NC 219 mai 2015

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    Sommaire

    Vue densemble 1

    Environnement

    international 4

    Contexte national 10

    1. Croissance sectorielle

    2. Elments de la demande

    3. Echanges extrieurs

    4. Finances publiques

    5. Financement de lconomie

    Direction des Etudes et des Prvisions

    Financires

    Ministre de lEconomie et des

    Finances

    Quartier administratif, Entre D, Rabat-

    Chellah

    Tl. : 05.37. 67.74.15/16

    Fax : 05.37.67.75.33

    E-mail : depf@depf.finances.gov.ma

    Note de Conjoncture

    Version provisoire Direction des Etudes et des

    Prvisions Financires

    N219 Mai 2015

    VUE DENSEMBLE

    Amlioration significative des changes extrieurs la faveur du dynamisme de

    lconomie nationale

    La croissance de lconomie mondiale se poursuit un rythme soutenu, dans un contexte

    marqu par des niveaux bas des cours de ptrole et par des conditions financires propices.

    Pour la zone euro, la croissance conomique sest renforce dbut 2015, confirmant le scnario

    dune reprise progressive. Ainsi, le PIB de la zone euro sest accru de 0,4% au premier trimestre

    2015 aprs 0,3% au quatrime trimestre 2014. La croissance sest acclre, notamment, en

    France (0,6% au T1 aprs 0% au T4), en Espagne (0,9% aprs 0,7%) et en Italie (0,3% aprs 0%).

    En revanche, lconomie allemande marque un net ralentissement (0,3% aprs 0,7%). A ce

    rythme, la croissance dans la zone euro sest avre plus forte comparativement aux Etats-Unis

    (0,1% aprs 0,5%) et au Royaume-Uni (0,3% aprs 0,6%).

    Les indicateurs conjoncturels signalent une poursuite de la reprise conomique europenne, avec

    de bonnes performances de lEspagne. La reprise est soutenue par des niveaux relativement bas

    des prix du ptrole, de leuro et des taux dintrt. La mise en place du programme

    dassouplissement quantitatif de la BCE contribue galement stimuler lconomie de la rgion.

    Aux Etats-Unis, lconomie amricaine a confirm son ralentissement au premier trimestre 2015,

    avec une croissance de 0,2% en rythme annualis aprs 2,2% au quatrime trimestre 2014.

    Lactivit a t affecte par une vague de froid hivernal et par une forte apprciation du dollar qui a

    pnalis les exportations. Toutefois, les perspectives de croissance restent solides, soutenues par

    la robustesse de la consommation prive en ligne avec le repli du taux de chmage qui atteint son

    plus bas niveau depuis sept ans (5,4% en avril contre 5,5% en mars et 6,3% un an auparavant).

    Au Japon, aprs une stagnation en 2014, lactivit devrait se redresser graduellement en 2015. La

    reprise bnficie du report de la hausse de la TVA initialement prvue pour octobre 2015 ainsi que

    de la dprciation du yen qui soutient la comptitivit des exportations nipponnes.

    Pour les conomies mergentes, les derniers indicateurs PMI signalent une poursuite de

    lexpansion de lactivit globale en Inde, un ralentissement en Chine et une forte dgradation au

    Brsil. Lactivit semble se stabiliser en Russie aprs une forte dtrioration dbut 2015.

    Les cours du ptrole (Brent) ont enregistr un net rebond pour stablir environ 65 dollars le

    baril dbut mai contre prs de 59 dollars en moyenne en avril et 56 dollars en mars, soutenus par

    une reprise de la demande mondiale et par une baisse des forages aux Etats-Unis.

    Au Maroc, les derniers baromtres conjoncturels reconfirment le dynamisme ascendant des

    nouveaux secteurs contribution grandissante la richesse conomique nationale et loffre

    exportable.

    Au niveau du secteur primaire, la campagne agricole 2014/2015 serait marque par une

    production cralire record de 110 millions de quintaux sous leffet des bonnes conditions

    climatiques et de lamlioration, en glissement annuel, de lutilisation des semences certifies

    (+6,5%), de lutilisation des engrais (+8,3%) et des superficies emblaves (+27%). Pour les autres

    filires, les perspectives sannoncent globalement positives, en particulier pour llevage,

    larboriculture et le marachage, bnficiant la fois des prcipitations abondantes de lactuelle

    campagne et des retenues apprciables au niveau des principaux barrages du Royaume.

    Concernant le secteur de la pche, il y a lieu de noter lvolution positive de la production de la

    pche ctire et artisanale avec une progression de 3,6% en volume et de 28,1% en valeur fin

    mars 2015.

  • Direction des Etudes et des Prvisions Financires

    2

    Au niveau du secteur secondaire, lactivit du btiment et travaux publics poursuit son volution positive comme en

    atteste la progression des ventes de ciment de 1,4% fin avril 2015. La production et la consommation de lnergie

    lectrique ont affich une hausse de 8,3% et de 1,5%, respectivement, au titre du premier trimestre 2015. Pour le secteur

    minier, le groupe OCP a choisi daugmenter sa production des drivs de phosphate de 11,3% au dpens de sa

    production de phosphate roche quil a rduite de 12,3% fin mars 2015. Par ailleurs, lactivit lexport du groupe a

    gnr prs de 13,7 milliards de dirhams de recettes fin avril 2015, en hausse de 19,7% en glissement annuel.

    Sagissant de lactivit industrielle, les oprateurs, interrogs dans le cadre de lenqute de conjoncture de Bank Al-

    Maghrib dans le secteur, ont constat une amlioration de lactivit dans lensemble des branches, lexception des

    industries mcaniques et mtallurgiques et textile et cuir durant le mois de mars avec une stabilit du Taux

    dUtilisation des Capacits de production son niveau de fvrier (66%). Pour les trois prochains mois, ces industriels

    anticipent une amlioration de la production et des ventes dans lensemble des branches, lexception de la branche

    relative la mcanique et la mtallurgie.

    Pour ce qui est du secteur tertiaire, le premier trimestre de lanne en cours sest caractris par une volution ngative

    des indicateurs touristiques, impacts, essentiellement, par la contreperformance du march franais. Selon le

    Dpartement du Tourisme, les arrives touristiques, les nuites ralises dans les tablissements dhbergement classs

    ainsi que les recettes de voyage ont accus des replis respectifs de 0,5%, de 8,7% et de 5% fin mars 2015. Les

    activits des tlcommunications ont, pour leur part, affich un comportement mitig au premier trimestre 2015,

    influences, notamment, par larrive maturit du secteur avec un taux de pntration mobile de 128% fin mars 2015 et

    une saturation des frquences 3G. Le parc de la tlphonie a accus une lgre baisse de 0,9%, recouvrant une

    stagnation du parc de la tlphonie mobile et une baisse de celui du fixe de 15,3%. Toutefois, cette contreperformance a

    t compense par le dveloppement notable du parc internet (+61,5%) et par lvolution toujours positive du trafic voix

    sortant de la tlphonie (+3,1%).

    Au niveau de la demande intrieure, la consommation des mnages, soutenue par lvolution matrise des prix la

    consommation (hausse de lindice des prix la consommation de 1,5% au premier trimestre 2015), devrait tirer profit de

    lvolution favorable des revenus des mnages. Ceux-ci, bnficiant des impacts favorables de la campagne agricole

    2014/2015 (110 millions de quintaux de crales en plus de la bonne tenue des autres filires), devraient traduire,

    galement, le bon comportement des transferts des MRE (+7,3% fin avril), des crdits la consommation (+11,3% fin

    mars) et du march demploi qui a connu une cration de 58.000 postes rmunrs au titre du premier trimestre de lanne

    en cours. Par ailleurs, le bon comportement des missions au titre de linvestissement du budget de lEtat (+4,4% fin

    mars 2015), des recettes des IDE (+7,5% fin avril 2015), de lencours des crdits lquipement (+5,9% fin mars 2015)

    et de la valeur des importations des biens dquipement (+6,5% fin avril 2015) augure dune orientation positive de

    leffort dinvestissement en 2015.

    Les changes extrieurs ont enregistr, fin avril 2015, un allgement du dficit commercial de 27,5% 50,2 milliards

    de dirhams, et une amlioration du taux de couverture de 9,4 points 58,8%. Cette volution sexplique par la hausse de

    la valeur des exportations de 6% 71,8 milliards de dirhams, conjugue la baisse des importations de 11% 122

    milliards de dirhams. Lamlioration des exportations est en relation avec le redressement des ventes ltranger de

    phosphates et drivs de 19,7% (aprs des baisses de 11,9% fin avril 2014 et de 14,6% fin avril 2013), ainsi quavec la

    bonne tenue des exportations des secteurs de lautomobile (+12,6%) et de lagriculture et agro-alimentaire (+8,7%). Quant

    au repli des importations, il sexplique, essentiellement, par le recul des importations des produits nergtiques de 40% en

    valeur et de 10,7% en volume, et dans une moindre mesure, par la baisse de celles des produits alimentaires de 16,1%,

    notamment les crales (-25,9% en valeur et -21,3% en volume). Par ailleurs, la structure des importations atteste dun

    dynamisme avr de lactivit conomique dans la mesure o des hausses ont t enregistres par les importations des

    biens dquipement (+6,5%), des demi-produits (+1,9%) et des produits bruts (+12,2%). Sagissant des flux financiers, ils

    ont t marqus par le raffermissement des recettes des IDE de 7,5% 10,5 milliards de dirhams, ainsi que par

    lamlioration des transferts des MRE de 7,3% 19,4 milliards de dirhams, tandis que les recettes de voyages ont recul

    de 5,4% 16,3 milliards de dirhams.

  • Direction des Etudes e