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Rapport d’activités 2011 Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire

le rapport d'activités 2011 de l'Agence fédérale pour la sécurité de la

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  • Rapport dactivits 2011Agence Fdrale pour la Scurit de la Chane Alimentaire

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    2011Agence Fdrale

    pour la Scurit

    de la Chane Alimentaire

    CA Botanique - Food Safety Center bd du Jardin Botanique 55

    1000 Bruxelles

    Tl.: 02 211 82 11

    www.afsca.be

  • 3

    Rapport dactivits 2011Agence Fdrale pour la Scurit de la Chane Alimentaire

  • 4

    Editeur responsable Gil Houins, administrateur dlgu Agence fdrale pour la scurit de la chane alimentaire CA-Botanique - Food Safety Center Bd du Jardin Botanique, 55 - 1000 Bruxelles

    Rdaction finale Yasmine Ghafir - Paul Coosemans

    Mise en page et graphisme Service de communication de lAFSCA (Gert Van Kerckhove Jan Germonpr)

    Impression Cartim, Gand

    Traduction Service de traduction de lAFSCA

    Dpt lgal: BD 54.194

    AFSCA Juin 2012

    Citation subordonne lindication de la source Dit activiteitenverslag is ook beschikbaar in het Nederlands. La version pdf est disponible sur notre site internet www.afsca.be Imprim sur du papier conforme au label FSC

  • 5

    Cher lecteur,

    Jai le plaisir de vous adresser le rapport dactivits 2011 de lAgence alimentaire.

    Dans le cadre de notre enregistrement EMAS et limage de notre budget, ce rapport dtaill a t rduit par rapport aux ditions prcdentes pour se centrer sur lessentiel.

    Lanne dernire na pas failli la tradition en nous amenant une nouvelle maladie affectant les bovins et ovins : le virus de Schmallenberg face auquel nous sommes actuellement dmunis.

    Dans le secteur animal, on peut toutefois se rjouir du succs rencontr par le systme de notification des avorte-ments avec recherche des organismes en cause, financs par lAFSCA auprs des laboratoires partenaires. Il sagit l dun prcieux outil de diagnostic prcoce de certaines maladies animales qui a permis notamment de dtecter une rsurgence de brucellose en 2012.

    Nous avons aussi particip avec enthousiasme la mise sur pied et au co-financement dun centre (AMCRA) qui va sattaquer au problme inquitant de la rsistance aux antibiotiques et vise leur utilisation plus rationnelle dans le domaine animal et ce, en concertation avec tous les secteurs concerns.

    >

    Avant propos

  • 6

    Un vnement a particulirement t mdiatis dans lensemble de lUnion europenne au printemps 2011 : la crise due E. coli 0104 sur des graines germes en Allemagne et qui dans ce pays, a entran plus de 3.000 hospitalisations et 45 dcs. A cette occasion, nous avons pu constater quelles ractions irrationnelles pouvait mener une communication prmature et errone et le morcellement des responsabilits entre autorits com-ptentes. Une fois de plus, lexistence dune agence intgre au niveau fdral dmontre tout son intrt.

    Les rsultats de la surveillance de la chane alimentaire belge sont aussi rassurants en 2011 quen 2010, mais les efforts doivent certainement tre poursuivis, notamment en matire dhygine, dans le segment business to consumer.

    La bonne volution du nombre dentreprises certifies pour leur autocontrle, qui a plus que doubl en 2 ans et est particulirement spectaculaire dans le secteur agricole et la distribution, est un signe encourageant.

    En troite concertation avec les fdrations professionnelles nous continuerons stimuler la responsabilisation des oprateurs de la chane alimentaire et maintiendrons un haut niveau de garantie pour nos consommateurs.

    Le nouveau business plan 2012-2014 qui vient dtre prsent la Ministre de tutelle Sabine LARUELLE reflte cette volont mais aussi la prise en compte des attentes des secteurs : la simplification administrative doit se poursuivre et lAFSCA doit encore amliorer son service aux exportateurs tout en maintenant la crdibilit de ses certificats.

    Bonne lecture !

    Gil Houins

    C.E.O.

    6 juin 2012

    Notre missionNotre mission est de veiller la scurit de la chane alimentaire

    et la qualit de nos aliments, afin de protger la sant

    des hommes, des animaux et des plantes.

  • 7

    Les valeurs de base de lAFSCA

    P R O F E S S I O N N A L I S M E

    I N T G R I T

    O U V E R T U R E E T T R A N S P A R E N C E

    R E S P E C T

    Q U I T

  • 8

    Table des matiresLorganisation 13

    1. Notre structure 16

    2. Nos moyens 17

    2.1. Notre personnel 18

    2.2. Notre budget 20

    3. Business plan 24

    3.1. Simplification administrative 26

    4. Comit scientifique 27

    4.1. Risques de lexposition de la population belge au plomb 28

    4.2. Exposition des E. coli antibiorsistants via la consommation de viande de poulet 28

    4.3. Risques et bnfices de la consommation de lait cru de vache 28

    4.4. Applications de lvaluation du risque microbiologique dans la chane alimentaire 28

    5. Qualit et environnement lAFSCA: un point dattention permanent 29

    5.1. Contrle interne 30

    5.2. Audit interne 30

    5.3. Audits par des instances nationales 31

    5.4. Inspections et audits de la Commission europenne 32

    5.5. Inspections et audits par des pays tiers 33

    6. Prvention de crises 35

    6.1. Captation des signaux 35

    6.2. Exercices de simulation 35

    6.3. Ressources oprationnelles 36

    6.4. Collaboration avec le Centre de crise du Gouvernement 36

    6.5. Collaboration avec dautres gouvernements 36

    LAFSCA au service des consommateurs et des professionnels 37

    1. Point de contact pour le consommateur 40

    2. Service de mdiation 42

    2.1. Bien-fond des plaintes 44

    2.2. Demandes dinformations 44

  • 9

    3. Cellule de vulgarisation 45

    3.1. Une alternative lamende administrative 46

    4. www.afsca.be 47

    5. Comit consultatif de lAFSCA 48

    Relations internationales 51

    1. Rayonnement international 53

    2. Commerce avec les pays tiers 54

    3. Participation aux runions internationales 55

    De la programmation linspection 57

    1. Etablissements actifs dans la chane alimentaire 60

    2. Systmes dautocontrle et guides sectoriels 62

    3. Ralisation des contrles 64

    Inspections et maladies 69

    1. Inspections des tablissements 71

    1.1. Fourniture au secteur agricole 71

    1.2. Agriculture 73

    1.3. Commerce de gros en fruits et lgumes 77

    1.4. Abattage 78

    1.5. tablissements de traitement du gibier 82

    1.6. Pche 82

    1.7. Transformation des denres alimentaires 83

    1.8. Grossistes 88

    1.9. Horeca 89

    1.10. Cuisines de collectivits 90

    1.11. Dtaillants 91

    1.12. Emballage et tiquetage de produits divers 94

    1.13. Transport des denres alimentaires 95

    1.14. Sous-produits animaux 95

  • 10

    2. Contrles phytosanitaires 96

    3. Maladies des animaux 99

    3.1. Politique sanitaire 99

    3.2. Suivi des avortements 99

    3.3. Maladies dont la Belgique est officiellement indemne 100

    3.4. Influenza aviaire 101

    3.5. Maladie de la langue bleue 101

    3.6. Virus de Schmallenberg 102

    3.7. Virus du Nil occidental 102

    3.8. Fivre Q 103

    3.9. EST 103

    3.10. Cysticercose 104

    3.11. Maladies des animaux daquaculture 104

    3.12. Maladies des abeilles 104

    4. Toxi-infections alimentaires 105

    Contrles des produits 107

    1. Qualit 110

    2. Rsidus et contaminants 111

    2.1. Dioxines, PCB de type dioxine et PCB marqueurs 111

    2.2. Mycotoxines 112

    2.3. Pesticides 113

    2.4. Mtaux lourds 114

    2.5. HAP 115

    2.6. Additifs 116

    2.7. Autres substances interdites ou indsirables 117

    2.8. Allergnes 123

    2.9. Sel dans le pain 123

    2.10. Matriaux de contact 123

    2.11. Eaux 125

    3. Contrles microbiologiques 126

    3.1. Aliments pour animaux 126

    3.2. Animaux 126

  • 11

    3.3. Produits 128

    3.4. Cas humains 135

    3.5. Antibiorsistance 136

    4. Organismes gntiquement modifis 137

    4.1. Aliments pour animaux 137

    4.2. Denres alimentaires 137

    5. Irradiation 138

    6. Radioactivit 139

    7. Contrles des envois intracommunautaires 140

    7.1. Animaux vivants et matriel de reproduction 140

    7.2. Sous-produits animaux 142

    8. Certification 143

    Contrles des produits limportation 145

    1. Animaux vivants et matriel de reproduction 147

    2. Produits animaux pour la consommation humaine 148

    3. Denres alimentaires dorigine non animale 149

    4. Matriaux en contact avec les denres alimentaires 151

    5. Produits animaux non destins la consommation humaine et aliments pour animaux 151

    6. Plantes et produits vgtaux 153

    7. CITES 156

    Notifications et suites des contrles 157

    1. RASFF 159

    2. Notification obligatoire 160

    3. Amendes administratives 161

    4. Retrait ou refus dagrment ou dautorisation 163

    5. Contentieux grs par lAFSCA 163

  • 12

    Lutte contre la fraude 165

    1. Utilisation de promoteurs de croissance illgaux 168

    1.1. Echantillons suspects lexploitation agricole 168

    1.2. Echantillons suspects labattoir 169

    2. Pigeons 169

    3. Chevaux 170

    3.1. Courses hippiques 170

    3.2. Commerce de chevaux 170

    3.3. Identification et enregistrement des chevaux 170

    4. Gibier 171

    5. Pesticides 171

    6. Contrles routiers 171

    7. Production de fromages 171

    8. Production de viande 172

    9. Distribution 172

    10. Complments alimentaires 172

    11. Menaces lgard des agents de lAFSCA 172

    Baromtres pour la scurit de la chane alimentaire 173

    1. Le baromtre de la scurit alimentaire 176

    2. Le baromtre de la sant animale 177

    3. Le baromtre de la sant vgtale (situation phytosanitaire) 178

    Abrviations 179

  • 13

    c h a p i t r e 1 | l o r g a n i s a t i o n

    Lorganisation

  • 15

    c h a p i t r e 1 | l o r g a n i s a t i o n

    Cre par la loi du 4 fvrier 2000, lAgence fdrale pour la scurit de la chane alimentaire (AFSCA) est un parastatal A fdral. Elle est charge de lvaluation et la gestion des risques susceptibles daffecter la sant des consommateurs mais aussi la sant des animaux et des plantes, ainsi que des contrles de la scurit au travers de lensemble de la chane alimentaire.

    Journe Dcouverte entreprises au laboratoire MelleLe 2 octobre 2011, le laboratoire de Melle a ouvert ses portes au grand public, vnement qui a attir 1400 visiteurs. Le slogan de la journe tait Parce quune nourriture saine a meilleur got ! .

    Un film dune quinzaine de minutes, rsumant en images les activits du laboratoire, accueillait les visiteurs, qui ont ga-lement pu visiter les locaux ddis au dispatching, aux ana-lyses microbiologiques, aux analyses dOGM, aux analyses de terre pour la recherche des nmatodes kystes de la pomme de terre et ltalonnage des thermomtres. Ils ont pu observer les outils danalyse, des chantillons illustratifs et des agents pathognes (bactries, nmatodes).

    Le personnel du laboratoire sest mobilis pour donner des explications et rpondre aux questions des visiteurs.

    Journe Dcouverte Entreprises au laboratoire Melle

  • 16

    1. Notre structure

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  • 17

    c h a p i t r e 1 | l o r g a n i s a t i o n

    2. Nos moyensPour raliser ses missions en 2011, lAFSCA a pu compter sur:

    1.327 collaborateurs dont 723 dans les 11 units provin-ciales de contrle (UPC), la coordination des UPC et la lutte contre la fraude

    648 vtrinaires indpendants chargs de missions (CDM), quivalant environ 400 ETP, qui ralisent des missions de contrle (essentiellement inspections ante et post-mortem labattoir, inspections du bien-tre animal) et de certification, sous supervision des fonctionnaires. Lorsque les CDM ralisent des missions pour le compte de lAFSCA, ils sont considrs comme vtrinaires officiels.

    Vronique Berthot, Directeur gnral Services gnraux

    Geert De Poorter, Directeur gnral Laboratoires

    Gil Houins, Administrateur dlgu (CEO)

    Herman Diricks, Directeur gnral Politique de contrle

    Jean-Marie Dochy, Directeur gnral Contrle

    5 laboratoires internes accrdits ISO 17.025 comptant 155 collaborateurs

    un rseau de 56 laboratoires externes agrs par lAFSCA ainsi que 9 laboratoires nationaux de rfrence

    un budget de 175,6 millions

    une collaboration troite avec divers services publics fdraux et rgionaux, dont la police et la douane.

  • 18

    2.1. Notre personnel

    Le nombre de collaborateurs qui travaillent lAFSCA reste stable, tant en nombre de collaborateurs que dquivalents temps plein (ETP).

    La proportion dETP statutaires tait de 74,8% en 2011.

    2009 2010 2011

    Services gnraux (ETP) 205 202 198

    Politique de Contrle (ETP) 71 70 73

    Laboratoires (ETP) 154 148 153

    Contrle (serv. ext.) (ETP) 655 662 654

    Contrle (serv. centraux) (ETP) 68 65 66

    Administrateur dlgu (ETP) 39 39 40

    Effectif total (ETP) 1.192 1.186 1.184

    Plan personnel (ETP) 1.262 1.262 1.255

    Effectif total (collaborateurs) 1.328 1.325 1.327

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    1.400

    Les services centraux sont principalement chargs:

    de la coordination gnrale du contrle interne et des systmes qualit et environnement

    de llaboration de rglementations oprationnelles

    de lvaluation des risques susceptibles daffecter la scurit de la chane alimentaire

    de llaboration des programmes dinspections et analyses sur base de lvaluation des risques ainsi que du rapportage des rsultats

    de lorganisation des contrles sur le terrain (plan de contrle)

    de la concertation avec les secteurs et les instances nationales et internationales, notamment la Commission europenne et lOIE

    du suivi des relations internationales avec les pays tiers

    de la coordination des analyses de laboratoire

    de la communication aux oprateurs et aux consom-mateurs, dont la gestion du point de contact pour ces derniers

    de la prvention et la gestion de crises

    du service de mdiation pour les oprateurs

    denqutes coordonnes pour lutter contre les fraudes.

  • 19

    c h a p i t r e 1 | l o r g a n i s a t i o n

    Charte de la diversitDs sa cration, lAgence a toujours uvr pour une politique de ressources humaines respectueuse de la diversit et veillant ce que lAgence soit le reflet de notre socit.

    Par la ratification de la Charte de la diversit fdrale le 1er octobre 2011, lAFSCA a pris un engagement officiel en ce sens et sest dote dun plan daction spcifique.

    2.1.1. Formation

    LAFSCA a prolong son effort en vue du dveloppement constant des comptences de ses collaborateurs. Les formations visent garantir des contrles professionnels en rpondant aux attentes de la socit (efficience, efficacit, comptence, relations avec les oprateurs). La commu-nication entre les contrleurs et les contrls, et le mana-gement responsable font tous deux lobjet de trajets de formation pluriannuels.

    2009 2010 2011

    Nombre de jours de formation

    6.590 6.888 6.228

    Jours de formation / ETP

    5,4 5,8 5,2

    Le service Personnel et Organisation

  • 20

    2.2. Notre budget

    Recettes de lAFSCA

    Ralisations 2009 Ralisations 2010 Budget 2011 Ralisations 2011

    Dotation113.415.000

    (62%)

    108.471.000

    (60,5%)

    107.993.000

    (61,5%)

    107.993.000

    (57,5%)

    Contributions21.146.000

    (11,6%)

    26.514.000

    (14,8%)

    22.920.000

    (13,1%)

    30.084.000

    (16,0%)

    Rtributions38.036.000

    (20,8%)

    36.740.000

    (20,5%)

    38.646.000

    (22,0%)

    40.215.000

    (21,4%)

    Interventions de lUnion europenne

    2.825.000

    (1,5%)

    2.637.000

    (1,5%)

    1.994.000

    (1,1%)

    3.362.000

    (1,8%)

    Autres7.630.000

    (4,2%)

    4.938.000

    (2,8%)

    4.071.000

    (2,3%)

    6.086.000

    (3,2%)

    Total recettes 183.052.000 179.300.000 175.624.000 187.740.000

    Enqute de satisfaction du personnelEn septembre 2011, lAFSCA a men une enqute auprs de son personnel en collaboration avec le SPF P&O qui a dsign une firme externe pour garantir la confidentialit des rponses et permettre un positionnement par rapport aux autres organisations fdrales.

    La satisfaction des collaborateurs a t value dans 9 domaines: le contenu du travail, lenvironnement de travail, la reconnaissance, la carrire, la responsabilisation, la rela-tion entre lquipe et le chef, les relations interpersonnelles, la communication et la culture de lorganisation.

    Lenqute a connu un vritable succs au vu de limportance de la participation (70%), et 82% des participants se disent satisfaits de leur travail. Les rsultats ont t discuts au sein de chaque service qui a propos des actions permettant damliorer la satisfaction de chacun, tant au niveau local quhorizontal. Ces propositions font lobjet de plans dactions et dun suivi rgulier. Le service Budget et Contrle de gestion

  • 21

    c h a p i t r e 1 | l o r g a n i s a t i o n

    Un budget sous contrle

    -200

    -150

    -100

    -50

    0

    50

    100

    150

    200

    250

    2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011

    Bila

    n en

    mill

    ions

    Bilan + Recettes Bilan - Dpenses

  • 22

    Dpenses de lAFSCA

    Ralisations 2009

    Ralisations 2010

    Budget 2011

    Ralisations 2011

    Personnel 53,5% 51,9% 52,2% 51,9%

    Traitements et salaires 78.688.000 76.872.000 82.931.000 81.188.000

    Autres frais de personnel 6.677.000 6.774.000 8.658.000 7.260.000

    Fonctionnement 44,3% 47,0% 46,0% 46,8%

    Frais de fonctionnement lis au personnel 8.273.000 8.208.000 9.924.000 8.221.000

    ICT 5.996.000 5.425.000 6.985.000 7.351.000

    Prestations vtrinaires externes 26.102.000 29.101.000 29.220.000 27.744.000

    Laboratoires externes 19.288.000 18.384.000 18.921.000 20.168.000

    Remboursement des avances trsorerie de 2005 (charges ESB)

    1.000.000 4.285.000 1.000.000 6.715.000

    Autres frais de fonctionnement 10.109.000 10.338.000 14.701.000 10.213.000

    Investissements 2,2% 1,1% 1,7% 1,3%

    Appareils, mobilier, ICT 3.544.000 1.725.000 3.021.000 2.221.000

    Total dpenses 159.677.000 161.112.000 175.361.000 171.081.000

    2.2.1. Contributions

    Larrt royal du 10 novembre 2005 relatif aux contributions prvoit le paiement dune contribution annuelle par tous les oprateurs exerant une activit soumise au contrle de lAFSCA. Une exception est prvue pour certains organismes caritatifs ou pour des acteurs ayant une activit dentreprise extrmement limite.

    Un bonus de 50% sur les tarifs fixs est attribu aux op-rateurs qui disposent dun systme dautocontrle certifi pour lensemble des activits soumises au contrle de lAFSCA. Par contre, un malus est attribu aux autres opra-teurs. Dans le but dencourager les oprateurs faire certifier leur systme dautocontrle, le malus a augment progressi-vement pour atteindre 100% depuis 2011.

    Agro-fourniture 2,1%

    Production primaire 19,6%

    Transport 0,5%

    Horeca 28,6%

    Commerce de dtail

    21,3%

    Commerce de gros 10,8%

    Transformation 17,0%

    Rpartition du montant total des contributions en

    2011

  • 23

    c h a p i t r e 1 | l o r g a n i s a t i o n

    La dclaration lectronique: une simplification administrativePermettre aux oprateurs dintroduire leur dclaration par la voie du site internet de lAFSCA est un point dattention constant pour lAgence. En 2011, ils taient 73% lavoir fait, ce qui constitue un rsultat trs positif.

    La cellule Contributions du service Financement

  • 24

    2.2.2. Rtributions

    Larrt royal du 10 novembre 2005 relatif aux rtributions fixe les montants facturs pour les prestations fournies par des collaborateurs de lAFSCA et par les vtrinaires ind-pendants chargs de missions (expertises, contrles, certifi-cats), soit la demande des oprateurs, soit imposes par la rglementation.

    Le montant factur en 2011 tait de 40,2 millions (36,7 millions en 2010).

    2.2.3. Gestion du contentieux

    LAgence poursuit ses efforts pour rcuprer les crances. Les montants cumuls des factures impayes taient fin 2011 de:

    contributions: 3,3% (4,3% fin 2010, 8,4% fin 2009, 9% fin 2008)

    rtributions: 0,5% (1,1% fin 2010, 1,8% fin 2009, 3% fin 2008).

    En 2011, signe des difficults conomiques, le nombre de plans dapurement a fortement augment: 177 pour un montant total de 1.648.240 (90 pour un montant de 995.422 en 2010). Les plans dapurement sont respects le plus souvent: 72,7% du montant total avait dj t pay en avril 2012.

    3. Business planLe business plan 2009 2011 visait tout dabord une chane alimentaire toujours plus sre, mais aussi une Agence bien accepte par les oprateurs et reconnue par la socit. Un certain nombre dinitiatives ont t dveloppes, permet-tant une approche plus respectueuse des contrles et une relle simplification administrative. En outre, laccent a t mis davantage sur la sensibilisation de groupes-cibles, sou-vent difficiles atteindre, et chez lesquels de nombreuses non conformits sont observes. La promotion de lauto-contrle dans les entreprises en est un point extrmement important. Des actions de sensibilisation et dinformation des entreprises et plusieurs stimuli ont t prvus en vue de favoriser cet objectif, comme le smiley-AFSCA et des incitants financiers significatifs (bonus sur la contribution annuelle).

    Le business plan peut tre tlcharg sur le site internet de lAFSCA (www.afsca.be) et est galement disponible en version imprime. Il comprend 12 objectifs stratgiques: une chane alimentaire de plus en plus sre, une Agence accepte par les oprateurs et reconnue par la socit, une Agence transparente, la promotion de lautocontrle, vers la simplification administrative, une Agence professionnelle et exigeante en termes de rsultats, une collaboration optimale public/priv, une coopration constructive et efficace avec dautres instances officielles, une gestion intgre de linfor-mation et des donnes (ICT), des garanties sur la qualit des services rendus, un dveloppement durable lAFSCA et un rle significatif sur le plan international.

    Ces objectifs stratgiques ont t traduits en 207 objectifs oprationnels.

    Raliss 78,3%

    Dpendent de dcisions ext.

    5,3%

    Reports 15,5%

    Annuls 0,5%

    78 % des 207 objectifs

    oprationnels 2009 - 2011 ont

    t raliss

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    c h a p i t r e 1 | l o r g a n i s a t i o n

    Voici une liste non exhaustive des objectifs oprationnels raliss de 2009 2011 :

    La gnralisation de laccrditation et de la certification pour lensemble de lAFSCA, une garantie de qualit des services rendus

    Lobtention de lenregistrement EMAS (systme de management environnemental) pour lorganisation

    Une meilleure communication et aide aux profession-nels, via la cration de la cellule de vulgarisation, la cration dune newsletter destine aux vtrinaires, la formation des contrleurs de lAFSCA visant une meil-leure communication avec les contrls

    Lamlioration de la notorit du point de contact pour les consommateurs

    Lamlioration de la notorit du service de mdiation

    La mise en place dun baromtre pour la scurit alimen-taire

    La mise disposition de Foodweb permettant chaque oprateur daccder et de modifier ses propres donnes, tout professionnel de sassurer que les fournisseurs sont enregistrs lAFSCA et tout consommateur de vrifier que les tablissements de la chane alimentaire quil frquente sont bien connus de lAFSCA

    La ratification de la charte de la diversit

    La mise en place dune nouvelle politique sanitaire, en collaboration avec les associations de lutte contre les maladies animales, le laboratoire national de rfrence et les secteurs professionnels

    Linstallation dun disaster recovery site afin de mieux protger les banques de donnes contre les incidents

    Lorganisation dune enqute de satisfaction des opra-teurs et dune enqute de perception des consomma-teurs en vue damliorer la qualit des services rendus par lAFSCA

    La conclusion de divers accords avec des pays tiers pour permettre lexportation de produits belges

    Une simplification administrative (voir chapitre ci-aprs).

    Business plan 2012 -2014Le nouveau business plan 2012-2014 a t rdig fin 2011. Il se fonde sur les concrtisations des 3 plans stratgiques prcdents et se base tant sur notre exprience que sur la contribution active des consommateurs et des oprateurs ainsi que de leurs organisations respectives, et plus particu-lirement sur:

    une enqute SWOT et une enqute de satisfaction auprs de lensemble du personnel de lAFSCA

    une enqute SWOT approfondie auprs de 62 op-rateurs de la chane alimentaire et reprsentants au Comit consultatif de lAgence

    lenqute de 2011 sur la perception des consommateurs, prpare en collaboration avec les associations de consommateurs

    lenqute de 2009 auprs de plus de 29.000 oprateurs contrls par lAFSCA.

    Le nouveau business plan veille non seulement la conti-nuit, mais, vu la contribution active de divers stakehol-ders et des responsables politiques, indique galement les priorits stratgiques du management de lAFSCA pour les 3 prochaines annes.

  • 26

    3.1. Simplification administrativeUn objectif important des autorits belges est dviter les contraintes administratives inutiles et les frais qui y sont lis. La simplification administrative occupe donc une place essentielle aussi bien dans lancien que dans le nouveau business plan de lAFSCA. Toutes les propositions des sec-teurs et des services publics concerns ont t inventories fin 2009 aprs une vaste concertation sectorielle.

    Les propositions suivantes ont pu tre implmentes en 2011:

    Grce e.a. aux efforts belges au niveau europen, lge minimum pour les tests ESB pour les bovins dans les abattoirs belges a pu tre lev, depuis le 1er juillet 2011, 72 mois ce qui a induit une importante diminution des tests raliser.

    En 2011, les leveurs ont eu la possibilit de transmettre les informations sur la chane alimentaire ou ICA, quils doivent fournir pralablement labattage, sur papier ou de manire lectronique (e-ICA). Il sagit dinformations sur le statut sanitaire des animaux, les maladies consta-tes et mdicaments administrs, certains rsultats de laboratoires En ce moment, le-ICA est surtout utilis dans le secteur des veaux, mais terme, il devrait pouvoir entirement remplacer lICA papier.

    Depuis le 1er avril 2011, un certificat intgr permet la noti-fication de tous les fruits et lgumes imports ou expor-ts; il comprend le certificat de contrle des normes, la dclaration de non-conformit (ancienne preuve de refus) et le certificat pour la transformation industrielle (ancien certificat pour destination industrielle).

    Par le biais de lAR du 16 fvrier 2011 modifiant larrt royal du 22 novembre 2006 relatif la lutte contre la rhinotrachite infectieuse bovine (IBR), les tranches dge pour le prlvement dchantillons sanguins ont t adaptes pour lIBR (I2, I3, ); elles dpendent du statut de lexploitation et permettent dviter les doubles chantillons inutiles.

    Les passeports pour veaux lengrais pour le commerce national sont facultatifs depuis le 1er juillet 2011.

    LAR du 25 janvier 2011 fixant les conditions pour lins-pection assiste par ltablissement dans les abattoirs de volailles a permis, sous certaines conditions, laide dassistants dexploitation la ralisation des expertises.

    Une nouvelle procdure a t labore pour lchan-tillonnage des carcasses de bovins femelles de plus de 600 kg. Elles taient bloques labattoir dans lattente des rsultats relatifs aux substances anabolisantes. Ces carcasses seront toujours analyses, mais vu le nombre trs faible de rsultats non-conformes et la forte augmentation du nombre de carcasses lourdes en raison de ladaptation des conditions dlevage, seules les carcasses de plus de 630kg sont prsent bloques dans lattente des rsultats.

    Les simplifications peuvent consister en adaptations simples permettant cependant de lever une source relle dembar-ras pour les oprateurs, ou en changements plus complexes quand elles concernent la lgislation nationale ou euro-penne.

    Le fonctionnement quotidien des services de lAFSCA na pas chapp la simplification. Les documents superflus ont t supprims et des solutions informatiques sont utilises lorsque cest possible. Le site web de lAFSCA offre cet effet un ventail dinformations et de documents sous format lectronique.

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    c h a p i t r e 1 | l o r g a n i s a t i o n

    4. Comit scientifique

    Le Comit scientifique met des avis indpendants, soit la demande de ladministrateur dlgu ou du Ministre, soit de sa propre initiative, sur des sujets concernant lva-luation des risques et la gestion des risques dans la chane alimentaire. En 2011, le Comit scientifique tait compos de 19 membres et de 3 experts invits. Ils proviennent de diverses universits et tablissements de recherche de notre pays et sont experts dans le domaine de lvaluation du risque dans la chane alimentaire. La liste des membres est disponible sur www.afsca.be.

    En 2011, le Comit scientifique a mis 22 avis dont 3 avis rapides. Ils peuvent tre consults sur le site web de lAFSCA.

    En 2011, le Comit scientifique a accord une attention particulire :

    la poursuite du dveloppement du baromtre de la scurit de la chane alimentaire, partie sant animale (avis 09-2011) et partie sant vgtale (avis 10-2011)

    lvaluation risques-bnfices de la consommation de lait cru (avis 15-2011)

    aux risques dexposition des E. coli rsistant aux cpha-losporines lors de consommation de viande de poulet (avis 08-2011)

    aux risques dexposition au plomb (avis 07-2011).

    Des avis ont en outre t mis sur:

    des projets darrts royaux

    des guides dautocontrle et des plans dchantillonnage sectoriels

    des documents stratgiques parmi lesquels les limites daction pour contaminants microbiologiques dans les denres alimentaires (avis 19-2011), lexpertise de la viande sans incision (avis 14-2011) et la signification de rsidus trs faibles de thiouracile et prednisolone res-pectivement dans lurine de bovins et porcs (avis 12-2011 et avis 17-2011).

    Le Comit scientifique

  • 28

    4.1. Risques de lexposition de la population belge au plomb

    LAutorit europenne de Scurit des Aliments (EFSA) a conclu que lexposition au plomb chez lenfant pouvait entraner des problmes dans le dveloppement neurolo-gique et, chez ladulte, des effets sur les systmes cardiovas-culaire et rnal. Comme diverses instances internationales, lEFSA a remis en cause la norme pour le plomb; le Comit scientifique a ds lors rvalu les risques dexposition de la population belge au plomb.

    Lavis 07-2011 prcise que la principale voie dexposition pour la population en gnral est lalimentation. Par contre, lingestion de plomb via les particules de terre et de pous-sire est plus importante chez les enfants rsidant en zones urbaines; certaines habitudes (utilisation de certains usten-siles de cuisine artisanaux et cosmtiques non autoriss) peuvent galement contribuer une exposition accrue.

    4.2. Exposition des E. coli antibiorsistants via la consommation de viande de poulet

    La rsistance dE. coli aux cphalosporines - des antibio-tiques - est un problme de plus en plus important dans le secteur des poulets de chair. En Belgique, environ 36% des souches dE. coli isoles chez des poulets de chair vivants sont rsistantes aux cphalosporines et environ 60% des poulets de chair vivants sont porteurs dE. coli rsistants. La contamination des viandes de poulet par E. coli est gale-ment importante. La transmission de gnes rsistants des germes prsents dans le tractus digestif de lhomme consti-tue le principal risque et peut compliquer les traitements antibiotiques.

    Dans son avis 08-2011, le Comit scientifique estime quune exposition plus de 1.000 UFC (Units Formant Colonie) dE. coli rsistant aux cphalosporines a lieu dans 1,5% des cas de consommation dun repas base de viande de pou-let. Les consquences pour la sant ne peuvent pas encore tre values.

    Lexposition est principalement due la contamination croi-se dans la cuisine, ce qui plaide en faveur du respect des bonnes pratiques dhygine lors de la prparation de viande de poulet. La proportion dE. coli prsentes chez les poulets et leur viande plaide galement en faveur dune politique dusage rflchi des antibiotiques lors de llevage et du respect des bonnes pratiques dhygine dans les abattoirs et ateliers de dcoupe.

    4.3. Risques et bnfices de la consommation de lait cru de vache

    Dans les pays industrialiss, 2 6% des infections alimen-taires sont la consquence de la consommation de lait cru ou de produits base de lait cru. La plupart des infections sont dues Campylobacter, E. coli O157 et aux autres E. coli pathognes, Salmonella et Listeria monocytogenes. Cet avis fait suite la tendance actuelle de vente de lait cru directe-ment aux consommateurs (via des distributeurs de lait) et aux effets controverss du lait cru sur la sant.

    Lavis 15-2011 prcise que la consommation de lait cru de vache entrane un risque dinfection alimentaire particuli-rement pour les jeunes enfants, les personnes ges, les femmes enceintes et les personnes immunodficientes. Le traitement par la chaleur est une mthode qui a scientifique-ment fait ses preuves et est efficace pour garantir la scurit microbienne du lait sans porter atteinte sa valeur nutritive. Le Comit scientifique recommande donc de chauffer le lait cru jusqu bullition avant de le consommer.

    4.4. Applications de lvaluation du risque microbiologique dans la chane alimentaire

    Le Comit scientifique a organis le 25 novembre 2011 un symposium auquel ont particip environ 250 personnes. Une large palette de sujets ont t abords, parmi lesquels les possibilits et les limites de lvaluation du risque comme base scientifique des mesures de gestion, et en particulier:

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    c h a p i t r e 1 | l o r g a n i s a t i o n

    lutilisation de lvaluation des risques microbiologiques dans lindustrie alimentaire (la dfinition des objectifs dans le cadre de la lutte contre Campylobacter chez les poulets de chair, le risque de listriose lors de la consommation de saumon fum, les risques microbiens mergents dans la chane alimentaire)

    une valuation du risque base sur une application web pour lutilisation deau dans la production primaire vgtale.

    Lvaluation du risque microbiologique est un instrument utile, aussi bien pour les dcideurs politiques que pour lindustrie des denres alimentaires. Les limitations sont lies

    un manque de donnes ou de connaissances et consti-tuent un dfi aussi bien pour lvaluation des risques que pour la communication sur les risques. Des applications web simplifies de lvaluation du risque peuvent reprsenter une plus-value pour les producteurs.

    Le foyer EHEC en Allemagne et en France a dmontr quune vigilance constante par rapport aux dangers micro-biologiques mergents est ncessaire, surtout au niveau des mthodes de production de denres alimentaires consommer crues.

    Les prsentations du symposium sont disponibles sur le site web de lAFSCA.

    5. Qualit et environnement lAFSCA: un point dattention permanent

    LEANLa mthode LEAN est ne dans le monde industriel pour amliorer lefficience tous les niveaux. Elle vise donner une rponse concrte aux attentes des clients avec un minimum de moyens.

    Lors dun projet LEAN, chaque collaborateur concern par le processus est appel participer, donner son avis et ana-lyser la situation pour lamliorer avec logique, bon sens et en collaboration avec les diffrents intervenants, en faisant la chasse aux gaspillages et lourdeurs.

    Un projet LEAN se droule en 5 tapes:

    1. dfinir: identifier les attentes des utilisateurs et de ladmi-nistration, valider les objectifs damlioration

    2. mesurer: mesurer les prestations actuelles et identi-fier les opportunits de rationalisation des tches en examinant les tches avec peu de valeur ajoute pour lutilisateur

    3. analyser: dterminer les causes lorigine des problmes et dvelopper des solutions appropries

    4. amliorer: dployer et grer la mise en place des solu-tions

    5. contrler: contrler les performances du processus et lamliorer en continu.

    LAFSCA est constamment sujette linfluence et lvo-lution de systmes et processus ncessitant une gestion du changement. Elle a mis en place, dans ce contexte, un systme intgr de gestion de la qualit, de la scurit et de lenvironnement qui veille la cohrence et lefficacit des prestations de lAgence et qui rassemble les mesures et outils ncessaires pour satisfaire aux attentes de nos stake-holders ainsi quaux exigences lgales et normatives.

    Un projet pilote LEAN a galement t lanc avec le soutien dexperts du SPF P&O pour optimiser les processus relatifs au financement et au service juridique.

    Runion douverture du projet LEAN au service Financement

  • 30

    5.1. Contrle interneAfin de systmatiser la gestion du risque lAgence, des projets pilotes ont t raliss en 2011 au moyen dune dmarche mthodique applique :

    une approche bottom-up des risques la direction Bud-get et Contrle de Gestion

    une approche top-down des risques pour lensemble de lAFSCA.

    Le premier rapportage lgal sur le fonctionnement du sys-tme de contrle interne de lAFSCA au Comit daudit de ladministration fdrale a t ralis en fvrier 2011 confor-mment larrt royal du 17 aot 2007 relatif au systme de contrle interne.

    5.2. Audit interneLaudit interne est une activit dvaluation indpendante qui, au moyen dune approche mthodique, offre une garan-tie sur la matrise des activits dune organisation. Un autre objectif majeur est de mettre en avant des opportunits damlioration tant au niveau organisationnel que technique.

    La ralisation daudits internes est une exigence la fois europenne (rglement (CE) n882/2004) et nationale (AR du 17 aout 2007). Il sagit galement dune tape indispen-sable pour la validation (certification ou accrditation) des systmes de management de la qualit mis en place au sein de lAFSCA (ISO 9001, ISO 17020, ISO 17025 et EMAS).

    Les audits internes sont planifis sur base dun programme annuel comprenant les obligations rglementaires, les cycles prvus dans les systmes de management et des demandes internes ou externes. Ils sont raliss par le service daudit interne de lAFSCA avec laide dexperts techniques dautres services de lAFSCA.

    Comit dauditLes activits daudit interne sont supervises par un comit daudit compos de 5 membres effectifs dont 4 externes lAgence et de 2 supplants (2 reprsentants du Comit consultatif, 1 reprsentant du Ministre et 1 consultant sp-cialis en audit et systmes qualit, ainsi quun reprsentant du Comit de direction de lAgence). Depuis dbut 2011, les activits daudit interne sont galement supervises par un Comit daudit fdral (CAAF) commun lensemble des services fdraux.

    Le service Audit interne, Qualit, Prvention et Service de Mdiation

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    Audits internes

    Services centraux et UPC Laboratoires Politique environnementale Total

    2007 13 24 37

    2008 26 42 68

    2009 32 44 2 78

    2010 40 31 6 77

    2011 35 45 15 95

    Quelques exemples de sujets daudits internes:

    laboration du programme dinspection annuel et gestion par lAFSCA des toxi-infections alimentaires, des alertes RASFF et des notifications des oprateurs

    collaboration entre lAFSCA et dautres services publics, contrles pr-rcolte effectus par des organismes agrs.

    activits de contrle dans le secteur de la transformation (viande, produits laitiers et ufs, aliments dorigine non-animale, aliments composs pour animaux, engrais)

    activits de contrle dans le secteur de la production primaire (fruits et lgumes, pommes de terre et grandes cultures, bovins et petits ruminants, chevaux, centres de rassemblement, produits fermiers).

    plusieurs mthodes danalyse des laboratoires.

    A loccasion de 12 audits de suivi, 144 recommandations ont t contrles; 76% dentre elles ont pu tre cltures, suite des actions correctives efficaces et prvenant la rptition de manquements lavenir.

    5.3. Audits par des instances nationales

    Lanne 2011 a t la cl de vote des projets au sein du systme qualit - environnement. Les activits de chaque administration relvent ainsi dune certification ou accrdi-tation dont les champs dapplication sont dcrits sur notre site web.

    ISO 9001

    La certification ISO 9001 de lAFSCA par une firme externe couvre:

    le processus-cl et les activits ddies la scurit de la chane alimentaire ( lexception des activits de contrle et danalyse, couverte par laccrditation)

    toutes les activits qui ont de limportance pour le consommateur ou qui ont un impact sur celui-ci, sur la socit, les oprateurs, les autorits et instances natio-nales ou internationales et les partenaires externes

    toutes les activits de management et les services de support.

    ISO 17020

    Le secteur distribution de la DG contrle a dj t accrdit ISO 17020 en fvrier 2011, suite aux audits par BELAC en dcembre 2010. Laccrditation a ensuite t tendue aux secteurs de la production primaire et de la transformation (certificat 428-INSP).

    Le scope de laccrditation ISO 17020 est dtaill dans une annexe technique disponible sur www.afsca.be

  • 32

    ISO 17025 et 17043

    Les laboratoires de lAFSCA ont encore tendu en 2011 laccrditation de leurs activits:

    Les 5 laboratoires disposent prsent dun seul certificat ISO 17025 (certificat 014-TEST).

    Lorganisation de tests interlaboratoires par le laboratoire de Gembloux est accrdite suivant la norme ISO 17043 (certificat 014-PT).

    Ltalonnage de thermomtres par le laboratoire de Melle est accrdit suivant la norme ISO 17025 (certificat 014-CAL).

    EMAS

    Suite aux audits de dcembre 2011 par une firme externe suivant le rglement EMAS et la norme ISO 14001 pour la ges-tion de lenvironnement, la quasi-totalit des implantations de lAFSCA sera enregistre en 2012 suivant le rglement EMAS.

    Divers objectifs environnementaux ont t complts dans le cadre dEMAS, avec e.a. comme rsultat concret la rduc-tion de moiti des dchets sur le site de ladministration centrale en 2011 (19 tonnes) par rapport 2010 (41 tonnes).

    5.4. Inspections et audits de la Commission europenne

    LOffice Alimentaire et Vtrinaire (OAV) de la Commission europenne, charg de vrifier lefficacit des contrles me-ns par les autorits nationales comptentes dans la chane alimentaire, a effectu 5 missions en Belgique en 2011.

    Ces missions ont port sur:

    les contrles limportation sur les denres alimentaires dorigine animale et la mise en uvre du rglement (CE) n669/2009;

    les contrles du bien-tre animal dans les levages et pendant le transport;

    les contrles des complments alimentaires et les mat-riaux en contact;

    le systme de scurit mis en place dans le laboratoire national manipulant le virus de la fivre aphteuse;

    les contrles limportation et les postes dinspections frontaliers.

    Ces missions, dont les rapports sont publis sur le site inter-net de lOAV (http://ec.europa.eu/food/fvo/index_en.cfm), ont donn lieu un certain nombre de recommandations de la Commission europenne, qui feront lobjet dun suivi global lors dune mission de lOAV en Belgique en 2012.

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    c h a p i t r e 1 | l o r g a n i s a t i o n

    5.5. Inspections et audits par des pays tiers

    LAFSCA est galement audite par des pays tiers en vue de prserver et dtendre nos marchs dexportation.

    5.5.1. Rpublique populaire de Chine

    En septembre 2011, lAFSCA a reu la visite de trois quipes dinspection chinoises dans le cadre de lexportation vers la Chine de sperme bovin, de viande de porc et de chevaux vivants:

    dans le cadre de lexportation de sperme de bovins, les centres dinsmination artificielle de Ciney et Wavre ont t visits de mme que le CERVA, lARSIA, la Facult universitaire de Lige et le concours provincial de la race Blanc-bleu Ciney

    Visite dune quipe dinspection chinoise

    dans le cadre de lexportation de viande de porc, une visite dinspection de suivi a t ralise afin de vrifier si les entreprises belges satisfaisaient aux conditions fixes dans le protocole de 2009

    afin de susciter lintrt pour lexportation de chevaux vivants vers la Chine, la fdration sectorielle belge a montr toutes les facettes de llevage belge de chevaux (haras de pur-sang arabes, chevaux de trait flamands, centres de formation, championnat mondial de jumping pour jeunes chevaux).

    Cela ouvre sans conteste des perspectives sur les possibili-ts dexportation dans un avenir plus ou moins proche.

  • 34

    5.5.2. Malaisie

    Une modification de la lgislation de la Malaisie a contraint en 2011 toutes les entreprises belges qui exportaient de la viande de porc vers ce pays rintroduire une demande denregistrement. Les entreprises intresses ont ds lors t inspectes par les autorits comptentes de Malaisie. La visite dinspection daot 2011 sest clture par un rsultat trs favorable pour les entreprises belges slectionnes par la Malaisie, ce qui a permis dassurer la quasi continuit de lexportation de viande de porc belge.

    En octobre, des dlgus du service vtrinaire du Ministre malaisien de lAgriculture, accompagns dun auditeur halal, ont inspect un abattoir et un atelier de dcoupe de veaux. Le systme belge de contrle a t valu favorablement, et seul un certain nombre dadaptations devaient encore tre effectues en ce qui concerne les conditions halal.

    5.5.3. Maroc

    En novembre 2011, des dlgus de lOffice national maro-cain de scurit sanitaire des produits alimentaires ont ralis une inspection de lexportation de bovins vivants et de viande de bovin vers le Maroc. Le systme belge de traa-bilit et les contrles officiels, entre autres de lESB, ont t favorablement valus et attendent lagrment officiel par le ministre marocain comptent.

    5.5.4. Fdration de Russie

    En dcembre, des dlgus de lagence russe Rosselkhoz-nadzor ont ralis une inspection de lexportation de viande de porc et de bovin, de produits laitiers vers la Fdration de Russie. Des restrictions dimportation ont t imposes 9 entreprises jusqu ce que les manquements au niveau notamment de lhygine, de la traabilit, de linfrastructure ou des documents soient corrigs.

    5.5.5. Core du Sud

    En dcembre, des dlgus de la Quarantine & Inspection Agency (QIA) sud-corenne ont ralis une inspection relative lexportation de viande de porc vers la Core du Sud. Quatre nouvelles entreprises ont t approuves et une entreprise doit raliser un certain nombre de mesures correctives.

    Visite dune quipe dinspection malaisienne

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    c h a p i t r e 1 | l o r g a n i s a t i o n

    6. Prvention de crisesLa prvention des incidents dans la chane alimentaire constitue lune des principales proccupations de lAgence. Malgr tous les efforts dploys par les pouvoirs publics et les oprateurs, la ralit montre quil est impossible dviter tout incident dans la chane alimentaire ainsi que lapparition de maladies animales et vgtales. La prvention de crises de lAFSCA ne vise donc pas uniquement la prvention des incidents: lAgence accorde galement une grande attention la limitation de leurs consquences. Le service de prven-tion et gestion de crises y contribue de diverses manires.

    6.1. Captation des signauxLamlioration de la captation des signaux potentiels de crise est lun des projets que lAFSCA a lanc en 2011. Les signaux dont il est question ici sont des lments dinformation pouvant tre le signe avant-coureur dun incident ou dune crise. Il faut donc reprer et reconnatre ces signaux le plus tt possible afin de pouvoir y ragir de faon approprie. Le projet vise donc :

    utiliser de manire optimale les flux dinformation exis-tants et linformation au sein de lAgence, par exemple en examinant les donnes et en analysant les tendances permettant de suivre lvolution des dangers,

    mieux utiliser les sources externes dinformations, quelles soient nouvelles ou sous-utilises.

    Entretemps, les principaux flux dinformation de crise poten-tielle au sein de lAgence ont t identifis et analyss. Ils concernent principalement:

    les rsultats danalyse et la ralisation du plan de contrle,

    la notification de rsultats danalyses non-conformes du plan de contrle et par les oprateurs de la chane alimentaire,

    les messages RASFF (systme europen dalerte rapide) qui sont diffuss par les tats membres de lUE par lintermdiaire de la Commission europenne,

    les plaintes des consommateurs au point de contact pour les consommateurs,

    les notifications de toxi-infections alimentaires col-lectives, en partie dclares par les services de sant fdraux et des communauts,

    les flux dinformation ciblant la sant des animaux et des vgtaux.

    Ce systme de captation sera finalis en 2012.

    6.2. Exercices de simulationLes exercices de simulation constituent la meilleure manire de conserver lexpertise relative la gestion des incidents dans la chane alimentaire. Une telle expertise est non seulement importante pour lAFSCA, mais aussi pour les oprateurs. En 2011, laccent a t mis sur la formation du personnel de lAgence.

    Le service de prvention et gestion de crises a organis 2 exercices pour les UPC simulant la suspicion dune maladie animale infectieuse au sein dun levage: la suspicion dun foyer de la maladie dAujeszky dans une exploitation porcine et la maladie de Newcastle dans une exploitation avicole. LUPC a envoy une quipe sur place pour grer la suspicion de la maladie dans llevage, avec lagriculteur et son vtri-naire. Des agents de 4 autres UPC suivaient les activits dans lexploitation suspecte. Par la suite, le droulement des faits a t sujet une analyse critique et une discussion. LUPC concerne devait galement dvelopper un centre de crise local qui pouvait tre immdiatement oprationnel en cas de confirmation de la suspicion.

    Le service de prvention et gestion de crises a galement organis des exercices en interne pour ses collaborateurs. Ils taient principalement axs sur le maintien et lamlioration des procdures du service.

    Enfin, le service a pris part aux exercices nuclaires organi-ss rgulirement par le Centre de crise du Gouvernement. Ces exercices nuclaires simulent une situation durgence nuclaire dans lun des sites nuclaires et parmi les instal-lations situes en Belgique ou dans les pays frontaliers. Ils permettent lAFSCA et aux autres services de se familiari-ser avec la problmatique du nuclaire et de dvelopper de manire autonome des procdures et un fonctionnement des diffrentes cellules actives par le plan durgence. Ils permettent de tester les procdures et, si ncessaire, de les adapter. Naturellement, la communication entre les cellules du plan durgence ainsi que les cellules de crise provinciales des gouverneurs, les responsables du site nuclaire et toutes les autorits concernes en Belgique et ltranger fait sys-tmatiquement lobjet dune vive attention.

  • 36

    6.3. Ressources oprationnellesLa gestion dun incident ou dune crise dans la chane ali-mentaire ncessite parfois des ressources et quipements spciaux. Ces dispositifs ouvrent de nouvelles pistes de lutte ou permettent une gestion plus efficace dun incident. Selon les possibilits du march, soit lAFSCA achte lquipement ou les ressources, soit elle conclut des contrats de stand-by qui assurent une livraison du service ou des quipements. En 2011, les investissements principaux taient les suivants.

    La banque dantignes pour la fivre aphteuse a t entirement mise jour pour pouvoir vacciner et ainsi lutter contre cette maladie dvastatrice chez les rumi-nants et les porcs. En outre, la composition du nouveau stock dantignes a t adapte aux rcents dveloppe-ments pidmiologiques en Afrique du Nord, en Turquie et au Moyen-Orient. Un contrat de stand-by a galement t conclu avec un fournisseur doutils de diagnostic de cette maladie.

    Le contrat pour labattage des volailles a t renouvel pour une priode de 4 ans sur base dun appel doffres europen. Lexprience acquise lors du foyer de grippe aviaire hautement pathogne H7N7 en 2003 a servi de base de rfrence ce nouveau contrat.

    Depuis 2011, la Belgique est exempte de la maladie dAujeszky. La maladie est encore prsente dans certains tats membres de lUE et dans la population europenne de sangliers, y compris dans notre pays. La vaccination constitue le premier moyen de lutte lors dune rintro-duction de ce virus chez le porc. LAFSCA a donc achet pour le compte du Fonds une rserve de vaccins suffi-samment importante pour pouvoir lutter rapidement et correctement contre cette maladie.

    Le service de prvention et gestion de crises a mis jour son application gographique GIS. Les donnes conte-nues dans les bases de donnes de lAFSCA peuvent ainsi tre mieux traites et reprsentes visuellement.

    6.4. Collaboration avec le Centre de crise du Gouvernement

    Le Centre de crise du gouvernement (CGCCR) occupe une position cl au sein du systme fdral, dans le domaine de la planification durgence et de la gestion de crise. LAFSCA compte sur son Centre de crise et les autres partenaires du plan fdral durgence (les gouverneurs, la protection civile, la police, etc.) afin de laider grer les incidents majeurs de la chane alimentaire. Cela concerne en particulier les foyers de maladies animales pizootiques qui ont un impact norme sur la socit et requirent souvent lutilisation de moyens logistiques et humains considrables. Afin de mieux lutter contre ces pizooties, le Centre de crise a entrepris, en 2011, llaboration dun plan durgence fdral pour les maladies animales pizootiques. Ce plan sera publi en 2012 et prcisera les rles et responsabilits qui incombent tous les pouvoirs publics dans le contexte de la lutte contre les maladies animales.

    6.5. Collaboration avec dautres gouvernements

    En 2011, lAgence alimentaire a mis disposition du gou-vernement coren plus de 800.000 doses dantignes de srotype O de la fivre aphteuse. La Core du Sud tait alors confronte des centaines de foyers de cette maladie et ne pouvait pas obtenir suffisamment de vaccins sur le march mondial. Dautres mesures de contrle se sont avres insuffisantes pour matriser les foyers. Dans la mesure o la fivre aphteuse ne connat pas de frontires et reprsente une menace constante pour le btail en Europe, la lutte contre cette maladie constitue une priorit pour lensemble de lUE. La mise disposition de ces vaccins pour la Core du Sud a permis en plus de valoriser le stock dantignes belge qui arrivait la fin de sa dure de conservation. La situation en Core du Sud sest stabilise grce aux vaccins belges.

    Le Service de Prvention et Gestion de Crises

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    LAFSCA au servicedes consommateurset des professionnels

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    La communication en chiffres

    2009 2010 2011

    Communiqus de presse 102 76 120

    dont rappels de produits 46 % 32 % 48 %

    www.afsca.be: nombre de visites 690.387 703.332 774.367

    Bulletin Parutions 4 5 6

    Abonns poste 4.032 3.910 3.858

    Abonns e-mail 7.826 7.937 7.950

    Point de contact Questions 6.080 6.408 6.902

    Plaintes 3.389 4.039 4.604

    Cellule de vulgarisation Sessions 78 140 216

    Participants 2.396 4.565 5.660

    Brochures Parutions 11 6 9

    Service de mdiation Plaintes 140 178 211

    Plaintes sur le financement 35 % 39 % 55 %

    Plaintes sur linterprtation de la rglementation, la contestation des mesures de contrle

    34 % 36 % 30 %

    Comit consultatif Membres 37 37 37

    Runions plnires 8 8 8

    Les portes-parole de lAFSCA: Jean-Paul Denuit (francop-hone) et Lieve Busschots (nerlandophone)

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    1. Point de contact pour le consommateur

    Le point de contact de lAFSCA permet aux consommateurs de poser ses questions et dintroduire une plainte. Toutes les questions et plaintes reoivent un suivi adquat ; le respect des dlais de rponse constitue un point dattention parti-culier.

    Point de contact

    Exemples de plaintes: Mthodes de fabrication et de conservation: Les

    fournisseurs dposent dans ce restaurant des pro-duits rfrigrer qui restent tout un temps tempra-ture ambiante. Cela sest produit avec des crevettes: la livraison a t place dans un sas tt le matin et y tait encore 3 heures plus tard.

    Contaminants: Hier soir, jai bu la moiti dune canette de X dans laquelle se trouvait un insecte mort ou quelque chose comme a. Jai bu la canette et jai constat une trs mauvaise odeur. Jai jet la moiti de la canette et jai ainsi vu linsecte.

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    2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011

    questions 1.447 5.235 4.584 5.408 6.683 6.145 6.233 6.080 6.408 6.902

    plaintes 338 750 1.159 1.520 1.482 2.170 2.265 3.389 4.039 4.604

    0

    1.000

    2.000

    3.000

    4.000

    5.000

    6.000

    7.000

    8.000

    Questions et plaintes au point de contact depuis sa cration

    Principaux sujets des plaintes au point de contact

    2009 2010 2011

    Hygine locaux & personnnes 1.261 1.264 1.389

    Mthodes de production & conservation 577 589 752

    Interdiction de fumer 346 767 677

    Intoxications alimentaires 359 378 616

    Bien-tre animal 276 460 519

    Contaminants 220 213 288

    0

    200

    400

    600

    800

    1.000

    1.200

    1.400

    1.600

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    2. Service de mdiation

    Le service de mdiation prend en charge toutes les plaintes relatives au fonctionnement de lAFSCA. Il est lcoute des partenaires de lAFSCA et, en priorit, des oprateurs actifs dans la chane alimentaire. Ces informations permettent une amlioration continue du fonctionnement de lAFSCA.

    Questions et plaintes au service de mdiation depuis sa cration

    2006 2007 2008 2009 2010 2011

    Plaintes sur le fonctionnement de l'AFSCA

    229 164 149 140 178 211

    Demandes d'informations relatives l'AFSCA

    106 72 58 36 30 63

    Autres 44 41 29 37 14 21

    0

    50

    100

    150

    200

    250

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    Service de mdiation

    Raisons des plaintes

    2009 2010 2011

    Financement & application du systme bonus-malus 27,7% 35,9% 55,3%

    Interprtation de la rglementation, contestation des mesures de contrle 27,1% 33,3% 29,9%

    Certificats dimportation & dexportation 1,7% 4,2% 4,0%

    Comportement dun agent de lAFSCA (contrleur, call center) 2,8% 4,7% 2,8%

    Proposition damende administrative 0,0% 2,6% 1,0%

    Dlai dattente des rsultats danalyses de labo 1,1% 3,6% 0,8%

    Dlai ou absence de rponse 7,3% 4,7% 0,8%

    Documents reus dans une autre langue nationale 1,1% 1,0% 0,4%

    Contestation de rsultats ou de la facture de laboratoire 4,0% 0,5% 0,3%

    Autres 27,1% 9,4% 4,7%

    Total 177 192 232

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    Lanne 2011 est marque par laugmentation trs impor-tante des plaintes relatives au financement (69 plaintes en 2010 et 117 plaintes en 2011) en raison:

    dun doublement en 2011 de la contribution lAFSCA en cas dabsence de systme dautocontrle certifi ou valid

    dune campagne dinformation sur le service de mdia-tion de lAFSCA: une brochure prsentant le service de mdiation a t envoye tous les oprateurs en mme temps que leurs factures de contribution.

    Le nombre de plaintes relatives aux contrles (contestation des mesures, mauvaise comprhension de la lgislation, impression dune plus grande svrit vis--vis des petites entreprises) reste stable (64 plaintes en 2010 et 63 plaintes en 2011).

    2.1. Bien-fond des plaintesChaque plainte est examine cas par cas et donne lieu une rponse crite dans laquelle les constatations du service de mdiation sont expliques.

    Lorsque la plainte est fonde, des mesures correctives sont prises immdiatement, comme par exemple le rembourse-ment (partiel) dune facture, lintervention en cas de blocage de produits, la demande dadaptation dune procdure interne de travail Dans de nombreux cas, il ne sagit pas vrai-ment dune plainte proprement dite mais dune mauvaise comprhension, par exemple, de la lgislation.

    Lorsque la plainte est considre comme non fonde, une rponse nuance est donne.

    2.2. Demandes dinformationsEn 2011, 63 demandes dinformation crites sont arrives au service de mdiation ainsi que de nombreux appels tlphoniques. Outre celles relatives au financement, 73 % avaient trait linterprtation de la rglementation belge et europenne, et en particulier limplmentation de systmes dautocontrle au sein des petites et moyennes entreprises.

    fondes 25,4%

    partage de responsabilit

    2,6%

    partiellement fondes

    15,5%

    non fondes 50,0%

    faute de procdure sans dommage

    6,6%

    Bien-fond des plaintes

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    3. Cellule de vulgarisation

    La cellule de vulgarisation de lAFSCA aide les oprateurs actifs dans la chane alimentaire se mettre en confor-mit avec la rglementation. Sadressant aux oprateurs en contact direct avec les consommateurs (horeca, dtaillants), elle organise des sessions de formation pour des groupes doprateurs.

    Le Service de vulgarisation

    Participants aux formations de la cellule de vulgarisation

    2009 2010 2011

    Restaurateurs 213 484 497

    Horeca (en remplacement des amendes administratives) 405

    Bouchers 54 1.210 670

    Actions de contrle annonces 215 1.067 970

    Cuisines de collectivits 1.069 517 728

    Ecoles (htelires, de bouchers, boulangers) 949 1.657

    Commerces de dtail 126 195 188

    Boulangers 307 45 45

    Banques alimentaires et associations caritatives 306

    Autres 412 100 194

    Nombre total de participants (sessions)2.396 (78)

    4.565 (140)

    5.660 (216)

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    Initi en 2010, le projet visant former les enseignants, responsables et tudiants dcoles htelires sest poursuivi en collaboration avec les autorits rgionales et commu-nautaires. Des formations ont galement t donnes aux coles formant les bouchers, les boulangers et le personnel des cuisines de collectivits. Globalement, 1.657 personnes de 47 coles y ont particip en 2011.

    Trois projets ont dbut en 2011 et se poursuivront en 2012:

    306 personnes travaillant pour des banques alimentaires et des associations caritatives ont t formes lors des 16 sessions

    70 personnes travaillant dans des crches ont t for-mes lors de 4 sessions

    405 personnes travaillant dans 209 tablissements horeca ont t formes lors de 21 sessions, dans le cadre du projet visant proposer une alternative aux amendes administratives.

    3.1. Une alternative lamende administrative

    Le but de lAgence nest pas de santionner mais damliorer le niveau dhygine e.a. dans les restaurants. En collaboration avec les fdrations horeca, lAFSCA propose aux opra-teurs de lhoreca depuis le 1/1/2011 de retirer leur amende administrative condition quils suivent une formation organise par sa cellule de vulgarisation. Cette action nest valable que pour la premire amende et exclut les infractions relatives linterdiction de fumer.

    Cette alternative est propose aux oprateurs du secteur horeca possdant une autorisation (restaurants, bars pitas, friteries, snacks), lexception des cuisines de collectivit.

    Ces formations sont galement accessibles gratuitement aux autres oprateurs de lhoreca. Toutes les informations sont disponibles sur notre site web www.afsca.be > contacts > cellule de vulgarisation.

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    4. www.afsca.beLe nombre de visites notre site web www.afsca.be aug-mente danne en anne (+ 10% entre 2010 et 2011). En 2011, notre site a t visit 774.367 fois. Les pages les plus visites refltent laugmentation de la consultation par les oprateurs des informations relatives aux agrments, autorisations et enregistrements.

    2009 2010 2011

    Check-lists inspections 44.174 44.350 49.388

    UPC 41.561 65.881 68.470

    A propos de l'AFSCA 70.783 71.312 78.232

    Autocontrle 62.518 74.463 76.566

    Contact 89.016 97.039 107.808

    Agrments, autorisations et enregistrements

    105.851 136.894 146.156

    www.afsca.be 690.387 703.332 774.367

    690.387 703.332

    774.367

    0

    100.000

    200.000

    300.000

    400.000

    500.000

    600.000

    700.000

    800.000

    900.000

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    5. Comit consultatif de lAFSCA

    Les membres et les supplants sont dsigns pour une priode de quatre ans (arrt royal du 19/05/2000 relatif la composition et au fonctionnement du Comit consultatif institu auprs de lAFSCA). La liste des membres est dispo-nible sur notre site web www.afsca.be.

    Le Comit consultatif sest runi 8 reprises en 2011. A chaque fois, des avis ont t demands et des informations sont fournies au Comit consultatif sur la stratgie financire de lAFSCA en matire de contributions, rtributions, le bud-get de lAFSCA, le programme de contrle et lexcution du plan de contrle, lvolution de Foodweb, le suivi des ralisa-tions du business plan de lAFSCA, les systmes dautocon-trle certifis (guides, audits, smiley-AFSCA), le rapport dac-tivits de lAFSCA, de la Cellule multidisciplinaire Hormones et des Commissaires aux amendes administratives, le plan de communication, les audits internes et ltat des lieux des projets de simplification administrative. La problmatique du blocage des carcasses de bovins femelles de plus de 600 kg labattoir (en attente des rsultats danalyses) dans le cadre de la lutte contre lutilisation dhormones, a fait lobjet de discussions plusieurs reprises. Un accord a t conclu avec le magistrat de la cellule hormones, Francis Clarysse, lors de la runion du Comit consultatif de novembre 2011.

    Le Comit consultatif de lAFSCA

    Le Comit consultatif de lAFSCA fournit, de sa propre initiative ou la demande du Ministre ou de ladministrateur dlgu, des avis sur les matires ayant trait la politique sui-vie et suivre par lAFSCA. Il constitue galement une plate-forme de concertation permettant une discussion en toute transparence entre lAFSCA et ses partenaires sur des points dactualit, lvolution de la rglementation, le financement, des obstacles lexportation Ce comit se compose de 37 membres reprsentant les principaux secteurs profession-nels, les associations de consommateurs et les autorits concernes par le fonctionnement de lAgence:

    organisations de consommateurs, du secteur de la pro-duction agricole, du secteur de la fabrication daliments pour animaux, des organisations actives dans lindustrie alimentaire, dans lindustrie chimique, le commerce relevant de la comptence de contrle de lAFSCA, de lhoreca, du transport, des SPF Sant publique et Economie, des Rgions et Communauts.

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    c h a p i t r e 2 | l A F S C A a u s e r v i c e d e s c o n s o m m a t e u r s e t d e s p r o fe s s i o n n e l s

    Un avis formel a t demand sur les adaptations de la rglementation:

    le projet darrt royal relatif lagrment des labora-toires

    le projet darrt ministriel relatif au tarif des analyses.

    Diffrents sujets dactualit ont galement t prsents pour avis ou information, dont:

    la crise allemande de la dioxine

    limportation de denres alimentaires du Japon, suite la catastrophe nuclaire de Fukushima

    la crise EHEC allemande (E. coli entrohmorragiques)

    lautorisation de ldulcorant extrait de stvia

    limpact de la rvision de la surveillance de lESB sur les bovins labattoir

    ladaptation de larrt royal du 16 janvier 2006 fixant les modalits des agrments, autorisations et des enregis-trements

    la migration de contaminants chimiques et colles conte-nus dans les emballages

    linventaire des limites dactions et propositions dhar-monisation pour les contaminants chimiques, rsidus et additifs, lors de contrles officiels

    les risques pour la scurit alimentaire lors de la reformu-lation de denres alimentaires, et en particulier lors de la rduction de la teneur en sel

    la cration du centre dexpertise sur la rsistance aux antibiotiques et leur consommation par les animaux (AMCRA, Antimicrobial Consumption and Resistance in Animals).

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    c h a p i t r e 3 | r e l a t i o n s i n t e r n a t i o n a l e s

    Relations internationales

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    c h a p i t r e 3 | r e l a t i o n s i n t e r n a t i o n a l e s

    Une dlgation du Bnin rend visite lAFSCA

    LAFSCA a reu 21 dlgations trangres en 2011 auxquelles son fonctionnement et ses missions ont t prsentes. Une attention particulire est accorde la prservation de nos marchs dexportation et 25 accords bilatraux ou certifi-cats ont t conclus avec 16 pays tiers.

    LAFSCA est galement audite par diffrentes instances internationales (la Commission europenne, certains pays tiers) et nationales (voir chapitre 1, organisation).

    1. Rayonnement international

    LAFSCA a reu des dlgations qui se sont intresses ses diffrentes missions:

    le Bengladesh (gestion des laboratoires)

    le Liban (banques de donnes des oprateurs et ani-maux vivants)

    le Maroc (scurit alimentaire des produits vgtaux)

    la Mauritanie (scurit alimentaire des produits de la pche)

    Coopration entre le Bnin et la BelgiqueLes exigences europennes mises en place avec le Rgle-ment (CE) n178/2002 ont entran en 2003 un embargo europen sur une des principales exportations du Bnin: 700 tonnes de crevettes par an. Les efforts de lAFSCA, conjugus ceux de lUnion europenne (UE) et de lAgence belge de Dveloppement (CTB) ont permis au Bnin dam-liorer ses contrles et dtre nouveau autoris exporter vers lUnion europenne depuis dbut 2010.

    cette occasion, le Bnin a pris conscience de limportance damliorer ses services de contrles sanitaires et a dcid de sinspirer du modle belge pour crer lAgence Bninoise pour la Scurit Sanitaire des Aliments (ABSSA). LAFSCA a collabor llaboration des bases juridiques.

    LUE et la CTB soutiennent financirement cet effort de restructuration qui sest matrialis par une lettre dentente entre lAFSCA et la CTB. Cette collaboration se poursuivra en 2012 par des missions dexperts de lAFSCA qui soutien-dront le dveloppement de lABSSA et de son laboratoire de contrle de la scurit sanitaire des aliments.

    le Pakistan (contrles officiels de lensemble de la chane alimentaire)

    le Prou et lAzerbadjan (importation de denres ali-mentaires dans lUnion europenne).

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    2. Commerce avec les pays tiers

    La nVWA rend visite lAFSCALe 4 avril 2011, lAFSCA a reu le comit de direction de son homologue nerlandais, la nVWA (nieuwe Voedsel en Waren Autoriteit). En 2011, la nVWA a subi une profonde restruc-turation de mme quune fusion de la VWA, le Planten-ziektekundige Dienst et lAlgemene Inspectie Dienst. Cela a conduit, dbut 2012, un nouveau service public intgr: la Nederlandse Voedsel en Waren Autoriteit (NVWA).

    Des groupes de travail ont discut du soutien pratique du processus central par lICT et de lapproche base sur le risque et en particulier de la manire de dterminer les fr-quences dinspection.

    Nous avons examin les possibilits de poursuivre la colla-boration:

    en prenant des positions communes au niveau de lUE,

    dans le cadre de la lutte contre la fraude,

    dans le cadre de lvaluation du risque, sur la diffusion dinformations sur les avis scientifiques en prparation et lvaluation mutuelle davis (peer review).

    La NVWA veut mettre en pratique une stratgie suivant le principe en douceur si lon peut, avec fermet sil le faut . Les Pays-Bas aussi souhaitent se concentrer sur les moins bons lves de la chane alimentaire ; pour les bons lves, la confiance en, et la responsabilit des entreprises sont plus grandes.

    Plusieurs accords bilatraux ont t conclus aprs concer-tation avec des pays tiers et de nouveaux certificats ont t tablis en vue de lexportation vers les pays suivants:

    Afrique du Sud (chiens et aliments pour animaux de compagnie)

    Brsil (aliments pour oiseaux de compagnie et enre-gistrement dtablissements belges daliments pour animaux)

    Canada (viande de volaille et tomates)

    tats-Unis dAmrique (Bromelia et sperme de chevaux)

    Fdration de Russie, la Bilorussie et le Kazakhstan (aliments pour animaux de compagnie, mise jour des certificats pour les fourrages dorigine vgtale)

    Inde (produits laitiers)

    Isral (enregistrement dtablissements belges produi-sant des aliments pour animaux de compagnie et leurs certificats, perroquets et passereaux)

    Japon (produits de volaille traits thermiquement et chevaux)

    Liban (bovins)

    Moldavie (porcs)

    Serbie (porcs)

    Turquie (viande de bovins)

    Ukraine (viande de porcs)

    Vietnam (protines animales transformes)

    Le 4 avril 2011, lAFSCA a reu le comit de direction de son homologue nerlandais, la nVWA

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    c h a p i t r e 3 | r e l a t i o n s i n t e r n a t i o n a l e s

    Le Service Affaires internationales de la DG Politique de Contrle

    3. Participation aux runions internationalesLAFSCA participe la runion annuelle de la Commission du Codex Alimentarius, lorgane dcisionnel du Codex Alimen-tarius pour la fixation des normes internationales de produit et de processus, ainsi que des directives et des bonnes pra-tiques pour lensemble de la chane alimentaire. Des experts de lAFSCA participent plusieurs comits spcialiss du Codex Alimentarius, et plus prcisment, en 2011, le Comit du Codex sur les poissons et les produits de la pche, sur les mthodes danalyse et dchantillonnage, sur les contami-nants dans les aliments et sur lhygine alimentaire.

    LAFSCA a galement particip la runion gnrale de lOrganisation mondiale de la Sant animale (OIE), o sont fixes les normes internationales et les recommandations en matire de sant animale, ainsi quau Comit des mesures sanitaires et phytosanitaires de lorganisation mondiale du commerce (OMC - Comit SPS) Genve. Sous la direction de la Commission europenne, les aspects divergents de laccord sanitaire et phytosanitaire (SPS) avec les pays tiers ont t traits. Les consultations bilatrales tentent dappor-ter une solution des litiges commerciaux spcifiques.

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    c h a p i t r e 4 | de la programmation linspection

    De la programmation linspection

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    c h a p i t r e 4 | de la programmation linspection

    Le programme des contrles officiels de lAFSCA comprend des chantillonnages et analyses dune part, et des inspec-tions dautre part. Il est labor avec le souci dassurer un niveau lev de scurit alimentaire, tout en utilisant de manire efficiente les effectifs disponibles. Il repose sur une approche statistique base sur les risques, mise au point par lAFSCA avec laval de son Comit scientifique.

    La frquence et la nature des inspections auxquelles les oprateurs sont soumis dpend avant tout des risques lis aux activits exerces ainsi que du profil individuel des op-rateurs qui est dtermin en tenant compte :

    de la validation ventuelle de leur systme dautocon-trle

    des sanctions encourues

    des rsultats des inspections dans certains cas.

    Dans le cadre de llaboration du business plan 2012-2014, les frquences dinspection ont t rvalues sur base de lexprience acquise. En fonction du secteur, un systme dinspection 2 ou 3 frquences est prvu et modul vers le haut ou vers le bas en fonction du profil de risque de loprateur.

    Programmationen fonction des risques

    et de lautocontrle

    RapporterConstatations

    (inspections, contrle, audit)Rsultats danalyses

    Planningsur base

    de la programmation

    Ralisationdu planningpar les UPC

    Inspections, contrle,audit, chantillonnage

    Ralisationdanalyses

    par leslaboratoires

    Evaluationdes risques

    Evaluationsdu Comit

    scientifique

    Inputdes secteurs

    RASFFet informations

    diverses

    Dans le secteur de la transformation des denres dorigine animale (viande, poisson, produits laitiers, ovoproduits), le systme dinspection 3 frquences est maintenu. Ces inspections sont ralises par les contrleurs de lAFSCA ou - pour certaines tches dexpertise - par des vtrinaires indpendants chargs de missions.

    Un systme 2 frquences dinspection complt par des inspections de suivi est organis pour les inspections des autres secteurs. En cas dinspection non favorable, les oprateurs sont tenus de prendre des mesures correc-tives qui feront lobjet dun ou de plusieurs recontrles. Le nouveau business plan prvoit quun certain pourcentage doprateurs qui se sont remis en ordre feront lobjet dune inspection de suivi lanne suivante pour sassurer que les oprateurs se sont mis en conformit de faon durable. Contrairement aux recontrles, les inspections de suivi ne seront pas factures aux oprateurs.

    Pour des raisons de faisabilit, certaines inspections (trans-port, commerces ambulants, marchs, ) seront organises sur base dun nombre fixe par an plutt que sur base dune frquence. Le dtail des frquences dinspection figure en annexe du business plan 2012 2014 bientt disponible sur www.afsca.be.

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    1. Etablissements actifs dans la chane alimentaire

    Tous les oprateurs actifs en Belgique dans la chane alimen-taire doivent tre connus de lAFSCA et donc enregistrs. Leurs coordonnes peuvent tre consultes via Foodweb, un outil disponible sur le site web de lAFSCA. De plus, pour lexercice de certaines activits, une autorisation ou un agrment est exig.

    Nombre dtablissements enregistrs auprs de lAFSCA

    2010 2011

    Agro-fourniture 5.309 5.846

    Production primaire 66.611 71.632

    Transformation 3.282 3.587

    Distribution 41.981 47.787

    Horeca et cuisines de collectivits 55.114 64.637

    Services 2.046 2.526

    Importation / changes commerciaux IN 2.544 2.610

    Exportation / changes commerciaux OUT 904 955

    Autres secteurs 1.305 1.403

    Total 179.096 200.983

    Parmi les tablissements devant tre agrs, figurent par exemple ceux qui sont actifs dans le secteur de la viande, des produits laitiers et ovoproduits, les fabricants de certains engrais ou de pesticides. Loctroi dun agrment est toujours prcd dune visite dinspection sur place qui a pour but de vrifier si ltablissement rpond aux exigences lgales en matire dinfrastructure et dquipement.

    En 2011, 5.872 tablissements taient agrs par lAFSCA et 108.955 taient autoriss.

    Le Service Agrments de la DG Contrle

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    c h a p i t r e 4 | de la programmation linspection

    FoodwebLapplication Foodweb est accessible tous les oprateurs et au grand public via le site internet de lAFSCA.

    Ltablissement que vous frquentez est-il connu de lAFSCA ?

    Foodweb permet tous de vrifier si un oprateur de la chane alimentaire est enregistr lAFSCA (et pour quelles activits), ses coordonnes compltes, sil possde un sys-tme dautocontrle valid, un smiley-AFSCA

    Foodweb au service des oprateurs

    Grce un accs scuris, chaque oprateur de la chane alimentaire peut consulter en ligne toutes les donnes le concernant telles quelles figurent dans les banques de donnes de lAFSCA :

    numro dentreprise, dnomination

    agrments et autorisations dlivrs

    rsultats des inspections (check-lists)

    rsultats des chantillonnages (analyses)

    Foodweb permet galement aux oprateurs daccder diffrents services en ligne pour :

    senregistrer auprs de lAFSCA

    apporter des modifications administratives (formulaire denregistrement, personnes de contact)

    enregistrer ses nouvelles activits.

    Dautres services seront galement proposs aux opra-teurs, tels que laccs aux donnes de facturation.

  • 62

    2. Systmes dautocontrle et guides sectoriels

    Depuis 2005, tous les oprateurs de la chane alimentaire doivent implmenter un systme dautocontrle dans leur tablissement. En application du principe selon lequel le premier responsable dun produit est celui qui le met sur le march, il doit donc tre capable de grer les risques. En dautres termes, lautocontrle conduit une plus grande scurit pour les consommateurs.

    Afin daider les oprateurs rpondre leurs obligations lgales en matire dautocontrle, des guides sectoriels sont prvus. Ils sont rdigs par les associations professionnelles et doivent tre valids par lAFSCA.

    En 2011, lAFSCA a approuv 2 nouveaux guides sectoriels: pour le secteur du poisson (G-032) et le secteur du com-merce de gros (G-039). La rvision du guide des abattoirs et ateliers de dcoupe de volailles (G-006) a t valide. Cela porte le total 31 guides sectoriels valids. Un guide est donc disponible pour la plupart des secteurs (plus de 99% des oprateurs).

    Bien que la prsence dun systme dautocontrle soit obligatoire, la validation dun systme dautocontrle sur la base dun audit est facultative. Les tablissements dont toutes les activits sont couvertes par un systme dauto-contrle valid bnficient dune rduction de 50% de leur contribution annuelle lAFSCA (bonus). En labsence dune telle validation, la contribution annuelle est double (malus). La prsence dun systme dautocontrle valid, considr comme un renforcement de la scurit de la chane alimen-taire, entrane une rduction de la frquence des inspections de lAFSCA. Selon les activits, la validation est valable pour une priode de 1 4 ans.

    Les audits de validation sont raliss par lAgence ou un organisme priv de certification (OCI) agr par lAFSCA lorsquun guide valid existe ; 16 OCI ont ralis environ 23.600 audits sur base des guides dautocontrle.

    Fin 2011, 17.435 tablissements possdaient un systme dautocontrle valid pour lensemble de leurs activits

    2007 2008 2009 2010 2011

    Transport 1 1 8 109 65

    Horeca 55 149 198 284

    Distribution 12 31 404 801 1.524

    Commerce de gros 4 7 93 139

    Transformation 82 198 284 425 497

    Production primaire 3025 5113 7525 10.000 14.657

    Agro-fourniture 185 225 159 197 269

    Total 3.305 5.627 8.536 11.823 17.435

    3.305

    5.627

    8.536

    11.823

    17.435

    0

    2.000

    4.000

    6.000

    8.000

    10.000

    12.000

    14.000

    16.000

    18.000

    20.000

    Transport

    Horeca

    Distribution

    Commerce de gros

    Transformation

    Production primaire

    Agro-fourniture

    Total

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    c h a p i t r e 4 | de la programmation linspection

    Le secteur de la production primaire comprend principale-ment des exploitations qui disposaient dj dun certificat pour leurs activits dans la production primaire vgtale et qui ont galement demand un audit pour la production primaire animale.

    Afin de favoriser la certification de lautocontrle, les tablis-sements de lhoreca (restaurants, friteries) et les cuisines de collectivits ayant un systme dautocontrle valid peuvent afficher un smiley-AFSCA. Il leur est dlivr par lOCI qui effectue laudit et est valable 3 ans. Fin 2011, 309 units dtablissement affichaient un smiley-AFSCA. La liste de ces tablissements est disponible sur le site internet: http://www.afsca.be/smiley.

    Les rsultats des inspections de lAFSCA sont nettement plus favorables dans des tablissements avec un systme dautocontrle (SAC) valid

    GE

    CE

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    I

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    D A U T O C O N

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    UT O C O N T

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    TI

    FI

    Federaal Agentschap voor de Veiligheid van de Voedselketen

    Agence fdrale pour la Scurit

    de la Chane alimentaire

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    nlic

    htin

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    : mel

    dpun

    t FAV

    V - rense

    ignements : point de contact AFSCA 0800 13 550

    64,5%

    86,4%

    18,6%

    9,6% 17,0%

    4,0%

    0%

    10%

    20%

    30%

    40%

    50%

    60%

    70%

    80%

    90%

    100%

    SAC non valid SAC validFavorable Favorable avec remarques Dfavorable

  • 64

    3. Ralisation des contrles

    Enqute de perception des contrleursEn 2009, lAgence avait organis une vaste enqute de satisfaction auprs des oprateurs de la chane alimentaire (disponible sur le site web de lAFSCA). Certains contrl