SARAH MACLEAN L’amour en 11 scandales - .Sarah MacLean L’amour en 11 scandales La famille St

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  • SARAHMACLEAN

    LAFAMILLEST.JOHN3

    Lamouren11scandales

    Traduitdelanglais(tats-Unis)parCatherineBerthet

  • SarahMacLean

    Lamouren11scandales

    LafamilleSt.John3

    Collection:AventuresetpassionsMaisonddition:Jailu

    Traduitdelanglais(tats-Unis)parCatherineBerthet

    SarahTrabucchi,2011PourlatraductionfranaiseditionsJailu,2016Dptlgal:septembre2016

    ISBNnumrique:9782290133866ISBNdupdfweb:9782290133890

    Lelivreatimprimsouslesrfrences:ISBN:9782290133897

    CompositionnumriqueraliseparFacompo

    http://www.facompo.fr

  • Prsentationdelditeur:Cela sappelle tomber de Charybde en Scylla : afin dchapper un importun, Juliana Fiori commet lerreur de se rfugier dans lavoiture de Simon Pearson. Et, une fois de plus, larrogant duc la traite en gamine effronte. Impulsive et rebelle comme toutes lesItaliennes, elle incarne tout ce quil dteste chez une femme. Apprenant quil sapprte conclure un mariage de raison avec unedbutante irrprochable, Juliana semoque de lui et lui lance un dfi : elle lui prouvera quil est incapable de rsister la passion !Amus,Simonaccepteetluilaissequinzejourspoursecouvrirderidicule.Celaserviradeleoncettepetiteimpudente.Maisest-ilaussiinfailliblequillepense?

    Biographiedelauteur:SARAHMACLEANestlauteurederomanceshistoriquestraduitesdansdenombreuxpays.ElleareuleprixdelameilleureromancehistoriquedcernparlesRITAAwards.

    Couverture:MalgorzataMaj/ArcangelImages

    SarahTrabucchi,2011

    PourlatraductionfranaiseditionsJailu,2016

  • SarahMacLean

    Aprsavoirobtenuundiplmedelettresettravailldansuneagencelittraire,elledcidedeselancerdanslcriture.Elleestauteurderomances, ainsi que de livres pour jeunes adultes devenus des best-sellers. Son talent lui a permis dtre classe de nombreusesreprisessurlalistedemeilleuresventesdelUSATodayetduNewYorkTimes.

  • DummeauteurauxditionsJailu

    LECERCLEDESCANAILLES

    1Leflambeur

    No104202Lacuriositestunvilaindfaut

    No107033Leparia

    No108734Discrtionassure

    No11197

    LAFAMILLEST.JOHN

    1Lamouren9dfis

    No115402Lamouren10leons

    No11543

  • PourCarrie,Avectoutmonamouretmagratitude.

    Mercidemavoirrameneaucampdebase.

  • Unmomentoconunadonnacappricciosavaleundiciannidivitanoiosa.

    Unseulmomentavecunefemmefougueusevautonzeansdunevieennuyeuse.

    Proverbeitalien

  • Sommaire

    TitreCopyright

    Biographiedelauteur

    SarahMacLean

    DummeauteurauxditionsJailu

    Chapitre1

    Chapitre2

    Chapitre3

    Chapitre4

    Chapitre5

    Chapitre6

    Chapitre7

    Chapitre8

    Chapitre9

    Chapitre10

    Chapitre11

    Chapitre12

    Chapitre13

    Chapitre14

  • Chapitre15

    Chapitre16

    Chapitre17

    Chapitre18

    Chapitre19

    Chapitre20

    pilogueMai1824

  • 1

    Lesarbresnesontriendautrequuneprotectionpourlescandale.latombedelanuit,lesdamesdistinguesrestentchezelles.

    Traitdesdamesraffines

    Nousapprenonsquelesfeuillesnesontpaslesseuleschosesquitombentdanslesjardins

    Journaldespotins,1823

    larflexion,ilyaquatrechosesqueMlleJulianaFioriauraitdsabstenirdefairecesoir-l.Premirement,elleauraitdignorerlimpulsionquilavaitpoussequitterlebaldautomnede

    sabelle-sur,poursgarerdans les jardinsdeRalstonHouse,certesplusarsetparfums,maisbeaucoupmoinsclairs.

    Deuximement,elleauraitdhsiter,quandcettemmeimpulsionlavaitdirigeverslesallesobscuresquifixaientleslimitesdelapropritdesonfrre.

    Troisimement, elle aurait d regagner la maison linstant o elle tait tombe sur lordGrabeham,manifestementivre,chancelantetdbitantdesproposcontraireslabiensance.

    Enrevanche,ellenauraitjamaisdlefrapper.Peuimportaitquilaitvoululaprendredanssesbras,quilluiaitsoufflauvisagesonhaleine

    charge,quilaitposseslvresfroidesethumidessursajoueensuggrantquelleaimeraitcela,commesamre.

    Unevraiedamenedonnaitpasdecoups.Dumoins,unedameanglaise.Elleregardaleprtendugentlemanhurlerdedouleuretsortirunmouchoirdesapochepourle

    plaquersursonnez.Letissuimmaculseteintaaussittderouge.Ellesefigea.Samainlabrlait,etlapeurlasubmergea.

    Cettehistoireallaitforcmentserpandre.Etdevenirunproblme.MmesilordGrabehamlavaitbienmrit.Quaurait-elle d faire ? Lui permettre de la brutaliser en attendant quun sauveur

    miraculeusementtombducielviennesonsecours?Touthommesepromenantdanslesjardinscetteheurepenseraitmoinslasecourirqulagresser.

    Quoiquilensoit,ellevenaitdeprouverquelesragotstaientfonds.Elleneseraitjamaislunedesleurs.

  • Julianalevalesyeuxverslesfeuillagespais.Uninstantplustt,lebruissementdesfeuillesluiavait paru agrable aprs la touffeurde la salle.prsent cebruit lui rappelait les chuchotementsquelleentendaitsursonpassagedanstouteslessallesdeballondoniennes.

    Vousmavezfrapp!crialegroshomme,outr.Levantsamainendolorie,ellecoinaunemchechappedesacoiffurederriresonoreille.Approchez-vousdenouveau,etjerecommencerai.Ilcontinuadpongerlesangsursonneztumfiendardantsurelleunregardmauvais.Ellesavaitcequecelasignifiait.Carrantlespaules,elleseprparacequiallaitsuivre.Vousleregretterez,articula-t-ilensavanantdunairmenaant.Jediraitoutlemondeque

    cestvousquimavezprovoqu.Icimme,danslejardindevotrefrre,tellelacatinquevoustes.Untauluiserralestempes,etellereculaensecouantlatte.Ilsnevouscroirontpas,lana-t-elle.Malgrtousseseffortspoursedbarrasserdesonaccentitalien,celui-cirefaisaitsurfacechaque

    foisquelletaitbouleverse.Sesparolessonnaientfaux.Biensrquilslecroiraient.Commesillisaitdanssespenses,lhommeclataderire. Vous nimaginez quand mme pas quils vont vous croire ! Une fille peine lgitime, et

    tolredanslabonnesocitqueparcequesonfrreestmarquis.Vousnepensezpasnonplusquilvouscroira,jespre.Aprstout,vousteslafilledevotremre.

    La fille de votre mre. Elle avait beau faire, ces paroles taient une insulte laquelle elle nepourraitjamaischapper.

    Ilsnevouscroirontpas,sentta-t-elleen levant lementon,parcequilsemblera impossiblequejaievouludevous,porco!

    IlfallutquelquessecondesGrabehampourtraduirelemotitalien.Lemotporcflottauninstantentreeux,enanglaisetenitalien,puisGrabehamtenditsagrossemain.

    Il tait plus petit quelle, mais sa taille tait compense par une force brutale. Ses doigts serefermrent sur son poignet et le serrrent impitoyablement. Juliana essaya de se librer, en vain.Alorselleselaissaguiderparsoninstinct,remerciantleCrateurquilavaitfaitgrandirVrone,surlesrivesdufleuveoelleavaitapprissebattreaveclesgaronsdesonge.

    LecoupdegenouduneextrmeprcisionquelleluidcochaarrachaunhurlementGrabeham.Illalchaavantdeseplierendeux.

    Julianafitlapremirechosequiluipassaparlatte.Ellesemitcourir.Soulevantlajupedesarobevertechatoyante,elletraversalesjardinsenvitantlalumirequise

    dversaitparlesfentresdelasalledebal,carilauraittaussidangereuxdtrevuesurgissantdesmassifs obscurs que dtre rattrape par lodieux Grabeham. Ce dernier stait ressaisi, et elleentendaitderrireellesonpaspesantetsarespirationsifflante.

    Acclrantlallure,ellefranchitleportaillatralquidonnaitsurleprlongeantRalstonHouse,o une longue file de voitures attendait de ramener les invits chez eux. Son pied heurta quelquechosededur,elle trbuchaetsaffalasur lespavs,scorchant lesmains.Elleregrettaamrementdavoirtsesgantsdechevreaudanslasalledebalsousprtextequelletranspirait.Lelourdportailde fer forg se rabattit lourdement derrire elle, et elle hsita une seconde, persuade que le bruitlavait trahie.Auboutde lalle,descochers jouaientauxds. Ilsne luiprtrentaucuneattention.

  • Jetantuncoupdilpar-dessussonpaule,ellevitGrabehamsapprocherduportail teluntaureauchargeantunecaperouge.

    Ellenavaitquequelquessecondesdavance.Lesvoituresreprsentaientsonseulespoir.Murmurantdesparolesapaisantesen italien, elle seglissa sous la ttededeuxgrandschevaux

    noirs,puissefaufila le longde larangedevoitures.Leportailsouvritengrinantetserefermaavecunclaquementsec.Leprdateurapprochait!

    Lesangluirugissaitauxoreillestantelleavaitpeur.Leplusdoucementpossible,elleouvritlaportiredundesvhiculesetsehissalintrieursans

    laide dun marchepied. Sa robe saccrocha quelque part, et elle entendit le bruit du tissu qui sedchirait.Lecurserr,elletiraltoffeelle,puisrefermalaportire.

    Lesatinvertpletaituncadeaudesonfrreunefaondapprouversonrefusdesrobessages,auxcouleursclaires,queportaientlesjeunesfillesdelabonnesocit.Etmaintenant,iltaitfichu.

    Assisesurleplancherducarrosse,elleramenalesgenouxcontresapoitrineettenditloreille.Tego,tegis,tegit,tegimus,tegitis,tegunt,rcita-t-ellevoixbasse,lerythmedelaconjugaison

    latinelaidantnepaslaissersespensesbattrelacampagne.Une ombre passa devant la fentre, obscurcissant lhabitacle. Juliana se ptrifia, avant de se

    plaquerdanslangle,sefaisantaussipetitequepossibleundfivusahautetaille.Ledangerpass,ellefermalesyeuxetpoussaunprofondsoupir.

    Jemecache,tutecaches,ilsecachereprit-elle.Des voix masculines rsonnrent soudain, brisant le silence. Elle pria pour que ces hommes

    passentleurchemin.Maisquandlecarrosseoscillasouslepoidsducochergrimpantsursonsige,ellesutquesespriresnavaientpastentendues.

    Ellelaissachapperunjuronenitalienlundespluscolorsquelleconnaisse,puisconsidrales choix qui soffraient elle. Grabeham tait peut-tre juste devant, mais mme la fille dunmarchand italien habitant Londres depuis quelques mois savait quelle ne pouvait arriver devantlentre de la demeure de son frre dans une voiture appartenant Dieu sait qui sans susciter unscandaleauxproportionsdsastreuses.

    Unefoissadcisionprise,ellerassemblasoncourageetposalamainsurlapoigne.Elleallaitsauterdanslalleetsecacherdanslesmassifslesplusproches.

    Cestalorsquelattelagesbranla.Plusquestiondesenfuir.Lespace dun instant, elle envisagea douvrir la portire et de sauter. Sauf quelle ntait pas

    imprudentecepoint.Ellenevoulaitpasmourir.Ellevoulaitjustequelaterresouvreetlavale,etlavoitureavec