Économie générale

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conomie gnrale

Activit conomique Acteurs Indicateurs Production Thories de l'entreprise Financement Diversit entreprises PME Croissance entreprises Revenus des mnages Consommation/Epargne Rle de l'Etat Budget de l'Etat Redistribution Politique conomique Croissance et dsquilibre Croissance (1) Croissance (2) Inflation (1)

Inflation (2) Emploi Activit internationale Commerce extrieur Union europenne (1) Union europenne (

Lactivit conomique [1]Par Jean-Pierre TESTENOIRE 1. Approches et dfinitions Quest ce quun problme conomique ? Quest ce que la valeur ? 2. Les acteurs et leurs interactions Les secteurs institutionnels et les agents Les interactions et le circuit conomique 3. Pour aller plus loin...

1. Approches et dfinitionsLconomie est la discipline qui sintresse aux phnomnes de la raret. La raret (physiquement dfinie par le caractre limit des ressources disponibles) est lorigine de la valeur (des biens ou des services) exprime sous forme montaire ou non montaire. Ainsi tout bien (ou service par extension) rare a un cot. Mais la valeur (conomique ou sociale) de ces biens peut tre dissocie de son cot. La valeur du service de lEducation Nationale, par la formation du capital humain, par les opportunits dinsertion sociale, par les externalits quil produit ne peut tre rduite son cot c'est--dire au budget du ministre. Ainsi le premier des problmes conomiques est dexpliquer cette distinction entre valeur et raret, par la prise en compte dun systme de prix. Le paradoxe de leau et du diamant illustre la diffrence entre raret et valeur.

Illustration Pourquoi leau, indispensable pour lhomme, cote t-elle beaucoup moins cher lunit que le diamant, qui lui nest pas vital ? Leau et le diamant sont des ressources rares, mais leau est relativement plus abondante que le diamant. Lconomiste explique ainsi ce paradoxe apparent : Il existe deux prix : le prix relatif dun bien sur le march et le prix maximum quun individu est dispos mettre.

Ces deux prix ne sont pas ncessairement identiques pour un individu

donn. Le prix de march rsulte de la raret du bien sur le march. Cest une raret relative, tous les autres biens sont plus ou moins rares. La raret relative rsulte donc du rapport entre offre et demande de ce bien.

Quest ce quun problme conomique ?Dune manire trs gnrale, lconomie cherche rpondre quatre questions :

Que produire qui corresponde la fois aux besoins des agents (mnages entreprises et tat) et leurs ressources ? Comment produire pour maximiser la production en fonction de la demande attendue, tout en minimisant lutilisation des ressources rares, donc les cots ? Pour qui produire, c'est--dire comment rpartir la richesse cre, y compris pour la demande non solvable (faute de revenus) ou pour des consommations rendues obligatoires par ltat (lcole..) ? Comment assurer lquilibre c'est--dire assurer le dbouch des richesses cres, tout en conciliant lexigence de libert et dquit des citoyens et des agents conomiques ?

Que

produire

?

La consommation des biens et services produits est un moyen de satisfaire des besoins (de nourriture, de logement, de moyens de transports, de scurit publique etc). Dune manire gnrale la production de biens et de services est assure dune part, par les entreprises (prives -PSA, IBM-, ou publiques -SNCF, EDF-) les banques et les socits de crdit (Sofinco) ou dassurance (AXA) et dautre part, par les administrations publiques telles que ltat ou les collectivits locales (ducation nationale, justice, assurances sociales etc) ou par les administrations prives (telles que les associations caritatives et les ONG : les Restos du Cur, Mdecins Sans Frontires). Cest donc lobservation de la demande solvable (qui dispose du revenu ncessaire) sur le march, ou bien lobservation des besoins sociaux collectifs non ncessairement satisfaits par le march (la protection sociale pour les plus dmunis par exemple) qui dtermine la nature de la production.

Comment

produire

?

La production repose sur lutilisation de deux facteurs principaux : le travail et le capital [1].

Le travail est lactivit humaine au service dun employeur et sous lautorit de celuici, rmunre en fonction essentiellement du temps pass, des comptences (diplmes ou exprience) de la formation, et du rsultat produit. Le capital [2] est lensemble des ressources productives et reproductibles de lorganisation (firme ou tat). On distingue essentiellement : o Le capital technique : les machines, les locaux ; o Le capital financier (par les apports en numraire par exemple) ; o Le capital immatriel (la marque, les brevets, limage ou la notorit, la communication publicitaire, etc...).

La production est donc fonction du travail et du capital utilis, ce que traduit la combinaison productive ou fonction de production telle que Y = f(K, L) avec : Y = K L = Travail Revenu (toute la = production est vendue) Capital

Cependant ces deux ressources ne sont pas statiques : le progrs technique accrot la productivit [3] des machines, comme la formation augmente la qualit du travail. Ces deux facteurs sont donc la fois complmentaires (il ny a pas de machines ou dusines, sans hommes) et jusqu un certain point substituables (le progrs technique permet de remplacer des salaris dans les DAB et les GAB par exemple) mme sil cre de nouveaux emplois ailleurs (chez les constructeurs de guichets automatiques). Enfin le cot relatif du travail et du capital ne sont pas constants et le producteur cherche, production gale, la combinaison la plus productive ou la moins onreuse. Les proportions (relatives) dutilisation du travail et du capital voluent donc dans le temps. La reprsentation de la fonction de production de Cobb Douglas illustre cette sensibilit de la fonction productive limportance relative (en terme de cot ou de productivit) de ces deux facteurs. Y = f( K &, L 1- ,) ou reprsente la part du facteur capital, dont le complment est donc 1- pour le travail, la somme des deux facteurs reprsentant 1, soit 100% des ressources disponibles.

Pour qui produire ?La production de biens et de services nest pas effectue uniquement par les entreprises du secteur concurrentiel prives ou publiques, soumises des contraintes de rentabilit. Les administrations, comme le reste du monde sont aussi cratrices de richesses. Cette production est destine aux mnages (biens de consommation) et aux entreprises (bien de production) rsidents ou non rsidents.

Les entreprises du secteur concurrentiel produisent pour la demande solvable, cest--dire pour le consommateur final (mnage, entreprise, tat, ou reste du monde) qui dispose du revenu ncessaire lacquisition du bien produit. Mais que faire pour les agents (tats et mnages essentiellement) dont le revenu est insuffisant pour satisfaire leurs besoins lmentaires (manger, se vtir, disposer dun toit, se soigner etc) ? Les administrations (publiques et prives) ont donc pour mission de redistribuer la richesse sous forme montaire (par limpt ou par les cotisations sociales), ou sous forme non montaire par la mise disposition de services gratuits (la scurit ou la justice) ou non marchands (la sant, lcole, les transports en commun urbains) destins lensemble de la population et donc lensemble de la demande. La demande non solvable, dans cet ensemble, peut faire lobjet de mesures spcifiques, soit par des prestations montaires particulires (RMI) soit par des prestations de services (CMU notamment).

Comment assurer lquilibre ?Le principe thorique La thorie standard (no-classique) explique que lquilibre entre offre et demande repose sur le libre fonctionnement du march qui sappuie lui-mme sur un systme de prix. Dans lidal, le fonctionnellement du march pur devrait respecter 5 conditions [4] dont la conjonction correspondrait au fonctionnement dun modle thorique de concurrence pure et parfaite. Dans ce modle Walrasien lquilibre gnral est systmatiquement atteint par la flexibilit du prix de tous les biens et services offerts, y compris sur le march du travail. On rejoint ainsi lide de la loi de JB. Say pour lequel loffre cre sa propre demande. Sous cette hypothse, loptimum de Pareto dcrit un tat stationnaire dans lequel la satisfaction (ou lutilit) dun agent ne peut tre accrue sans diminuer paralllement la satisfaction dun autre agent.

Cependant dans ce cadre thorique, ce modle se heurte trois obstacles :

Dune part, loptimum de Pareto nest pas un optimum social. On peut trs bien imaginer, dans ce cadre thorique, une situation dquilibre coexistant avec labsence de toute ressource pour la plus grande partie de la population. Dautre part, la dtermination des prix nest pas rellement libre, car elle suppose lexistence dun planificateur central . Le mcanisme de dtermination de tous les prix sur lensemble des marchs repose sur un processus de ttonnement effectu par une instance suprieure, le commissaire priseur. Enfin, on suppose ici que le march est capable dapprhender tous les comportements des agents et les consquences montaires de leurs actions. Ainsi les imperfections de la concurrence, puis du march, rduisent la porte du modle quant lefficience [5] conomique et sociale du march, mme si en principe le libre mcanisme de fixation des prix est porteur dquilibre conomique. En clair, une situation dquilibre conomique peut se heurter une exigence sociale de rpartition. Les imperfections de la concurrence

Dans la ralit, la concurrence est imparfaite (J Robinson). Linformation nest pas transparente, les facteurs de production ne sont pas parfaitement mobiles (le travail notamment) et les offreurs ne sont pas toujours nombreux, ni mme de taille comparable.Situations de march DemandeI V

Offre -- >

Une seule entreprise Monopole bilatral Monopole

Quelques entreprises Monopsone contrari Oligopole

Nombreuses entreprises Monopson