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Manifeste Plan Q 2.0

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Manifeste Plan Q 2.0 de la Fédération des Étudiants Libéraux. (2015) © Fédération des Étudiants Libéraux

Text of Manifeste Plan Q 2.0

  • TABLE DES MATIRES

    DITEUR RESPONSABLE : Franois Lamy Avenue de la Toison dOr, 84 - 86 1060 Bruxelles

    GRAPHISME :Daphn Algrain

    TEXTE :La Fdration des tudiants Libraux

    POUR UN ENSEIGNEMENT SUPRIEUR DE QUALIT

    2

  • 4 6 12 16 20 24 28 32 36 40 44 INTR

    OD

    UC

    TION

    01 FINA

    NC

    EM

    EN

    T Tes universits avec pragm

    atisme on financera

    02 BO

    UR

    SES

    Les tudiants boursiers on aidera

    03 OR

    IEN

    TATION

    U

    ne bonne orientation tu recevras

    04 LEN

    GAG

    EM

    EN

    T Ton engagem

    ent on valorisera

    05 LECTIO

    NS TU

    DIAN

    TES Tes reprsentants en connaissance de cause tu choisiras

    06 RU

    SS

    ITE

    De laide la russite tu bnficieras

    07 LOG

    EM

    EN

    T U

    n kot correct tu auras

    08 MO

    BILIT

    Te dplacer tu pourras

    09 CU

    LTUR

    E

    Accs la culture tu auras

    10 JOB TU

    DIA

    NT

    Travailler on te laissera

    3

  • 4

  • Le paysage de lenseignement suprieur en Belgique a fortement volu et depuis 2014, ses contours ont t redfinis. Le 1er janvier 2014, entrait en vigueur le Dcret Paysage. Il rpond une volont du Ministre Marcourt de rduire lclatement du paysage de lenseignement suprieur francophone, de rorganiser gographiquement loffre de lenseignement mais galement damliorer la visibilit des programmes. Ce Dcret, la mise en place prcipite, poursuit un objectif de qualit tout en assurant un enseignement de proximit et un fort taux de diplomation. Malgr tout, la ralit reste encore bien loigne de ces objectifs

    La Fdration des tudiants Libraux na eu de cesse de rester attentive lvolution de ce Dcret. Ainsi, nous avons point du doigt labsence dintrt de certaines mesures comme la russite 10/20 mais aussi de nombreuses volutions ngatives qui sont mettre son actif comme les units denseignement ou lutilit toute relative des interples. Le problme majeur qui nous est apparu rside sans nul doute dans labsence de rflexion sur le financement de lenseignement suprieur. Ce point commence seulement tre mis lordre du jour par notre ministre de tutelle. Aprs deux ans, il tait temps !

    Face ces changements au sein de lenseignement suprieur, nous avons dcid de ractualiser notre Plan Q . Cette version 2.0 prsente donc 10 priorits soutenues par les tudiants Libraux au travers de propositions concrtes et ce, afin davancer vers une plus grande qualit de notre enseignement suprieur.

    Nous voulons quau terme de leur cursus acadmique, les jeunes aient acquis les comptences ncessaires lexercice dune activit professionnelle mais quils soient galement devenus des citoyens responsables, critiques et conscients des enjeux de la socit dans laquelle ils voluent.

    En 2010, la Fdration des tudiants Libraux sortait son manifeste pour un enseignement suprieur de qualit, cach derrire le nom subversif de Plan Q .5 ans plus tard et aprs plusieurs campagnes sur lenseignement suprieur, il tait temps dactualiser ce manifeste.

    INTRODUCTION

    5

    Intro

    duct

    ion

  • TES UNIVERSITS AVEC PRAGMATISME ON FINANCERA

    01FINANCEMENT

    6

  • 7

  • MMais attention, refinancement ne rime pas automatiquement avec qualit ! Ainsi le classement PISA, qui analyse lenseignement secondaire et mesure les performances des systmes ducatifs, rvle que les pays en tte de ce classement ne sont ni les pays les plus riches, ni ceux qui consacrent un budget plus important lenseignement. La richesse nest donc absolument pas la garantie dun systme ducatif performant. Lorsquil sagit de financement de lenseignement, la question se poser nest pas combien investir ? mais comment investir ? . Il est donc important que ce point soit abord clairement et fasse lobjet de propositions concrtes de la part du Ministre Marcourt.

    Nous estimons quil faut rflchir lenseignement dans son ensemble. Si lenseignement obligatoire est subventionn convenablement, force est de constater que sa gestion reste approximative. Lenseignement suprieur souffre lui, dun vritable sous-financement.

    Le combat reste nanmoins le mme, une meilleure formation. Il importe de considrer la jeunesse dans son ensemble. Quelle que soit la filire choisie, les jeunes ont droit une formation de qualit qui leur permettra de poser leurs choix de vie, quils soient professionnels ou tudiants. Ne dvalorisons pas les jeunes dsireux dintgrer rapidement le monde du travail mais donnons-leur les outils pour raliser leurs ambitions et voluer au sein dun secteur professionnel tout en leur laissant la possibilit de se former par la suite.

    Malgr tout, rappelons que lenseignement suprieur nest pas obligatoire. Ds lors, il nous apparat normal que ltudiant contribue financirement une formation quil a lui-mme dcid de suivre.

    Refinancer lenseignement oui mais le refinancer avec pragmatisme.

    On le constate avec ces chiffres, notre enseignement suprieur est sous-financ. Pour tre de qualit, lenseignement a pourtant besoin de fonds.

    7,3Le budget de lenseignement slve 7, 33 milliards deuros. Lenseignement obligatoire reprsente 78% de ce budget et lenseignement suprieur 18%. Les 4% restant sont rpartis quitablement entre la recherche scientifique et les btiments scolaires.

    Entre 2004 et 2013, le cot annuel moyen par lve/tudiant charge de la Fdration Wallonie-Bruxelles a augment de 7,3% pour lenseignement secondaire et a diminu de 16,5% pour les universits. Quant au reste de lenseignement suprieur, ce cot a diminu de 4,9% !

    milliards deuros 16,5%

    8

  • OUVRONS ENFIN LENVELOPPE FERME !

    Mise en place en 1996 pour les universits et en 1998 pour les hautes coles, lenveloppe ferme prend en compte linflation et non le nombre global dtudiants. Actuellement, le financement dun tablissement se fait donc au dtriment dun autre tablissement suivant le principe des vases communicants. Les tablissements sont obligs daugmenter leur quota et ce, dans les filires les plus subsidies, nous forant ainsi assister une concurrence strile.

    Bien videmment, en tant que libraux, nous estimons quune certaine concurrence est propice lamlioration de la qualit denseignement mais cette concurrence ne peut en aucun cas tre une course aux tudiants !

    Afin dviter les excs malsains, nous pensons quil est essentiel douvrir lenveloppe ferme et de supprimer son caractre fig.Nous voulons que les tablissements soient financs hauteur de leur nombre rel dtudiants.

    En ce qui concerne le gel du minerval, nous nous flicitons de sa prolongation dun an. Mais quen sera-t-il lanne prochaine ? Une rponse doit tre apporte cette question par le cabinet ministriel.

    9

    01

    Fin

    ance

    men

    t

  • LES PARTENARIATS PUBLIC-PRIV COMME SOLUTION

    La Belgique consacre 1,3% de son PIB lenseignement suprieur se plaant ainsi dans la moyenne europenne mais bien loin des tats-Unis (3,1%) ou du Canada (2,6%). Ce qui fait la diffrence ? La contribution du secteur priv !

    Dans notre pays, la contribution du priv est de 0,1% du PIB soit une des plus faibles des pays de lOCDE. Sans tomber dans un systme lamricaine et tout en continuant privilgier le financement public, on ne peut sopposer par dogmatisme un mode de financement alternatif.

    Ces partenariats entre le public et le priv (PPP) existent dailleurs dj dans la construction de logements tudiants et dauditoires. Ainsi, la Rsidence Mandela cre en 1967 lULB a t rnove conjointement par lULB et Cofinimmo (socit immobilire) permettant ainsi 240 tudiants de bnficier dun kot neuf lors de la rentre 2013. On retrouve galement une chaire FGTB lULB, un auditoire Arcelor-Mittal

    HEC-ULg ou encore le btiment Solvay financ en partenariat avec Belgacom.

    Ces partenariats ont port leurs fruits alors pourquoi ne pas envisager de les tendre dautres activits ?

    Selon nous, les socits prives pourraient tout fait subventionner le matriel ncessaire aux cursus des tudiants. Pourquoi une socit voluant dans le domaine mdical ne financerait-elle pas le matriel ncessaire aux tudiants en mdecine ?

    On pourrait galement envisager de crer des bourses pour les tudiants dont les dbouchs correspondent leur secteur. Ltudiant boursier se verrait offrir la possibilit deffectuer un stage dans lentreprise qui le finance ainsi que dobtenir un poste lissue de son parcours acadmique. Cela serait galement une rponse au problme de lemploi des jeunes.

    On retrouve dj un systme similaire au sein

    de lcole Royale Militaire (ERM). Bien que cet tablissement finance lui-mme la formation de ses tudiants et que ceux-ci soient soumis un concours dentre, les tudiants sont rmunrs. En cas dabandon avant la fin du cursus, une partie du financement doit tre rembours lERM.

    Bien videmment, les entreprises prives et les mcnes doivent trouver un avantage investir dans lenseignement suprieur. Leur rle doit tre mis en exergue tout en prservant lautonomie pdagogique des tablissements et des pouvoirs publics.

    Nous pensons quen ces temps o le financement fait clairement dfaut, dvelopper une relation win-win entre le secteur priv et les tablissements acadmiques est une alternative concrte et efficace pour lamlioration de la qualit de notre enseignement suprieur.

    10

  • EXONRER LES TABLISSEMENTS DE CERTAINS SURCOTS LIS AUX NOUVELLES TECHNOLOGIES

    Le taux de la TVA est rglement par lUnion europenne. Celle-ci ne reconnait pas lquivalence entre les livres papiers et les livres lectroniques. La France et le Luxembourg ont dailleurs t rapels lordre pour avoir fait lamalgame et rduit la TVA de certains supports lectroniques.

    Cest un fait incontestable, les nouvelles technologi