMF.

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Interdiction du paiement en espce de certaines crances. A contrario, certaines crances doivent tre rgles au moyen dinstruments bancaires de paiement cd au moyen de la monnaie scripturale. Il y a donc un point de contact entre droit bancaire et droit montaire. Le CMF organise la monnaie fiduciaire, toutes les rgles relatives leuro. On trouve aussi les rgles relatives la monnaie scripturale, qui peut aussi tre rattache au droit bancaire car les tablissements bancaires mettent disposition de leur clientle des moyens de paiement tel le chque, la carte bancaire dont le traitement se traduit par des critures en compte. Enfin, on retrouve les rgles relatives la Banque de France, du point de vue de son organisation et de ses missions. 2 Le droit financier : Il y a une notion centrale ici : la notion dinstrument financier (placement financier, boursier). L 211 indice 1er du CMF ne donne pas de dfinition abstraite des instruments financiers mais tablit une liste des diffrentes catgories dinstruments financiers : Tout dabord, les actions et autres titres de capital. Les titres de crance. Notamment les obligations mises par les personnes morales. Les parts et actions dorganismes de placement collectif : par ex les SiCAV, ou les FCP. Il sagit dactifs dtenus collectivement. Dans la SICAV, cest la socit personne morale qui dtient un portefeuille dinstruments financiers, par exemple un portefeuille dactions. Les investisseurs dtiennent des actions dans la SICAV, donc une dtention indirecte des actifs. Les instruments financiers terme. Pour lessentiel, des options qui confrent le droit dacheter/ vendre des instruments financiers un certain prix et une certaine date. Ces instruments financiers font lobjet dchanges. Par exemple, on achte/ vend des actions, des obligations Ces transactions sont trs organises par le droit financier : Elles seffectuent dans le cadre dun march financier.

Le march financier est une structure permettant de confronter loffre et la demande dinstruments financiers et donc de raliser des transactions dachat/ vente.

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Ces transactions font gnralement intervenir un ou plusieurs prestataires financiers. Donc le droit financier traite galement des rgles auxquelles ces prestataires sont soumis.

. Prestataire de service dinvestissement : ce sont les services financiers les plus importants et ces services font lobjet dune rglementation homogne. Ex : un ordre de bourse mis est confi un intermdiaire qui se charge de lexcuter sur le march. Donc on a ici un service dexcution dordres. Ex : une PM met de nouveaux instruments financiers. Il faut que ces derniers soient placs auprs des investisseurs. On a ici un service de placement. . Dautres types de services financiers qui eux, nont pas de rglementation homogne. Ex : lanalyse financire et la notation. Lactivit financire est finalement, contrle par des autorits telles que lAMF en France. 3 Le droit bancaire : Il y a 2 ples en droit bancaire, 2 notions importantes, objets du droit bancaire : La notion dopration de banque La notion dtablissement bancaire

A La notion dopration de banque : Les oprations de banque, ce sont les oprations caractristiques de lactivit bancaire. Techniquement, la loi distingue les oprations de banque au sens strict, des oprations connexes. L 311 indice 1 et 2 CMF. . Les oprations de banque au sens strict constituent le cur de lact bancaire, tout tablissement bcaire ralise des oprations de banque. . Les oprations connexes sont des oprations qui peuvent sinscrire dans lactivit dun tablissement bancaire mais de faon moins caractrise. Il sagit doprations que peuvent accomplir les tablissements bancaires mais que dautres types dentreprises peuvent aussi accomplir. Ce ne sont donc pas des oprations proprement bcaires. Les oprations de banque au sens strict : Le texte distingue 3 catgories doprations caractristiques de lactivit bancaire : La rception de fonds du public

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Les oprations de crdit Les services bancaires de paiement

1 La rception des fonds du public : a- Dfinition de lopration : L 312 indice 2 : sont considrs comme fonds reus du public, les fonds quune personne recueille dun tiers, notamment sous forme de dpt, avec le droit den disposer pour son propre compte, mais charge pour elles de les restituer. Les tablissements bancaires reoivent des fonds du public, cd de leur clientle. Il sagit des sommes qui alimentent les comptes bancaires et qui seront inscrites au crdit du compte. Ex : un dpt despce, une remise de chque L 312 indice 2 impose cependant, dadopter une approche plus technique de la rception de fonds du public car cela fait lobjet dune rglementation. Cest donc finalement lapplication mme du droit bancaire qui est en cause ici. Larticle met manifestement en avant 3 lments de dfinition : La rception elle-mme :

Larticle mentionne explicitement lhypo du dpt (dune somme, de fonds). Le titulaire du cpte bcaire dpose des fonds auprs de ltablissement bcaire. On retrouve le contrat de dpt de 1917 et suivants cciv : Le dpt porte ici sur des sommes dargent donc un bien fongible. Il sagit donc dun dpt irrgulier. En tant que tel, il emporte un effet translatif de proprit et obligation de restituer des choses quivalentes en mme quantit au terme du contrat. Ce peut tre une remise despces, mais il peut aussi sagir dune remise de chque ou dun virement au crdit du compte L 312 indice 2 comporte une subtilit : il sagit daprs ce texte, notamment dun dpt. Donc la rception de fonds pourrait rsulter dun acte autre quun dpt. Il y en pratique des hypothses o le titulaire du compte ne fait pas de remises effectives. Or le dpt suppose la remise de la chose dpose.

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Ex : le prt bcaire : ltablissement qui laccorde inscrit les sommes au crdit du compte de lemprunteur. Ltablissement reoit dune certaine faon les fonds car ils sont inscrits au crdit du compte. Mais il ny a pas ici de remise effective. Il y a pourtant rception de fonds. Mais, mme dans ce cas, la qualification de dpt pourrait tre retenue car le dpt peut rsulter soit dune tradition relle cd dune remise effective, soit dune tradition feinte (1919 cciv) o le dpositaire (tablissement bcaire) dtient la chose des sommes un titre ou un autre, et le dposant consent les lui laisser en dpt. Donc finalement le fait de laisser une personne en dtention de la chose constitue une remise feinte et donc la rception se confond avec le dpt.

Lobligation de restituer les fonds :

La dtention du dpositaire nest que temporaire. La banque dtient les fonds de son client mais a lobligation de les lui restituer. 2 modalits principales pour la restitution : Il peut sagir dun dpt vue (restituable immdiatement la demande du titulaire du compte) : par ex il fait un retrait despce. Il peut sagir dun dpt terme (suspensif) : notamment dans les oprations de placement bcaire, les sommes sont bloques des fins de placement (PEL). Pour des fonds dposs fin de garantie : ici, lobligation de restituer nest pas certaine, si dfaillance du D, les fonds sont conservs par ltablissement. Donc ici on ne peut pas retenir la qualification de rception des fonds du public, donc pas dopration de banque et le droit bcaire ne sapplique pas. Le droit de disposer des fonds :

Ltablissement bcaire rceptionnaire peut disposer des fonds rceptionns. Lide est la suivante : les dpts de fonds participent au financement des tablissements bcaires. Ainsi, ltablissement dpositaire peut utiliser les fonds dposs pour consentir un crdit une autre personne. Le droit de disposer des fonds constitue un critre de qualification important. Si on na pas ce critre, pas dopration de rception, pas dopration de banque donc le droit bcaire nest pas applicable. Ex : les fonds quune pers dpose auprs dun notaire / avocat / st de recouvrement Car ces derniers ne peuvent pas en disposer en vertu de la loi.

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b- Les cas dexclusion : La loi prcise que la qualification de rception des fonds du public ne doit pas tre retenue pour : Les fonds reus ou laisss en compte auprs dune st par certains associs ou dirigeants

(compte courant dAis). Cela nest pas une opration de banque selon la loi et donc le droit bcaire ne sy applique pas. Les prts participatifs : L 313 indice 13 et svts : forme de prt original destin

renforcer les fonds propres des entreprises. Le prteur participe aux rsultats de lentreprise. La loi dit que le fait de recevoir un prt participatif nest pas une opration de rception des fonds du public donc pas oprati