TION LA FORMATION TUTEUR : accompagner et apprendre en club/COTE CLUB N24آ  LA FORMATION TUTEUR : TUTEUR

  • View
    0

  • Download
    0

Embed Size (px)

Text of TION LA FORMATION TUTEUR : accompagner et apprendre en club/COTE CLUB N24آ  LA FORMATION TUTEUR :...

  • P2EMPLOI & FORMATION

    accompagner et apprendre en retour

    LA FORMATION TUTEUR :

    DÉCEMBRE 2016

    NUMÉRO 24

    www.ffepgv.fr

    es deux concepts font partie des principes fondamentaux de la FFEPGV : reconnaître l’importance des savoir-faire acquis dans

    la pratique et confier un rôle d’accompagnement des stagiaires à des professionnels expérimentés.

    Notre Fédération attache beaucoup d’importance à la formation tant dans sa dimension théorique qu’active, notamment par la voie de l’alternance. Elle favorise ainsi la mixité des modes d’apprentissage. Elle reconnaît et valorise les acquis de l’expérience dans l’ensemble de ses cursus et particulièrement ceux des animateurs.

    Parallèlement, la fonction tutorale s’inscrit au cœur du processus de pilotage de cette alternance intégrative. Elle est centrée sur le développement et l’évaluation des compétences, contribue au processus de validation de la formation et se fonde sur une analyse réflexive des pratiques mises en œuvre en situation réelle d’exercice professionnel. Elle suppose donc des interactions pédagogiques avec l’alternant qui visent le développement de l’autonomie du futur professionnel. Cette relation privilégiée entre tuteur et apprenant suppose l'engagement effectif de ce dernier dans des situations de travail.

    Notre philosophie éducative et nos convictions pédagogiques ne sont pas toujours partagées par les pouvoirs publics, qui privilégient les diplômes universitaires. Faire reconnaître leur haute valeur dans l’accroissement général des qualifications est une des missions que conduit la Direction Technique Nationale à la FFEPGV.

    - Nicolas Müller Directeur Technique National

    C

    ACTIVITÉS & PROGRAMMES 4 Activités extérieures : on innove !

    PARCOURS D’UN ANIMATEUR 5 Passion sport

    PUBLIC & PÉDAGOGIE 6 Maladie de Parkinson : des séances bénéfiques

    RÉGLEMENTATION & GESTION 8 Tout savoir sur la retraite

    SOMMAIRE

    Le magazine des animateurs de la

    EXPÉRIENCEet tutorat ÉDITO

    Animateurs

  • LA FORMATION TUTEUR : TUTEUR

    Devenir tuteur, c’est choisir d’accompagner un stagiaire au CQP ALS tout au long de son apprentissage. Un rôle de référent qui

    permet aussi à l’animateur tuteur de se remettre en question et de s’améliorer. Une fonction à laquelle se forment chaque

    année plus de 60 animateurs EPGV, via la formation Tuteur Accompagnateur.

    L' intitulé exact de la formation est « Tuteur Accompagnateur ». Une dénomination qui a son importance tant la fonction et la façon d’être du tuteur sont bien spécifiques.

    « Le tuteur n’est ni un modèle, ni un conseiller, explique Patricia André, Conseillère Technique Régionale et formatrice en Occitanie, ne pas juger, mais savoir analyser et faire progresser le stagiaire. J’ insiste beaucoup là-dessus lors de mes interventions. »

    C’est ainsi l’un des premiers enseignements de la formation : apprendre à se positionner.

    La formation a été créée en 1998. Elle est organisée par les Comités Régionaux EPGV, et consiste en 21 heures d’apprentissage en centre, avant une mise en pratique sur le terrain. Ainsi, le futur tuteur est rapidement amené à accompagner un stagiaire, au sein de son propre club ou dans une association à proximité. «  Nous pouvons nous adapter à chacun, explique Patricia André. Par exemple, si un futur tuteur ne s’est pas vu confier de stagiaire après son module théorique, il peut attendre un voire deux ans, avant de passer à la phase pratique. » En fin de formation, il est demandé au tuteur de rédiger un compte- rendu circonstancié sur la progression de son stagiaire. « Ce document me permet de voir si le tuteur a bien acquis la démarche d’accompagnement. S’ il livre une analyse factuelle, pertinente et argumentée. Si cela n’est pas le cas, nous continuons l’accompagnement du futur tuteur. Le processus de formation est en marche du côté des deux protagonistes ! »

    Nous avons sans cesse besoin

    de tuteurs. Il y aura toujours des stagiaires à accompagner dans leur

    formation Patricia André

    accompagner et apprendre en retour

    « La formation pour devenir tuteur est indispensable pour se lancer, car elle permet de clarifier notre rôle, notre place. Et c’est un moment d’échanges avec les futurs autres tuteurs. Le tutorat est un challenge, car vous acceptez qu’un stagiaire s’immisce dans vos séances et vos publics, dans votre club. Il faut accepter d’être observé. Mais c’est une véritable opportunité pour nous, tuteurs, de progresser. Il faut se tenir au courant des évolutions, dans les terminologies, dans les activités, sur les recherches menées sur tel ou tel public… C’est un peu comme suivre une formation continue. De plus, le stagiaire arrive avec ses points forts, la maîtrise des enchaînements chorégraphiés dans le cas d’une ancienne danseuse par exemple. Ils apportent des approches nouvelles, leur ressenti… J’ai clairement amélioré ma pédagogie, élargi mes connaissances. C’est une belle aventure. »

    TÉMOIGNAGE

    « Tutorer, c’est comme suivre une formation continue »

    DURÉE • 21 heures en centre de formation

    + 7 heures de retour d’alternance • 12 heures effectives d’accompagnement

    du stagiaire dans un club

    POUR QUI ? Animateurs 1er degré, titulaires du CQP ALS ou d’un diplôme professionnel de niveau IV et plus dans le champ sportif.

    PAR QUI ? Les 21 Comités Régionaux EPGV

    EN PRATIQUE

    UN ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL

    Mais alors, quel est le rôle d’un tuteur  ? Il doit tout d’abord intégrer le stagiaire au CQP ALS au sein du club  : auprès de l ’équipe dirigeante et des pratiquants, pas toujours ravis de

    l’arrivée d’un stagiaire débutant ! Il doit également dresser le contexte

    professionnel dans lequel évoluera son stagiaire : la Fédération, le milieu

    associatif, les liens du club avec la municipalité et les éventuels autres partenaires. Puis le tuteur lui met le pied à l’étrier, en lui demandant d’animer tout ou une partie de la séance. Le tuteur doit prendre le temps d’échanger avec le stagiaire, pour l’amener à progresser par lui-même. « C’est l’une des forces de la FFEPGV, souligne Patricia André. Nous ne créons pas des clones. Le tuteur doit aider le stagiaire à réfléchir sur sa pratique. C’est pourquoi je propose dans mes formations des exercices de développement personnel, basé sur la communication. Je pense que l’on transmet avant tout ce que l’on est, pas ce que l’on fait. » Enfin, le tuteur a un rôle important de liaison entre le stagiaire et l’équipe pédagogique. La Fédération a créé un livret de formation du stagiaire, dont le fonctionnement est largement expliqué lors de la formation. C’est un lien entre l’équipe de formation, le tuteur et le stagiaire. Il comprend des fiches de présence, qui témoignent de l’assiduité du stagiaire mais aussi des fiches « navette » qui permettent au tuteur, et à l’équipe pédagogique, d’analyser le travail du stagiaire.

    UN APPORT MUTUEL « Tutorer demande du temps, témoigne Roger Gleizon, animateur EPGV dans le Gard et tuteur depuis 7 ans. Mais cela vaut le coup ! Car j’apprends beaucoup en retour. Je dois être cohérent avec ce que le stagiaire découvre lorsqu’ il est en centre, je me tiens donc au courant des nouveautés. » « Être tuteur n’est pas toujours évident, poursuit

    PRÉ-REQUIS Justifier de 2 années minimum d’animation Être titulaire de la formation PSC1 et « culture fédérale »

    COÛT Le coût pédagogique est proposé à 336 euros. Cette formation peut être prise en charge par les OPCA, et certains Comités Régionaux EPGV proposent la gratuité.

    Ensuite, le tuteur, selon le contexte fédéral local et selon son contrat de travail, peut percevoir une rémunération horaire ou forfaitaire.

    Patricia André. Certains sont parfois mis en défaut par un stagiaire, sur telle ou telle technique par exemple. D’autres ont des difficultés à communiquer... » C’est pourquoi la formation et les régulations restent nécessaires.

    Les motivations des futurs tuteurs sont très variées. Certains souhaitent partager une expérience, et accueillir des stagiaires, comme eux-mêmes ont été accueillis et intégrés quelques années auparavant. D’autres, en fin de carrière, préparent le recrutement de nouveaux professionnels pour

    leur association. Pour d’autres encore, c’est également la première étape avant de devenir

    formateur (NDLR : être tuteur est un pré- requis fédéral pour être formateur). Et puis, il y a des curieux, qui veulent tout

    simplement continuer à apprendre. Claire Burgain

    BON À SAVOIR La formation Tuteur Accompagnateur permet d’alléger le recyclage quinquennal obligatoire pour les animateurs CQP ALS.

    2 3

    EMPLOI & FORMATION

    CÔTÉCLUB - #24 - DÉCEMBRE 2016CÔTÉCLUB - #24 - DÉCEMBRE 2016

  • Face à l'engouement constaté depuis plusieurs années pour les activités physiques en extérieur, la FFEPGV a décidé d'étoffer son offre. La marche nordique et la marche active seront désormais présentées sous forme de programmes entièrement accessibles par internet, tout comme la course à pied qui fait son appari