of 156 /156
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE UNIVERSITE MENTOURI DE CONSTANTINE FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE DEPARTEMENT DES SCIENCES VETERINAIRES N : 28/TS/2011 Série : 02/SV/2011 Thèse En vue de l’obtention du diplôme de Doctorat en Sciences Option Pharmacologie Toxicologie Soutenue publiquement le 13 avril 2011 Par Zouhir DJERROU Devant le jury : Présidente : KHALFELLAH N. Professeur Université Mentouri de Constantine Rapporteur : HAMDI PACHA Y. Professeur Université Mentouri de Constantine Examinateurs : BENALLAOUA S. Professeur Université A/Mira de Béjaïa BERRABBAH H. Professeur Université B/Mokhtar d’Annaba DJEBAR M. R. Professeur Université B/Mokhtar d’Annaba BELKHIRI A. M.C Université Mentouri de Constantine 2010 / 2011

Thèse Option

  • Author
    danganh

  • View
    233

  • Download
    4

Embed Size (px)

Text of Thèse Option

  • REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

    MINISTERE DE LENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

    UNIVERSITE MENTOURI DE CONSTANTINE FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE

    DEPARTEMENT DES SCIENCES VETERINAIRES N : 28/TS/2011 Srie : 02/SV/2011

    Thse En vue de lobtention du diplme de Doctorat en Sciences

    Option Pharmacologie Toxicologie

    Soutenue publiquement le 13 avril 2011

    Par

    Zouhir DJERROU

    Devant le jury :

    Prsidente : KHALFELLAH N. Professeur Universit Mentouri de Constantine

    Rapporteur : HAMDI PACHA Y. Professeur Universit Mentouri de Constantine

    Examinateurs : BENALLAOUA S. Professeur Universit A/Mira de Bjaa

    BERRABBAH H. Professeur Universit B/Mokhtar dAnnaba

    DJEBAR M. R. Professeur Universit B/Mokhtar dAnnaba

    BELKHIRI A. M.C Universit Mentouri de Constantine

    2010 / 2011

  • I

    Je tiens tout dabord remercier mon directeur de thse, Monsieur le

    professeur Hamdi-Pacha, qui ma inspir ce thme et qui a dirig et a

    guid mes premiers pas dans la recherche. Je noublierai jamais ses

    qualits humaines et scientifiques, quil retrouve ici le tmoignage de

    ma reconnaissance et mon profond respect.

    Ma sincre gratitude va Madame le Professeur Khalfellah Nadra,

    de luniversit de Constantine, qui nous a fait lhonneur daccepter la

    prsidence de notre jury de thse.

    Hommage respectueux.

    Mes remerciements vont galement Monsieur le Professeur Djebar

    Mohammed Rda et Madame Berrabbah Houria qui ont aimablement

    accept de juger notre travail.

    Mes remerciements chaleureux vont aussi Monsieur le professeur

    Benallaoua Sad de luniversit de Bjaia.

    Jexprime toute ma gratitude envers Monsieur Belkhiri Abd el Malik,

    Matre de confrences de la facult de mdecine de Constantine, pour

    lintrt quil a port ce travail, pour sa disponibilit, sa

    bienveillance et ses conseils aviss.

    Remerciements

  • II

    Jexprime toute ma gratitude envers ma deuxime famille, lquipe

    du laboratoire dont chacun a contribu, sa faon,

    laboutissement de ce travail.

    Merci infiniment mes collgues :

    Mes dames Djaalab, Riachi, Serakta, Maameri ainsi que monsieur

    Boukeloua.

    A tous ceux qui mont apport leur aide et leur soutien dans

    llaboration de ce travail, trop nombreux pour tre cits sans

    oublier.

    Je rends un hommage particulier tout le staff du C.H.U.,

    particulirement madame Kouider N. pour leur assistance en

    biochimie clinique.

    Finalement, des mercis linfini mes parents, qui mont soutenu

    indfectiblement pendant ces longues annes, je pense notamment

    ma femme, mes enfants, mes surs et mes frres.

    A tous ceux qui ont fait un bout de chemin avec moi, amis dun jour

    ou dune vie.

  • III

    Sommaire LISTE DES FIGURES ............................................... LISTE DES TABLEAUX .............. LEXIQUE DES ABREVIATIONS ... PUBLICATIONS ET COMMUNICATIONS SCIENTIFIQUES .. INTRODUCTION ...

    CHAPITE 1 : TRAVAUX ANTERIEURS SUR PISTACIA LENTISCUS L.

    1. Etude botanique de Pistacia lentiscus L. 1.1. Taxonomie de la plante . 1.2. Description de la plante . 1.3. Rpartition gographique de Pistacia lentiscus L................... 2. Etude chimique des drivs de Pistacia lentiscus L 2.1. Rsine .. 2.2. Huile essentielle 2.3. Huile vgtale 3. Utilisation thrapeutique de Pistacia lentiscus L. ...

    CHAPITRE 02 : RAPPELS HISTO-PHYSIOLOGIQUES DE LA PEAU ET DES

    MUQUEUSES 1. La peau et les phanres ......

    1.1. Particularits structurales 1.1.1. Lpiderme .. 1.1.2. Le derme ...... 1.1.3. La jonction dermo-pidermique ...... 1.1.4. Lhypoderme 1.1.5. Les annexes cutanes ..

    1.1.5.1. Les glandes sudoripares 1.1.5.2. Les follicules pilo-sbacs 1.1.5.3. Les ongles

    1.2. Vascularisation cutane .. 1.3. Innervation cutane . 1.4. Fonctions cutanes ..

    2. Organisation des muqueuses .. 2.1. Dfinition .... 2.2. Emplacement 2.3. Histologie..... 2.4. La muqueuse rectale .......

    2.4.1. Rectum prinal 2.4.2. Rectum pelvien . 2.4.3. Vascularisation du rectum .

    CHAPITRE 03 : BRULURES ET CICATRISATION

    1. Les brlures cutanes 1.1. Physio-pathologie des brlures ...

    VII IX X XI 1 3 3 3 6 6 6 7 11 11 13 13 14 15 16 16 18 18 18 18 18 19 20 21 21 22 22 23 23 24 24 25 25

  • IV

    1.1.1. Brlures thermiques . 1.1.2. Brlures lectriques .. 1.1.3. Brlures chimiques ... 1.1.4. Brlures par irradiation .... 1.2. Apprciation de la gravit dune brlure .. 1.2.1. Surface .. 1.2.2. Profondeur . 1.2.3. Localisation 1.3. Traitement local des brlures

    2. La cicatrisation cutane 2.1. Phases de la cicatrisation .

    2.1.1. Phase exsudative . 2.1.1.1. Raction vasculaire 2.1.1.2. Raction inflammatoire ..

    2.1.2. Phase prolifrative .. 2.1.2.1. Rparation dermique .. 2.1.2.2. Angiognse ... 2.1.2.3. Rparation pidermique .....

    2.1.3. Phase de contraction ... 2.1.4. Phase de remodelage ..

    2.2. Facteurs intervenant sur la cicatrisation .. 2.2.1. Paramtres de la cicatrisation . 2.2.2. Facteurs de rgulation physiologiques de ces paramtres .. 2.2.3. Pathologies perturbant la cicatrisation ...

    2.3. Anomalies de la cicatrisation .. 2.3.1. Anomalies par excs .. 2.3.2. Anomalies par dfaut .

    3. Particularits de la cicatrisation des plaies de brlures .. 4. Pansements utiliss pour le traitement local des brlures ......... 5. Plantes activit cicatrisantes .

    CHAPITRE N4 : NORMES BIOLOGIQUES ET FONCTION HEPATORENALE

    CHEZ LE LAPIN. 1. Introduction . 2. Normes biologiques chez le lapin ....

    2.1. Caractristiques gnrales 2.2. Normes urinaires .. 2.3. Normes hmatologiques ... 2.4. Normes biochimiques ..

    3. Gnralits sur le foie et les fonctions hpatiques ... 3.1. Anatomie et histologie du foie 3.2. Diffrents types cellulaires et fonctions hpatiques

    3.2.1. Les types cellulaires .. 3.2.2. Les fonctions du foie . 3.2.3. Exploration biochimique de la fonction hpatique

    4. Gnralits sur le rein et la fonction rnale . 4.1. Anatomie et histologie du rein

    25 25 25 26 26 26 27 28 29 31 32 32 32 33 34 34 35 35 35 35 36 36 37 38 38 38 40 41 41 43 48 48 48 48 49 52 54 54 54 54 55 56 58 58

  • V

    4.2. Fonctions du rein 4.3. Exploration biochimique de la fonction rnale

    4.3.1. Lure . 4.3.2. la cratinine ... 4.3.3. lacide urique .

    ETUDE EXPERIMENTALE

    1. EXTRACTION DE LHUILE VEGETALE DE PISTACIA LENTISCUS L. 2. TESTS DINNOCUITE DE LHUILE DE LENTISQUE CHEZ LE MODEL

    LAPIN 2.1. Effet irritant /corrosif aigu sur les yeux 2.2. Effet irritant /corrosif aigu sur la peau

    2.3. Toxicit cutane doses rptes : 21/28 jours (Essai-limite) 2.3.1. Protocole exprimental .. 2.3.2. Analyses hmatologiques ..

    2.3.3. Dosages biochimiques ... 2.3.4. Anatomo - pathologie et histologie .

    2.3.5. Analyse statistique . 2.4. Toxicit itrative doses rptes par voie rectale (6 semaines) ...................

    2.4.1. Protocole exprimental et administration du mdicament ..2.4.2. Modifications cliniques et dtermination du poids corporel 2.4.3. Analyse biochimique....2.4.4. Analyse statistique ....

    RESULTATS ET DISCUSSION

    1. Effet irritant /corrosif aigu sur les yeux ... 2. Effet irritant /corrosif aigu sur la peau ...

    3. Toxicit cutane doses rptes : 21/28 jours (Essai-limite) 3.1. Rsultats relatifs ltat gnral des animaux 3.1.1. Evolution du poids . 3.1.2. Etat gnral des animaux ... 3.2. Rsultats dermatologiques

    3.2.1. Evolution de ltat gnral de la peau .. 3.2.2. Epaisseur de la peau .

    3.2.3. Quantification de ltat dirritation ... 3.2.4. Paramtres hmatologiques .. 3.2.5. Paramtres biochimiques ......... 3.2.6. Anatomie pathologique et histologie ....4. Toxicit itrative doses rptes par voie rectale (6 semaines) 4.1. Modifications cliniques et poids corporel .... 4.2. Analyse biochimique ....

    4.3. Discussion.... 4.4. Conclusion

    61 62 62 62 63 64 66 66 69 72 72 73 73 73 74 74 74 75 75 75 76 79 80 80 80 80 80 80 80 81 81 83 84 90 91 94 94 96

  • VI

    3. EFFET DE L'HUILE DE LENTISQUE SUR LA CICATRISATION DES BRULURES EXPERIMENTALES CHEZ LE LAPIN.

    3.1. Matriel et mthodes .........3.1.1. Mdicaments .. 3.1.2. Animaux et conditions dhbergement... 3.1.3. Mode opratoire ... 3.1.4. Traitement et valuation des processus de cicatrisation .... 3.1.5. Analyse statistique .....3.2. Rsultats .... 3.3. Discussion .... 3.4. Conclusion..... CONCLUSION GENERALE BIBLIOGRAPHIE RESUMES.

    97 97 97 98 100 100 100 105 107 108 110 130

  • VII

    Liste des figures

    Figure 1: Arbuste de Pistacia lentiscus L... Figure 2 : Pistacia lentiscus L. en floraison . Figure 3: Fruits de Pistacia lentiscus L.. Figure 4: Mastic de Pistacia lentiscus L. Figure 5: Coupe de peau (piderme) . Figure 6: Histologie de la peau (Tortora et Grabowsk , 1993).. Figure 7: Image microscopique reprsentant les couches de la peau Figure 8: Classification des brlures. Figure 9. Au moment de la blessure, le tissu est ls et les plaquettes adhrent au collagne et librent des facteurs de coagulation, le PDGF et le TGF- pour initier le processus de rparation (Diegelmann, 2004). Figure 10. Ds le premier jour aprs une blessure, les neutrophiles se fixent aux cellules endothliales de la paroi des vaisseaux autour de la plaie, puis elles changent de forme pour passer travers les jonctions cellulaires (diapdse) et migrent vers le site de la plaie (chimiotactisme). C'est le dbut de la phase inflammatoire (Diegelmann, 2004) Figure 11. La phase inflammatoire se poursuit, les macrophages tissulaires deviennent actifs et se dplacer dans le site de la lsion et se transforment en macrophages trs active. Ces cellules hautement phagocytaires librent galement le PDGF et le TGF- fin de recruter des fibroblastes sur le site et de commencer ainsi la phase prolifrative (Diegelmann, 2004). .. Figure 12. La phase de remodelage est caractrise par la synthse continue et la dgradation des composants de la matrice extracellulaire en tentant d'tablir un nouvel quilibre (Diegelmann, 2004). Figure 13: Chlode : pais trousseaux de collagne compacte, hyalin, avec capillaires parses et rares fibroblastes, lensemble tendant former de volumineux nodules (Verola, 2006).. Figure 14: Fibrose chronique : orientation anarchique de la matrice collagne avec disposition nodulaire, amas de fibres lastiques dsordonnes (Verola, 2006).. Figure 15: Histologie du rein (Jean Lacroix, 2001) Figure 16 : Extraction de lhuile vgtale de Pistacia lentiscus Figure 17: Image dun lapin aprs la tonte du dos. Figure 18: Image de deux lapins (A, B) aprs scarification, traitement et emplacement des pansements occlusifs.. Figure 19: Images (A et B) reprsentent la raction de lil du lapin suite linstillation unique de lhuile de P. lentiscus...... Figure 20: Etat de la peau des lapins traits localement lhuile de P. lentiscus L. pendant 6 semaines : A-Erythme avec crotes, B-Lger rythme.... Figure 21 : Aspects extrieurs des diffrents organes d'un lapin trait l'huile de P. lentiscus.. Figure 22: Histologie du foie color lhmatoxyline-Eosine chez le lapin trait lhuile de P. lentiscus

    4 4 5 7

    14 17 17 29

    32

    33

    34 36 39 40 60 65 70 71 78 85 86 88

  • VIII

    Figure 23: Histologie dun rein color lhmatoxyline-Eosine chez le lapin trait lhuile de P. lentiscus. Figure 24: Histologie de la peau colore lhmatoxyline-Eosine chez le lapin trait lhuile de P. lentiscus Figure. 25. Evolution du poids chez les lapins mles No-Zlandais, traits lhuile de lentisque par voie rectale pendant 6 semaines la dose de 1 ml/Kg, et lapins non traits. Figure 26. Comparaison de quelques paramtres biochimiques plasmatiques du lot tmoin et des lapins traits par voie rectale lhuile de lentisque la dose de 1 ml/kg pendant 6 semaines conscutives. .. Figure 27: Localisation des brlures sur le dos de chaque lapin : A. vue densemble, B. brlures du cot droit, C. brlures dorso lombaires, D. brlures du cot gauche. Figure 28 : Pourcentages de contraction des plaies diffrentes intervalles dans les brlures traits et les brlures non traites. Figure 29: Chronologie de la cicatrisation des plaies de brlures dans le premier lapin.

    88 89 92 93 99 103 104

  • IX

    Liste des tableaux

    Tableau 1 : Composition chimique de lhuile essentielle de Pistacia lentiscus L. (Ana Fernandez et al. 2000).. Tableau 2 : Constituants majeurs de lhuile essentielle de P. lentiscus L. de diffrentes origines (Amhamdi et al. 2009) Tableau 3 : Etendue de la brlure value par la rgle des neuf de Wallace.. Tableau 4: Facteurs pouvant avoir un effet nfaste sur la cicatrisation (http://www.Cicatrisation Normale.htm).. Tableau 5: Plantes activit cicatrisante (Habbu et al., 2007).. Tableau 6: Paramtres hmatologiques chez le lapin (Ernest et al., 1993) Tableau 7: Les constantes hmatologiques du lapin daprs Boussarie (2003), Stein et Walshaw (1996) Tableau 08 : Quelques composantes sanguines relativement stables au cours de la croissance (Lebas, 2006) Tableau 9: Valeurs de rfrence de biochimie clinique (Kaneko, 1989). Tableau 10: Les constantes biochimiques usuelles du lapin daprs Boussarie (2003), Stein et Walshaw (1996) Tableau 11 : Fonctions du foie (Hecketsweiler et Hecketsweiler, 2004). Tableau 12: Cotation des lsions oculaires Tableau 13: Cotation des ractions cutanes. Tableau 14: Dtermination de lirritation oculaire suite linstillation de lhuile vgtale de P. lentiscus L.. Tableau 15. Cotation des rsultats de lrythme et de ldme chez les lapins traits lhuile vgtale de P. lentiscus L. 24 et 72 h.. Tableau 16 : Paramtres hmatologiques de lapins traits lhuile de lentisque par voie topique compars au lot tmoin Tableau 17 : Paramtres biochimiques de lapins traits lhuile de lentisque par voie topique compars au lot tmoin Tableau 18 : Poids des organes de lapins traits lhuile de lentisque par voie topique compars au lot tmoin. Tableau 19: Signes cliniques et volution du poids des lapins No-Zlandais mles traits lhuile de lentisque, pendant six semaines par voie rectale la dose de 1 ml/kg, compars avec le lot tmoin. . Tableau 20 : Paramtres biochimiques IQR chez les lapins No-Zlandais mles traits lhuile de lentisque compars au lot tmoin. Tableau 21: Pourcentages de contraction des plaies diffrentes intervalles et la priode dpithlialisation dans les brlures traites et les brlures non traites..

    9 10 27 37 44 51 51 52 53 55 68 72 76 79 82 83 87 90 91 102

  • X

    Lexique des abrviations

    AlB : Albumine

    ALAT : Alanine Amino Transfrase

    ASAT : Aspartate AminoTransfrase

    CCMH : Concentration Corpusculaire Moyenne en Hmoglobine

    CRL : Control

    dl : Dcilitre

    fl. : Femto litre

    GB : Globule blanc

    Gly : Glycmie

    GR : Globule Rouge

    Hb : Hmoglobine

    Ht : Hmatocrite

    I.I.P.C : Indice dIrritation Primaire Cutane

    I.O.I : Indice dIrritation Oculaire

    J .O : Journal Officiel de la rpublique franaise

    MAD : Madcassol

    OMS : Organisation Mondiale de la Sant

    PB : Polynuclaire Basophile

    PE : Polynuclaire Eosinophile

    PLFO : Pistacia Lentiscus Fatty Oil

    PN : Polynuclaire Neutrophile

    PT : Protides Totaux

    TGO : Transaminase Glutamique Oxaloactique

    TGP : Transaminase Glutamique Pyruvate

    UI : Unit Internationale

    UV : Ultra-Violet

    VAS : Vaseline

    VGM : Volume Globulaire Moyen

    VS : Vitesse de Sdimentation

  • XI

    Publications 1. Djerrou, Z., Maamari, Z., Hamdi-Pacha, Y., Serakta, M., Riachi, F., Djaalab, H.,

    Boukeloua, A. (2010). Effect of virgin fatty oil of Pistacia lentiscus on

    experimantal burn wounds healing in rabbits. Afr. J. Trad. CAM. 7(3) : 258-263.

    Communications scientifiques

    1. Z. Djerrou, y. Hamdi-pacha, A. Belkhiri, Z. Maameri, M.Serakta, F.Riachi, H.

    Djaalab, D. Kraouchi, A. Boukeloua, T. Moulahoum (2010). Evaluation de

    lactivit cicatrisante de l'huile de lentisque suite des brlures exprimentales

    chez le lapin No-Zlandais. The First Conference on Natural Health,

    Mostaganem, Algeria, 7th 9th 2010.

    2. Boukeloua A, Belkhiri A, Hamdi pacha Y, Djalab H, kahlouche F, Serakta M,

    Mammeri Z, Djerrou Z, Moulahoum T (2010).Etude physico chimique et

    toxicologique de Pistacia lentiscus L.The First Conference on Natural Health,

    Mostaganem, Algeria, 7th 9th 2010.

    3. Serakta M, Hamdi pacha Y, kahlouche-Riachi F, Mansour-Djaalab H, Belkhiri A,

    Mammeri Z, Beroual K, Djerrou Z, Kouhil K, Bachtarzi K (2010). Etude de

    leffet toxicologique dun onguent base de plantes.The First Conference on

    Natural Health, Mostaganem, Algeria, 7th 9th 2010.

    4. Kahlouche-Riachi F, Hamdi Pacha Y, Mansour-Djaalab H, Serakta M, Belkhiri

    A, Moulahoum T, Mammeri Z, Djerrou Z, Beroual K, Kouhil K, Bachtarzi K.

    (2010).Evaluation de Leffet toxicologique dune prparation base de

    plantes.The First Conference on Natural Health, Mostaganem, Algeria, 7th 9th

    2010.

    5. Mansour-Djaalab H, Hamdi Pacha Y, Kahlouche-Riachi F, Serakta M, Belkhiri

    A, Moulahoum T Mammeri Z, Beroual K, Djerrou Z, Kouhil K, Bachtarzi K.

    (2010).Apprciation de leffet toxicologique dune prparation base de plantes.

    The First Conference on Natural Health, Mostaganem, Algeria, 7th 9th 2010.

  • Introduction

  • Introduction

    - 1 -

    Introduction Les plantes sont depuis toujours une source habituelle de remdes sous forme de

    prparations traditionnelles ou de principes actifs purs. Daprs une estimation de lOMS, sur la

    population du globe, il y en a peut-tre 80% qui ont essentiellement recours aux mdecines

    traditionnelles pour satisfaire leurs besoins en soins de sant primaires, et lon peut prsumer que

    la majeure partie du traitement traditionnel consiste utiliser des extraits de plantes ou leurs

    principes actifs (Norman et al. 1986).

    Lhistoire de la phyto-aromathrapie trouve ses racines dans celle de toutes les

    civilisations. Dj, 40000 ans av. J.-C, les aborignes australiens utilisaient les plantes

    aromatiques pour traiter les infections par fumigations ou cataplasmes dans lesquels leau,

    largile et les plantes montraient leur efficacit synergique (Zhiri, 2006). On la retrouve

    galement dans la mdecine ayurvdique de lInde, dans la mdecine traditionnelle chinoise

    (2800 ans av. J.-C.) et dans bien dautres traditions (Baudoux, 2003). Mais cest au tour du

    bassin mditerranen que la science mdicinale va vraiment stablir avec les grandes

    civilisations : gyptienne, babylonienne, puis grecque et romaine (Zhiri, 2006).

    En Egypte, lutilisation de baumes et rsines aromatiques remonte lpoque des

    pharaons : embaumement, momification et divers autres usages.

    Le premier recueil consacr aux plantes mdicinales le papyrus gyptien Ebers (1500 av. J.-C.)

    est le premier ancien exemple encore conserv. Il dresse linventaire dune douzaine de plantes

    mdicinales, avec leurs modes dutilisation, incantations et sorts (Commiplora molmol, Ridnus

    communis, Allium sativum).

    La civilisation arabe, de sa part, a fait progresser laromathrapie par la dcouverte du

    processus de distillation ; cest Avicenne, mdecin philosophe (980-1037), qui produit la

    premire huile essentielle pure de roses, pour cela, il met au point un alambic permettant

    lextraction dhuiles essentielles pures de trs nombreuses plantes (Chamseddine, 2003 ; Zhiri,

    2006).

    Jusquau dbut du me sicle, la phyto-aromathrapie tait la mdecine occidentale

    officielle et dominante. Elle a peu peu t dlaisse au profit des mdicaments de synthse,

    jusqu ce quelle retrouve la noble place qui lui revient grce quelques grands pharmaciens,

    mdecins, et chercheurs franais.

    Rn Maurice Gattefoss, le chimiste et parfumeur, qui a consacr sa vie ltude des

    proprits antibactriennes des huiles essentielles. Il est le pre de laromathrapie

    moderne et celui qui a cr en 1928 le mot aromathrapie .

  • Introduction

    - 2 -

    Jean Valdet, le chirurgien militaire, surnomm Docteur nature et qui reprit les travaux de

    Gattefoss ft le premier vulgariser laromathrapie dans les annes soixante.

    Pierre Franchome, biologiste et aromatologue et le docteur D. Penol grce qui sont

    nes les notions de chmotype (race chimique de lespce) et laromatogramme

    permettant dapprcier la sensibilit dune bactrie vis--vis de diverses huiles

    essentielles (Baudoux, 2003 ; Zhiri, 2006).

    Actuellement, on constate un regain dintrt de lindustrie pour les plantes mdicinales.

    Leur consommation a plus que doubl au cours de ces dernires dcennies. Une large part de ces

    plantes est utilise sur la base dun savoir empirique, tabli au cours des sicles. Les principes

    actifs ne sont souvent pas identifis. Ces plantes, en dpit de leur rputation, ne sont en gnral

    pas enregistres comme mdicaments au vu de labsence de dossiers pharmaco toxicologiques et

    cliniques.

    Dans ce contexte, on sest propos ltude dune huile fixe extraite de fruits de Pistacia

    lentiscus L., plante qui est trs connue en mdecine traditionnelle lEst de lAlgrie. Cette

    tude, traitant quelques aspects de ce produit local, a t ralise dans le laboratoire de pharmaco

    toxicologie sous lintitul: Etude des effets pharmaco toxicologiques de plantes mdicinales

    d'Algrie : Activit cicatrisante et innocuit de lhuile vgtale de Pistacia lentiscus L..

    Le travail est scind en deux grandes parties. Dans la premire on a donn une revue

    bibliographique succincte en quatre chapitres : Travaux antrieurs sur Pistacia lentiscus L.,

    rappels histo-physiologiques de la peau et des muqueuses, brlures et cicatrisation et normes

    biologiques et fonction hpato-rnale chez le lapin. La deuxime partie est une tude

    exprimentale, elle mme est prsente sous forme de trois volets :

    - Le premier comporte une description brve de la mthode dextraction de lhuile vgtale

    de Pistacia lentiscus L.

    - Le deuxime toxicologique dans lequel sont prsents les tests suivants: effet

    irritant/corrosif aigu sur les yeux, effet irritant /corrosif aigu sur la peau, toxicit cutane

    doses rptes: 21/28 jours (Essai-limite), toxicit doses rptes par voie rectale (6

    semaines).

    - Le troisime volet pharmacologique dans lequel lactivit cicatrisante de cette huile a t

    value chez le lapin no-zlandais.

    Une conclusion gnrale est donne la fin du prsent travail en tirant les principaux

    rsultats obtenus lesquels pourraient stimuler dautres travaux de recherche dans le sens de servir

    et de valoriser le patrimoine national dans le domaine des plantes mdicinales.

  • Revue bibliographique

  • Chapitre 1:

    Travaux

    antrieurs sur Pistacia lentiscus L.

  • Revue bibliographique

    3

    Chapitre n1 : Travaux antrieurs sur Pistacia lentiscus L.

    1. Etude botanique de Pistacia lentiscus L. 1.1. Taxonomie de la plante

    Pistacia lentiscus L., le lentisque, arbre au mastic ou pistachier lentisque (Linn, 1753), est

    un arbuste poussant dans les garrigues et surtout les maquis des climats mditerranens.

    Cest une plante de la famille des Anacardiaceae. Le nom pistachier vient du grec

    pistak . Le nom lentisque vient du latin lentus qui signifie visqueux

    (http://dictionnaire.sensagent.com/1753/fr-fr/) [Consult le 15/09/2010]. La classification

    classique de cette plante est la suivante :

    Rgne : Plantae

    Embranchement : Tracheobionta- plantes vasculaires

    Super-division : Spermatophyta- plantes graine

    Division : Magnoliophyta- plantes fleuries

    Classe : Magnoliospida

    Sous-classe : Rosidae

    Ordre : Sapindales

    Famille : Anacardiaceae

    Genre : Pistacia L.-pistache : (P. atlantica, P. chinensis, P.

    lentiscus, p. terebenthus, P.

    vera, P. integerrima,, P.

    palestina, P. khinjuk)

    Espce : Pistacia lentiscus L.-arbre de

    mastic

    http://en.wikipedia.org/wiki/Biological_classification [Consult Le 15/09/2010].

    1.2. Description de la plante Pistacia lentiscus L. est un arbrisseau dioque thermophile, vivace ramifi, de 1 3 mtres de

    hauteur (Fig. 1), odeur de rsine fortement cre.

    Ses feuilles sont persistantes paripennes, avec 4 10 paires de folioles oblongues, elliptiques,

    obtuses, coriaces, luisantes en dessus, mates et ples en dessous, elles prennent en hiver une

    teinte pourpre, ptiole troitement ail.

  • Revue bibliographique

    4

    Les fleurs sont en grappes spiciformes denses, naissant 1 ou 2 l'aisselle d'une feuille et galant

    au plus la longueur d'une foliole, elles sont unisexues denviron trois mm de large et sont trs

    aromatiques, de couleur rougetre (Fig. 2).

    Le fruit petit (2 3 mm) est une drupe sub-globuleuse, apicule, dabord rouge, puis noir la

    maturit (Fig. 3) pendant lautomne (Octobre- Novembre), Son odeur de trbenthine est forte,

    et sa saveur est amre, camphre (Benot Bock, 2009 ; Delille, 2007 ; Iserin, 2001).

    Figure 1: Arbuste de Pistacia lentiscus L.

    Figure 2 : Pistacia lentiscus L. en floraison

  • Revue bibliographique

    5

    Figure 3: Fruits de Pistacia lentiscus L.

  • Revue bibliographique

    6

    1.3. Rpartition gographique de Pistacia lentiscus L. Pistacia lentiscus est un arbrisseau dioque thermophile qui pousse, ltat sauvage, dans les

    maquis et les garrigues dans tout type de sols en prfrant les terrains siliceux pauvres en

    potassium et en phosphore.

    Gnralement, il se trouve dans les lieux arides de la rgion mditerranenne de l'Europe, de

    l'Asie, de l'Afrique jusqu'au Canaries (Benot Bock, 2009 ; Bonnier et Douin, 1990 ; cit par

    Castola et al. 2000 ; Palacio, et al. 2005).

    Selon Dogan et al. (2003), cette espce de plante est adapte au stress conscutif au manque

    hydrique et est capable de lutter contre lrosion qui reprsente un facteur primordial de

    dsertification de lcosystme des rgions mditerranennes semi arides.

    2. Etude chimique des drivs de Pistacia lentiscus L. 2.1. Rsine

    La rsine, galement connue sous le nom de mastic (ou Mastix), est une substance

    aromatique et rsineuse qui suinte du tronc et des branches principales du lentisque ou arbre

    mastic. Elle est rcolte comme une pice de ces arbres cultivs dans le Sud de l'le

    grecque de Chios en mer Ege, o elle est galement connue sous le nom " Tears Chios "

    (http://en.wikipedia.org/wiki/Mastic#Resin) [Consult le 21/07/2010].

    La scrtion de la rsine est aide par des raflures qui sont pratiques laide doutils

    pointus dans le tronc et les branches, on appelle cela broderie. Le mastic coule par les

    entailles ainsi formes en forme de petites larmes qui sont sches au soleil pour les faire

    durcir en gouttes translucides (http://greekproducts.com/mastic/) [Consult le 21/07/2010].

    Lors de la mastication, la rsine se ramollit et devient une gomme blanche et brillante et

    opaque (http://en.wikipedia.org/wiki/Mastic#Resin) [Consult le 21/07/2010].

    Sur le plan tymologique, le mot mastic est driv trs certainement du verbe

    (mcher) ou du grec ancien (fouet) parce que dans les temps plus anciens larbre

    mastic ntait pas rafler mais fouetter (http://greekproducts.com/mastic/) [Consult le

    21/07/2010].

  • Revue bibliographique

    7

    Les analyses chimiques sur la rsine ont rvl la prsence dun polymre le cis-1 ,4-poly--

    myrcne, une petite fraction dhuile essentielle (environ 2%), des triterpnodes sous forme de

    deux types de squelettes : squelette de ttracyclines euphane et dammarane et le squelette de

    pentacycliques oleanane et lupane. Des triterpnodes bicycliques et tricycliques ont t

    identifis galement (Belfadel, 2009).

    (http://greekproducts.com/mastic/) (http://en.wikipedia.org/wiki/Mastic#Culinary_uses)

    [Consult Le 15/09/2010].

    Figure 4: Mastic de Pistacia lentiscus L.

    2.2. Huile essentielle Plusieurs auteurs ont tudi la composition chimique de l'huile essentielle de P. lentiscus L dans

    la rgion mditerranenne, et plusieurs compositions ont t observes.

    Selon Amhamdi et al. (2009) les principaux constituants sont les suivants :

    Myrcne (39,2%), qui est le compos majeur de cette huile essentielle, et le constituant

    abondant dans les chantillons en provenance du Maroc (38%), la France (Corse)

    (76,9%), l'Espagne (27% ), l'Italie (25,2%) et l'Algrie (23,0 33,1%).

  • Revue bibliographique

    8

    D'autre part, lalpha pinne a t le principal composant des huiles essentielles du Maroc

    (Oulmes) (16,1 38,5%), l'Algrie (de 20,0 34,2% et 19%), la Tunisie (16,8%), la

    Grce (24,9 9.4%), l'Italie (14,8 22,6% et 18%), l'Espagne (13,0%) et la France

    (31,9%).

    Par ailleurs, le terpinne-4-ol est principalement prsent dans les huiles en provenance du

    Maroc (Chaoun, Mehdia) (14,5 19,3%), l'Algrie (17,3 34,7%), la Turquie (30,0% et

    29,2%), et la France (25,6%).

    Dautres chmotypes ont galement t signals: longifolne (16,4 12,8% Algrie) ;

    limonne (47,0% en France (Corse) et 44-29% Algrie) ; lalpha-caryophellene (19,3

    13,1% Algrie et 31,5% en Italie (Sardaigne)).

    Enfin, l'huile gyptienne contenait de grandes quantits de Bta-3-carne (65,3%).

  • Revue bibliographique

    9

    Tableau 1. Composition chimique de lhuile essentielle de Pistacia lentiscus L. (Ana Fernandez et al. 2000).

    Rla

    Constituants

    Ad

    Be

    839 841 852 921 931 943 971 975 989 1003 1009 1012 1013 1025 1028 1031 1042 1049 1054 1087 1097 1100 1105 1137 1144 1161 1165 1169 1178 1186 1192 1196 1202 1209 1219 1228 1231 1243 1247 1250 1290 1294 1319 1348 1354 1370 1375 1389 1391 1420 1429 1433 1443 1446 1453 1460 1472 1477 1480

    (E)-2-Hexenal (Z)-3-Hexenol Hexanol Tricyclene a-Pinene Camphene Sabinene -Pinene Myrcene a-Phellandrene 8-3-Carene 1,4-Cineole a-Terpinene p-Cymene Limonene + p-Phellandrene (Z)-p-Ocimene (E)-p-Ocimene Isoamyl butyrate y-Terpinene Terpinolene + 2-Nonanone Linalool + a-Campholenic aldehyde Isoamyl isovalerate Isoamyl valerate trans-Pinocarveol p-Menthatriene Pinocarvone Borneol Carvotanacetone Terpinen-4-ol p-Cymen-8-ol a-Terpineol Myrtenal cis-Sabinol"1" Verbenone cis-Carveol (Z)-3-Hexenyl 2-methylbutyrate (Z)-3-Hexenyl isovalerate Cuminaldehyde Carvone Isoamyl hexanoate Bornyl acetate 2-Undecanone 2,4,6-Trimethylbenzaldehyde a-Cubebene 2,4,5-Trimethylbenzaldehyde (Z)-3-Hexenyl hexanoate a-Copaene p-Bourbonene P-Cubebene + p-Elemene p-Caryophyllene Isoamyl benzoate1" Isoamyl octanoate Geranyl acetone Inconnu a-Humulene Aromadendrene Inconnu a-Amorphene Germacrene D

    - t - t 4.4 t 0.5 1.7 0.3 1.0 t - 0.2 0.3 2.0 t t t 0.4 0.7f 0.19 - 0.2 - - - 0.2 t 1.8 - 1.9 0.2 t - t - - - - 0.1 0.3 0.9 2.7 0.3 2.2 - 1.8 0.1 1.5 13.1 0.5 0.1 0.2 0.6 3.0

    t t t 0.2 13.0 0.3 3.3 4.9 0.8 0.7 0.1 t t 4.7 5.4 t t 0.2 0.2 1.0 0.5 0.3 t 0.2 0.3 0.1 0.1 0.1 2.8 0.8 2.2 0.3 0.2 t t 0.1 0.1 t t 0.4 0.4 1.6 0.7 0.2 - 0.2 1.1 0.1 1.5 6.9 0.5 0.3 0.2 0.2 1.6 0.7 - 2.0

  • Revue bibliographique

    10

    1495 1500 1508 1514 1524 1534 1547 1553 1569 1583

    1588

    1612

    1620

    1630

    1635

    1646

    1649

    1659

    1681

    1751

    1753

    Inconnu a-Muurolene P-Bisabolene y-Cadinene 5-Cadinene Cadina-1,4-diene Elemicin Inconnu (Z)-3-Hexenyl benzoate Spathulenol

    Caryophyllene oxide

    Inconnu Inconnu Inconnu 10-epi-y-Eudesmol1'

    T-Muurolol

    Inconnu

    a-Cadinol isomer*

    Bisabolol*

    Myristic acid

    Benzyl benzoate

    1.2 1.2 3.3 6.8 1.2 3.4 0.6 1.1 8.1 0.7 - - 0.2 0.5 1.3 0.4 0.6 1.2 3.5 3.8 - 4.3 0.6 0.5 0.2

    2.3 - 2.6 0.4 0.9 4.1 0.1 0.1 0.6 0.1 1.4

    3.7

    1.2

    0.5 0.9 - 3.6

    0.8

    3.7

    0.9

    - 0.2

    RI : Indice de rtention.

    Tableau 2. Constituants majeurs de lhuile essentielle de P. lentiscus L. de diffrentes origines (Amhamdi et al. 2009). Origines

    Chmotype

    Maroc (Tafoghalt), Algrie, Italy (Sicily), France (Corsica), Espagne. Maroc (Oulmes), Algrie, Tunisie, Grce, Italie, Espagne, France (Corsica). Maroc (Chaoun, Mehdia), Algrie, Turquie, France (Corsica). Algrie, France (Corsica). Algrie. Italie (Sardinia), Algrie. Egypte

    myrcne

    alpha-pinne

    terpinne-4-ol limonne longifolne bta-caryophellne -3-carne

  • Revue bibliographique

    11

    2.3. Huile vgtale Selon Ucianni (1995), quelques travaux ont t faits dans diffrents pays pour dterminer la

    composition chimique en acides gras des huiles vgtales obtenues de quelques espces du genre

    pistacia. Les rsultats obtenus selon Ferlay et al. (1993) pour P. lentiscus rcolt en France sont

    les suivants :

    Pourcentage (huile/ graine) 9.8

    Pourcentage (insaponifiable/huile) 5.6

    Pourcentage (acides gras /poids) :

    Palmitique 24.5

    Palmitolique 1.2

    Starique 1.8

    Olique 54.8

    Asclpique 0.8

    Linolique 13.9

    Linolnique 2.0

    Arachidique 0.3

    Gondoque 0.7

    Selon une tude de Belfadel (2009), lanalyse phyto chimique prliminaire de la fraction active

    issue de linsaponifiable, dune huile extraite des baies rcoltes Mila (Est dAlgrie), a permis

    daffirmer la prsence dune srie de phytostrols, dont le stigmastrol, qui a t isol par

    chromatographie prpare sur couche mince. Lanalyse CLHP en phase inverse a confirm la

    prsence de tocophrol.

    3. Utilisation thrapeutique de Pistacia lentiscus L.

    Duru et al. (2003) rapportent que les espces de Pistacia sont utilises, gnralement, dans le

    traitement de l'eczma, la paralysie, la diarrhe, les infections de la gorge, les calculs rnaux, la

    jaunisse, l'asthme et les maux d'estomac, et sont utilises galement comme astringents, anti-

    inflammatoires, antipyrtiques, antibactriennes, antivirales, pectoraux et stimulants.

    Lutilisation des drivs de Pistacia lentiscus L. en mdecine traditionnelle a fait lobjet de

    plusieurs travaux. Toutes les parties de cette plante ont des vertus thrapeutiques.

  • Revue bibliographique

    12

    La partie arienne a t utilise, en mdecine traditionnelle, dans le traitement de lhypertension

    artrielle. Les feuilles sont pourvues dune action antibactrienne, antifongique, anti-

    inflammatoire, antipyrtique, hpatoprotective, astringente, expectorante et stimulante (Kordali

    et al., 2003).

    La dcoction des racines sches est prconise pour le traitement des inflammations intestinale

    et stomacale ainsi que dans le traitement de lulcre (Ouelmouhoub, 2005).

    La rsine de Pistacia est utilise dans certains mlanges de cosmtiques et de parfumerie; comme

    ingrdient de matriau de remplissage en dentisterie et en production de dentifrice. La rsine est

    connue par son effet analgsique, antibactrien, antifongique, antioxydant, anti-athrognique,

    expectorant, stimulant, diurtique et spasmolytique (Dedoussis et al., 2004) .

    Quant lhuile vgtale extraite de fruits, elle est conseille pour les diabtiques, pour le

    traitement des maux destomac et en cas de circoncision. Elle est utilise galement pour

    soulager les douleurs dorsales et pour soigner les brlures cutanes (Bellakhdar, 1997 ; Hmimza,

    2004).

  • Chapitre n02: Rappels histo- physiologiques de la peau et des muqueuses.

  • Revue bibliographique

    13

    Chapitre n 02 : Rappels histo-physiologiques de la peau et des muqueuses.

    1. La peau et les phanres La peau est lenveloppe du corps. Elle est en continuit avec les muqueuses recouvrant les

    cavits naturelles de lorganisme (Prost-Squarcioni et Le Roux-Villet, 2008). Cest un

    organe fondamental pour le maintien en vie dun individu. Un animal ou un tre humain

    brl sur une aire de plus de 50 % de sa surface corporelle totale ne peut en effet pas survivre

    (Muguet, 2002). Les annexes cutanes sont dune part les phanres (poils et ongles) et

    dautre part les glandes sbaces et sudoripares (Prost-Squarcioni et Le Roux-Villet, 2008).

    1.1. Particularits structurales Dans les diffrentes rgions du corps, la peau varie par son paisseur, sa couleur, et la

    prsence ou non dannexes cutanes que sont les poils, les glandes sbaces et les

    productions cornes. En dpit de ces diffrences traduisant des besoins fonctionnels varis,

    tous les types de peau prsentent la mme structure de base. Le revtement cutan est

    constitu de trois couches superposes, de la surface vers la profondeur, lpiderme, la

    membrane basale, le derme et lhypoderme (Dadoune et al, 2007 ; Muguet, 2002).

    1.1.1. Lpiderme Lpiderme un tissu pithlium pluristratifi, kratinis, constitu de plusieurs assises

    cellulaires, dpourvu de vaisseaux sanguins et lymphatiques mais renfermant de

    nombreuses terminaisons nerveuses sensitives. Cet piderme se renouvelle constamment.

    Son paisseur varie de 25 40 microns dans lespce humaine. Il est, lui-mme constitu

    de quatre couches, de la profondeur la superficie : la couche basale, la couche pineuse,

    la couche granuleuse et la couche corne (Prost-Squarcioni et Le Roux-Villet, 2008).

  • Revue bibliographique

    14

    Figure 5: Coupe de peau (piderme)

    1.1..1. La couche basale (ou couche germinative, stratum germinatum, stratum

    basale)

    Constitue dune assise unique de petites cellules cubiques ou allonges. Des

    hmidesmosomes relient les cellules la membrane. La plupart de ces cellules sont des

    kratinocytes immatures en multiplication, assurant le renouvellement de lpiderme,

    do la prsence de cellules en mitose dans cette couche (Dupperat, 1959 ; Muguet,

    2002 ; Prost-Squarcioni et Le Roux-Villet, 2008).

    1.1..2. La couche pineuse (couche des acanthocytes, couche de Malpighi, stratum spinosum)

    Cette strate se compose de cinq quinze couches de kratinocytes

    polygonaux. Leurs contours apparaissent hrisss dpines, do le nom

    de spineuse. Ces pines correspondent aux desmosomes qui accrochent

    les kratinocytes entre eux (Prost-Squarcioni et Le Roux-Villet, 2008).

    Les cellules qui forment cette couche voluent de faon permanente de la

    base vers la superficie, repousses passivement par les nouvelles cellules

    malpighiennes cres lors de la multiplication mitotique des cellules

    basales. De forme polygonale quand elles sont prs de la couche basale,

  • Revue bibliographique

    15

    elles saplatissent au fur et mesure de leur ascension vers la superficie

    (Bonnet, 1971 ; Muguet, 2002).

    1.1..3. La couche granuleuse (stratum granulosum) Elle est constitue de plusieurs assises de cellules aplaties. Paralllement

    la jonction dermo-pidermique. Lapparition dans le cytoplasme des

    kratinocytes de granulations basophiles, principalement la kratohyaline,

    est lorigine de lappellation de couche granuleuse. Cette couche est le

    sige de la kratinisation qui met en uvre deux processus distincts : la

    synthse de la kratine et lhydrolyse enzymatiques des autres constituants

    cellulaires (Muguet, 2002 ; Prost-Squarcioni et Le Roux-Villet, 2008).

    1.1..4. La couche corne (stratum corneum) Cest la couche la plus superficielle de lpiderme. Elle est totalement

    kratinise et constitue de cellules aplaties, mortes, osinophiles. La

    couche corne est compacte en profondeur au contact de la couche

    granuleuse, et desquamante en superficie. La migration des kratinocytes

    de la couche basale vers la couche corne se fait normalement en trois

    quatre semaines (Muguet, 2002 ; Prost-Squarcioni et Le Roux-Villet,

    2008).

    1.1.2. Le derme (ou chorion) Le derme ou chorion est la couche essentielle de la peau. Il lui confre sa rsistance et son

    lasticit; c'est dans le derme que se situent les rcepteurs des divers modes de la sensibilit

    extroceptive.

    Sa face superficielle est hrisse de reliefs de hauteur variables, les papilles dermiques, qui

    engrnent derme et piderme.

    Le derme est riche en fibres conjonctives (75% de la structure) (Anatomie de la peau.

    Disponible sue : http://www. ANATOMIE DE LA PEAU.htm [Consult le 11/09/2010]. Il

    est form d'un rseau entrecrois de fibres collagnes qui labore le tissu cicatriciel, et de

    fibres lastiques qui assurent llasticit de la peau saine. En plus d'tre fortement

    vascularis, le derme contient de nombreux vaisseaux sanguins et lymphatiques, des nerfs,

    des terminaisons nerveuses et des glandes sudoripares qui assurent la transpiration et la base

  • Revue bibliographique

    16

    du systme pilo-sbac (La peau et ses fonctions. Disponible sur :

    http://www.osmosoft.fr/page_la_peau_et_ses_fonctions.html. [Consult le 11/09/2010].

    1.1.3. La jonction dermo-pidermique

    Cest une structure complexe au niveau de sa composition biochimique : y coexistent en

    effet plus de vingtaine de macromolcules diffrentes dont la laminine et des fibres de

    collagne de type V. Il sagit dune membrane basale labore conjointement par les

    kratinocytes basaux de lpiderme et par les fibroblastes de la partie suprieure du derme.

    Elle constitue un support mcanique favorisant ladhsion de lpiderme au derme, mais

    autorise surtout un contrle des mcanismes dchange entre les deux structures (Burkitt et

    al., 1993 ; Kanitakis, 1975 ; cit par Muguet, 2002).

    1.1.4. Lhypoderme Continuant le derme vers la profondeur, lhypoderme est un tissu conjonctif lche richement

    vascularis qui, selon les conditions de nutrition et les rgions de la peau, contient plus ou

    moins de tissu adipeux (Catala et al, 2008). Les adipocytes sont rassembls en lobules et en

    lobes graisseux spars par des traves conjonctivo-vasculaires et nerveuses (Coulibaly,

    2007).

  • Revue bibliographique

    17

    Figure 6: Histologie de la peau (Tortora et Grabowsk , 1993).

    Figure 7: Image microscopique reprsentant les couches de la peau ; 1-l'piderme , 2-la

    jonction dermo-pidermique, 3-le derme, 4-l'hypoderme, 5- aponvrose, 6- tissu

    musculaire (http://www. HISTOLOGIE DE LA PEAU.htm [Consult le 12/09/2010].

  • Revue bibliographique

    18

    1.1.5. Les annexes cutanes 1.1.5.1. Les glandes sudoripares

    Ce sont des glandes exocrines, tubuleuses simples pelotonnes, scrtant la sueur. Leur

    portion scrtrice (pithlium cubique simple) entoure de cellules myo-pithliales, sige

    dans le derme profond. Leur canal excrteur (pithlium cubique bistratifi) gagne la surface

    de lpiderme par un trajet hlicodal. Linnervation des glandes sudoripares est

    sympathique, segmentaire (Catala et al, 2008).

    1.1.5.2. Les follicules pilo-sbacs Les glandes sbaces, exocrines, alvolaires simples, holocrines et scrtant un produit

    lipidique, le sbum, sont annexes aux poils. Leur portion scrtrice est forme dun ou de

    plusieurs alvoles dilats en sacs dont la paroi est faite dune couche de cellules cubiques. En

    dedans, se trouvent des cellules polydriques, plus volumineuses, progressivement charges

    de gouttelettes lipidiques et dont le noyau se pycnose et finit par disparatre. La cellule est

    entirement limine avec son contenu. Le canal excrteur, unique et trs court, dbouche au

    niveau de la gaine pithliale du poil (Catala et al, 2008).

    1.1.5.3. Les ongles

    Faits de cellules pithliales kratinises, tasses les unes contre les autres et issues par

    prolifration tangentielle de la matrice unguale, les ongles ont une croissance ininterrompue

    du fait de labsence de desquamation (Catala et al, 2008).

    1.2. Vascularisation cutane

    Lpiderme non vascularis est irrigu par le derme sous-jacent, richement

    vascularis. Le rseau artriel est profond, dans le fascia superficiel cellulo-graisseux

    mais aussi superficiel sous- papillaire. Ces deux rseaux sont anastomoss entre eux

    par des vaisseaux verticaux perpendiculaires la surface cutane. Les veines ont la

    mme organisation. Les lymphatiques prennent naissance au niveau des papilles

    dermiques (Anonyme 1, 2005).

    La vascularisation de la peau comporte :

  • Revue bibliographique

    19

    - la vascularisation parallle : les rseaux sous-dermiques et hypodermiques.

    La destine primordiale de la vascularisation cutane est le derme. L'piderme n'est

    pas vascularis mais s'alimente par imbibition partir du derme. Les vaisseaux

    intradermiques sont de trs faible calibre et de faible pression. Ils sont aliments par

    deux rseaux parallles sous-jacents, sous dermique et hypodermique qui permettent

    la circulation de proche en proche tout le long de la peau. La pression de perfusion

    est faible et la sensibilit la compression trs importante (Bruant-Rodier, 2005).

    - la vascularisation cutane directe :

    Les artrioles naissent d'artres secondaires et se distribuent spcifiquement la

    peau. Elles accomplissent un trajet dans l'hypoderme et s'anastomosent avec les

    rseaux parallles (Bruant-Rodier, 2005).

    - la vascularisation myo-cutane :

    Les muscles reoivent une alimentation par des pdicules directs de calibre plus

    important. Ces pdicules qui perfusent le muscle, donnent des branches la peau

    sous forme de perforantes myo-cutanes alimentant les rseaux parallles. La

    pression des perfusions de cette vascularisation est proche de la pression centrale. Ce

    rseau rsiste bien la compression (Bruant-Rodier, 2005).

    - le rseau fascio-cutan :

    Ce rseau se situe au dessus mais surtout en dessous des aponvroses recouvrant les

    muscles. L'intgration de ces rseaux aponvrotiques dans les lambeaux cutans

    permet d'amliorer la vascularisation de la peau (Bruant-Rodier, 2005).

    - la vascularisation neuro-cutane :

    Chaque perforante nerveuse se rendant la peau est accompagne d'un fin rseau

    vasculaire alimentant la peau de proximit (Bruant-Rodier, 2005).

    1.3. Innervation cutane Les fibres nerveuses somatiques vhicule la sensibilit tactile fine (picritique) et

    plus grossire (protopathique) mais aussi les sensibilits thermique (chaleur) et

    algique (douleur). Les fibres nerveuses vgtatives contrlent la vasomotricit

    (pleur ou rougeur cutane) les glandes sudoripares (sudation) et lhorripilation (chair

  • Revue bibliographique

    20

    de poule). On appelle dermatome le territoire cutan sous la dpendance dun nerf

    spinal (Anonyme 1, 2005).

    1.4. Fonctions cutanes La peau est un organe de protection. La fonction primaire de la peau est d'agir

    comme une barrire. La peau offre une protection contre: impacts mcaniques et

    de la pression, les variations de temprature, les micro-organismes, les radiations

    et les produits chimiques (http://www.clinimed.co.uk/wound-

    care/education/wound-essentials/structure-and-function-of-the-skin.aspx.

    [Consult le 12/09/2010]). Certaines cellules pidermiques jouent un rle

    important dans la protection immunitaire du corps humain. On y trouve des

    cellules dendritiques, autrement appeles cellules de Langerhans.

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Peau#Immunit.C3.A9. [Consult le 12/09/2010])

    La peau est un organe de rgulation. La peau rglemente plusieurs aspects de la

    physiologie, y compris: la temprature du corps par la sueur et les cheveux, et des

    changements dans la circulation priphrique et le bilan hydrique par la

    transpiration (http://www.clinimed.co.uk/wound-care/education/wound-

    essentials/structure-and-function-of-the-skin.aspx. [Consult le 12/09/2010]).

    Le derme contient un rseau de vaisseaux sanguins reprsentant environ 10% du

    sang chez l'adulte. Durant l'exercice physique, les vaisseaux sanguins de la peau

    se contractent pour favoriser l'apport sanguin aux muscles (vasoconstriction)

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Peau#R.C3.A9servoir_sanguin_et_lymphatique)

    [Consult le 12/09/2010]

    Lorsqu'elle est expose aux rayons ultraviolets, la peau participe la synthse de

    la vitamine D ( partir de drivs du cholestrol) ncessaire la croissance et

    l'quilibre calcique et phosphorique du corps humain

  • Revue bibliographique

    21

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Peau#Synth.C3.A8se_de_la_vitamine_D [Consult

    le 12/09/2010]).

    La peau est un organe de perception. Les terminaisons nerveuses ressentent

    chaleur, froid, tact, douleur et prurit. Ces perceptions ont un intrt de dfense

    et dadaptation au milieu environnant (mobilisation, changes thermiques)

    (Anonyme 1, 2005). Les dommages ces cellules nerveuses sont connus sous le

    nom de neuropathie, ce qui entrane une perte de sensation dans les zones

    touches. Les patients atteints de neuropathie peuvent ne pas ressentir la douleur

    quand ils souffrent de blessures, ce qui augmente le risque de blessure grave ou

    l'aggravation d'une blessure existante (http://www.clinimed.co.uk/wound-

    care/education/wound-essentials/structure-and-function-of-the-skin.aspx.

    [Consult le 12/09/2010]).

    2. Organisation des muqueuses

    2.1. Dfinition

    Les muqueuses (du latin mucus) sont des minces couches de tissus d'origine ectodermique

    constitues de cellules pithliales, et de tissu conjonctif sous-jacent qui se nomme chorion

    qui tapissent les cavits ouvertes vers le milieu extrieur (comme les narines et les oreilles)

    http://www.muq/Muqueuse%20-%20Wikip%E9dia.htm#. (Consult le 13/08/2010).

    Le rle des muqueuses est d'absorber et de scrter. Ainsi, la majorit des muqueuses est

    compose de cellules dites caliciformes qui ont la proprit de scrter du mucus (il s'agit

    d'une substance visqueuse, l'image du mucus nasal). Nanmoins, cette proprit ne se

    retrouve pas sur toutes les muqueuses. Ainsi, celles des voies respiratoires sont capables de

    scrter un mucus lubrifiant et filant mais pas les muqueuses des voies urinaires

    (http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/muqueuse-3107.html. (Consult le

    13/08/2010).

  • Revue bibliographique

    22

    2.2. Emplacement

    Les muqueuses sont prsentes aussi bien visibles que caches, ce sont :

    - toutes les parois du systme digestif (de la bouche l'anus),

    - toutes les parois de l'appareil respiratoire,

    - les zones uro-gnitales (l'utrus ou plus prcisment son endomtre, les parois du vagin,

    le clitoris, le gland et l'intrieur du prpuce) ou les bourses sont tapisses de muqueuses.

    La spcificit des muqueuses est d'tre en permanence humide ou humidifie, comme par

    exemple les muqueuses urinaires avec l'urine. Elles sont plus permables que la peau l'eau

    et de nombreuses substances

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Muqueuse#Emplacements_et_r.C3.B4le) [Consult le

    13/08/2010].

    Les muqueuses digestives, sexuelles et respiratoires ou de la bouche possdent des glandes

    scrtant un mucus (substance liquide visqueuse), comme les scrtions nasales qui - dans

    les poumons - servent empcher les particules trangres inhales d'atteindre les parties

    profondes du poumon.

    Les muqueuses respiratoires et nasales sont aussi dotes respectivement de cils et de poils.

    Lorsque les micro-organismes arrivent pntrer dans l'organisme, ils se collent la

    substance puis sont ingrs, dtruits par des globules blancs ou rejets par les cils et

    l'expectoration (http://fr.wikipedia.org/wiki/Muqueuse#Emplacements_et_r.C3.B4le)

    [Consult le 13/08/2010].

    2.3. Histologie

    L'ensemble des muqueuses est constitu d'un feuillet que l'on appelle pithlial, pos

    directement sur un autre type tissu conjonctif lche appel la lamina propria, qui repose elle-

    mme (le plus souvent) sur une troisime couche plus profonde, compose de cellules

    musculaires lisses. Les cellules musculaires lisses sont de proches parents des cellules

    musculaires stries des muscles squelettiques, qui permettent notamment de mobiliser un

  • Revue bibliographique

    23

    membre (http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/muqueuse-3107/physiologie.html.

    (Consult le 13/08/2010).

    Les caractristiques cytologiques physiologiques des cellules des muqueuses sont les

    suivantes :

    Le RER (rticulum endoplasmique rugueux) est bien dvelopp et est responsable de la

    synthse des glycoprotines et des protoglycanes du mucus;

    L'appareil de Golgi est localis en position supra nuclaire et est galement bien dvelopp;

    Le cytoplasme est riche en vsicules de scrtion ou grains de mucigne. Les colorations

    histologiques telles que le PAS, le mucicarmin et le bleu alcian mettent ces granulations de

    mucus en vidence (http://fr.wikipedia.org/wiki/Muqueuse#Histologie) [Consult le

    13/08/2010].

    2.4. La muqueuse rectale Le rectum prsente plusieurs parties importantes sur le plan anatomique, il permet de

    distinguer deux segments : le rectum pelvien et le rectum prinal (canal anal) (Stevens et

    Lowe, 2006).

    2.4.1. Rectum prinal Cest un segment rtrci se terminant lanus, il est orient en caudal et

    dorsal. Il est dot dun systme sphinctrien double. Le premier est un anneau

    musculaire fait de muscles stris, cest le sphincter externe de lanus. Le

    deuxime est un simple renforcement de la paroi musculaire lisse du rectum ;

    cest le sphincter interne. Le cap du rectum situ entre ces deux zones correspond

    au muscle lvateur de lanus (Stevens et Lowe, 2006).

  • Revue bibliographique

    24

    2.4.2. Rectum pelvien Conduit cylindrique compris entre la charnire recto sigmodienne et la jonction

    anorectale. Dans sa portion sous pritonale ou extra pritonale, le rectum

    pelvien est entour par une gaine fibreuse, dont il est spar par un espace

    cellulo-graisseux, et la quelle stend depuis la rflexion pritonale jusquau

    niveau du fascia parital pelvien (Stevens et Lowe, 2006).

    2.4.3. Vascularisation du rectum La vascularisation du rectum est de type pdiculaire. Elle est assure par :

    des artres hmorrodaires appeles artres rectales : lartre sacrale mdiane,

    les artres rectales suprieure, moyenne et infrieure.

    Des veines rectales se drainent essentiellement par la veine rectale suprieure :

    les veines rectales moyennes et infrieures, les veines rectales craniales

    (Vigu, 2004).

  • Chapitre n03 :

    Brlures et cicatrisation.

  • Revue bibliographique

    25

    Chapitre n03 : Brlures et cicatrisation.

    1. Les brlures cutanes La brlure est une destruction plus ou moins profonde du revtement cutan, parfois

    mme des plans sous-jacents, par un agent thermique, chimique, lectrique ou par des

    radiations ionisantes et mme certaines maladies bulbeuses de la peau (Guilbaud et al.

    1993 ; cit par Serakta, 1999).

    1.1. Physio-pathologie des brlures 1.1.1. Brlures thermiques

    Une brlure thermique rsulte du transfert dnergie entre une source externe et le corps.

    Il sagit dun phnomne dynamique dont la gravit dpend de la temprature de lagent

    externe, de la dure de lexposition et de la localisation de latteinte (Raffoul et Berger,

    2006). Le contact de la peau avec un agent chaud solide entrane des lsions limites

    mais profondes. Les liquides entranent des brlures tendues. La profondeur dpend du

    point d'bullition et de la viscosit du liquide concern. Les brlures par huile (point

    d'bullition > 300C) sont plus profondes que celles dues l'eau (point d'bullition =

    100C) (Djenane, 2010).

    1.1.2. Brlures lectriques Le passage dun courant lectrique produit dans un corps, lendroit o il entre et il sort,

    des brlures du premier au troisime degr. Limportance des lsions dpend de

    lintensit (amprage) et de la conductivit (effet joule) (Zinai-Djebbar, 2008). Si la peau

    est humide, ce sont galement les environs de ces endroits. Des brlures internes, des

    lsions des reins et une fibrillation ventriculaire peuvent aussi se produire (Treben, 1992).

    1.1.3. Brlures chimiques Des brlures peuvent tre causes la peau, aux muqueuses et aux couches profondes du

    derme par des acides, lessives et autres produits chimiques. La gravit de ces blessures

    dpend de la nature du caustique, sa concentration ainsi que la dure de contact (Treben,

    1992 ; Zinai-Djebbar, 2008).

  • Revue bibliographique

    26

    1.1.4. Brlures par irradiation Les irradiations entranent des lsions cutanes irrversibles par atteinte de lADN, la

    brlure rsultant de la transformation en chaleur des rayonnements infrarouges et

    ultraviolets et des incendies secondaires :

    Lirradiation par rayons X, le plus souvent dans un but diagnostic, plus rarement

    dans un but thrapeutique ;

    Lirradiation par curiethrapie : le radium sous forme daiguilles, plus rarement

    liridium ou le strontium ;

    Lirradiation par des rayonnements gamma ou par des neutrons ;

    Les accidents de lindustrie atomiques et les explosions atomiques donnent de trs

    graves lsions gnralises (Zinai-Djebbar, 2008).

    1.2. Apprciation de la gravit dune brlure La gravit de la brlure dpend de sa localisation, de sa profondeur (le degr de brlure),

    de ltendue de la surface endommage (en pourcentage de la surface totale) et de l'agent

    causal en question.

    1.2.1. Surface L'tendue de la brlure peut tre value rapidement grce la rgle des neuf de

    Wallace. La tte reprsente 9 % de la surface corporelle, chacun des bras reprsente 9 %,

    chaque jambe 18 %, le dos et l'avant du torse 18 % chacun, la rgion gnitale et la paume

    des mains environ 1 %.

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Brlure#La_r.C3.A8gle_des_neuf_de_Wallace) [Consult

    le 14/09/2010]. A noter que la surface brle est difficilement apprciable avec

    exactitude dans le terrain elle est gnralement surestime (Perry et al, 1996).

  • Revue bibliographique

    27

    Tableau 3 : Etendue de la brlure value par la rgle des neuf de Wallace.

    Rgle des neuf pour un adulte : Rgle des neuf pour un enfant :

    Partie corporelle Surface atteinte

    Tte et cou 9 %

    Face antrieure du tronc 18 %

    Face postrieure du tronc 18 %

    Chaque jambe 18 % (2)

    Chaque bras 9 % (2)

    Prine 1 %

    Total 100 %

    Partie corporelle Surface atteinte

    Tte et cou 17 %

    Face antrieure du tronc 18 %

    Face postrieure du tronc 18 %

    Chaque jambe 14 % (2)

    Chaque bras 9 % (2)

    Prine 1 %

    Total 100 %

    Seules les zones, dites dspithlialises , c'est--dire, ayant perdu la couche la plus

    superficielle de la peau, doivent tre comptes dans le calcul. Les zones simplement

    rouge (rythme) n'entre pas dans le calcul de la surface.

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Brlure#La_r.C3.A8gle_des_neuf_de_Wallace) [Consult

    le 14/09/2010].

    1.2.2. Profondeur

    Une brlure superficielle ou brlure du 1er degr est une brlure qui affecte

    seulement les couches superficielles de l'piderme. La couche basale est intacte et

    la brlure se prsente comme une rougeur persistante tmoin de l'hyper

  • Revue bibliographique

    28

    vascularisation sous-jacente du derme. Cet rythme est suivi quelquefois d'une

    desquamation de peau. La cicatrisation s'effectue en 8 jours maximum par

    desquamation acclre (Wilk, 2005 ; http://www.vulgaris-

    medical.com/encyclopedie/brulure-7038/classification.html) [Consult le

    15/09/2010].

    Une brlure profonde du 3me correspond une destruction totale de la peau

    incluant la totalit du derme et de lpiderme. Le rseau vasculaire est coagul. Il

    y a mort tissulaire qui se traduit par un aspect blanc ou noir plus ou moins

    cartonn suivant le degr de dshydratation du derme (Wilk, 2005 ;

    http://www.urgence-pratique.com/2articles/medic/art-medical-12.htm [Consult

    le 12/05/2010]. Les poils et vibrisses sont brls avec perte totale de la sensibilit.

    Aucune cicatrisation pidermique n'est possible sauf partir des berges saines

    souvent trs loignes. Au-del du derme, l'atteinte graisseuse puis musculaire

    constitue le 4me degr ou carbonisation (Wilk, 2005). (http://www.vulgaris-

    medical.com/encyclopedie/brulure-7038/classification.html) [Consult le

    15/09/2010].

    Les brlures du 2me degr sont traditionnellement une atteinte de tout l'piderme

    jusqu' la couche basale intacte. La cicatrisation s'effectue spontanment en moins

    de 12 jours. Souvent le stade de phlyctne ("bulle" contenant une srosit) est

    fugace et met nu la couche basale rose et suintante. Ces brlures sont

    superficielles et extrmement douloureuses (Wilk, 2005). Les phlyctnes sont

    susceptibles d'tre l'origine dun choc cardio-vasculaire avec une chute brutale

    de la tension artrielle et acclration du rythme cardiaque. Ceci s'explique par

    l'extravasation, c'est--dire la sortie de liquide partir des vaisseaux vers les

    bulles et la peau. Par la suite, des complications type de surinfection sont

    susceptibles de survenir. En effet, la brlure entrane une altration de la barrire

    cutane (http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/brulure-

    7038/classification.html) [Consult le 15/09/2010].

  • Revue bibliographique

    29

    1.2.3. Localisation La peau nayant pas partout la mme constitution, la gravit des lsions variera en

    fonction de leur localisation. Ainsi, la peau de la face palmaire de la main prsente une

    couche corne et un derme pais. Les brlures dorsales sont souvent plus graves que les

    brlures palmaires et ncessitent beaucoup plus souvent de la chirurgie. De mme, les

    brlures de lenfant sont frquemment plus graves en raison de la finesse des diffrentes

    couches de la peau (Raffoul et Berger, 2006).

    Figure 8: Classification des brlures.

    1.3. Traitement local des brlures Le traitement de base d'une brlure consiste arroser avec de l'eau froide au dessus de la

    zone brle afin que l'eau s'coule vers la brlure, le plus rapidement possible, en

    empchant toute autre action. Le maintien des fonctions vitales prime devant le

    traitement de la brlure.

    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Brlure#Traitement_des_br.C3.BBlures). [Consult le

    14/09/2010].

    1.3.1. Brlures du 1er degr

    Ces brlures cicatrisent spontanment. Le traitement local consiste en une application de

    crme hydratante de faon maintenir la surface humide et frache. Une crme grasse

    sera applique ultrieurement ds lapparition de la desquamation. Parfois lapplication

  • Revue bibliographique

    30

    dun antihistaminique par voie topique peut tre ncessaire pour calmer le prurit caus

    par lhistamine libre dans la phase inflammatoire initiale (Raffoul et Berger, 2006).

    1.3.2. Brlures du 2me degr superficiel

    Les lsions intermdiaires ont la capacit de cicatriser spontanment avec une ranon

    cicatricielle acceptable si la prise en charge est adquate. La prvention de linfection

    constitue la 1re tape (Wilk, 2005). La sulfadiazine dargent sest impose comme le

    traitement de choix des brlures en raison de son large spectre antibactrien et de

    lexcellente tolrance. De plus, elle prsente une action antalgique grce au milieu

    humide quelle engendre au niveau de la plaie. Nanmoins les sels dargents ont t

    accuss de retarder la cicatrisation en cas dapplication prolonge et de se fixer autour

    des follicules pileux causant par la suite une raction inflammatoire prolonge. Cest

    pourquoi il est prconis de limiter lapplication de la sulfadiazine dargent aux

    premires 48 72 heures (Raffoul et Berger, 2006).

    Le pansement doit tre chang quotidiennement, et la plaie rince leau: une nouvelle

    couche de pommade paisse de 1cm est mise en place. Ds les 2me 3me jours, un

    pansement de type hydrofibre ou hydrocellulaire sera mis en place. Il sera conserv

    pendant 5 7 jours. Ce type de brlure doit tre compltement cicatris en 12 15 jours

    (Raffoul et Berger, 2006).

    1.3.3. Brlures profondes (2me degr profond et 3me degr)

    Ces lsions doivent tre traites chirurgicalement car toutes les couches superficielles qui

    ont une capacit de rgnration spontane sont dtruites. Seules certaines lsions de

    petites dimensions peuvent tre traites conscutivement ; elles cicatriseront par

    rtraction (Raffoul et Berger, 2006 ; Wilk, 2005).

    Le traitement chirurgical consiste exciser le tissu ncrotique et le remplacer par une

    greffe de peau autologue, prleve sur une zone de peau intacte (http://www.urgence-

    pratique.com/2articles/medic/art-medical-12.htm) [Consult le 12/05/2010]. Cest la

  • Revue bibliographique

    31

    technique de choix chez les grands brls, puisquelle permet dobtenir plusieurs

    centaines de cm2 de peau.

    Aprs la reconstruction de la peau, le traitement comprend une compression des

    cicatrices laide dhabits lastiques faits sur mesure, des plaques de silicone appliques

    certains endroits spcifiques, et des appareillages externes faits sur mesure tel que

    masque pour le visage, minerve pour le cou ou attles pour les extrmits. Le traitement

    des cicatrices doit se faire au minimum pendant un an chez le patient adulte et deux ans

    chez lenfant, ce dernier doit tre suivi tout au long de sa croissance (Raffoul et Berger,

    2006).

    Une rducation spcialise est essentielle dans le traitement moderne des brls. Elle est

    complexe, intgrant diffrents niveaux: la peau, les articulations, la force musculaire et la

    rintgration de limage corporelle.

    Enfin, pour les patients les plus graves, les cures thermales sont efficaces pour le

    traitement du prurit rsiduel, des rtractions et des hypertrophies secondaires (Raffoul et

    Berger, 2006).

    2. La cicatrisation cutane

    Processus biologique naturel intervenant aprs l'ouverture des parties molles du corps

    secondaire un agent mcanique externe, une agression (traumatisme direct, brlure,

    blessure, maladie, intervention chirurgicale etc.), ne s'accompagnant pas de perte de

    substance. Cette gurison de la plaie ainsi constitue peut se faire spontanment, on parle

    alors de cicatrisation de premire intention. Mais dans certains cas, elle ncessite

    l'intervention humaine et on parle dans ce cas de cicatrisation de deuxime intention ou

    cicatrisation secondaire (http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/cicatrisation-

    1087.html) [Consult le 12/09/2010].

  • Revue bibliographique

    32

    2.1. Phases de la cicatrisation 2.1.1. Phase exsudative

    Figure 9. Au moment de la blessure, le tissu est ls et les plaquettes adhrent au collagne et

    librent des facteurs de coagulation, le PDGF et le TGF- pour initier le processus de rparation

    (Diegelmann, 2004).

    2.1.1.1. Raction vasculaire Au moment de la blessure, la rupture de vaisseaux sanguins entrane lpanchement des

    constituants du sang. La coagulation traduit la raction cellulaire immdiate lagression du

    tgument (Boykin, 1996). Cette raction est amorce par lactivation de lagrgation des

    plaquettes et par la libration de substances vasoconstrictrices qui oblitrent les vaisseaux

    sanguins par la formation dun caillot stable. Le caillot rtablit lhmostase et forme une matrice

    extracellulaire dans le lit de la plaie, c'est--dire une structure pour la migration des cellules

    (Singer et Clarck, 1999). Les plaquettes librent galement plusieurs mdiateurs cytokines ou

    facteurs de croissances : facteurs de croissance dorigine plaquettaire (platelet derived growth

    factor ou PDGF) ; facteur de croissance transformant alpha (transforming growth factor alpha

    ou TGF) ; facteur de croissance transformant bta (TGF). Ces facteurs attirent et activent les

    macrophages et les fibroblastes (Singer et Clarck, 1999).

  • Revue bibliographique

    33

    Figure 10. Ds le premier jour aprs une blessure, les neutrophiles se fixent aux cellules

    endothliales de la paroi des vaisseaux autour de la plaie, puis elles changent de forme pour

    passer travers les jonctions cellulaires (diapdse) et migrent vers le site de la plaie

    (chimiotactisme). C'est le dbut de la phase inflammatoire (Diegelmann, 2004).

    2.1.1.2. Raction inflammatoire Linflammation commence, en gnral, ds lagression initiale et dure jusquau quatrime jour

    de la cicatrisation, environ. Les signes cardinaux de linflammation aigu sont bien connus :

    chaleur, rougeur, dme et douleur. La perte de fonction constitue un autre signe de cette phase

    (Calvin, 1998).

  • Revue bibliographique

    34

    Figure 11. La phase inflammatoire se poursuit, les macrophages tissulaires deviennent actifs et

    se dplacent dans le site de la lsion et se transforment en macrophages trs active. Ces cellules

    hautement phagocytaires librent galement le PDGF et le TGF- fin de recruter des

    fibroblastes sur le site et de commencer ainsi la phase prolifrative (Diegelmann, 2004).

    2.1.2. Phase prolifrative La seconde tape du processus cicatriciel conduit la formation du tissu de granulation. Elle

    permet ainsi la rparation dermique et pidermique grce la synthse de collagne et la

    prolifration de kratinocytes, de fibroblastes et de novaisseaux (Allas, 1997 ; Maurin, 2005).

    2.1.2.1. Rparation dermique La phase inflammatoire, grce notamment aux nombreux mdiateurs chimiques librs, aboutit

    lactivation des fibroblastes prsents ltat quiescent au niveau des berges et du lit de la plaie.

    Ces fibroblastes activs migrent alors vers le foyer inflammatoire, o ils sont retrouvs partir

    du troisime jour. Ils assurent, essentiellement partir du cinquime jour, la synthse de

    collagne, de glycoprotines et de protoglycannes. Ces composs forment ainsi la nouvelle

  • Revue bibliographique

    35

    matrice extra-cellulaire qui succde la matrice provisoire forme lors de la phase exsudative

    (Allas, 1997 ; Hatz, 1994 ; Vandenbussche, 1983).

    2.1.2.2. Angiognse Paralllement la prolifration cellulaire, langiognse se developpe au site de la plaie partir

    du cinquime jour. La formation de nouveaux vaisseaux sanguins se droule en plusieurs tapes,

    chacune rgie par des facteurs de croissance essentiellement dorigine plaquettaire et

    macrophagique. La novascularisation rgresse lorsque les besoins en oxygne sont moins

    intenses, notamment lorsque la synthse de collagne et de matrice extra-cellulaire diminue.

    (Allas, 1997 ; Maurin, 2005 ; Stashak, 1984).

    2.1.2.3. Rparation pidermique La rpithlialisation assure la couverture finale de la plaie par un pithlium stratifi et

    kratinis, form partir des cellules pidermiques provenant des berges du foyer cicatriciel,

    voire des follicules pileux (Allas, 1997 ; Dereure, 2001 ; Maurin, 2005).

    2.1.3. Phase de contraction Il sagit dun mcanisme de rduction de la taille de la plaie par le mouvement centripte du tissu

    cutan entourant la plaie. Cest un processus dans lequel les fibroblastes joueraient un rle du

    premier plan se produisant sept jours aprs la blessure, et son activit atteint un pic aprs deux

    semaines (Calvin, 1989).

    2.1.4. Phase de remodelage Aprs larrt de la transformation fibroblastique et de langiogense et longtemps aprs la

    rpithlialisation, une longue phase de remodelage de la cicatrice se fait par synthse de

    collagne qui se poursuit essentiellement par remplacement du collagne de type III par du

    collagne de type I. Il sagit dune lente volution vers lquilibre entre synthse et dgradation

  • Revue bibliographique

    36

    surtout par les mtalloprotases, une rupture de cet quilibre entrane des vices de cicatrisation

    (cicatrice hypertrophique, chlode, cicatrice atrophique) entre autres, la collagnase 4 et la

    glatinase. Cette phase finale de la cicatrisation se poursuit pendant des mois, voire des annes

    aprs la cicatrisation de la plaie (Coulibaly, 2007 ; Moulin, 2001).

    Figure 12. La phase de remodelage est caractrise par la synthse continue et la dgradation

    des composants de la matrice extracellulaire en tentant d'tablir un nouvel quilibre

    (Diegelmann, 2004).

    2.2. Facteurs intervenant sur la cicatrisation

    Divers facteurs gnraux et locaux peuvent perturber et mme fortement entraver le processus

    physiologique de cicatrisation. Parmi les facteurs gnraux pjoratifs, il faut relever entre autres:

    la malnutrition avec carence en albumine, fer, vitamine C ou zinc, des affections mtaboliques et

    hmatologiques, des maladies inflammatoires, des troubles de la vascularisation ou encore des

    interactions mdicamenteuses. Parmi les facteurs locaux dltres sont nots les ncroses, les

    corps trangers, l'dme, les hmatomes. C'est indiscutablement l'infection de la plaie qui

    entrane les perturbations les plus lourdes de consquences, savoir les diffrentes formes de

    dgnrescence tissulaire pouvant aller jusqu' la ncrose.

  • Revue bibliographique

    37

    Dans ces conditions, tout retard thrapeutique peut entraner des consquences prjudiciables

    tout l'organisme et l'infection peut conduire jusqu'au dcs du patient (http://www.Cicatrisation

    Normale.htm) [Consult le 16/07/2008].

    Tableau 4: Facteurs pouvant avoir un effet nfaste sur la cicatrisation (http://www.Cicatrisation

    Normale.htm) [Consult le 16/07/2008].

    Facteurs nfastes Effets possibles sur la cicatrisation

    Obsit Diminution de la vascularisation du tissu adipeux et augmentation de la tension dans la plaie

    Tabagisme Diminution de l'oxygnation de la plaie et anomalies de la coagulation dans les petits vaisseaux sanguins

    Age avanc Affaiblissement des dfenses immunitaires et diminution de la rsistance aux germes pathognes

    Diabte

    Dysfonctionnement leucocytaire, cause de l'hyperglycmie. Risque d'ischmie rgionale en raison d'une oblitration vasculaire ou de l'paississement de la membrane basale des capillaires

    Mauvaise circulation / hypoperfusion Mauvaise alimentation de la plaie en substances nutritives, en cellules sanguines et en oxygne

    Malnutrition Perturbations de la phase inflammatoire et de la synthse de collagne

    Mdicaments immunosuppresseurs Diminution de la synthse de collagne

    Irradiation de la lsion Diminution de l'irrigation sanguine par suite du rtrcissement de la lumire vasculaire

    Stress important L'augmentation du cortisol diminue le nombre de lymphocytes circulants et attnue la raction inflammatoire

    Dficit sensitif dans la rgion de la plaie Rduction de la raction inflammatoire et vasomotrice

    Corticodes Ralentissement de l'pithlialisation et de la novascularisation, et inhibition de la contraction

  • Revue bibliographique

    38

    2.3. Anomalies de la cicatrisation Les cicatrices peuvent tre la cause dimportantes troubles morphologiques et

    fonctionnels.

    2.3.1. Anomalies par excs Les cicatrices hypertrophiques sont caractrises par la production

    excessive de tissu fibreux. Elles sont favorises par la formation dun

    bourgeon charnu en excs induit par la persistance dune infection locale

    ou de corps trangers (Charlotte, 2009). Il sensuit des zones de cicatrice

    mal orientes, en amas nodulaires, aux trousseaux de collagne pais, au

    rseau vasculaire mal diffrenci (Verola, 2006).

    La chlode est une tumeur fibreuse intra dermique dveloppe aux

    dpens du derme avec des prolongements radiculaires lui donnant

    un aspect de pince dcrevisse (Coulibaly, 2007). Cest une forme

    de cicatrice qui est observe chez les sujets de race noire qui serait

    la consquence dune anomalie de maturation du collagne. Elle

    comporte uniquement du collagne du type contrairement aux

    cicatrices normales constitues de collagnes de type (Charlotte,

    2009).

    Lescarre est une lsion cutane dorigine ischmique lie une

    compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies

    osseuses. On peut dcrire trois types descarres selon la situation :

    * lescarre accidentelle lie un trouble temporaire de la

    mobilit et/ou de la conscience ;

    * lescarre neurologique , consquence dune pathologie

    chronique motrice et/ou sensitive ;

    * lescarre plurifactorielle du sujet polypathologique, confin

    au lit et/ou au fauteuil (S.F.F.P.C., 2001).

    Les cicatrices rtractiles sont caractrises par une rtraction excessive du

    bourgeon charnu et du tissu fibreux cicatriciel. Au niveau cutan, elles

    surviennent aprs des brlures et provoquent des brides au niveau des plis

  • Revue bibliographique

    39

    de flexion et la dformation des orifices (bouches, fentes palpbrales)

    (Charlotte, 2009).

    Figure 13: Chlode : pais trousseaux de collagne compacte, hyalin, avec

    capillaires parses et rares fibroblastes, lensemble tendant former de

    volumineux nodules (Verola, 2006).

  • Revue bibliographique

    40

    Figure 14: Fibrose chronique : orientation anarchique de la matrice collagne avec

    disposition nodulaire, amas de fibres lastiques dsordonnes (Verola, 2006).

    2.3.2. Anomalies par dfaut Il sagit dventualits plus rares, relevant de troubles du mtabolisme du tissu

    conjonctif, qui se traduisent par un retard ou une absence de cicatrisation.

    Certaines de ces affections relvent danomalies gntiques, comme les

    dysplasies constitutionnelles du tissu conjonctif, dans lesquelles, en raison dun

    dficit enzymatique, les fibroblastes laborent une matrice extra-cellulaire

    pathologique : dficits de la synthse des collagnes, des fibres lastiques, des

    protoglycanesCes affections, dont les syndromes dEhlers- Danlos et de

    Marfan, sont les plus connus, ont un impact cutan, (fragilit anormale,

    hyperlaxit) et vasculaire ( anvrysmes, rupture).

    - Dautres affections sont le rsultat de carences : retard de cicatrisation des

    dficits protiques svres et prolongs, avitaminose C (Baldet, 2007).

  • Revue bibliographique

    41

    3. Particularits de la cicatrisation de plaies de brlures La cicatrisation dune plaie de brlure est identique celle des plaies par pertes de

    substances mais avec quelques particularits dpendant du degr de la brlure. La

    r-pithlialisation des plaies de brlures superficielles et intermdiaires se fait en

    trois semaines en moyenne ; cette dure varie en fonction de ltendue de la plaie.

    Les brlures du troisime degr cicatrisent par contraction et pithlialisation

    depuis les bords de la plaie et sous lescarre, cette dernire joue le rle dun

    pansement qui protge les tissus sous-jacents, elle est spare de ces derniers par

    un sillon disjoncteur et sera limine en un temps plus ou moins long (Bensegni,

    2007).

    4. Pansements utiliss pour le traitement local des brlures Diffrents topiques sont employs au cours des diffrentes phases de cicatrisation. La

    proccupation constante est de prvenir linfection, complication de la phase aigu mais

    aussi des phases tardives, qui ralentit le processus dpidermisationou ou de couverture

    cutane dfinitive. Selon Lallement et Bargues (2007), les pansements utiliss pour traiter

    localement les brlures peuvent tre classs comme suit :

    Pansements antibactriens

    Ils existent sous forme de crme (et pommades) ou sous forme de

    pansements imprgns. Ils contiennent, seuls ou associs, des

    antibiotiques (sulfadiazine) et/ou des drivs de largent ou ion argent).

    Ces pansements antibactriens sont indiqus en phase aigu de la brlure

    (6 10 premiers jours) en prvention des infections locales,

    essentiellement les cocci gram positif (staphylocoque) et bacille gram

    ngatif (pyocyanique) (Lallement et Bargues, 2007).

    Hydro collodes

    Un hydrocollode normal est indiqu pour le traitement de plaie humide,

    occlusif et pour les plaies avec importante exsudation, en combinaison

    avec alginate ou hydrofibre, ainsi que pour les plaies sches en

    combinaison avec hydrogel.

  • Revue bibliographique

    42

    Un hydrocollode mince est prconis pour les mmes indications que

    pour lhydrocollode normal avec une moindre capacit dabsorption de

    lexsudat, do combinaison ventuelle avec alginate ou hydrofibre

    (Branswyck, 2009 ; Gretener et al., 2001).

    Hydro cellulaires

    Drivs de polyurthane (trs absorbant et non adhrent) au contact de la

    plaie, poss sur un support externe pouvant tre adhsif. Ils sont indiqus

    pour les brlures aprs dtersion (stade de granulation et pidermisation)

    et pour les plaies exsudatives (Branswyck, 2009 ; Lallement et Bargues,

    2007).

    Hydro gels

    Drivs de carboxy mthyl cellulose (CMC) en phase aqueuse librant

    dans la plaie des quantits importantes deau, prsents sous forme de

    gels.

    Ils sont indiqus pour les brlures sches non exsudatives ainsi que pour la

    dtersion des ncroses et escarres de brlures (Branswyck, 2009 ; Gretener

    et al., 2001 ; Lallement et Bargues, 2007).

    Hydro fibres

    Il sagit dune forme particulire dhydro collodes (forme pure non tisse)

    ayant de fortes proprits absorbantes. Ils sont indiqus pour les brlures

    dterges et exsudantes (Branswyck, 2009 ; Lallement et Bargues, 2007).

    Alginates

    Les fibres alginates (notes ALG par Bureau International de

    Standardisation des Fibres Artificielles) ont tout dabord t produites en

    1939 au Japon puis en Angleterre aprs la seconde guerre mondiale par

    Courtaulds (Wang et al., 2006). Ce sont des polymres dacides alginiques

    dorigine vgtale, composs majoritairement dalginates (>50%), avec ou

    sans carboxy mthyl cellulose (CMC) ayant un grand pouvoir absorbant,

    des proprits hmostatiques et des proprits de dtersion de ncroses

    par absorption. Ils sont indiqus pour les brlures partiellement ou

    compltement dterges, exsudatives. De mme pour les prises de greffe

  • Revue bibliographique

    43

    hmorragique (Branswyck, 2009 ; Gretener et al., 2001 ; Lallement et

    Bargues, 2007).

    Charbons

    Le rle du charbon est labsorption et le drainage des germes et des

    exsudats. Il est indiqu pour les brlures en phase de dtersion et

    infectes, ainsi que les brlures en phase de dtersion avec risque

    infectieux (Branswyck, 2009 ; Lallement et Bargues, 2007).

    Tulles et interfaces

    Maillage imprgn de corps gras, inerte ou associ des produits actifs

    (corticodes, antiseptique type povidone iode, antibiotique) possdant des

    pouvoirs de cicatrisation au contact de la plaie. Tulle si expansion large

    permettant au tissu de granulation de passer dans les mailles, interface si

    expansion faible ne permettant pas au tissu de granulation de passer dans

    les mailles et dadhrer la plaie. Ces tulles et interfaces sont indiqus

    pour le bourgeonnement et lpidermisation de toute profondeur

    (Branswyck, 2009 ; Lallement et Bargues, 2007).

    Films

    Forms de polyurthane transparent, adhsif et inerte, semi permable. Ils

    sont indiqus pour les brlures superficielles (deuxime degr superficiel)

    et prises de greffes (Lallement et Bargues, 2007).

    Collagnes

    Les collagnes ont un effet anti inflammatoire local et permettent de

    limiter les cicatrices chlodes. Ils sont indiqus pour les cicatrices de

    brlures, chlodes ou hypertrophiques rcentes (Lallement et Bargues,

    2007).

    5. Plantes activit cicatrisantes L'homme a toujours utilis les plantes depuis les temps les plus reculs pour

    soulager bons nombres de ses maux. Lactivit cicatrisante des plantes est

    reconnue dans toutes les civilisations. Cette pharmacie naturelle a toujours fait

    l'objet de nombreuses tudes scientifiques. Grce aux rsultats de ces recherches,

    les vertus et les mcanismes daction des molcules bio actives de ces plantes sont

    aujourd'hui reconnues scientifiquement et adopts par notre mdecine

  • Revue bibliographique

    44

    contemporaine ainsi que par l'industrie cosmtique. Le tableau ci-aprs rcapitule

    les diffrentes plantes, leurs parties utilises, le model de plaie utilis ainsi que le

    mcanisme daction sur le processus de cicatrisation.

    Tableau 5: Plantes activit cicatrisante (Habbu et al. 2007).

    Plantes Parties

    utilises

    Model/mcanisme tudi Rfrences

    Buddleja globosa (Loganiaceae) Stryphanodendron polyphyllum, Stryphanodendron obovatum (Leguminosae) Terminalia arjuna (Combertaceae) Datura alba (Solanaceae) Portu laca oleraceae (Portulacaceae) Desmodium tirquetrum (Leguminosae) Dodonaea viscosa (Sapindaceae) Indigofera enneaphylla (Papilionaceae) Hyptis suaveolens (Labiatae) Tinospora cordifolia (Menispermaceae) Saussurea lappa (Asteraceae) Eucalyptus globulus (Myrtaceae) Argemone mexicana (Papaveraceae) Lawsonia alba (Lythraceae) Gentiana luteae (Genitianaceae) Anogeissus latifolia

    Feuilles

    Tige

    corce Feuilles

    Feuilles

    Feuilles

    Feuilles

    Parties ariennes

    Feuilles

    Tige et feuilles

    Racine

    Feuilles

    Feuilles et latex

    Feuilles

    plante entire

    Ecorce

    Amlioration de la croissance des fibroblastes invitro Amliore la prolifration pithliale dans les plaies cutanes Plaies dincision et dexcision Pro pithlialisation et amliore les plaies des blures Activit cicatrisante par rduction de la plaie et amlioration de la qualit du tissu no- form Stimule lpithlialisation, amliore la rsistance tissulaire et la teneur en hydroxyproline Facilite la contraction de la plaie et lpithlialisation Plaies dincision et dexcision Plaies dincision , dexcisio